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Pour quelles raisons l’Etat vend nos écoles ?/ Par M’Baye Bocar, Directeur de l’Ecole “3” (Boghé)
M’Baye Bocar – J’ai scruté, observé et vu à Nouakchott d’anciennes écoles primaires exemplaires détruites. Tenez-vous bien, les terrains obtenus sont uniquement utilisés pour des boutiques. “L’école 1” ou “l’école Justice” située dans le quartier Médine 3 n’existe plus. Adieu l’école 6 !
Le drapeau national ne flottera plus dans la cour de l’école du Marché de la capitale. Les élèves du quartier de Médina “A” n’apprendront plus l’APC (approche par des compétences) à “l’Ecole 7” transformée en boutiques. Pire : le code de tous les établissements scolaires démolis est complètement effacé des ordinateurs du ministère de l’Education nationale. Ce qui constitue une aberration !
Alors une question s’impose : “Où sont les élèves nouakchottois qui fréquentaient jadis ces écoles détruites ?” Ils sont sans doute largués à 15 ou 25 km dans les quartiers périphériques de Nouakchott. Si mes calculs sont justes, 35% de ces élèves ont définitivement abandonné leurs études en raison des problèmes financiers, transport, … !
D’aucuns me diront, à voix basse, qu’on a raison d’effacer de la carte scolaire de Mauritanie ces anciennes écoles de Nouakchott. Qui on ? Et pourquoi ? A vrai dire, les établissements démolis sont restés plusieurs années sans recevoir de nouveaux élèves en 1ère AF (première année fondamentale). Reste à savoir si l’Ecole “1” de Boghé (Brakna) ne subira pas le même sort que les établissements transformés en boutiques. La balle est dans le camp du ministère de l’Education nationale.
Alors, quelle est la situation de l’éducation nationale ? Elle est actuellement déformée, désorientée, dénaturée, démoralisée. En un mot, elle est paralysée. Ainsi, je propose trois (3) plans pour faire sortir l’éducation nationale de la léthargie.
▶ PREMIER PLAN :
L’Etat doit éviter de recruter des enseignants cancres. Il doit offrir pour chaque enseignant en service (s) un salaire égal ou supérieur à 500 Mille ouguiyas par mois. Ainsi, si l’enseignant mauritanien perçoit ou reçoit cette somme, il n’ira plus s’occuper du commerce ou d’autres business.
▶ DEUXIÈME PLAN :
L’Etat doit éliminer les collèges et lycées appelés d’excellence.
-Excellence : nom commun de chose, féminin singulier, complément du nom collèges ou lycées. Les élèves “excellents” seront formés dans ces établissements.
-Excellents : adjectif qualificatif, épithète du nom élèves, masculin pluriel.
En effet, ce décorticage grammatical nous amène à souligner que les élèves des collèges et lycées appelés “excellence” sont plus épaulés, encadrés, privilégiés, motivés et considérés que les élèves des autres collèges et lycées “ordinaires” !
Pourquoi ce basculement ? Ne blâmons pas les professeurs qui travaillent inlassablement dans les collèges ou lycées d’excellence. Ils sont “logiquement” choisis par le ministère de l’Education nationale ! Ils doivent obligatoirement former des élèves “excellents” dans ces établissements qui constituent une élite. D’ailleurs, c’est cette élite qui gouvernera incontestablement la Mauritanie.
▶ TROISIÈME PLAN :
Il faut que les jeunes mauritaniens soient unis. Comme disait Moktar Ould Daddah : “La Mauritanie sera ce qu’en fera sa jeunesse” ! Cela veut dire que Samba, Sidi, Diabira et Doudou soient amis intimes à l’école, dans la rue, et plus tard dans l’administration. Il faut que ces jeunes aient les mêmes chances de réussite à l’école, dans l’administration, dans l’armée, … ! Enfin, ils doivent lutter ensemble contre les tares qui rongent notre pays : marginalisation, discriminations, népotisme, régionalisme, ethnocentrisme,… ! C’est dans ce sens que la Mauritanie sera unie, juste et prospère !
cridem
Session parlementaire lundi : porte ouverte à la démission du gouvernement ?
La session parlementaire de l’unique chambre parlementaire, l’assemblée nationale, convoquée lundi, revêt un caractère particulier, car au vu des résultats du dialogue politique de 2012, elle ouvre la porte à la démission du gouvernement de Yahya O. Hademine.
L’entrée en vigueur des nouvelles réformes politiques issues de ce dialogue, a été consacrée par la suppression du sénat, lors d’un récent referendum.
Les nouvelles réformes accordent désormais davantage de prérogatives au premier ministre qui « dirige désormais et coordonne l’action du gouvernement ».
La démission du gouvernement
Des informations obtenues par Sahara Media révèlent que l’entrée en vigueur des nouvelles réformes politiques issues du dialogue de 2012, imposent la démission du gouvernement actuel, et la nomination d’un nouveau premier ministre ou la reconduction de l’ancien premier ministre.
Une démission qui doit intervenir avant l’ouverture de la session parlementaire ou au cours de sa plénière afin que le premier ministre désigné puisse présenter le programme de son gouvernement au cours de la session.
Les députés doivent examiner ce programme et éventuellement l’approuver, alors que dans le cas contraire, il sera considéré une motion de censure à l’endroit du gouvernement.
Le gouvernement et le parlement
Les résultats de ce dialogue politique organisé en 2012 et boycotté par l’opposition dite radicale alors que d’autres partis se déclarant de l’opposition y ont participé, comme par exemple Al Wiam, l’APP et Sawab, portent sur certains points importants : l’unité nationale, la cohésion sociale, le renforcement de la démocratie, la réforme de la justice, les lois électorales, l’alternance pacifique, le rôle de l’armée, la bonne gouvernance et la neutralité et le professionnalisme de l’administration.
Les résultats du dialogue politique ont porté sur des réformes constitutionnelles approuvées par le gouvernement qui précisent dans certains de ses articles que « le gouvernement est responsable devant le parlement.
Le premier ministre présente son programme devant l’assemblée nationale, au plus tard un mois après sa nomination par le président de la république.
Après discussions de ce programme, il est soumis au vote des députés, et s’il n’obtient pas la majorité, ce serait alors un désaveu et le premier ministre récusé. »
Les réformes constitutionnelles ajoutent que « le premier ministre détermine, sous l’autorité du président de la république la politique du gouvernement et répartit les missions entre les ministres.
C’est lui qui dirige et coordonne l’action du gouvernement. »
saharamedias
Le Sénégal interdit une conférence de presse de IRA-Mauritanie
ALAKHBAR (Nouakchott) – Les autorités sénégalaises ont interdit la tenue ce samedi à Dakar d’une conférence de presse de la Résurgence du Mouvement Abolitionniste (IRA), ONG anti-esclavagiste en Mauritanie et des organisations de défense des droits humains et des avocats mauritaniens, sénégalais, français et belges, selon un communiqué reçu à Alakhbar.
Le communiqué rappelle : “La rencontre avec la presse devait évoquer la grave crise politique et sociale en Mauritanie ainsi que les nombreux maux dont souffre ce pays : l’esclavage, le racisme, la corruption généralisée, la répression brutale de tous ceux qui osent dire non au chef de l’Etat mauritanien et sa volonté de modifier la Constitution pour se présenter à un troisième mandat présidentiel, bien que la Constitution le lui interdise formellement”.
Pour IRA- Mauritanie, l’évocation de tous ces maux n’est donc pas acceptable pour toutes ces autorités qui manœuvrent pour refuser la parole à ceux qui se lèvent pour dire non.
Pour preuve, note le communiqué, depuis le 5 août 2017, date à laquelle s’est tenu un référendum, boycotté par l’opposition, visant à modifier illégalement la Constitution, la répression s’est intensifiée. Un sénateur a été enlevé puis placé en détention, ainsi qu’un sous-officier. 14 autres sénateurs, 4 journalistes et 2 syndicalistes ont été placés sous contrôle judiciaire. Des mandats d’arrêt ont été déposés contre deux hommes d’affaires vivant à l’étranger et tous les sénateurs sont interdits de sortie du territoire.
Les organisations de défense de droits humains, réunies ce jour à Dakar pour apprécier cette situation, ont décidé de poursuivre ce combat sous des formes multiples et variées et qui seront portées en temps opportun à la connaissance de l’opinion.
Sit in de TPMN dispersé par la police
Le forces de répression du régime raciste et esclavagiste du Président Mohamed Ould Abdel Aziz ont dispersé ce matin le sit in organisé par Touche pas à ma nationalité pour réclamer justice pour Lamine Mangane, assassiné par ces mêmes forces le 27 septembre 2011 à Maghama. Ce faisant, le régime ne fait encore une fois que dévoiler sa face hideuse : en plus d’être une dictature ne tolérant aucune contradiction, il fait montre de sa vraie nature raciste et discriminatoire en interdisant comme par hasard toutes les manifestations dénonçant l’injustice et l’impunité concernant les crimes commis contre la communauté noire au moment même où d’autres ont transformé les grilles du palais présidentiel en grilles des lamentations y organisant des sit in pour un oui ou pour un non.
Touche pas à ma nationalité dénonce avec la dernière énergie cette politique de deux poids deux mesures et cette restriction systématique des libertés. L’intimidation et la répression ne nous détournerons pas de notre combat pour les causes nobles et nous n’aurons de cesse de poursuivre le dossier Lamine Mangane tant que la lumière n’aura pas été faite et tant que la justice ne lui sera rendue.
Nouakchott le 27 septembre 2017
La Cellule de Communication
Mauritanie :s’achemine-t-on vers un régime parlementaire?
La proposition avait été faite en 2012 lors du dialogue politique organisé à l’époque, mais elle vient d’être appliquée.
Le premier ministre devient désormais le chef du gouvernement en application de la nouvelle loi qui était gelée dans l’attente du renouvellement du sénat, désormais supprimé en vertu des amendements constitutionnels approuvé récemment par referendum.
Des sources ont réaffirmé à Sahara Media que la nouvelle loi entrée en vigueur confère au premier ministre les prérogatives de diriger et coordonner les activités du gouvernement alors qu’il n’était chargé que de la coordination et le chef de l’état de diriger l’équipe gouvernementale.
Cette nouvelle loi rapproche davantage la Mauritanie d’un régime parlementaire qui fait du premier ministre le chef du gouvernement.
Celui-ci est désigné par le chef de l’état mais subordonné à l’approbation du parlement un mois plus tard, qui pourrait le récuser.
La nouvelle loi est le résultat d’un dialogue organisé en 2012 et boycotté par l’opposition radicale qui prétextait son manque de confiance à l’endroit du pouvoir l’accusant d’avoir failli à ses engagements lors de l’application des accords de Dakar.
saharamedias



