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Le président des FPC exprime la solidarité de son parti au directeur du Calame
Le président des forces patriotiques du changement (FPC), M. Samba Thiam a rendu, ce mardi 3 octobre, à 11 h, une visite de courtoisie au journal Le Calame.
Le but de ce déplacement, explique M. Thiam est de témoigner la solidarité de son parti à Ahmed Ould Cheikh, directeur du journal Le Calame, placé sous contrôle judiciaire dans le cadre du dossier «Bouamatou et consorts ».
Dans son mot à l’occasion, le président des FPC a salué le courage du Calame et a encouragé son patron et sa rédaction à maintenir sa ligne éditoriale qui force le respect et participe à l’édification de la démocratie, à travers la diffusion d’une information plurielle. Samba Thiam a assuré que Le Calame trouvera à ses côtés les FPC pour ce noble combat.
De son côté, le patron du Calame s’est réjoui de la présence, au siège du journal, et en plein bouclage, du président Samba Thiam à qui il exprimé toute sa reconnaissance pour son geste et ses encouragements. Droit dans ses bottes, Ahmed Ould Cheikh a indiqué que Le Calame, quelles que soient les entraves, ne déviera pas de la ligne qu’il s’est tracée depuis sa création en 1993.
Le Calame défendra une information plurielle, œuvrera pour une Mauritanie dans laquelle l’ensemble de ses fils cohabitent dans la paix, la sérénité et le respect mutuel, a-t-il martelé.
Rappelant les différentes mesures de suspension et d’interdiction du Calame sous le règne d’Ould Taya, Ould Cheikh a réitéré la très forte conviction de feu Habib Ould Mahfoudh fondateur du Calame, « les hommes passent, les institutions restent »
le calame
Mauritanie : le régime parlementaire monocaméral accélère la procédure législative
ALAKHBAR (Nouakchott) –Le régime parlementaire monocaméral, né après la suppression du Sénat par voie référendaire, va permettre d’accélérer la procédure législative, a promis le président de l’assemblée nationale mauritanienne, Mohamed Ould Boilil.
Ould Boilil s’exprimait à l’ouverture lundi de la première session parlementaire ordinaire 2017-2018 après le référendum constitutionnel du 5 août 2017. Il a indiqué que “les députés ont désormais du temps nécessaire, les sessions parlementaires étant maintenant de quatre (4) mois chacune”.
Le président de l’assemblée nationale mauritanienne a annoncé dans ce contexte la désignation d’une commission ad-hoc “aux fins d’adapter notre règlement intérieur aux nouvelles dispositions constitutionnelles”.
Mohamed Ould Boilil a par ailleurs encouragé le gouvernement au respect du principe de la séparation des pouvoirs.
Nouvelle année scolaire et les mêmes problèmes persistent…
Début depuis hier lundi d’une nouvelle année scolaire confrontée, comme les précédentes à un ensemble de problèmes dont le plus récurrent est celui des infrastructures malgré les efforts importants que le gouvernement affirme avoir déployé ces dernières années.
Le déficit en infrastructures scolaires engendre des sureffectifs dans les classes dans certaines régions et particulièrement en milieu rural.
La majorité des écoles mauritaniennes, selon les syndicats de l’enseignement, accusent des déficits notoires en équipements et infrastructures de base, moins de 50% des élèves ne disposant pas de manuels scolaires, malgré les efforts déployés par les services compétents de les mettre gratuitement à la disposition des élèves issus des milieux pauvres.
Certains établissements scolaires sont dans un état déplorable ne permettant pas aux élèves de s’y rendre.
C’est le cas dans certains établissements de la capitale durement affectés par les eaux souterraines et la salinité.
Certaines localités à l’intérieur du pays ne disposent que d’une seule classe où se côtoient des élèves de différents niveaux.
A toutes ces difficultés il faudrait ajouter le manque criant de fournitures scolaires, indispensables pour les établissements comme la craie et les tables-bancs.
Le ministère de l’éducation nationale a attendu 24 heures seulement avant l’ouverture des classes pour acheminer les enseignants fraîchement sortis des écoles normales, un espace temporel insuffisant pour leur acheminement, d’autant que beaucoup d’entre eux vont dans des wilayas qu’ils n’ont jamais connus.
Malgré les nouvelles promotions qui sortent chaque année des ENI, le cadre humain demeure déficitaire, certaines écoles ne disposant que de près de 50% de leurs besoins en enseignants, d’où la nécessité de recourir au service d’enseignants pour des matières pour lesquelles ils ne sont pas qualifiés et pire encore ne pas achever le programme de l’année.
La faiblesse des salaires des enseignants en Mauritanie et leurs conditions de vie ont amené certains à tourner le dos à l’enseignement public d’où des répercussions négatives sur toute la chaîne.
Les efforts déployés
Les autorités mauritaniennes s’efforcent de déployer des efforts importants pour sortir l’enseignement de sa situation difficile, reconnue plus d’une fois par le président mauritanien.
Le gouvernement mauritanien a élaboré un plan décennal 2011-220 destiné à améliorer la qualité de l’enseignement, à élargir l’offre, assurer un climat pédagogique adapté destiné à mettre à la disposition de l’élève les connaissances et les compétences nécessaires afin qu’il puisse accompagner l’évolution scientifique et technologique dans le monde.
Selon le ministre de l’éducation Isselmou O. Sid’El Moctar O. Lehbib, le plan décennal a permis au département d’entreprendre un certain nombre d’activités destinées à augmenter la capacité d’accueil, à améliorer la qualité et à rationnaliser la gestion du secteur.
Le ministre a révélé que, lors de l’année dernière, il a été procédé à la réception de 26 écoles, 17 collèges, 9 lycées et deux écoles normales alors que les travaux sont en cours dans 10 autres établissements.
Le programme a permis la réhabilitation de 60 écoles, la construction de 4 autres, 53 classes, la création d’un fonds d’appui à l’édition scolaire, l’application de la politique de la vente à des prix symboliques du manuel scolaire grâce à l’ouverture de 80 kiosques, la redynamisation des instituts pédagogiques régionaux, la distribution de 782.000 manuels scolaires relatifs à toutes les matières enseignées, dont 247.000 ont été distribués gratuitement aux enfants de familles les plus pauvres, auxquels il faut ajouter d’autres mesures destinées à améliorer la situation de l’enseignement en Mauritanie.
L’enseignement le plus faible
Dans un rapport établi il ya quelque temps, la banque mondiale a qualifié le niveau de l’enseignement en Mauritanie du plus faible dans le monde arabe et dans la région où elle se trouve.
Dans celui publié il ya quelques jours par le forum économique mondial relatif aux indicateurs de l’enseignement supérieur et du perfectionnement, le pays pointe à la dernière place parmi les 137 pays cités dans le rapport avec une moyenne de 1,9.
Ce rapport est établi selon un ensemble de critères dont par exemple la qualité du système éducatif et la moyenne d’admission à l’enseignement supérieur et secondaire.
Un rang que la Mauritanie n’a pas quitté depuis 2015, déclarée par le chef de l’état année de l’éducation.
SAHARAMEDIAS
Mauritanie, la corruption gangrène le développement
Mondafrique – Dans un nouveau rapport, l’ONG de lutte contre les crimes économiques Sherpa épingle la corruption endémique en Mauritanie, facteur d’aggravation de la crise sociale et obstacle au développement du pays.
En mars 2013, Sherpa avait déjà adressé un rapport similaire aux bailleurs institutionnels de la Mauritanie, mais depuis la situation s’est nettement dégradée et Sherpa n’a d’autre option que de tirer à nouveau la sonnette d’alarme. Les spoliations en faveur du clan présidentiel continuent à un rythme soutenu alors que le pays traverse une période particulièrement difficile depuis la chute des prix des minerais de fer.
« Il y a aujourd’hui suffisamment de raisons de penser que les financements massifs des bailleurs institutionnels vers la Mauritanie alimentent un vaste système de corruption et de prédation et participent ainsi à un gigantesque gaspillage des ressources publiques », a déclaré William Bourdon, président de Sherpa.

Deuxième producteur du continent africain en minerais de fer, riche en gisements d’or, de cuivre et en réserves halieutiques, la Mauritanie s’apprête à commercialiser en 2021 les hydrocarbures. Malgré ce fort potentiel économique et une petite population de 4 millions d’habitants, la Mauritanie figure parmi les pays en développement dits les « moins avancés » et selon le FMI « occupe une place décevante sur les indices de corruption ».
« La Mauritanie, avec son fantastique potentiel en matières premières, est aujourd’hui le terreau parfait pour tous les receleurs et autres délinquants en col blanc qui peuvent y bénéficier en toute tranquillité d’une totale impunité en matière de crimes financiers », a ajouté William Bourdon.
Les scandales politico-financiers, la mal gouvernance et une mauvaise gestion des ressources plombent l’économie du pays. Le rapport de Sherpa dresse plusieurs exemples de passations douteuses de marchés publics comme la construction du nouvel aéroport confiée à une société sans expérience en construction et dirigée par des proches du chef de l’Etat, la construction de la centrale électrique de Nouakchott par le candidat le plus onéreux de l’appel d’offres, etc.
Sherpa rappelle en outre que des enquêtes ont été déclenchées aux Etats-Unis et au Canada concernant des allégations de corruption visant la mine d’or de Tasiast exploitée par la société canadienne Kinross Gold Corporation.
Des contrats conclus entre des entreprises étrangères et des sociétés mauritaniennes détenues par des personnes politiquement exposées sont également soupçonnés d’être entachés de faits de corruption par Sherpa.
C’est notamment le cas de contrats passés avec la société Maurilog, dirigée par Mohamed Abdellahi Ould Yaha, ancien secrétaire d’Etat à l’investissement et proche du président Mohamed Ould Abdel Aziz. Inexistante en 2013, elle est depuis devenue la partenaire logistique privilégiée de Kinross, Total, Kosmos Energy, etc.
Sherpa questionne aussi les raisons qui ont poussé les autorités mauritaniennes à conclure un contrat léonin de pêche avec l’entreprise chinoise Poly Hondone, liée en réalité à Poly Technologies, une société connue pour vente illégale d’armes chinoises à l’étranger.
Les bailleurs ne peuvent plus être les témoins passifs de cette grave régression. Sherpa appelle les bailleurs institutionnels à obtenir des autorités mauritaniennes des engagements fermes pour mettre un terme à ces dérives sérieuses et pour que les enquêtes nécessaires soient diligentées.
Les bailleurs ont la responsabilité de s’assurer, avec leur force de persuasion et le conditionnement de leur aide, que leurs fonds ne sont pas utilisés pour alimenter ce gigantesque système d’évaporation.
Avant sa publication, le rapport a été envoyé aux bailleurs dont : le FMI, la Banque mondiale, le FADES, la BAD, l’AFD, la Commission européenne, l’USAID, etc.
Lire le rapport en français : https://www.asso-sherpa.org/corruption-mauritanie-gigantesque-systeme-devaporation-2
Read the report in English: https://www.asso-sherpa.org/corruption-in-mauritania-a-gigantic-evaporation-system
MONDEAFRIQUE
Indicateur mondial de la qualité de l’enseignement supérieur : la Mauritanie à la dernière place
Le rapport établi par le forum économique mondial pour 2017-2018 relatif à l’indicateur de l’enseignement supérieur et les stages classe la Mauritanie à la dernière place avec une moyenne de 1,9.
Ce rapport qui compte 137 pays prend en compte un certain nombre de critères dont la qualité du système de l’enseignement.
La première place de ce classement est allée à Singapour et la dernière à la Mauritanie, tandis que les Emirats arabes Unis occupent la première place parmi les pays arabes.
Le Yémen devance la Mauritanie avec 2,2 derrière le Mozambique et le Tchad avec 2,3.
La Sierra Léone et le Libéria totalisent 2,5, le Burundi et la Tanzanie 2,6, Haïti, le Malawi et le Congo démocratique obtiennent une moyenne de 2,6.
L’indicateur en question prend en compte un certain nombre de critères comme par exemple la quantité mesurée avec le taux d’accès à l’enseignement supérieur et secondaire, la qualité de l’enseignement mesuré lui à travers la qualité du système éducatif, la qualité de l’enseignement des mathématiques et des sciences, la qualité de l’administration des écoles et des établissements d’enseignement, la disponibilité de l’internet, en plus de l’organisation de stages pour la formation des compétences, mesurée elle par l’organisation localement de stages spécialisés et le volume des stages des fonctionnaires.
Chaque critère est noté de 1 à 7 points puis une moyenne est faite pour l’obtention de la note définitive qui détermine le rang du pays en question.
SAHARAMEDIAS



