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Mauritanie : le renforcement des statistiques portera sur l’élevage et les ODD
Nouakchott, 20 octobre (CEA) – La Commission économique pour l’Afrique achève aujourd’hui à Nouakchott une mission de cinq jours pour contribuer au renforcement des capacités des comptables nationaux mauritaniens dans les secteurs de l’élevage. A cette occasion, la délégation a procédé au suivi des progrès accomplis pour la mise en oeuvre du Système de Comptabilité Nationale (SCN) 2008 et la réalisation des Objectifs mondiaux de Développement Durable.
Dans le cadre de cette mission, la CEA s’est penchée, avec les comptables nationaux de l’Office National de la Statistique, sur les comptes liés à l’élevage. Ensemble, ils ont finalisé le travail entamé en février et mars 2017 pour l’amélioration de la collecte des données liées aux secteurs de la pêche, du transport, du commerce et de l’administration et des Institutions sans but lucratif (ISBL). L’équipe de la CEA a été assistée dans ces différentes tâches par des experts venus du Niger et du Maroc.
A l’occasion de cette visite, les représentants de la CEA ont procédé par ailleurs à une analyse de l’environnement institutionnel statistique et des processus de production nationaux. Ces actions ont été menées dans le cadre d’un projet visant à améliorer les mécanismes et procédures institutionnels pour la production et l’utilisation des indicateurs liés aux ODD, et contribuer au renforcement des processus de production statistique en complétant les sources de données statistiques traditionnelles avec de nouvelles sources de données, dont le Big Data, pour mesurer les cibles et les indicateurs des ODD.
Dans ce cadre, il est prévu d’organiser, du 11 au 13 décembre prochain à Nouakchott un atelier national destiné à établir une feuille de route pour le renforcement de l’environnement institutionnel statistique et des processus de production en Mauritanie. Cette rencontre réunira des statisticiens, des décideurs et autres parties prenantes, des représentants des ONG ainsi que des experts de divers horizons.
Communiqué de presse
le calame
Ambassadeur de France en Mauritanie : remise des insignes de Chevalier dans l’Ordre des Arts et Lettres à Mme Hindou Mint Mohamed Aïnina
Ambassade de France en Mauritanie – Nous sommes ici ce soir pour rendre hommage à une femme journaliste, ancienne Ministre, Mme Hindou Mint Mohamed Aïnina, à laquelle leurs qualités et leurs compétences remarquables ont valu d’être nommé par la ministre de la Culture, Mme Audrey Azoulay,
Chevalier dans l’Ordre des Arts et Lettres, Ordre créé, je vous le rappelle, en 1957, destiné à honorer les mérites des «personnes qui se sont distinguées par leur création dans le domaine artistique ou littéraire ou par la contribution qu’elles ont apportée au rayonnement des arts et des lettres en France et dans le monde ».
Mesdames, Messieurs,
Je vais décorer Mme Hindou Mint Mohamed Aïnina qui a fait honneur à notre République par son action et son engagement personnel.
Avant de lui remettre les insignes, conformément à la tradition, permettez-moi de dire qui est cette personnalité méritante, qui se cache derrière cette femme en retraçant rapidement son parcours qui lui vaut, aujourd’hui, de recevoir cette distinction française, même si la majorité des personnes présentes, ici, ce soir, connaissent bien mieux Mme Hindou que moi.
Après des études pour devenir enseignante, Mme Hindou Mint Aïnina se retrouve journaliste un peu par hasard, en 1989. Avec une bande d’amoureux de l’écriture et des belles-lettres (M’Barek o/ Beyrouk, Idoumou o/ Mohamed Lemine qui sont présents ici ce soir parmi nous (et qui vont aussi être décorés), elle participe au lancement de “Mauritanie demain”, seul journal indépendant de l’époque, dont la périodicité est aléatoire.
Ces “contestataires” s’indignent des massacres entre Maures, Haratines, Peuls ou Wolofs à la frontière sénégalo-mauritanienne. « Il y a eu alors beaucoup de morts, déplore-t-elle, alors que tout le monde cohabitait pacifiquement jusque-là. » En 1993, vous faites partie de la rédaction de l’hebdomadaire Al-Bayane, lui aussi contestataire et lui aussi censuré.
La même année, vous devenez la rédactrice en chef du journal d’expression française Le Calame, où vous défendez auprès des lecteurs – je cite – « l’apprentissage de la liberté, de l’égalité et de la démocratie ».
Et surtout de l’égalité, car vous affirmez : «on ne naît pas égaux, il faut le devenir. Dans tout le Sahel, si on n’apprend pas l’égalité, il est impossible de sortir du statut social où l’on est enfermé ». Jusqu’en 2007, cette conviction fonde le combat de la rédaction du Calame, dont vous êtes la rédactrice en chef.
En parallèle, le 15 décembre 2005, le Premier ministre de l’époque, Sidi Mohamed Ould Boubacar, vous nomme membre de la Commission nationale consultative pour la réforme de la presse et de l’audiovisuel (CNCRPA).
Puis, vous entrez dans le monde de la politique. Hindou Mint Aïnina est nommée conseillère en communication et en relations avec la société civile du Premier ministre, Zeine Ould Zeidane, de 2007 à 2014.
En août 2014, le Président de la République, Mohamed Ould Abdelaziz, la choisit comme Ministre déléguée chargée des Affaires maghrébines, africaines et des Mauritaniens de l’étranger, puis, début 2015, comme Ministre de la Culture et de l’Artisanat. Vous occuperez ces fonctions jusqu’en avril 2016.
Tout au long de votre mandat, vous vous êtes efforcée de dynamiser votre Ministère et de soutenir, sans distinction, toutes les formes d’expression artistiques. Les artistes mauritaniens ont ainsi pu trouver une écoute bienveillante à leur égard.
Vous êtes également membre active du Centre d’Etudes et de Recherches sur l’Ouest Saharien (CEROS), association de recherche scientifique basée à Nouakchott qui s’est fixée comme objectif de contribuer au développement de la recherche en sciences humaines et sociales sur l’Ouest Saharien.
Mme Hindou Mint Aïnina, Mme la Ministre,vous êtes une femme de convictions, résolument moderne, imprégnée d’une réelle culture politique progressiste. Forte de ces convictions et de votre éducation politique familiale, vous dénoncez et luttez contre toutes les formes d’archaïsme et d’obscurantisme qui traverse la Mauritanie contemporaine.
Proche des individus, vous êtes une femme simple et humaniste, francophone et francophile, très attachée aux valeurs que la France porte et défend. Vous incarnez une Mauritanie ancrée dans le monde, ouverte sur l’extérieur, fière de ses diversités.
Cette distinction vient souligner et récompenser, d’une part, votre attachement à la liberté – de pensée et d’expression – sous toutes ses formes, et d’autre part, les efforts que vous avez pu déployer, avec de faibles moyens matériels et financiers, pour soutenir les Arts et la Culture en Mauritanie.
Mme Hindou Mint Aïnina, au nom de la ministre de la Culture, je vous fais Chevalier dans l’Ordre des Arts et Lettres.
cridem
HYMNE NATIONAL MAURITANIEN
Nous avons pu mettre enfin à main sur une traduction de l’hymne national…
Un hymne nul , sectaire, fait de platitudes , produit de la fraction la plus chauvine de la composante arabo-berbère…
Un hymne sans tonalite affective , sans charge émotive , qui ne suscite aucun élan patriotique , aucune fierté à appartenir à son pays , à le servir ou le défendre ,au besoin au prix de la vie , (comme c’est souvent le cas pour les hymnes.)!
Lisez…
HYMNE NAT MAURITANIEN
” Nous défendrons ton intégrité et nous sommes ta rançon
Nous couvrirons tes collines avec la couleur de l’espoir
La Mauritanie printemps de l’harmonie
Fief du livre intouchable
A ton appel nous répondons oui
Les lunes de ton ciel ne sont jamais couverts
Et le soleil de ton front ne se couche jamais
Les glorieux des arabes t’ont développée
Pour la source délicieuse de l’Afrique
Nous défendrons ton intégrité et nous sommes ta rançon
Nous couvrirons tes collines avec la couleur de l’espoir
A ton appel nous répondons oui
Nous avons tété les laits de l’auto louange et de l’orgueil
Des coutumes qui portent des fruits agréables
Et un pâturage riche même s’il est aride
Nous sommes montés au ciel et nous sommes réconfortés
Nous défendrons ton intégrité et nous sommes ta rançon
Nous couvrirons tes collines avec la couleur de l’espoir
A ton appel nous répondons oui
Nous avons administré à tes ennemis une boisson amère
Et il n’a pas eu de place ni de stabilité
Nous résistons devant lui là ou il est
Nous lisons avec le difficile il y’a le facile
Nous couvrirons tes collines avec la couleur de l’espoir
A ton appel nous répondons oui
Nous suivons le prophète avec une méthode haute
Jusqu’au jujubier de la gloire dans le ciel
Nous avons réservé la pléiade comme escalier
Et nous avons placé la frontière de l’intégrité
Nous couvrirons tes collines avec la couleur de l’espoir
A ton appel nous répondons oui
Nous t’avons pris comme engagement et on t’a porté comme promesse
Nous couvrirons tes collines avec la couleur de l’espoir
A ton appel nous répondons oui”
Source: Samba thiam officiel facebook page.
L’Assemblée nationale adopte le projet de loi sur la santé reproductive
L’Assemblée nationale a adopté mardi au cours d’une plénière présidée par M. Mohamed Yahya Ould Kherchi, 1er vice- président de cette chambre le projet de loi sur la santé reproductive.
L’Assemblée a adopté également les amendements apportés à ce texte par la commission de l’orientation islamique, des ressources humaines, des affaires sociales et culturelles.
Ces amendements ont pour objet de préciser certains concepts évoqués dans les articles 6, 17, 22 et 25 dudit projet de loi et faire en sorte que la vente de tous les contraceptifs soient exclusivement réservée aux seuls couples mariés.
Le ministre de la santé, Pr Kane Boubacar a souligné dans son intervention devant les députés que le droit à la santé est garanti par la Constitution à tout citoyen mauritanien. A cette fin, l’Etat met la santé de la mère et de l’enfant au cœur de ses priorités conformément à nos engagements internationaux et aux stratégies nationales portant sur la santé reproductive.
Le ministre a relevé que l’Etat a mis au point un plan national pour promouvoir la santé à travers la lutte contre les maladies, la limitation des causes de décès, relevant que le présent projet de loi intervient pour fixer les critères en matière de santé reproductive et mettre en place les lois qui la régissent.
Pr Kane Boubacar a encore dit que le projet de loi vise en outre, à définir la santé reproductive en tant qu’ensemble de méthodes et de techniques qui contribuent à améliorer la santé reproductive dans toutes ses dimensions.
Les députés ont, dans leurs interventions, apprécié quant à eux le projet de loi estimant qu’il prévoit un ensemble de mesures de nature à développer la santé reproductive, soulignant la nécessité d’œuvrer pour que toutes les dispositions du texte soient conformes à la Chariaa Islamique.
Ils ont notamment demandé de dynamiser les différents projets et programmes sanitaires et en particulier ceux concernés par la santé reproductive en axant surtout sur les points de santé se trouvant dans les zones enclavées pauvres et rendre disponible tous les moyens nécessaires à cette fin.
AMI
Edito Le Calame : Cour des miracles
L’affaire dite « Ould Bouamatou et consorts » n’en finit pas de faire des vagues. Alors que les prévenus ont été, soit envoyés en prison, soit placés sous contrôle judiciaire, depuis près de quarante-cinq jours, l’instruction n’a commencé que mercredi dernier 11 Octobre. Les juges formant le pool chargé de la mener n’en semblent nullement pressés, bien que le Code pénal exige un procès rapide, lorsque l’accusé est placé en détention provisoire, lors d’affaires de corruption ( !!!!). Même si les charges sont légères et le dossier vide, ils auraient pu tenter, au moins, de sauver la face, en respectant un semblant de procédure. Mais il y a longtemps que notre justice n’essaie même plus de faire semblant. Elle est devenue une annexe du pouvoir exécutif qui l’utilise, à sa guise, pour régler ses comptes, envoyer en prison ou placer sous contrôle judiciaire. Le malheur est que les juges, qui disposent, au moins sur le papier, d’une certaine liberté de manœuvres, se retrouvent très souvent sur la même longueur d’onde que le Parquet. En fait, il est utopique d’exiger une quelconque indépendance de « notre » justice, quand les promotions, les nominations et les déchéances sont décidées par un Conseil supérieur de la Magistrature présidé par le chef de… l’Exécutif. Une bizarrerie mauritanienne, comme on en voit tous les jours.
Mais, bref, l’instruction sur le fond du dossier a donc commencé mercredi dernier. Et de quelle manière ! Premier à comparaitre, Mohamed ould Ghadda a été extrait de prison, menotté, conformément à une directive décidée… la veille. Une façon de l’humilier un peu plus. Mais le sénateur est teigneux. Placé, de force, dans la voiture qui l’amène au Palais de justice, il refuse de se mettre debout pour rencontrer le juge, tant que les menottes ne lui sont pas retirées. A 17 heures et las d’attendre, le magistrat reporte la séance au lendemain 10 heures. Le jeudi, c’est donc un sénateur libre de ses mouvements mais en grève de la faim, pour protester contre ses conditions de détention, qui se présente devant le pool. Ce sera, ensuite, au tour des autres sénateurs, des journalistes et des syndicalistes de passer sur le gril dans les prochains jours. Ils seront, soit envoyés en procès, soit libérés de toutes charges. De longues journées en perspective, pour des prévenus qui se demandent toujours par quel « miracle » a-t-on pu les accuser de la sorte et entraver leur liberté de mouvement, alors que les charges retenues contre eux prêtent à sourire. Leurs avocats ne s’y sont d’ailleurs pas trompés, en qualifiant l’affaire de « mascarade », montée de toutes pièces, pour faire payer, à certains, leur insolence et leur liberté de ton. Human Rights Watch s’est aussi jointe au concert de récriminations. L’organisation internationale non-gouvernementale, qui plaide en faveur des droits humains et a partagé, en 1997, le prix Nobel de la paix, en tant que membre fondateur de la Campagne internationale pour l’interdiction des mines antipersonnelles, a publié un communiqué dénonçant l’arrestation du sénateur, « sur la base de vagues accusations de corruption » et la mise sous contrôle judiciaire de sénateurs, de journalistes et de syndicalistes, « dans une affaire qui consiste davantage à museler l’opposition au Président qu’à rendre justice ». D’autres ONG, des Etats et des organisations de syndicats et de journalistes ont, à leur tour, dénoncé une cabale qui ne dit pas son nom. Ce qui n’a pas manqué d’hérisser notre guide éclairé, si convaincu du caractère providentiel de ses humeurs et de ses antipathies. Mais d’hérissements en déchirements, de rectifications en providences, d’antipathies en haines, vers quel effondrement un tel égocentrisme maladif mène-t-il la Mauritanie ? Ce n’est pas seulement qu’on en soit obligé de dire, à l’entrée des juges au prétoire, « Messieurs, mesdames, la Cour des miracles ! », c’est que ces miracles, s’accumulent… avant que les miraculés ne se décident, enfin, à balayer la cour de ses abracadabrants éclairages présidentiels ?
Ahmed Ould Cheikh
Source : Le Calame



