Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Manifeste des Harratines : Communiqué

Manifeste des Harratines : CommuniquéUne délégation du MANIFESTE pour les droits politiques, économiques et sociaux des Haratine au sein d’une Mauritanie unie, égalitaire et réconciliée avec elle-même, a effetué une visite de travail au niveau de la ville de KIFFA, dans la période du 23 au 24 Décembre 2017. L’objet de cette visite était de renouer le contact avec les cadres et les bases populaires locales. Durant ce périple, des points de vue ont été échangés sur les voies et moyens les plus appropriés pour concrétiser les nobles objectifs d’AL MITHAGH ; objectifs qui ne sont autres que la quête perpétuelle de la justice et l’égalité entre tous les fils du peuple mauritanien. A travers les exposés et les échanges sincères et fructueux, les membres de la délégation ont été suffisamment édifiés sur la portée et l’envergure des méthodes et procédés utilisés pour maintenir le statu quo fait d’injustice et de marginalisation, pratiquées contre de larges franges et classes sociales au niveau de cette ville refractaire et insoumise. La capitale régionale, KIFFA, autrefois fleuron des villes émergentes, exemple vivant d’intégration et d’harmonie sociales, incarnait par son rayonnement le modèle à suivre par d’autres contrées du pays. Aujourd’hui dénaturée, hagarde et désemparée, elle ploie et gémit sous le poids d’un immense chagrin ; celui d’avoir perdu son âme en prétant le flanc, par mégarde, à la culture et aux comportements typiquement bédouins. L’infiltration par surprise de ce mileu citadin par des us et coutumes tribales inadaptées mais dopées par l’autorité et les moyens de l’Etat, a eu pour conséquence la mainmise totale des tribus sur tous les leviers de commande et toutes les ressources. Or, la tribu et l’organisation tribale sont organiquement liées à l’injuste stratification sociale. La pratique qui en découle – communément appelée tribalisme – marginalise machinalement tous ceux qui se trouvent être mal nés et donc promis au bas de la pyramide de cette républiquette tribale qui ne dit pas son nom. Cette réalité amère a genéré des déséquilibres évidents dans le fonctionnement des structures sociales. Les victimes de cette grande pagaille ne sont autres que la majeure partie de la population, les Haratine – prémiers visés par cette alliance Etat-Tribus – et qui font face en particulier à la privation et divers autres types d’exclusion dont le plus saillant est leur absence presque totale de la conduite des affaires publiques.

A titre d’exemple, l’une des plus grandes moughata’a de cette région – Barkéol, la capitale du triangle de la pauvreté, dont la population avoisine les 100 000 habitants, n’a eu aucun candidat au baccalauréat l’année dernière ; et l’incident de Daghveg qui s’est produit dans la même province, il y a de cela un an, demeure jusqu’à présent sans solution. Ledit incident symbolise désormais l’esclavage foncier procédant de la logique tribale dominante, laquelle est de mèche avec les milieux officiels…

Suite à ce constat qui ne représente qu’une goutte d’eau dans l’océan des pratiques ségrégationnistes, uniformémnt répandues et toutes plus abominables les unes que les autres, le MANIFESTE (AL MITHAGH) attire l’attention de l’opinion publique nationale et des autorités étatiques responsables, sur ce qui suit :

1 – Après que la Mauritanie ait été classée première nation esclavagiste du monde, nous ne voulons pas que notre pays ou que le système de gouvernement de notre pays soit mis au ban des nations et taxé de pratiques indignes et honnies de par le monde ; pratiques qui ont été expérimentées et abhorrées par tous les peuples de la planète ;

2 –
Nous faisons porter, au pouvoir en place, la responsabilité pleine et entière de l’approfondissement du clivage entre les composantes de la société mauritanienne et la détérioration sans précédents du climat social qui s’en est suivie. Le parti pris flagrant en faveur des forces retrogrades, la déchirure sans cesse grandissante du tissu social, l’indifférence par rapport au sort reservé aux couches les plus défavorisées et aux pauvres en général, la partialité dans la répartition des ressources sont autant de faits concrets témoignant d’une mauvaise foi évidente ;

3 – Nous appelons tous les mauritaniens jaloux de l’avenir de leur pays, à un Sursaut National, porté par un grand consensus social et politique, pour faire régner la justice et l’équité afin de refonder la République en rebâtissant ensemble un projet fédérateur pour le progrès, le développement, la cohésion nationale, la justice et l’égalité des chances pour tous.

Nouakchott, le 29 Décembre 2017.

LE MANIFESTE

Pour les droits politiques, économiques et sociaux des Haratine au sein d’une Mauritanie unie, égalitaire et réconciliée avec elle-même

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Tabital Pulaagu : Pari gagné pour la mobilisation des Peuls

altTabital Pulaagu  international  a tenu, les 18, 19 et 20 Décembre  2017, sa rencontre annuelle  à Nouakchott. Le moins qu’on puisse dire, c’est qu’à part les problèmes d’organisation, le pari de la mobilisation des Peuls a été largement  gagné. Sur ce point, les organisateurs, qui auraient pu mieux faire, peuvent se frotter  les mains.  Devant l’impressionnante affluence, nombre d’hôtes n’ont pas manqué d’exprimer leur surprise. Les peuls mauritaniens  ont afflués de tous les coins du pays, pour exprimer leur  fierté d’être peul et d’appartenir à la Mauritanie, ce que certains extrémistes leur avaient contesté en 1989. Quant à leurs hôtes, ils sont venus des vingt-quatre autres pays membres de Tabital Pulaagu et de la diaspora. Le Palais des congrès a refusé du monde, jusqu’à générer des bousculades avec les forces du BASEP contraintes d’endiguer le flot des  congressistes cherchant à accéder à la salle, lors de la cérémonie d’ouverture. C’est justement pour éviter pareils désagréments que certains auraient souhaité  que la cérémonie se déroulât à l’extérieur.

Louable n’en reste pas moins l’initiative de tenir la rencontre en Mauritanie : elle a permis, à la communauté peule mauritanienne, d’étaler sa culture, dans toute sa diversité et son dynamisme. Diversité et dynamisme des couleurs,  des modes de vie, d’expression et  d’accoutrements, etc. Les  invités ont revisité l’histoire de la migration et des mythes fondateurs peuls, au rythme trépidant des soirées artistiques et culturelles, animées par les artistes locaux. Bref, Nouakchott a constamment et puissamment vibré,  les trois jours de la rencontre, et les invités de Tabital sont repartis très satisfaits de la Mauritanie.

Problèmes d’organisation

Pourtant, la cérémonie d’ouverture avait très tôt dévoilé, lundi matin, de sérieux problèmes d’organisation. Outre le retard de livraison des badges d’accès, pour les invités, étrangers ou non,  il était impossible de rencontrer le moindre membre des commissions d’organisation, d’accueil  et d’installation des invités. Du coup, plusieurs officiels – étrangers, surtout – peinaient  à trouver  place au premier rang. Les quelques membres de la commission financière, rencontrés dans les couloirs, disaient tout ignorer de l’organisation. Les uns et les autres étaient occupés à obtenir des badges  pour  ses proches et amis. Ceux qui ont réussi à décrocher le sésame, le faisaient circuler  pour  faire entrer tous les leurs. On ne savait plus à qui s’adresser, chacun rejetant la responsabilité sur autrui. Mais la détermination de réussir était visible sur tous les visages, particulièrement des femmes qui  ont  battu le record de participation, à tous les niveaux.

A l’arrivée, indescriptible pagaille devant la porte intérieure du Palais. Des députés  n’ont reçu leur badges que vers 13 heures, alors que la cérémonie d’ouverture touchait presque à sa fin. Face à la pression, les agents de la sécurité présidentielle ont recouru aux muscles, pour  contenir le flot humain. Et tous de souligner la responsabilité de Diallo Daouda, président du comité de pilotage, dont les uns et les autres n’ont cessé de tirer le boubou, pour le désordre des badges et autres  manquements. On lui a reproché d’avoir accaparé l’organisation, en ne la confiant qu’à ses proches. Il faut cependant mettre, à sa décharge, l’inattendue ampleur de la mobilisation et la détermination de la communauté peule à réussir le pari de la mobilisation. La tâche ne fut donc pas aisée, pour l’ex- secrétaire général du ministère de l’Equipement et des transports, mais le volontarisme a prévalu,  durant  toute la manifestation.

Autre point noir : l’absence d’eau potable. « Nous avons passé toute la journée au Palais, sans boire ni manger », se sont plaints de nombreuses personnes accompagnées d’enfants, alors que des bœufs avaient été gracieusement offerts, par des éleveurs peuls. Autre couac, l’absence de trop de ministres et hauts cadres peuls, à la cérémonie d’ouverture et aux autres activités. Seuls présents, les  ministres de l’Elevage, de la Culture et de l’Artisanat. C’est par leur absence que madame Coumba Bâ, de la Fonction publique,  Diallo Mamadou Bathia, de la Défense,  Moctar Malal, de la Justice, les députés et autres membres de l’UPR se sont faits remarquer. Pour quelles raisons ? Mystère. Certains  ont pensé qu’ils n’avaient pas été associés à l’organisation, mais quelques officiels, notamment Coumba Bâ, avaient accueilli, à l’aéroport, le président  de Tabital et le roi.  Coumba les a d’ailleurs reçu à dîner, chez elle, en compagnie de nombreux hauts cadres.

Beaucoup ont déploré le caractère trop pastoral donné  à l’évènement. On a plus vu les bergers  que les sédentaires. D’ailleurs,  les cartons d’invitation avaient été dressés à partir de listes des différents groupements « cases » peuls. Certains ne s’y retrouvaient donc pas. Ce qui a amené certains à dénoncer une « récupération » ou « instrumentalisation » de l’évènement.

Chapeau à Radio-Nouakchott 99.5 FM et à Fuuta Média TV !

Toujours au chapitre des manquements, la communication dont la commission a brillé par son  absence. Les journalistes ne savaient à qui s’adresser et ceux qui ont réussi à tirer leur épingle du jeu ne le doivent qu’à leur volontarisme. Mais, si la commission de communication fut défaillante, Radio-Nouakchott FM s’est, elle, particulièrement illustrée. Ses journalistes ont bien informé les citoyens, à travers des émissions  en direct et des débats entre invités. Avec, en point d’orgue, une rencontre entre ses animateurs et  plusieurs journalistes. Une immanquable occasion d’épingler les tares de l’organisation, le choix de l’emblème, le caractère trop restrictif de l’événement, mais, aussi, de saluer une initiative qui aura permis  aux peuls locaux de magnifier leur culture spécifique. Un des journalistes vedettes de RN, Hamat Diallo, a fortement critiqué l’accaparement de l’organisation, par le président du comité de pilotage. « Un évènement de cette dimension doit faire l’objet d’une concertation maximale, ainsi que d’un  sens élevé de l’ouverture et du partage », a-t-il indiqué. Mention bien, également, à Futa Média qui a puissamment mobilisé ses équipes. Ses journalistes ont bien quadrillé le terrain, en distribuant la parole à tous les invités et hôtes étrangers.

Radio-Mauritanie : zéro pointé !

La Radio nationale a brillé, quant à elle, par son absence. Elle a carrément choisi d’ignorer  la manifestation, placée pourtant sous le haut patronage du président de la République. Elle n’a pipé mot, dans ses émissions en pulaar, sur la cérémonie d’ouverture. Ses journalistes en langues nationales (pulaar, soninké et wolof) étant pourtant présents au Palais des congrès. Interrogé sur le silence de leur radio, l’un d’entre eux a lâché qu’il n’en savait rien, qu’il n’avait pas été sollicité pour la couverture et qu’il est venu, comme tous les autres, de sa propre initiative. La veille de la cérémonie, le responsable des émissions en pulaar a choisi de rediffuser une émission de l’été dernier sur le SIDA. Au final, la manifestation  n’aura bénéficié que d’une émission de 40 minutes avec le président du comité de pilotage, Diallo Daouda, deux semaines avant le rassemblement. C’est quand même incompréhensible qu’une radio nationale choisisse d’ignorer un évènement national de cette envergure. Les  organisateurs  doivent  poser des questions, au ministère de la Communication et au nouveau directeur de Radio Mauritanie. Il est aussi fort curieux que seuls cinq des treize millions promis par l’Etat aient été décaissés. Notons que la TVM a, quant à elle, correctement couvert la manifestation, notamment en diffusant, à son épilogue, les réactions de participants qui saluaient l’action du président Mohamed ould Abdel Aziz.

DL 

le calame

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Décret de la Présidence de la République instituant l’unité monétaire nationale

Décret de la Présidence de la République instituant l’unité monétaire nationaleLa Présidence de la République a rendu publique aujourd’hui le décret ci-après portant modification de la loi n° 73.135 du 18 juin 1973, instituant l’unité monétaire nationale.

« Le Président de la République :

• Vu la constitution du 20 juillet 1991 révisée en 2006, 2012 et en 2017 ;

• Vu la loi n°73-118 du 30 mai 1973 portant création de la Banque Centrale de Mauritanie ;

• Vu la loi d’habilitation n°2017 – 036 du 27 décembre 2017autorisant le gouvernement en application de l’article 60 de la constitution à prendre par ordonnance toutes les mesures nécessaires à la modification de la base de l’unité monétaire nationale ;

• Vu l’ordonnance n° 2017 – 001 du 27 décembre 2017portant modification de la loi n° 73-135 en date du 18 juin 1973 instituant l’unité monétaire nationale ;

• Vu l’ordonnance n° 2007-004 du 12 janvier 2007 portant Statut de la Banque Centrale de Mauritanie ;

• Vu le décret n° 183/2014 du 20 août 2014 portant nomination du Premier Ministre ;

• Vu le décret n° 009/2016 du 06 février 2016 portant nomination de certains membres du gouvernement ;

• Vu le décret n° 029/2016 du 02 mars 2016 fixant les attributions du ministre de l’Economie et des Finances et l’Organisation de l’Administration Centrale de son Département ;

• Vu les Délibérations du Conseil Général de la Banque Centrale de Mauritanie en date du 30 novembre et du 12 décembre 2017.

Décrète :

Article premier :En application des dispositions de l’Ordonnance n° 2017 – 001 du 27 décembre 2017portant modification de la loi n° 73-135 du 18 juin 1973, instituant l’unité monétaire nationale, il est procédé à la création de billets de banque et de pièces de monnaie suivants :

 Billet de 1.000 Ouguiya ;

 Billet de 500 Ouguiya ;

 Billet de 200 Ouguiya ;

 Billet de 100 Ouguiya ;

 Billet de 50 Ouguiya ;

 Pièce de 20 Ouguiya ;

 Pièce de 10 Ouguiya ;

 Pièce de 5 Ouguiya ;

 Pièce de 1 Ouguiya ;

 Pièce de (1/5) d’Ouguiya.

Article 2 :Les nouveaux billets de banque et de pièces de monnaie présentent les caractéristiques techniques ci-dessous :

• Caractéristiques techniques des billets de banque « en polymère » :

– Billet de 1000 Ouguiya :Longueur : 150 mm/Largeur : 66 mm

– Billet de 500 Ouguiya : Longueur : 145 mm/Largeur : 66 mm

– Billet de 200 Ouguiya : Longueur : 140 mm/Largeur : 66 mm

– Billet de 100 Ouguiya : Longueur : 135 mm/Largeur : 66 mm

– Billet de 50 Ouguiya : Longueur : 130 mm/Largeur : 66 mm

• Caractéristiques techniques des pièces de monnaie:

– Pièce de 20 Ouguiya : Diamètre : 26 mm/Poids : 7,63/Forme/ Tranche : Ronde / Lisse

– Pièce de 10 Ouguiya : Diamètre : 24 mm/Poids : 5,38/Forme/ Tranche : 10 pans / Cannelé fin

– Pièce de 5 Ouguiya : Diamètre : 22,5 mm/Poids : 4,71/Forme/ Tranche : 7 pans / Lisse

– Pièce de 1 Ouguiya : Diamètre : 19,9 mm/Poids : 4/Forme/ Tranche : Ronde /Cannelé

– Pièce de 1/5 Ouguiya : Diamètre : 16 mm/Poids : 2,1/Forme/ Tranche : Ronde /Lisse

Article 3 :Les billets de banque et pièces de monnaie créés, à l’article 1 ci-dessus, ont cours légal sur le territoire de la République Islamique de Mauritanie à partir du 1erjanvier 2018.

Par dérogation à l’alinéa ci-dessus, les anciens billets de banque et pièces de monnaie continueront à circuler concurremment avec les nouveaux billets de banque et de pièces de monnaie, conformément au calendrier fixé par la Banque Centrale de Mauritanie et au plus tard jusqu’au 30 juin 2018.

Article 4 :Au cours de la période du 1er janvier 2018 au 30 juin 2018, le sigle “A-UM” sera utilisé pour désigner l’Ouguiya ancienne et le sigle de “N-UM” désignera l’Ouguiya nouvelle.

Au terme de la période de transition, “UM” restera l’unique sigle utilisé.

Article 5 :À partir du 1erjanvier 2018, les prix doivent être exprimés en Ouguiya nouvelle et convertis en Ouguiya ancienne jusqu’au 31 décembre 2020.

Article 6 :Les anciens billets de banque et pièces de monnaie seront échangés et retirés de la circulation suivant les dates et modalités fixées dans le présent décret et précisées par la Banque Centrale de Mauritanie.

Article 7 :À partir du 1erjanvier 2018 jusqu’au 30 juin 2018, les anciens billets de banque et pièces de monnaie seront échangés, sur la base de 1 Ouguiya nouvelleégale à 10 Ouguiya ancienne, auprès :

 de la Banque Centrale de Mauritanie ;

 du Trésor Public ;

 des banques ;

 de la MAURIPOST ;

 enfin de tout autre guichet crée ou autorisé par la Banque Centrale de Mauritanie.

Les anciens billets de banque et pièces de monnaie continueront à être échangés auprès de la Banque Centrale de Mauritanie jusqu’au 31 décembre 2018.

Les anciens billets de banque et pièces de monnaie qui n’auront pas été présentés au plus tard le 31 décembre 2018sont considérés comme adirés. La Banque Centrale de Mauritanie est dégagée de ses obligations à l’égard des porteurs de ces billets de banque et pièces de monnaie.

Article 8 :La Banque Centrale de Mauritanie, pour les besoins de l’application du présent décret, peut prendre toutes dispositions nécessaires, donner des directives et recourir à l’assistance des services de l’État partout où ils se trouvent sur l’ensemble du territoire national.

Article 9 :Le Ministre en charge des Finances et le Gouverneur de la Banque Centrale de Mauritanie sont chargés chacun en ce qui le concerne de l’exécution du présent décret qui sera publié au Journal Officiel de la République Islamique de Mauritanie.

Fait à Nouakchott, le 27 décembre 2017

Mohamed OULD ABDEL AZIZ

Le Premier Ministre

Yahya OULD HADEMINE

Le Ministre de l’Economie et des Finances

El Moctar OULD DJAY »

 

AMI

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Notre Apathie : « Ce qui tuait,ne fait plus honte » (Ely kane yektel Matle Ihachame)

Notre Apathie : (Ely kane yektel Matle Ihachame)Lehbib Ould Berdid – Soyons francs, n’ayons pas peurs des mots, appelons les choses par leurs noms. Il y va de notre salut commun. Jamais le pays n’avait connu de tels discours, de racistes de tous bords, incitants à la division des mauritaniens, à l’extrémisme et à la haine raciale.

Jamais le fossé de la discorde entre les différentes composantes de notre société n’avait été aussi exacerbé par les harangues de ces spécialistes de la désunion. Un pied de nez à nos dirigeants qui n’ont pas su mettre en place une politique de cohabitation nationale et engager la bonne stratégie pour réussir le défi de la tolérance et de la cohésion nationale.

Mais ne généralisons pas. Ces champions du mensonge et du chaos social, ne représentent pas, Dieu merci, nos populations, du moins dans leurs intégralités. Déjà tout récemment, encore, des voix, on ne peut plus patriotes, plus honnêtes et plus courageux se sont élevées pour arrêter cette course insensée vers l’abîme dans lequel veulent nous précipiter ces adeptes de la discorde nationale.

Cependant, ne nous cachons pas la réalité. Évitons la politique de l’Autruche qui cache sa tête sous son aile, pour ne pas voir le danger, jusqu’à ce qu’elle s’écroule sous la balle mortelle de son chasseur.

Cette spirale de l’intolérance et de la confrontation en perspective, que Dieu nous en préserve, suscitée et alimentée par les discours de la haine et du mensonge de ces semeurs de troubles, dans laquelle risquent de nous engouffrer nos responsables au plus haut niveau, par leur désastreuse politique de manque de vision, a creusé encore davantage le fossé entre les populations elles-mêmes d’une part, et entre les populations et la classe dirigeante d’autre part.

Pourtant nos populations, loin du cynisme corrupteur de notre société contemporaine ont vécu des siècles ensemble et ont tout en commun : d’abord des liens de sang, ensuite l’histoire, la géographie, le Saint Coran et notre belle culture islamique, la même langue et les mêmes valeurs culturelles pour certains, ainsi que le même destin pour tous.

Mais tout celui qui avait vu par le passé ces horreurs dans les pays des grands lacs, et encore maintenant en Afrique Centrale et dans la corne de l’Afrique (Somalie, Sud Soudan) et les effroyables destructions en Libye, en Syrie et dans d’autres pays, ne peut s’empêcher de se demander:

A quoi serviront ces infrastructures, quand on est incapable de contrer ces velléités extrémistes de tous bords, sachant que ces goudrons, aéroport, université …sont batis sur des rancoeurs et des incitations à des conflits sociaux ?

Par leur manque de maturité (gouverner c’est prévoir), nos dirigeants n’ont pas su prévoir, ni remédier à ces phénomènes qui nous présagent un sombre avenir. On dirait même que nos dirigeants portent le germe de leur propre destruction ainsi que celle de leur pays, comme l’apprenti sorcier qui déclenche des forces obscures qu’il n’arrive plus à maîtriser. Même à parier à qui ferait la plus mauvaise affaire pour son pays on ne trouverait pas mieux.

Certains diront peut être que j’exagère, que je divague même, soit, mais même si je ne dis que la 20ème partie probable c’est à faire frémir. Ces appréhensions nous interpellent sur le manque de prise de conscience dans l’opinion quant à l’avenir de la Mauritanie.

Et le comble, est que, ce n’est pas à partir de nos médias, qu’il faut attendre les impulsions décisives. Pourtant les moyens audiovisuels ne manquent pas pour y contribuer.

Cependant les débats à la télévision et à la radio sont creux. Le niveau en général et les questions des journalistes en particuliers ne sont vraiment pas formidables.

Je ne prétends pas avoir exploré tous les aspects du problème, loin de là, ni cerner les enjeux qui se posent à nous, heureusement d’ailleurs, car mon vœu est simplement d’apporter une contribution à la non violence dans notre pays.

En attendant l’hypocrisie bat son plein : Dans l’une des précédentes visites présidentielles à l’intérieur du pays, un chanteur crieur , comparant le Président Ould Abdel Aziz à un sauveur quasi-suprême s’écria :

« Ha grand visionnaire et batisseur inbattable, quel bon vent, si avantageux a bien pu donc t’amener chez nous ? » et dans un élan d’enthousiasme aux milieu des cris de joie, il ajouta que le départ éventuel de notre grand visionnaire et bien aimé guide éclairé serait une véritable catastrophe pour le pays, comparable au déluge de Noé.

Mais à mon humble avis, le génial crieur, malgré son côté idolâtre, a dû céder à un accès d’idéalisme naïf, à moins qu’il n’ait craint les barbouzes à l’entour car à force de faire les apprentis sorciers, Dieu sait où nous mineraient de pareils dirigeants et nous en avons mieux encore, en attente, qui se profilent à l’horizon.

En reconnaissance du chaos qu’ils veulent nous créer, on devrait leur décerner en plus de leurs trophées, des palmes en or, à la mémoire des générations futures. Mais le plus étrange dans tout ça est que les gens sont devenus tellement indifférents qu’ils ne s’étonnent plus de rien.

Et c’est là où notre apathie doit faire horreur et non les méfaits de tel extrémiste ou de tel ou tel homme politique. D’où vient donc que nous réagissons si faiblement devant de tels agissements qui sèment la haine et le mensonge dans les cœurs des mauritaniens ?

Serions nous comme des enfants effrayés qui courent, au passage de ces fantômes, se réfugier sur la poitrine réconfortante mais vaine de leur mère ? Où est –ce dû au scepticisme corrupteur de notre société si jeune encore mais déjà pervertie ?.

Ou encore à l’aveuglement de la taupe de nos apprentis sorciers obsédés par la mégalomanie du pouvoir au point de tout laisser faire, afin de perdurer sur le fauteuil présidentiel ?. Il ne leurs manquait qu’« après moi, le déluge » de Louis XIV, après avoir ruiné son pays par des fêtes somptueuses.

Je laisse en suspens toutes ces questions qui n’en sont pas moins terrifiantes et sollicitent l’attention de chacun d’entre nous.

De fait notre pays fait face à de nombreux défis, dont en particulier, celui de bâtir une nation unie, ayant pour ciment l’Islam qui nous rapproche les uns des autres.

Soyons de ceux qui trouvent ces défis plus exaltants qu’accablants comme nous venons de le voir chez des hommes de conviction, de chez nous, qui prêchent la tolérance.

Qu’Allah le Clément et Miséricordieux sauve la Mauritanie, comme il l’a déjà maintes fois sauvée de ces incitateurs de tous bords aux mobiles obscurs et porteurs de dangers.

Lehbib Ould Berdid
Chercheur et Analyste, diplômé d’Etudes Supérieures de l’ITB

Source : cridem

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POST-SCRIPTUM : LA SOURNOISE ENTRAVE À LA LIBERTÉ D’EXPRESSION

POST-SCRIPTUM : LA SOURNOISE ENTRAVE À LA LIBERTÉ D’EXPRESSIONLa presse privée en Mauritanie se meurt. Une semaine sans journaux en Mauritanie! A part Chaab et Horizon les deux versions papier de la presse officielle, celle qui donne la priorité aux activités du Président de la République et de son gouvernement, les autres relevant de la presse privée en Mauritanie ne paraissent pas depuis plusieurs jours…
Imprimerie sans papier

L’imprimerie Nationale, officielle elle aussi qui donne la priorité au pouvoir, argue un manque de papier…Que fait-elle alors de la quote-part que lui verse, à titre de subvention aux frais d’impressions, la commission chargée du fonds d’aide à la presse privée en Mauritanie? Allons-savoir !

La presse privée en Mauritanie, déjà en léthargie parce qu’asphyxiée par un tarissement sournois de ses sources de financement, s’en trouve muselée par la force des choses…Par la force des choses parce que l’on ne parlera pas d’entrave à la liberté de presse ou d’expression….

silence, on s’occupe…

La presse privée en Mauritanie est tout simplement réduite au silence pour défaut de support (papier) ou de canal empirique pour s’exprimer…. Difficile d’en dire plus! Tout juste faut-il constater que les Télévisions Privées, tombées sous le poids de leur dette, ont du fermer portes et fenêtres. Elles ont même dû « la fermer », le temps que passe le dernier procès d’un certain Ould Mkhaitir, le temps de célébrer et le 57e anniversaire d’accession à l’indépendance du pays avec ses nouvelles parure et musique…Le temps de mystifier l’opinion avec des décisions comme réforme de la monnaie nationale d’un base à une autre…

circulez! il n’y a rien à raconter!

Histoire de préparer cette opinion à avaler doucement une pilule suicidaire : la « douce et sournoise » hausse des prix qui ne tardera pas d’achever le mauritanien habitué au couloir de la mort lente imposée par les dégringolades quotidiennes de son pouvoir d’achat…

Presse privée en Mauritanie sans papier pour s’exprimer, sans argent pour s’en sortir, Télévisions privées endettées jusqu’à la cécité médiatique, éloignées de tous les événements nationaux…Quoi de plus lourd pour les médias en Mauritanie ? La sournoise entrave à la liberté d’expression a encore de beaux jours devant elle. La Hapa qui abrite la commission chargée de la gestion et de la distribution s’aperçoit-elle pour autant de cet étranglement du 4e pouvoir dont la plupart des acteurs sont tombés dans une passivité on ne peut complice eu égard aux comportements complaisants observés ça et là, aux renonciations notoires par la force des choses….

Kissima-Tocka

Source : Initiatives News (Mauritanie)

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