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Mauritanie : 2017 une année difficile pour le pays, 2018 des lendemains incertains…
L’année 2017 qui vient de s’achever aura été une année de grandes perturbations socio- politico-économique marquée par une impossible retrouvaille entre l’opposition significative et le pouvoir d’Aziz. Aucun dialogue n’aura permis aux deux entités de s’assoir autour d’une table pour trouver un terrain d’entente sur les questions d’intérêt national.
Les deux camps préférant se regarder en chiens de faïence.
L’opposition réunie autour du G8 n’a jamais accepté la main tendue du pouvoir, préférant dénoncer les abus et les dérives du pouvoir à travers des marches pacifiques sans jamais contraindre Aziz de revenir sur l’application des conclusions du dialogue. Résultats, le président Aziz déroule son programme à travers son referendum très contesté et qui n’a pas mobilisé aussi bien à Nouakchott, la capitale qu’à l’intérieur du pays.
Ces conclusions du dialogue ont été traduites en actes législatifs avec la soumission par le gouvernement de projets de lois relatifs au Haut Conseil de la Fatwa et des Recours gracieux, du Conseil Economique et Social et environnemental où il ya de nouvelles attributions dont la composition est élargie aux associations intervenant dans le cadre de la protection de l’environnement ainsi qu’aux représentants des régions instituées par la réforme constitutionnelle et la fixation de la recomposition du Conseil constitutionnel dont cinq membre seront nommés par le président de la république dont un sur proposition du chef de l’institution de l’opposition, un par le premier ministre et trois par le président de l’assemblée nationale.
Aussi, les réformes engagées par le pouvoir concernant les compétences de la CENI pour superviser et organiser les élections régionales ont été adoptées avec l’augmentation des membres du comité directeur qui passe de 7 à 11 ; les modalités de l’élection du président et du vice président de la CENI étant définies et la procédure de recrutement des personnels nécessaires au bon fonctionnement de la CENI corrigée.
Le second projet de loi organique, modifiant la loi organique relative à l’élection des députés à l’assemblée nationale vise à réactualiser le nombre de députés sur la base des résultats du recensement général de la population et de l’habitat de 2013.
Ainsi, les circonscriptions d’Aleg, Tintatne, Kaedi et Nouadhibou doivent être représenté chacune par un député supplémentaire. Ainsi le nombre actuel des députés (147) augmentera de huit sièges :
Ces mesures transitoires d’ordre politique ont été opérées à l’heure où les populations vivent des situations catastrophiques avec les menaces de sécheresse qui pèsent sur le pays confrontées essentiellement à la rareté des pluies.
2017 aura été aussi une année charnière où le chômage des jeunes a augmenté sensiblement dans un pays où plus de la moitié des populations est jeune.
L’insécurité galopante dans les sphères périphériques hante le sommeil de paisibles citoyens. La situation économique du pays marquée par la rareté d’une ambition agricole, faute de politique hardie plombe le citoyen à l’heure où le gouverneur de la Banque centrale de Mauritanie tente vainement de convaincre avec le chiffre de 850 millions de dollars de réserves en devises.
Faut-il croire le gouverneur? Tout indique que la Mauritanie va poursuivre une politique de dévaluation entamée depuis mars 2017.Comment le pays en est-il arrivé là? En dilapidant ses réserves en devises.
2012, la Mauritanie affiche le chiffre record de plus 900 millions de dollars de réserves en devises. Fort d’une telle embellie, le pouvoir repousse l’offre de financement faite par le FMI en 2013 et se met à financer ses projets sur fonds propres.
L’erreur se paie cash. En effet en 2015 l’argent a déjà pris la clé des champs. Le pays se tourne alors vers le Fonds qui n’est pas bon prêteur.
En 2016 le couperet tombe. Le FMI est décidé à délier les cordons de la bourse à condition que l’ouguiya soit dévaluée à hauteur de 40%. Aziz du côté de la BCM et du ministère de l’Économie et des Finances rejette l’idée de dévaluation.
Mais dans les faits, le Fonds et la Mauritanie entament des négociations portant sur un prêt d’une enveloppe de 200 millions de dollars contre 30% de la dévaluation de l’ouguiya. Les pourparlers commencent à la mi-mars 2017.
Dès lors on remarquera une chute continue de la valeur de l’ouguiya comparée au dollar et à l’euro. En effet entre mars et décembre 2017 le prix de l’euro ne cesse d’augmenter par rapport à l’ouguiya. Le prix d’un euro est passé de 389,64 en mars à 424,79 UM en décembre. En dépit de tout cela, la Mauritanie continue à clamer qu’elle a déjà entamé une dévaluation de sa monnaie et qu’elle compte poursuivre cette dévaluation.
Le FMI qui de son côté n’a jamais rendu public le taux de la dévaluation décidée lors des pourparlers a laissé entendre en filigrane que l’ouguiya a été bel et bien dévaluée en saluant le glissement de la monnaie auquel le pays s’est soumis aux termes de négociations qui ont abouti à un prêt de 163 millions de dollars en novembre passé. Quid du changement de la valeur faciale des billets de banque et de pièces de monnaie ? Certains économistes pensent qu’il s’agit d’un mauvais présage qui vient annoncer des jours plus difficiles pour les Mauritaniens en proie à une dévaluation continue de leur monnaie nationale.
A cela s’ajoute au plan social à une détérioration du tissu social marqué par la montée des mouvements identitaires : manifeste des harratin, manifeste des soninkés, et l’équation de plus en plus difficile du règlement du passif humanitaire que Aziz tente vaille que vaille de solder par des indemnisations à l’emporte pièce, laissant par-dessus bord la redoutable question du devoir de justice.
2017 aura été marqué aussi par la problématique de l’état civil où des pans entiers continuent de trinquer pour leur citoyenneté. Un enrôlement discriminatoire a été engagé de manière chaotique même si quelques minces progrès ont été constatés.
2018 sera une année charnière et à la croisée des chemins où le pays vivra trois consultations électorales dans un contexte marqué par une situation économique difficile et où les acteurs politiques rivalisent d’ardeur pour barrer la route à Aziz qu’il soupçonne de glisser malencontreusement vers un 3eme mandat.
En attendant, les populations suffoquent et ne demandent qu’une chose : un bien-être économique et social dans la paix et la stabilité.

senalione
L’année 2017 qui vient de s’achever aura été une année de grandes perturbations socio- politico-économique marquée par une impossible retrouvaille entre l’opposition significative et le pouvoir d’Aziz. Aucun dialogue n’aura permis aux deux entités de s’assoir autour d’une table pour trouver un terrain d’entente sur les questions d’intérêt national. Les deux camps préférant se regarder en chiens de faïence.
L’opposition réunie autour du G8 n’a jamais accepté la main tendue du pouvoir, préférant dénoncer les abus et les dérives du pouvoir à travers des marches pacifiques sans jamais contraindre Aziz de revenir sur l’application des conclusions du dialogue. Résultats, le président Aziz déroule son programme à travers son referendum très contesté et qui n’a pas mobilisé aussi bien à Nouakchott, la capitale qu’à l’intérieur du pays.
Ces conclusions du dialogue ont été traduites en actes législatifs avec la soumission par le gouvernement de projets de lois relatifs au Haut Conseil de la Fatwa et des Recours gracieux, du Conseil Economique et Social et environnemental où il ya de nouvelles attributions dont la composition est élargie aux associations intervenant dans le cadre de la protection de l’environnement ainsi qu’aux représentants des régions instituées par la réforme constitutionnelle et la fixation de la recomposition du Conseil constitutionnel dont cinq membre seront nommés par le président de la république dont un sur proposition du chef de l’institution de l’opposition, un par le premier ministre et trois par le président de l’assemblée nationale.
Aussi, les réformes engagées par le pouvoir concernant les compétences de la CENI pour superviser et organiser les élections régionales ont été adoptées avec l’augmentation des membres du comité directeur qui passe de 7 à 11 ; les modalités de l’élection du président et du vice président de la CENI étant définies et la procédure de recrutement des personnels nécessaires au bon fonctionnement de la CENI corrigée.
Le second projet de loi organique, modifiant la loi organique relative à l’élection des députés à l’assemblée nationale vise à réactualiser le nombre de députés sur la base des résultats du recensement général de la population et de l’habitat de 2013.
Ainsi, les circonscriptions d’Aleg, Tintatne, Kaedi et Nouadhibou doivent être représenté chacune par un député supplémentaire. Ainsi le nombre actuel des députés (147) augmentera de huit sièges :
Ces mesures transitoires d’ordre politique ont été opérées à l’heure où les populations vivent des situations catastrophiques avec les menaces de sécheresse qui pèsent sur le pays confrontées essentiellement à la rareté des pluies.
2017 aura été aussi une année charnière où le chômage des jeunes a augmenté sensiblement dans un pays où plus de la moitié des populations est jeune.
L’insécurité galopante dans les sphères périphériques hante le sommeil de paisibles citoyens. La situation économique du pays marquée par la rareté d’une ambition agricole, faute de politique hardie plombe le citoyen à l’heure où le gouverneur de la Banque centrale de Mauritanie tente vainement de convaincre avec le chiffre de 850 millions de dollars de réserves en devises.
Faut-il croire le gouverneur? Tout indique que la Mauritanie va poursuivre une politique de dévaluation entamée depuis mars 2017.Comment le pays en est-il arrivé là? En dilapidant ses réserves en devises.
2012, la Mauritanie affiche le chiffre record de plus 900 millions de dollars de réserves en devises. Fort d’une telle embellie, le pouvoir repousse l’offre de financement faite par le FMI en 2013 et se met à financer ses projets sur fonds propres.
L’erreur se paie cash. En effet en 2015 l’argent a déjà pris la clé des champs. Le pays se tourne alors vers le Fonds qui n’est pas bon prêteur.
En 2016 le couperet tombe. Le FMI est décidé à délier les cordons de la bourse à condition que l’ouguiya soit dévaluée à hauteur de 40%. Aziz du côté de la BCM et du ministère de l’Économie et des Finances rejette l’idée de dévaluation.
Mais dans les faits, le Fonds et la Mauritanie entament des négociations portant sur un prêt d’une enveloppe de 200 millions de dollars contre 30% de la dévaluation de l’ouguiya. Les pourparlers commencent à la mi-mars 2017.
Dès lors on remarquera une chute continue de la valeur de l’ouguiya comparée au dollar et à l’euro. En effet entre mars et décembre 2017 le prix de l’euro ne cesse d’augmenter par rapport à l’ouguiya. Le prix d’un euro est passé de 389,64 en mars à 424,79 UM en décembre. En dépit de tout cela, la Mauritanie continue à clamer qu’elle a déjà entamé une dévaluation de sa monnaie et qu’elle compte poursuivre cette dévaluation.
Le FMI qui de son côté n’a jamais rendu public le taux de la dévaluation décidée lors des pourparlers a laissé entendre en filigrane que l’ouguiya a été bel et bien dévaluée en saluant le glissement de la monnaie auquel le pays s’est soumis aux termes de négociations qui ont abouti à un prêt de 163 millions de dollars en novembre passé. Quid du changement de la valeur faciale des billets de banque et de pièces de monnaie ? Certains économistes pensent qu’il s’agit d’un mauvais présage qui vient annoncer des jours plus difficiles pour les Mauritaniens en proie à une dévaluation continue de leur monnaie nationale.
A cela s’ajoute au plan social à une détérioration du tissu social marqué par la montée des mouvements identitaires : manifeste des harratin, manifeste des soninkés, et l’équation de plus en plus difficile du règlement du passif humanitaire que Aziz tente vaille que vaille de solder par des indemnisations à l’emporte pièce, laissant par-dessus bord la redoutable question du devoir de justice.
2017 aura été marqué aussi par la problématique de l’état civil où des pans entiers continuent de trinquer pour leur citoyenneté. Un enrôlement discriminatoire a été engagé de manière chaotique même si quelques minces progrès ont été constatés.
2018 sera une année charnière et à la croisée des chemins où le pays vivra trois consultations électorales dans un contexte marqué par une situation économique difficile et où les acteurs politiques rivalisent d’ardeur pour barrer la route à Aziz qu’il soupçonne de glisser malencontreusement vers un 3eme mandat.
En attendant, les populations suffoquent et ne demandent qu’une chose : un bien-être économique et social dans la paix et la stabilité.
Le sein, un organe nourricier en Afrique
“Dans la société africaine historique le sein était considéré comme un organe nourricier. Sa vue ne suscitait ou ne provoquait aucunement la libido. Aujourd’hui comme à l’occidentale il est devenu un organe sexuel”.
L’Afrique est aujourd’hui un endroit où toutes les matières physiques finies et courants de pensée inertes sont déportées parce qu’inertes reste la seule poubelle des doctrines mortes du monde et des technologies improductives et de la science des vilaines soumissions para-confessionnelles.
La modernité assez mondaine ayant pris le dessus sur le cultuel, et le supra-sprituel. Dans cette présente contribution nous allons parler d’un phonème de mode et pas le moindre. La voile wahabite rattachée délibérément à la religion. De quoi s’agit-il ? Nous le découvrirons au fil de ces lignes.
Avant, pendant et après la révolution islamique suivie de la pénétration coloniale avec le christianisme, nos soeurs s’habillaient le haut du corps nu. le sein était considéré comme un organe nourricier. Sa vue ne suscitait ou ne provoquait aucunement la libido.
Pourtant l’islam était encore là. Le mérite de nos premiers religieux fut adapter une religion à nos colorations culturelles locales. Durant ces trois dernières nous à l’implantation d’un courant plus arabe qu’islamique. J’appelle ça la légèreté de l’éducation, religion ou l’agonie de notre culture.
Dans la société occidentale le sein est un organe sexuel. Une femme n’allaite jamais son petit en public. Chez nous une jeune donne le sein à son enfant même dans les transports en commun. Donc malgré le déracinement à l’occidentale il nous reste encore une once une de vitalité héritée de notre passé historique. La culture n’est rien d’autre que la mémoire de l’intelligence collective de nos devanciers. Il y a donc eu une compilation des bonnes choses avant nous.
La culture fait le lien entre les régulations sociales et les sentiments humains fondamentaux. Mais en Afrique, d’année en année, nous passons de l’ignorance totale de notre culture, au fil du temps, à l’invivable lobotomisation de notre peuple. Chers frères et sœurs sachons trier le vrai du faux, l’adoration au fanatisme. La culture est comme un être vivant, quand elle se meurt elle se meurt elle ne meurt jamais. Elle change de main, c’est-à-dire de peuple.
Des milliers de cultures sont mortes dans le monde, le cas des indiens de l’Amazonie en est une parfaite illustration, d’autres sont dans le coma et les quelques-unes résistent encore sans véritable soutien : Qui se voyons-nous ou alors en sommes-nous avec notre Culture ? Il faut oser se questionner autour de sèmence très interrogative. Le Noir en Afrique et ailleurs, ce Divin incarné en humain devient de plus en plus cet être vil, désespérément désarmé, d’une légèreté insoutenable, vidé de sa substance spirituelle et psychique à cause de notre démission collective. Avouons-le ! N’ayons pas des déductions soufistes, car tout est de nous. Tous sont de nous. Usurpation est le maître mot pour discutailler sur notre sort. L’avilissement par des politiques d’humiliation à fin de nous pousser à nous renier nous-mêmes. Pour mieux nous desservir. Nous sommes en rupture avec l’Afrique authentique.
Aujourd’hui nous avons à faire à un peuple. Nous devons redevenir un PEUPLE. Actuellement tout porte à croire que nous sommes une mixture de tribus les unes montées contre les autres. Parce que les Sefarades et les Askenazes nous ont rudement aculturellés. Nous nous plaisons à nous dire modernes. Quoi ? J’ai dit MORT-DERME. J’en suis mort de rage.
Je ne me reconnais pas dans le malien, du sénégalais, du camerounais du 21ème siècle et réciproquement ce dernier devrait me regardé comme un zombie avec une vision du monde fluté.
Du mépris de nos valeurs vraies est née la cause aujourd’hui la plus grande tragédie des peuples d’Afrique.
Du manque du culte de la facilité est apparus le dadain du goût de l’effort, de la bravoure, de la franchise, de la vertu. Nous assistons partout à une terrible régression de la socialisation.
Alors couvrir intégralement le visage n’est pas protéger notre société. Il faut plutôt couvrir les besoins de notre soeur, mère et épouse. Retenons la femme nourrit, soigne et soulage. Il faut cesser de dire que derrière chaque grand homme il y a une grande dame. Les grands hommes n’ont pas leur compagne derrière ni devant, mais à côté. Nous avons dorénavant des raisons sur le pourquoi et le comment pour nous retrouver et nous recouvrer. À fin de proclamer sans tambours ni trompettes la bonne indépendance.
“Tous les idéaux de la culture nègre sont disponibles dans les traditions africaines, dans les langues africaines et dans les rituels africains, mais il faut comprendre leurs portées principielles les réhabiliter, les réexpliquer, les réajuster et les documenter, car ils s’y trouvent”. Mais lorsque nous déplorons nous-mêmes notre ignorance, alors je me dis que le processus de l’exhumation de notre identité enfouie dans les décombres de notre violente histoire est entamé. La savane ancestrale et la forêt sacrée sont les seuls réservoirs de connaissances salvatrices dont nous avons besoin. Tous les idéaux de la culture nègre sont disponibles dans les traditions africaines, dans les langues africaines et dans les rituels africains, mais il faut comprendre leurs portées principielles les réhabiliter, les réexpliquer, les réajuster et les documenter, car ils s’y trouvent. Voici la solicitation du jeune esprit ayant l’absolu besoin de l’accompagnement de ses frères et soeurs. Tant que notre acculturation sera dispensée par des marabouts supervisés depuis Paris, Washington ou Lisbonne, tant que nous serons divisés en juifs, chrétiens ou musulmans, arabisés, hébraïsés ou occidentalisés, l’aliénation tous azimuts sera la chose la mieux partagée entre nous.
Procédons à une geniflexion pour reprendre nos valeurs vitales laissées tombées sous nos pieds par les premiers du canon en provenance de la mère et du sabre en provenance du désert, pour sortir la terre de nos insoumis de l’enveloppe de la misère et de toutes ses composantes assimilatrice. Puisque notre principale misère est mentale. C’est comme ça seulement que chemin de retour à notre être véritable sera entamé. Puisque nous les aînés de l’humanité.
Le processus sera long et périlleux mais il faut. Il le faut. Il le faut. Et il le faut puisqu’il.
Senalioune.com
Ps : Khalifa Sall, Aïssata Tall Sall et 63 autres membres exclus
Comme attendu, le Bureau politique du Parti socialiste, qui s’est réuni ce samedi, vient de prendre la décision d’exclure plusieurs membres du parti qui, selon eux, se sont “auto-exclus”.
Ainsi, Khalifa Sall, Aïssata Tall Sall, Idrissa Diallo, Bamba Fall et Cie, sont exclus du Parti socialiste. Le Bureau politique, se basant sur les articles 17 et 30 de ses statuts, a exclu 65 membres du Parti socialiste. Ils seront remplacés à leur poste par d’autres camarades.
Auteur: Chamsidine Sané – Seneweb.com
Le collectif des veuves rejette les propos prêtés au ministre de la Défense et demande justice
Le collectif des veuves des militaires tués dans les casernes entre 1989 et 91, présidé par Houleye Sall, a exprimé son rejet des propos prêtés au ministre de la défense, relatifs à la volonté du gouvernement de régler définitivement le dossier dit passif humanitaire, c’est ce qu’ont indiqué, Aissata Mamadou Anne, vice-présidente du collectif, Maimouna Alpha Sy, secrétaire général et Aissata Alassane Diallo, responsable de la communication, venues ce vendredi matin au siège du Calame. « Nous n’avons appris ces déclarations qu’à travers la presse ; elles ne nous engagent donc pas ; notre seule exigence demeure de voir les auteurs des crimes perpétrées contre nos époux, traduits devant la justice, d’abord pour connaître les commanditaires, ensuite pour nous permettre de faire leur deuil, pour le repos de leur âmes, ont affirmé les trois responsables du collectif. Et d’ajouter : « nous ne sommes pas obnubilées par les chiffres et montants relayées par la presse, nous voulons savoir pourquoi on a tué nos êtres les plus chers, et cela ne peut passer que par le devoir de justice, que le gouvernement s’obstine à refuser, le reste viendra après. »
Le collectif des veuves, qui a effectué le voyage de Kaédi, pour réclamer, devant le président de la République, la justice pour leurs maris, le jour de l’indépendance considère que le prétendu protocole d’accord, signé dans la nuit du 25 mars 2009 n’a aucun fondement. « Nous ne pouvons pas signer une amnistie pour les bourreaux de nos maris contre des miettes, il s’agit d’une manœuvre dilatoire visant à tromper l’opinion », réaffirment les responsables du collectif. Les membres du collectif, accompagnés des orphelins avaient déjoué la vigilance des forces de l’ordre et de sécurité pour déployer leur banderole et montrer des chemises noires qu’ils portaient avant de clamer leur désir d’obtenir la vérité sur les massacres des militaires négro-africains dans les casernes militaires dont le tristement célébré Inal où, 28 officiers, sous-officiers et soldats avaient été pendus, dans la nuit du 27 au 28 novembre pour célébrer la fête de l’indépendance 1991. Depuis cette date, les veuves et orphelins ne se reconnaissent plus en cette date de l’indépendance, ils la considèrent comme un jour de deuil.
Aussitôt après leur acte, les membres de la délégation des veuves et orphelins du groupe furent arrêtés et détenus pendant quelques jours à Kaédi avant d’être libérés. Pour eux, l’opération de Kaédi serait à l’origine de la réaction du gouvernement et donc les déclarations du ministre de la Défense. Selon les responsables du collectif des veuves, « les déclarations de Diallo Mamadou Bathia n’entameront en rien la détermination des veuves et orphelins à réclamer le devoir de justice. »
Signalons enfin que depuis la division de COVIRE en deux tendances, les veuves ont décidé de se battre seules pour obtenir ce qu’elles considèrent comme étant leur droit, celui de connaître la vérité sur les massacres des leurs.
le calame
Un ex-ministre mauritanien à Salmane : «Nous ne sommes pas vos bonniches !»
Algérie Patriotique – L’ancien ministre mauritanien de l’Enseignement supérieur, le docteur Bakay Ould Abdel Malik, a demandé l’annulation d’une convention bilatérale signée entre la Mauritanie et l’Arabie Saoudite le 15 juillet 2017 à Djeddah, consistant à organiser l’exportation vers le royaume d’une main-d’œuvre féminine destinée à servir de domestiques, autrement dit pour des emplois de «bonnes» chez les riches Saoudiens.
Il rappelle que la Mauritanie a été un pays qui a fourni nombre d’oulémas (savants musulmans) issus de ses universités islamiques réputées dans le monde arabe et musulman.
En rejetant l’accord sur l’exportation de «bonnes» vers l’Arabie Saoudite, l’ex-ministre énumère ce que son pays attend du royaume saoudien : des investissements dans l’enseignement supérieur et la recherche pour atteindre un haut niveau de qualité similaire au niveau de l’université Roi-Abdelaziz ; le financement d’un programme complet pour la réforme de l’enseignement primaire et secondaire afin de résoudre le problème de la déperdition scolaire dans les banlieues et les bidonvilles qui se trouvent à la périphérie des grandes villes.
Le docteur Bakay évoque les pertes financières de son pays à la suite de la rupture des relations avec le Qatar décidée par suivisme aveugle et irréfléchi pour plaire à l’Arabie Saoudite, en contrepartie de quelques millions de dollars promis par les Saoudiens au gouvernement mauritanien, mais qui sont sans rapport avec ce que rapportaient non seulement les investissements du Qatar en Mauritanie, mais aussi les centaines de fonctionnaires mauritaniens, magistrats, imams et enseignants qui travaillaient au Qatar.
L’annulation de la convention que l’ex-ministre revendique est, officiellement, motivée par le souci de protéger les Mauritaniennes contre les abus dont elles étaient victimes et contre les atteintes à leur dignité. Le texte définit les travaux domestiques concernés et offre des garanties pour les femmes qui désirent profiter des opportunités d’emploi en Arabie Saoudite.
En réalité, c’est une forme d’hypocrisie dont le but est de tromper l’opinion publique en Mauritanie où les organisations de défense des droits des femmes ne cessent de protester contre le véritable esclavagisme auquel les Mauritaniennes sont soumises en Arabie Saoudite. Il y a deux ans, l’Association de femmes chefs de famille de Mauritanie avait révélé un scandale de traite massive de femmes impliquant l’Arabie Saoudite où des centaines de Mauritaniennes se sont retrouvées «séquestrées dans des cours de maison, victimes de toutes les formes de maltraitances physiques, psychologiques et sexuelles».
L’ONG dénonçait alors «une forme aberrante d’esclavage contemporain et une traite sexuelle». Ce trafic était facilité par les administrations mauritaniennes pour la délivrance de passeports et par les autorités saoudiennes pour ce qui est de l’octroi des visas.
Cette pratique d’un autre âge est aggravée par le fait qu’elle concerne les «harratine», qui font partie de la catégorie – 40% de la population, dit-on – d’esclaves ou descendants d’esclaves de Mauritanie. Ce sont ces femmes mauritaniennes qui sont exportées vers l’Arabie Saoudite comme «bonnes».
H. A.
CRIDEM



