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Cheikh Sidy Moctar et le chiffre 7
Sept ! C’est le chiffre de sa personnalité religieuse. Chiffre de la perfection. Symbole du renoncement. Sept ! Et Cheikh Sidy Moctar Mbacké, 7e fils de Mouhamadou Lamine Barra et 7e Khalife de Touba, incarne bien les valeurs de ce chiffre qui font de lui un silo de vertus.
Pour les fidèles mourides, il est un recours et un abri. Il parle peu, si ce n’est pour instruire. Il est une Autorité religieuse et morale vers qui ruent tous les adeptes mourides et surtout ceux qui tiennent le Temporel ou œuvrent à le conquérir.
À la veille du Magal de Touba, son nom a rythmé la parole publique si bien qu’une tentative de lecture de la personnalité en chiffre sept serait passionnante.
Son nom a envahi la communauté mouride très bien même avant son accès au Khalifat. Serigne Cheikh Maty Lèye est l’affectueuse appellation par laquelle les disciples se délectent à le désigner. Et cette appellation fait penser à sa mère, Sokhna Maty Lèye une dévote femme de vertu.
La dimension spirituelle de son père, Serigne Mouhamadou Lamine Barra, fils de Cheikh Ahmadou Bamba et de Sokhna Aminata Lo, est le chœur de louanges chantées à tue-tête pour célébrer son ascendance et sa gigantesque dévotion qui se lit sur son faciès illuminé. Cheikh Sidy Moctar Mbacké que d’autres appellent Serigne Cheikh Maty Lèye était un Khalife dont chacun cherchait la bénédiction et en qui chaque responsable politique souhaiterait un appui moral et public de sa part.
Mais le Saint-homme mène sa vie d’exégète et de guide spirituel avec une seule mission : promouvoir davantage l’enseignement et l’action de Cheikh Ahmadou Bamba et être au service exclusif du monde musulman et de Touba.
Sa personnalité qui s’accommode bien du mythique chiffre Sept peut se lire en Sept axes.
1- Travailleur et constructeur
L’éthique du travail est une valeur à la fois cultuelle et culturelle dans la Communauté mouride. Il anoblit et permet aux disciples de jouir de sa production afin de pratiquer librement et convenablement le rite musulman.
Cette valeur est entièrement en Cheikh Sidy Moctar Mbacké. Il a à son actif de nombreuses infrastructures réalisées et explore d’immenses champs de production agricole. Il est un inlassable travailleur et un infatigable constructeur. Les chantiers mis en œuvre par ses successeurs dont Serigne Saliou Mbacké ont vu leur achèvement grâce à sa détermination. Il en est ainsi de l’agrandissement de la Grande Mosquée et de l’Université de Touba.
2- Un double héritage
Cheikh Sidy Moctar est un héritier de son père, Serigne Mouhamadou Lamine Barra, et de Cheikh Ahmadou Bamba. Son père fut d’une grande dévotion qui impressionnait : ses vœux formulés selon une prière dont il est le seul à avoir le secret aboutissaient à un prompt exhaussement. Et son grand-père Cheikh Ahmadou Bamba fut la Sainteté même.
Ce double héritage a fait de lui un fenil de sagesse et de vertus. La soumission à Allah, le travail, la tempérance, la force d’âme, la vérité sont, entre autres, les signes identitaires de sa personnalité religieuse.
3- Le Mystique illuminé
Cheikh Sidy Moctar Mbacké a très tôt atteint le Suprême Soi pour avoir dès son jeune âge sacrifié son Moi. Dans son action de Khalife, dans son enseignement et dans ses instructions se lit une âme extatique qui se pâme toujours au giron d’Allah.
Son mysticisme enseigne qu’Allah est Tout, en Tout et en même temps au-dessus de Tout, à la fois imminent et transcendant. Son message de tous les jours est d’éveiller en chaque disciple mouride une conscience plus haute de ses multiples relations avec Allah, Son Prophète et Cheikh Ahmadou Bamba.
Sa vision mystique du monde est alimentée par l’Islam. Son œuvre de constructeur est une expression vivante de la transcendance d’Allah. Tous les travaux qu’il met en œuvre mènent à la Grande Mosquée qui mène à la Prière.
4- Traceur de destin et bâtisseur d’âme
Cheikh Sidy Mbacké ne cesse de tracer davantage le destin de la Ville de Touba en consolidant l’œuvre de ses processeurs.
Il trace également le destin de milliers de fidèles qui sollicitent ses prières, y compris Macky Sall qui, bien que n’ayant jamais remporté en suffrage la Cité religieuse, y bénéficie d’une aura qui monte crescendo. En attestent les instructions qu’il donne pour qu’il y soit accueilli avec tous les honneurs, ce qui participe à l’élargissement de sa popularité locale.
Aux jeunes, il instruit de “retourner dans les Daaras, les champs et les Mosquées”, autrement dit, à l’Education, au travail et à la prière. Et à tous les disciples, il apporte l’âme d’une vie collective faite de prières, d’actions solidaire.
Il est un bâtisseur d’âme qui apporte à la Communauté mouride une vision du monde dominée par une sorte de prophétisme jusque dans les actes les plus quotidiens de la vie. Et le respect de ses instructions rend l’âme du disciple toujours renforcée et extatique.
5- La vérité partout et en tout
Cheikh Sidy Moctar est un homme de vérité. Il ne possède rien et n’est possédé par rien, si ce n’est sa foi en Allah, en Son Prophète (PSL) et en Cheikh Ahmadou Bamba. C’est de manière naturelle qu’il assène ses vérités sans heurter avec une sage courtoisie.
Quand des disciples dérapent ou quand un acte peu glorieux d’un parmi eux lui parvient, il sermonne sans détour. Certains même dont le patronyme est Mbacké qui ont eu à avoir une attitude identique à une dérive l’ont ” entendu “. Aux syndicalistes, à la classe politique et à certaines personnalités publiques, il tient un langage de vérité ponctué de citations du Coran et d’instruction de Cheikh Ahmadou Bamba. Et il prend le temps d’argumenter sagement et d’imposer une vérité absolue.
La Shahada lui permet de distinguer le Réel du Vrai. Rien ne saurait être juste que ce que veut Allah.
6- Un esprit enraciné et ouvert
Cheikh Sidy Moctar est né en 1925, d’autres disent 1924. Il est d’une autre génération engloutie dans une culture Wolof solide et enraciné dans un fécond culte islamique. Cela ne l’empêche pas d’être un Saint-homme qui accompagne à merveille les premiers pas du 21e siècle et de la génération actuelle.
Son immense capacité d’écoute fait de lui un Bienheureux à l’esprit ouvert. Il sait interpréter les aspirations des citoyens et en saisir le dénominateur commun pour inviter le Temporel en à apporter une solution. De lui, de sa vision et de son action émane un grand projet d’avenir qui unit Foi et développement.
Avec la classe politique, il ne fait aucune distinction et accorde à chaque leader politique la bénédiction conforme à son statut. Son esprit d’ouverture fait de lui un Guide généreux
7- Un rassembleur d’énergies humaines
Cheikh Sidy Moctar est un rassembleur. Il unit sans confondre et distingue sans séparer. Il assume en virtuose sa mission sacerdotale de Khalife et met tous les disciples dans la même situation en accordant à ses frères, cousines, neveux, nièces, alliés une égale attention.
Les Dahiras constituent une unité devant son autorité morale. Pour lui, les germes de l’avenir et la force de la confrérie mouride sont là où des groupes de disciples se rassemblent, se concertent et agissent dans une dynamique unitaire pour porter au loin les enseignements de Cheikh Ahmadou Bamba.
En lui, se lit Saint homme qui a vécu le 20e siècle et vit le 21e avec la prière commune de millions de disciples qui lui souhaitent une très longue vie.
Babacar Mbengue est journaliste et consultant en Communication et Relations publiques
Auteur: Babacar Mbengue – Seneweb.com
Diallo Daouda salue le bilan extremement positif de la JIV
Le vice-président du Tabital Pulaagu international, Diallo Daouda Samba, s’est réjoui du bon déroulement de la journée internationale de la Vache et de la forte mobilisation de toutes les communautés nationales, lors d’une conférence de presse tenue, lundi 8 janvier au musée national.
Dressant le bilan de la JIV que Nouakchott a abritée du 18 au 20 décembre dernier, Diallo s’est félicité de la bonne organisation et de la forte affluence des populations reléguant aux oubliettes les petits couacs de départ dus essentiellement à l’affluence de toutes les communautés. S’attendant à une participation de 1500 personnes, le comité de pilotage a dû faire face à plus de 4000 participants. « Ce fut une surprise heureuse. Il est important, de l’avis de Diallo, de consolider cette grande mobilisation et les acquis en découlant. En dépit de cette affluence, il n’y a pas eu d’accident ou d’incident.
Cette mobilisation positive nous pousse à envisager l’organisation de semaines ou d’autres manifestations culturelles». Il a aussi adressé ses remerciements au président de la République, au premier ministre et à l’ensemble du gouvernement « pour l’attention toute particulière observée à l’endroit de nos invités, nos frères fulbe, aux frontières de la Mauritanie avec le Sénégal et le Mali, à l’aéroport international de Nouakchott et partout à l’intérieur du territoire de la Mauritanie». Diallo Daouda, par ailleurs vice-président de Tabital Pulaagu Mauritanie, n’a pas tari d’éloges à l’égard du gouvernement mauritanien « pour toutes les facilités, l’accompagnement, la
sécurisation des sites d’hébergement et d’activités qui nous ont permis de mieux réussir et plus que partout ailleurs l’organisation de la journée internationale de la vache ». Le président du comité de pilotage et tout son staff se sont dits « très touchés des honneurs et de l’attention accordées au LAAMIDOO (roi) de Fombina, le Dr Muhammadu Barkindo Aliyu Mustafa et à toutes les délégations des fulbe venant de 24 pays africains et de la diaspora.
Diallo Daouda a remercié tous les fulbe «qui ont bien voulu nous honorer ici, chez nous en Mauritanie, malgré l’éloignement de leurs pays et leurs quotidiennes préoccupations ». Il a aussi gratifié ses compatriotes dans leur diversité culturelle, légendaire et historique pour leur participation active et leur forte mobilisation qui ont fait la réussite de ces journées culturelles peulh ». Diallo Daouda a soutenu que nous devons mettre de coté les clivages politiques, cultiver et ancrer des valeurs importantes notamment la diversité culturelle qui constitue une richesse pour la Mauritanie.Toutes les formations politiques, de la majorité et de l’opposition, ont été conviées à la JIV .
Diallo a fait remarquer que selon de sources concordantes et variées, il sera difficile d’égaler la Mauritanie en termes de mobilisation, d’accueil et d’accompagnement, et ce n’est que cela le sens de la JIV. Le président de Tabital Pulaagu internationa Alpha Amadou Diallo a dans un message indiqué que « les participants étrangers sont partis de votre beau et chaleureux pays avec le souvenir impérissable de votre hospitalité légendaire. Vous avez honoré le pulaagu, qu’Allah (SWT) vous le rende au centuple et maintienne en Mauritanie cette stabilité que tous les pays de la sous-région vous envient. Notre fierté n’est pas seulement grande, elle est immense et surtout légitime ! ».
Par ailleurs, Diallo Daouda a tenu à éclaircir les aspects financiers.
Sur un budget de 83 millions, le comité a recouvré un montant de 6 millions sous forme de cotisations de la communauté. La contribution de l’Etat n’est pas encore parvenue au comité en raison des procédures (circuit) y afférentes, a-t-il révélé non sans affirmer que les fournisseurs courent derrière leur argent le poussant à reporter un déplacement. Conformément au principe de transparence, Diallo a promis de publier un rapport financier détaillé. Néanmoins, les contributions des bonnes volontés qui ont disponibilisé des véhicules, du carburant et se sont investis en volontaires ne figureront (dans le chapitre dépenses) pas dans ce rapport.
Le calame
Déclaration de suspension de nos activités de l’UPR
Notre groupe est impliqué de manière effective dans le parti de l’Union Pour La République (UPR) depuis les premières heures de la création et a donné le maximum de lui-même dans ses toutes activités.
Durant 24 ans de politique (1993-2017) au sein de différentes mouvances présidentielles qui se sont succédées jusqu’à l’Union Pour La République (UPR) nous travaillons à la recherche du bien être comme toutes les communautés.
Autant d’efforts, de sacrifices sans limite qui n’ont jamais été comptabilisés à notre actif pour nous produire ce que nous méritions dans notre engagement sans faille de militant. La vision politique de tout responsable politique va humainement dans le sens de pouvoir améliorer sont train de vie, influencer progressivement un changement significatif dans sa communauté, tel n’est pas notre cas.
En 24 ans de travail sérieux, discipliné si je peux me le permettre de dire que nous sommes Les Oubliés de cette société Mauritanienne vue que depuis l’Indépendance à ce jour –ci nous n’avons pas eu un seul répondant dans l’administration publique.
Entamant le virage de l’ère de la démocratie dans notre pays après la conférence de Baule, par Démocratie nous entendons ou résumons par l’Egalite, la Justice, l’Équité, le Progrès socioéconomique de la société pour tous, par conséquent notre communauté reste à la marge des effets positifs de la politique nationale.
La démocratie doit entrainer un renouveau pour les peuples opprimés, un changement des statuts et des cadres de vie des peuples.
A savoir que nous incarnions l’élément ou la source fondamentale que recherche par tous politiques intelligents. Conscients de résultats concrets, il revient de valoriser cette base électorale forte, laborieuse disciplinée, plus que stable. Elle a fait ces preuves sur le terrain par sa parfaite participation à la consécration de victoires d’UPR.
Aucun politique ne peut se nourrir de bravoure, sauf aveuglé par la malhonnête pour prouver le contraire. Sachez que ce groupe de Nourou n’est pas dans une passivité absolue, il a tous les temps su Informer, Revendiquer, Défendre sa cause auprès des instances du parti UPR soit par la voix Orale, soit par un Écrit sans aucune suite favorable escomptée.
Les responsables de notre région, de notre communauté soninké sont au courant de notre sujet. Cependant, nos voix sures, victorieuses sont prises en considération et courtisées à travers un langage ou un discours classique des leaders responsables qu’au moment de grandes épreuves, soit des rassemblements populaires, des meetings, des élections.
Cette forte gagnante dont le nombre de chevaux reste démesuré est la cible à vitesses grand V de responsables dont la majeure partie ne dispose pas d’aucune base loyale comme la nôtre. Ses leaders politiques, certains engagés dans des instances jouent le rôle de Croie de transmission entre le Parti UPR et ses bases (militantes) ne sont visibles que par les circonstances.
Face à cette situation dont souffre cruellement toute une communauté fait poser la Question de savoir est-ce que notre sujet, était une fois rapportée au moins via les leaders au président de UP! Ce qui va à la facilitation de résolution.
La logique politique est sensée de connaitre et s’atteler au règlement des difficultés pour toutes les composantes de sa famille politique sans exception. Toutes les composantes du parti doivent jouir de la même considération, de la même valeur ajoutée.
Notre implication totale dans l’UPR n’a aucunement impacté notre groupe. Nous nous sentons être les Oubliés ou du matériel politique à utiliser quand on a besoin puis le ranger dans un coin sans l’entretenir.
Et , réellement cela est inconcevable si toutefois que la vraie fondation d’une relation humaine s’articule autour de l’ Entente , la Solidarité , l’Entraide et le Partage , Pourquoi étant une partie essentielle de la composante militante soninké se trouvait fixer à sa Case de départ après environs 10 ans de militantisme dans UPR chers politiques.
On se pose la question une fois encore de savoir si le Président du parti Nous reconnait outre est au courant de Nous via logiquement la communication de l’un des responsables des structures du parti ou bien les personnes ressources focales de la communauté soninké. Considérant le parti UPR réellement organisé que nous respectons et continue de respecter les voies hiérarchiques chers politiques.
Revenons sur les 10 ans de militantisme dans l’UPR sans aucun changement que nous amène suite à une longue et mure réflexion à la suspension de nos activités. Cette décision ne relève pas de la seule volonté de Mr Nourou Sakhanokho, en qualité de leader, elle émane d’une assemblée générale des cadres et sa base, malgré notre engagement indéfectible.
Nous tirons de cette concertation un bilan tout à fait Nul et un manque de visibilité d’où l’obligation de suspendre ses activités dans le parti UPR. Les Bases de l’union ne nous ont pas encore sourit pour des raisons difficiles à appréhender.
Est-ce que une sanction pour faute lourde ou une partie de plaisir du système. De cette conclusion il s’avère tout juste de se désengager pour voir autrement soit de se pencher à :
– Adhérer dans un autre parti,
– Créer son propre parti, Un mouvement civique, Ou Une association etc. Le souci partagé est de se prendre en charge pour pouvoir et assumer pleinement sa responsabilité devant ses militants,
Répondre à son propre nom sans aucun intermédiaire entre groupe et le parti, Être reconnu officiellement pour valoriser ses efforts, ses sacrifices consentis puis les comptabiliser directement à son actif, Continuer à travailler constamment sur ses bases claires, bénéfiques pour récolter le fruit de son labeur,
Être autonome, ne dépendre de personne,
Prendre part à rédaction des rapports d’activité de travail et disposer d’une copie du rapport.
Cette option de suspension va atterrer certainement les observateurs et les analystes politiques sachant que Mr Nourou Ibrahima Sakhanokho est un passionné de la politique.
Une passion qui l’a poussée à quitter un poste de travail important de l’ambassade des Etats –Unis vu que cela ne lui procure pas beaucoup de temps. Toute l’énergie de notre engagement est déversée au compte du grand ensemble soninké du Gorgol, certes des actes et des actions concrètes, de largesses d’accompagnement sont toujours accordées par le gouvernement mais en aucun moment notre groupe n’a pu en bénéficier.
Comme il a été dit dans le jargon soninké on dit ‘’’ A Goligna A Kaou DA, c’est-à-dire que tu as travaillé pour ton oncle et en poullar on dit ‘’A Ligani Kaou MA’, aujourd’hui on s’autorise de mettre fin à cela et travailler pour soi même sans renier les alliances sérieusement concrètes en politique.
Le temps de la patience a excédé, une raison de décider suivant les règles de procédure de parti, ainsi les contacts effectués ont concerné : – Les Responsables de la communauté Soninké /UPR – les fédéraux -les Maires – le Premier Ministre(PM) – le Président de la Commission Nationale de la Jeunesse (CNJ) – le Président du parti UPR et – toutes les bonnes volontés politiques sur cette situation inconcevable endurée avant de nous retirer du parti. Enfin, l’exposé des faits n’est pas à l’endroit de remettre en cause une personne c’est purement, simplement de montrer la justesse de cette déclaration.
Signé : Mr Aliou Ibrahima Sakhanokho Dit Excellence.
– Cadre au Ministère de l’économie et de Finances(MEF).
– Le Porte- parole de la communauté soninké des Sans Voix.
– Le président de la Coordination de la jeunesse Soninké D’UPR.
– Membre de La commission chargée de l’organisation de La Commission nationale de la jeunesse UPR (CNJ).
– Consultant Études_beAnSa (Création-Suivi évaluation de Microprojets Dynamiques) &Facilitation/Formation des Coopératives Féminines.
– Le secrétaire Général d’Association Mauritanienne pour l’environnement (AME).
– Le Secrétaire Général de l’Association d’Appui des Handicapés Physiques Et Mentaux de Kaédi (AHPM).
– Contact. +222044189037 & 49785903& 36362432 –Elmina–Nouakchott
– E mail:aliousakhanokho@yahoo.fr&; associationhandicap5@yahoo.fr
Cordiales salutations
Aliou Sakhanokho 20 h
• Nouakchott le 8/01/2018
Mr Aliou Ibrahima Sakhanokho,
Le Porte –parole Du Groupe Nourou/UPR
cridem
M. Moussa Fall : “La démonétisation n’est qu’un écran de fumée pour braquer l’opinion sur l’avènement d’une nouvelle monnaie, afin de faire passer subrepticement une dévaluation de l’ouguiya”
Au lendemain de l’annonce par le gouvernement de la démonétisation de l’Ouguiya, nous avons approché, comme promis, l’économiste et homme politique, Moussa Fall, président du MCD. Voici les quelques questions que nous lui avons posées pour éclairer les profanes.
Le Calame : Lors de la célébration du 57e anniversaire de l’indépendance du pays, le président de la République, Mohamed Ould Abdel Aziz a annoncé la démonétisation de l’Ouguiya. C’est quoi, une opération de démonétisation? Et en quoi elle consiste ?
Moussa Fall : Initialement la valeur d’une monnaie était fixée en référence à une quantité déterminée d’or et assortie d’une garantie de son échange en or. Pour augmenter la quantité de monnaie, il fallait augmenter la quantité des réserves en métal précieux détenue par l’institut d’émission.
C’était le système de l’étalon or. Par la suite la garantie de la convertibilité en or a été abandonnée et un système de change flottant est progressivement devenu la règle dans les marchés de change internationaux.
Aujourd’hui, les billets de banque sont des papiers qui n’ont pas de valeur intrinsèque. C’est l’autorité monétaire qui fixe au départ la valeur d’une monnaie par rapport à un panier de devises. Elle monétise ces billets en leur attribuant cette valeur.
Cette valeur fluctue sur le marché de change en fonction du comportement de l’économie du pays. Quand les fluctuations reflètent les équilibres de l’offre et de la demande, les ajustements des cours à la hausse ou à la baisse se font automatiquement.
En Mauritanie, nous avons un système hybride avec des cours officiels administrés par la Banque Centrale et un marché de change étriqué qui ne répond pas à tous les besoins des transactions, et des cours réels qui reflètent la capacité effective de l’offre à satisfaire la demande. Dans ce système, la Banque Centrale intervient dans la fixation des cours au quotidien en tenant compte d’un ensemble de facteurs.
La démonétisation consiste à enlever à des papiers et à des pièces la valeur qui leur avait été attribuée initialement par l’institut d’émission. La démonétisation ne concerne que la monnaie en circulation sous forme de billets et de pièces.
Les avoirs en comptes bancaires sont convertibles mais ne sont pas démonétisables. Par contre les billets redeviendront de simples papiers sans valeur à l’issue de leur période de validité. Une nouvelle valeur sera affectée à de nouveaux billets.
Pourquoi le gouvernement décide d’y recourir?
L’introduction d’une nouvelle monnaie se fait pour traiter les effets de l’hyperinflation. Quand la perte de valeur d’une monnaie atteint des proportions démesurées, on est amené, dans certains pays, à remplir des valises entières de billets de banque pour acheter des produits dérisoires comme une baguette de pain par exemple.
Ce fut le cas au Brésil avant la réforme de 94 et au Zaïre de l’époque. C’est toujours le cas au Vietnam où1 euro vaut 25.596,65 Dongs et en Indonésie où 1 euro vaut 15.130,82 Roupies. Dans d’autres pays, au lieu de transporter des valises pour acheter un pain, on met en circulation des billets de banque avec des valeurs nominales astronomiques.
Au Zimbabwe, par exemple, l’inflation en taux annuel a atteint en 2008, 2,2 millions pour cent poussant l’autorité monétaire à émettre en janvier 2009, des billets de cent mille milliards de dollars zimbabwéens. Pour faciliter la manipulation des billets et fluidifier les transactions, il s’impose dans de telles situations d’opérer une réforme monétaire en profondeur portant aussi bien sur les instruments de paiement proprement dits que sur les causes de l’hyperinflation elle-même.
En accompagnement de l’émission d’une nouvelle monnaie plus forte, il faut nécessairement, mettre en œuvre des plans de stabilisation puis de relance des économies concernées.
Pour ce qui nous concerne, nous subissons certes une inflation plus fortement ressentie que celle reconnue par les chiffres officiels. Mais nous sommes encore très loin de l’hyperinflation.
Les billets de banque existants sont loin d’être encombrants. Une baguette de pain s’achetait avec un tout petit billet de 100 ouguiyas. Ni les valeurs nominales des billets ni leur pouvoir d’achat ne justifient leur remplacement par de nouvelles coupures.
Deux raisons peuvent à mes yeux motiver cette décision :
La première est celle d’émettre un écran de fumée pour braquer l’opinion sur l’avènement d’une nouvelle monnaie avec une valeur faciale et une présentation modifiées, afin de faire passer subrepticement une dévaluation de l’ouguiya.
La seconde consiste à parachever, avec les modifications du drapeau et de l’hymne, les symboles d’une imaginaire « Mauritanie Nouvelle» par opposition à toute l’œuvre accomplie par les générations précédentes.
Quelles peuvent être les implications au plan économique et au plan social ?
La modification d’une monnaie a toujours des implications sociales et économiques. Des implications qui sont amplifiées quand cette modification est accompagnée par une dévaluation. Pour le cas présent, le premier impact sera la perturbation que les nouveaux billets provoqueront sur le marché.
Il faut un temps d’adaptation plus ou moins long pour s’habituer à la manipulation de ces nouveaux moyens de paiement et corriger les nombreux dysfonctionnements constatés. Le second impact est psychologique. L’impression de voir divisés par dix, du jour au lendemain, ses avoirs ne manquera pas de provoquer un choc pour la plupart des détenteurs d’actifs monétaires.
La troisième conséquence, et la plus grave, est et sera, indépendamment de la décote de la monnaie, la propension à l’augmentation des prix. Le changement de base de la monnaie incite à des glissements moins perceptibles des prix. Ajouter dix ouguiyas de la nouvelle monnaie peut passer inaperçu alors que cela correspond à une augmentation de cent ouguiyas dans l’ancien système.
Ainsi dans les quartiers populaires, la baguette de pain qui se vendait à 80 ouguiyas s’achète aujourd’hui à 10 nouvelles ouguiyas. Le ciment a augmente de 4,5%, le fer a béton de 17% et l’ensemble des produits alimentaires ont vu leurs prix augmenter. Ce phénomène est amplifié par l’anticipation de la dévaluation de la monnaie.
Le second volet de cette réforme est la dévaluation de l’ouguiya. Sur un an, l’euro à la vente est passé de 376,72 le 2 janvier 2017 à 429,5 le 3 janvier 2018 soit une dépréciation de 14% en un an. Il est attendu que le rythme de cette dévaluation va s’amplifier dans les jours et les mois à venir. Les dévaluations sont les conséquences de difficultés économiques et quand une monnaie perd constamment de sa valeur, son économie est déstabilisée.
Face à une telle situation, la première question est de savoir pourquoi notre économie est en crise au point de recourir à la dévaluation ? Cette crise est clairement le résultat de la politique économique suivie tout le long des neuf dernières années.
L’Etat s’est en effet lancé dans une politique d’investissement anarchique ignorant les besoins prioritaires du pays et méprisant les critères de bonne gouvernance. Cette politique s’est traduite par un énorme gaspillage de ressources et un endettement qui atteint aujourd’hui 4,700 milliards de dollars, en progression de 279% sur neuf ans, selon le Rapport Economique et Financier de novembre 2017.
Durant cette même période, les pouvoirs publics se sont engagés à grands frais dans une politique d’étatisation de l’économie et de mise sous tutelle des entreprises avec les résultats catastrophique que l’on constate aujourd’hui: L’état végétatif de la Snim et la liquidation d’autres entreprises publiques. Sur un autre plan, les pouvoirs publics se sont attaqués au secteur privé, celui qui devait tirer l’économie du pays vers le haut.
Le climat des affaires en a beaucoup pâti et une classe de nouveaux hommes d’affaires, sans expérience et sans qualification, tous proches du sommet de l’Etat se sont retrouvés du jour au lendemain des milliardaires grâce à des marchés de gré à gré.
La politique budgétaire suivie exerce une pression insoutenable sur les entreprises et les ménages et plus de 30% des ressources sont affectés à des projets qui ne répondent, pour la plupart, à aucun des critères de sélection et de bonne qualité de réalisation exigés par la recherche de l’efficacité et de la pertinence dans l’utilisation des ressources publiques.
Ce déséquilibre dans l’affectation des ressources se fait au détriment de la qualité des services publics prioritaires que sont l’éducation et la santé. A titre d’exemple et selon l’institut des statistiques de l’UNESCO, les dépenses publiques en éducation en % du PIB sont de 2,94% seulement en Mauritanie. Alors que, selon les mêmes sources, au Sénégal elles se situent à 7,22%, en Tunisie 6,25% et au Maroc 6,7%.
Une telle politique ne pouvait donc conduire qu’à la crise dans laquelle se débat actuellement notre économie. Et il est illusoire de penser qu’une dévaluation en douceur, ou par sauts de puces, ou par bonds peut apporter des solutions durables à cette crise.
La dévaluation ne peut constituer, à elle seule, un remède aux difficultés d’une économie malade. Elle peut soulager momentanément le secteur exportateur en augmentant mécaniquement le chiffre d’affaires des entreprises exportatrices et en diminuant, en termes réels, les salaires du personnel.
Mais les mêmes causes produisant les mêmes effets, on retombera très rapidement dans de nouvelles difficultés. Une dévaluation ne vaut que par la qualité et la pertinence des mesures d’accompagnement qui permettront une relance durable de l’économie.
En l’absence de telles mesures qui constituent généralement un changement radical de politique économique, les effets bénéfiques d’une dévaluation seront à la fois limités et éphémères. On attend toujours de telles rectifications de la part de nos autorités. Elles qui continuent à nier l’existence d’une crise et leur recours à la dévaluation.
Une dévaluation sans mesures d’accompagnement n’apportera que la perte de pouvoir d’achat, et donc de la chute du niveau de vie pour la population.
Toute perte de valeur d’une monnaie diminue automatiquement son pouvoir d’achat et appauvrit d’autant les populations. C’est un sacrifice fort qui ne doit être consenti qu’en contrepartie d’un avenir meilleur pour tous.
Un sacrifice qui intervient dans un contexte où le pays est confronté, cette année, à une sècheresse d’une ampleur inégalée ces dernières décennies…
Dans notre pays, l’érosion monétaire perdure depuis plusieurs années et risque de s’amplifier s’ajoutant à l’effet psychologique inflationniste de l’introduction de nouveaux billets à valeur faciale divisée par dix et à une politique fiscale étouffante. Dans un tel contexte où le monde rural sera confronté, cette année, à une sècheresse d’une ampleur inégalée ces dernières décennies, comme vous dites, il est à craindre que le degré de la paupérisation et de la précarité des citoyens atteigne les taux limites de l’insoutenable.
Propos recueillis par DL
le calame
Loupe. Mauritanie : que “cachent tous ces « changements” ?
Changement sur changement ! Jamais la Mauritanie n’a aussi été auréolée en symboles et souveraineté nationaux.
Un état civil « bio-numérisé », Un drapeau recousu, un hymne national rejoué, un sénat assassiné, une ouguiya démonétisée, une constitution « réformée », Diantre…. que la liste des changements est loin d’être finie. Tant les ambitions personnalisées de l’homme qui dirige le pays sont insatiables. Le Président Mohamed Ould Abdel Aziz n’est pas un continuateur de l’œuvre de ses prédécesseurs.
C’en est le conspirateur et parfait contempteur plutôt déterminé à effacer les traces de tout ce qui jusque-là faisait l’essentiel de l’héritage partagé ou non par les générations post- indépendance. Prônant une Mauritanie de ses réalisations à la dimension de ses prétentions.
Tel l’Américain Trump, Aziz bouscule tout et impose son autorité sans demander l’avis de quiconque sauf si c’est pour appuyer gaillardement sa décision. Du choix de son équipe gouvernementale à ses lieutenants au sein de l’armée, ses banquiers, ses courtisans privilégiés, l’homme possédé par on ne sait quel instinct de « changement » tisse avec dextérité peut-être, mais « impopulairement » sa toile.
Ni les grincements des dents des contestataires, moins encore les révélations sur des présumés scandales financiers qui le rattraperaient un jour ne semblent l’arrêter dans sa folle course d’aller au bout de ses rêves de devenir le héros des défis. Qui à l’heure actuelle a les moyens de le bouter hors du champ de la compétition lui qui n’avait comme dragon redouté que son défunt cousin Ely Ould Mohamed Vall ?
Pense-t-il désormais avoir les coudées franches pour gérer la Mauritanie tranquillement si loin longtemps que lui permettra sa résistance aux crises et contingences politiques. Ceux qui à tord ou à raison lui prêtent des intentions de tripatouiller la constitution pour briguer un troisième mandat soupçonnent l’homme aux commandes de jouer au séducteur en surfant sur tout ce qui représente une rupture avec le passé.
Ainsi Aziz multiplie les changements pour donner aux mauritaniens l’illusion que c’est lui seul qui détient les clés d’une Mauritanie nouvelle telle qu’il pense en être l’artisan. Or, en passant en revue tous ces changements opérés ces derniers temps, rien véritablement n’a bougé dans la vie des mauritaniens en termes de pouvoir d’achat des consommateurs, de leur bien-être social et économique en général. La nouvelle monnaie en circulation est égale à l’ancienne sur le plan de la valeur au moment où la grille des revenus des travailleurs reste immobilisée, particulièrement les petites et moyennes catégories.
Le changement subtil le plus attendu est celui dont les impacts sont prégnants sur le niveau de vie des populations. En effet la priorité est d’améliorer le quotidien des citoyens par un programme social pertinent visant à accompagner les catégories les plus vulnérables au lieu d’éternels plans d’interventions rapides sources de détournements des deniers publics.
Si le citoyen lambda frappé de plein de fouet par une crise sociale vertigineuse, vit dans la détresse, l’homme politique continue lui aussi de subir la volonté d’un président intraitable sur le terrain de l’alternance !
le renovateur




