Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Mauritanie: mobilisation pour la reconnaissance du FPC

samba thiamLe360 – Des opposants et des personnalités issus de la société civile ont signé une pétition pour la reconnaissance des Forces progressistes pour le changement (FPC), un mouvement issu des Forces de libération africaine de Mauritanie (FLAM).

Plusieurs leaders de l’opposition mauritanienne et acteurs de la société civile ont signé une pétition demandant aux autorités de reconnaître les Forces progressistes pour le Changement (FPC) comme parti politique.

Parmi ces responsables figurent Ahmed Ould Daddah, président du Rassemblement des forces démocratiques (RFD), Mohamed Ould Maouloud, leader de l’Union des forces de progrès (UFP) et président en exercice du Forum national pour la démocratie et l’unité (FNDU) ou Bodiel Ould Houmeid, député et président du Parti démocratique et social (El Wiam, opposition dite modérée).

Depuis trois ans, ce parti de la mouvance nationaliste noire, anciennement en exil sous l’appellation des Forces de libération africaine de Mauritanie (FLAM), a décidé de se redéployer dans le pays. Mais sa demande de reconnaissance a été rejetée par l’administration mauritanienne. Un recours introduit devant la Cour suprême en 2015 est resté sans suite, les autorités lui préférant le statu quo.

Face à cette situation, responsables, cadres, militants et sympathisants du FPC font remarquer que les autorités mauritaniennes ont donné récépissé à un parti “extrémiste” comme Nidhaa Al Watan (Défense de la Patrie), alors que des organisations telles que l’Initiative de Résurgence du mouvement abolitionniste (IRA) et les FPC, qualifiées “d’extrémistes” par le pouvoir, n’ont pas eu droit au même honneur. Ce qui dénote d’une politique de deux poids, deux mesures.

L’histoire des Forces de libération africaine de Mauritanie (FLAM), appellation «dont le choix semble avoir été le fruit d’un véritable marketing politique» selon la formule utilisée par un sociologue il y a une trentaine d’années, a connu de multiples péripéties, des tiraillements et une déchirure, qui a débouché sur un éclatement en trois groupes.

La première scission est intervenue au milieu des années 2000, aboutissant à la naissance de l’aile des FLAM/Rénovation, dirigée par le Pr Ba Mamadou Bocar. Les éléments de cette frange du mouvement ont intégré l’Alliance pour la Justice et la Démocratie/Mouvement pour la Réconciliation (AJD/MR), le parti du président Sarr Ibrahima Moctar.

Le Pr Ba Mamadou Bocar, ex-président des FLAM/ Rénovation, est actuellement vice-président de l’AJD/MR. Il a été élu député sur la liste départementale de Nouakchott à l’issue des législatives de décembre 2013. Une aille des FLAM, dirigées par le président historique du mouvement, Samba Thiam, a décidé de rentrer au pays il y a trois ans, après plus de 30 ans d’exil. De retour à Nouakchott, les responsables de cette mouvance ont été reçus en audience par le président Mohamed Ould Abdel Aziz.

Une fois installés en Mauritanie, Samba et ses camarades ont décidé de fonder un parti politique sous le nom des Forces progressistes pour le changement (FPC). Celui-ci court toujours derrière une reconnaissance officielle, devenue une véritable Arlésienne.

Une troisième aile des FLAM, qui réclame «l’étincelle originelle» sous la houlette de Ba Mamadou Sidy, est toujours en exil et ses dirigeants réclament l’héritage des années de braises.

Les FLAM, acronyme intimement lié à la répression qui s’est abattue sans discernement sur toute la communauté négro africaine sous le régime de Maaouya Ould Sid’Ahmed Taya à partir de 1986, ont été créées en 1983, sous le règne du colonel Mohamed Khouna Ould Haidallah.

Par notre correspondant à Nouakchott
Cheikh Sidya 

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États-Unis : Donald Trump traite plusieurs pays africains de « pays de merde »

États-Unis : Donald Trump traite plusieurs pays africains de « pays de merde » Donald Trump s’est emporté jeudi lors d’une réunion avec des parlementaires à la Maison Blanche, cette fois, il était question d’immigration. Le locataire de la Maison-Blanche a qualifié plusieurs nations africaines, Salavador et Haïti de “pays de merde”.

Le milliardaire républicain recevait dans le Bureau ovale plusieurs sénateurs, dont le républicain Lindsey Graham et le démocrate Richard Durbin, pour évoquer un projet proposant de limiter le regroupement familial et de restreindre l’accès à la loterie pour la carte verte. En échange, l’accord permettrait d’éviter l’expulsion de milliers de jeunes, souvent arrivés enfants aux États-Unis.

« Pourquoi est-ce que toutes ces personnes issues de pays de merde viennent ici ? », a demandé le président Trump lors des discussions, selon le Washington Post, qui cite plusieurs sources anonymes. (La phrase exacte, en anglais, étant : « Why are we having all these people from shithole countries come here ? »)

Des Norvégiens plutôt que des Haïtiens

Selon ces sources, l’homme d’affaires devenu président faisait référence à des pays d’Afrique ainsi qu’à Haïti et au Salvador, expliquant que les États-Unis devraient plutôt accueillir des ressortissants de la Norvège, dont il a rencontré la Première ministre la veille. « Pourquoi avons-nous besoin de plus d’Haïtiens ? », aurait encore demandé le président, selon le quotidien.

De son côté, le New York Times, qui fait état également des mêmes propos du président, citant des participants non identifiés à la réunion, avait rapporté en juin dernier que Donald Trump avait assuré lors d’une autre réunion sur l’immigration, que les Haïtiens « ont tous le sida ». La Maison-Blanche avait alors démenti.

Nous pouvons dire maintenant avec 100% de certitude que le président est un raciste

Membre du Congrès, le démocrate Luis Gutierrez a réagi en déclarant: « Nous pouvons dire maintenant avec 100% de certitude que le président est un raciste qui ne partage pas les valeurs inscrites dans notre Constitution ».

Sa collègue républicaine Mia Love, d’ascendance haïtienne, a jugé pour sa part « désobligeants » et « clivants » les propos présidentiels et demandé des excuses. « Cette attitude est inacceptable de la part du chef de notre nation », a-t-elle déclaré dans un communiqué.

L’ancien Premier ministre Haïtien, Laurent Lamothe, a s’est indigné contre le « manque de respect et l’ignorance » du président Trump sur son compte Twitter.

La défense de Trump : l’attaque

La Maison-Blanche n’a pas nié que le président américain a tenu ces propos. « Certaines personnalités politiques à Washington choisissent de se battre pour des pays étrangers, mais le président Trump se battra toujours pour le peuple américain », a souligné un porte-parole de l’exécutif, Raj Shah, dans un communiqué.

« Comme d’autres nations ayant une immigration fondée sur le mérite, le président Trump se bat pour des solutions durables qui renforcent notre pays en accueillant ceux qui contribuent à notre société, font croître notre économie et s’assimilent à notre grande nation », a-t-il poursuivi.

Les parlementaires étaient présents pour évoquer les discussions entre les responsables des deux partis pour encadrer le sort des « Dreamers », les jeunes bénéficiaires du programme appelé Daca (Deferred Action for Childhood Arrival), hérité de l’administration Barack Obama. Les négociations sont ardues entre la Maison-Blanche et les parlementaires sur ce projet.

En septembre, le président Trump a abrogé le programme qui a permis à 690 000 jeunes, entrés illégalement aux États-Unis alors qu’ils étaient enfants, de travailler et d’étudier en toute légalité en les protégeant de l’expulsion. Il a donné jusqu’au 5 mars au Congrès pour trouver un compromis.

jeune afrique

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Mauritanie : 14 partis de l’opposition signent une pétition pour la reconnaissance des FPC ( parti des ex FLAM)

Quelque 14 partis politiques évoluant dans l’opposition mauritanienne ont signé une pétition en faveur de la reconnaissance du parti des Forces Progressistes du Changement (FPC) qui s’est substitué aux Forces de libération des Africains de Mauritanie (FLAM), indique un communiqué reçu mercredi à APA.

Parmi les signataires figurent le Rassemblement des forces démocratiques (RFD) d’Ahmed Ould Daddah, Tawassoul (islamistes) et l’Alliance populaire progressiste (APP) dirigée par Messaoud Ould Ould Boulkheir.

La pétition a été également signée par SOS Esclaves et la Confédération libre des travailleurs de Mauritanie (CLTM).

Dans leur communiqué, les FPC ont rappelé avoir été créés en août 2014 à l’issue d’un congrès à Nouakchott, soulignant que le ministère de l’Intérieur mauritanien a attendu 8 mois pour notifier le rejet de leur dossier.

Pour elles, la décision du ministère est une «violation flagrante de la loi ».

Le communiqué a ajouté que les voies de recours juridique suivies, « voilà plus de deux ans, se sont révélées jusque-là vaines, puisque de report en report, l’examen du dossier reste toujours pendant au niveau de la cour suprême ».

Les FPC se sont estimées « manifestement victimes d’un arbitraire et d’une discrimination patente de la part du Gouvernement mauritanien ».

Les FLAM ont milité en exil pendant 23 ans pour réclamer les droits, qu’ils jugent usurpés, de la population négro-africaine de Mauritanie.

En retour, elles sont accusées à Nouakchott de manifester de la haine envers les arabo-berbères de Mauritanie et de chercher à disloquer l’unité nationale du pays.

les signataires sont:

Mohamed Jemil Mansour TAWASSOUL
Ahmed Daddah       RFD
Mohamed ould Maouloud   UFP
Saleh ould Hanena        HATEM
Boydiel ould Hamoïd      El WIAM
Messaoud ould Bulkheir    APP
Yahya Ahmed Waghef        ADIL
Ba  Mamadou Alassane     PLEJ
Ibrahima  Moctar Sarr       AJD/mr
Mohamed ould Dellahi    PMDE/ecologie
Abdessalam      Horma       SAWAB
Mody  Mohamed            MPR
Tijane Keita         UNDD
Isselmou ould Hanefi          USD
Boubacr  Messaoud    SOS/esclaves
Samory ould Beye          CLTM

 

Senalioune

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Mauritanie Chinguetti, la sagesse du sable

Chinguetti, la sagesse du sable«Capitale spirituelle de la Mauritanie», «Septième ville sainte de l’Islam», «Sorbonne du désert»… Chinguetti collectionne les appellations et… les montagnes de sable qui menacent son existence même.        

 

Chinguetti est généreuse. À celui qui déambule entre les murs ocre, les enfants et les quelques chèvres qui dévorent des débris de sacs de plastique, elle offre son sable. Les chaussures frôlent l’indigestion et, sitôt vidées, les voilà de nouveau pleines. C’est qu’elle en a à revendre du sable Chinguetti tout comme ses voisines, les cités fortifiées (ksars) de Tichitt, Oualata et Ouadane, fondées aux XIe et XIIe siècles et classées elles aussi au patrimoine mondial de l’UNESCO. Quatre cités menacées par les tendances expansionnistes de l’erg Ouarane, le plus grand ensemble dunaire de Mauritanie (1000 km²).

Chinguetti, c’est la promesse d’une aventure. C’est l’erg qui nous fait de l’œil à quelques centaines de mètres du minaret coiffé de ses cinq œufs d’autruche. C’est des hommes en bleus accroupis contre les murs de torchis qui nous observent nonchalamment. C’est aussi les femmes drapées dans leur melahfa, un grand voile (quatre mètres environ) de tissu aux couleurs vives. Le désert est donc habité. Et il fait du bruit. Et il est coloré. Et il a des objets d’artisanat en stock, quantité de bijoux et babioles qui se sont accumulés alors que l’économie locale s’effondrait à partir 2009 avec le départ des tour-opérateurs.

Passé glorieux, présent incertain

Derrière les murs de pierres de la bibliothèque appartenant à Seif Islam, des centaines d’ouvrages d’une rareté inestimable sommeillent, conservés depuis des siècles par la sécheresse ambiante et les bons soins prodigués par la famille de Seif Islam, les Al Ahmed Mahmoud. «On continue à se débrouiller avec les moyens du bord. Ce n’est pas l’idéal, mais on le fait avec amour, par devoir aussi », confie Seif, descendant d’une famille de cadis, la caste mauritanienne des érudits.

Au début du siècle, le ksar comptait une trentaine de bibliothèques. Aujourd’hui en comptant celle de la famille Al Ahmed Mahmoud, elles ne sont plus que cinq. Cinq pour sept mille livres. Autant de trésors à protéger contre le temps qui passe, la chaleur desséchante et le travail d’usure du sable. Seif Islam est un résistant dont la voix veloutée masque une volonté d’acier. Il enfile ses gants, feuillette un coran en peau de gazelle, récite quelques sourates, puis se lance, exalté, dans un récit sur la grandeur passée de Chinguetti. Loue le rayonnement de sa zaouïa, sa confrérie religieuse désormais détruite, sa medersa, son école coranique toujours sur pied, ses dix-sept mosquées… Regrette le temps où passaient des caravanes de 20 000 dromadaires… Déplore les promesses d’aide à la conservation non tenues par l’UNESCO et la menace permanente d’ensablement.

Coups de pelle et du destin

Contre les dunes, les habitants résistent. À coups de pelle, beaucoup. À coup de subventions, aussi. Moins. Pas assez. La dernière date de 2003. «Le cadeau de l’Europe ? Des pelles et quelques brouettes», ironise Meriem, une habitante qui me poursuit à travers la ville dans l’espoir de me refiler quelque babiole.

On distingue, derrière les couleurs de sa melahfa et la colère de ses gestes effrénés des traces de pinceau rouge sur les murs, marques de l’ancien niveau du sable, situées à trois mètres au-dessus du sol aujourd’hui sillonné par les jouets en ferraille des enfants. «Certaines maisons avaient été complètement submergées, se souvient Meriem, qui de commerçante se transforme subitement en historienne. Tout le monde s’était mobilisé pour sauver la ville. Ça tiendra jusqu’à la prochaine fois…»

Méditant ses paroles je remonte vers notre auberge. Le soleil se couche sur Chinguetti avec un goût de «dernière fois». Dernière ampoule électrique avant une semaine, dernier minaret, dernière nuit en intérieur, dernier robinet… Demain, nous troquerons les murs du ksar contre les rondeurs des dunes, en compagnie de notre guide et de l’équipe de chameliers. Direction l’erg Ouarane. Rien ne peut m’arriver, car Meriem a réussi sa mission: je repars de Chinguetti avec un chapelet qui me protégera contre les djinns du désert.

A suivre…

Par Jérémie Vaudaux, pour A/R (mis à jour à )
 
Source : liberation.fr

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Mauritanie : trois années d’activité de plus pour les officiers

Mauritanie : trois années d’activité de plus pour les officiers La présidence de la république mauritanienne a rendu public mercredi un décret augmentant de trois ans l’âge de la retraite pour les officiers mauritaniens, selon des sources sécuritaires qui se sont confiées à Sahara Media.

La même source précise que le décret a été officiellement promulgué et distribué mercredi à l’ensemble des services sécuritaires et qu’il entrera en vigueur cette année 2018.

Ce nouveau décret s’élargit à l’ensemble des officiers mauritaniens, y compris le chef d’état major général des armées, le général de division Mohamed O. Mohamed Ahmed El Gazouany mais aussi d’autres officiers haut gradés de l’institution militaire.

Ce nouveau texte met un terme aux spéculations sur l’éventualité de la candidature du général El Gazouany aux élections présidentielles en 2019, alors qu’il devait aller à la retraite cette année. Il restera donc en activité jusqu’en 2021.

Son éventuelle candidature à la présidence de la république demeurera tributaire de sa démission de l’armée nationale, comme l’avait fait en 2009 le chef de l’état actuel, Mohamed O Abdel Aziz.

La Mauritanie se prépare à des élections présidentielles importantes en 2019, que la constitution empêche l’actuel chef de l’état de briguer, une position qu’il avait lui-même soutenu à plusieurs reprises.

Dans un précédent entretien accordé à des médias, le président Mohamed O. Abdel Aziz avait annoncé qu’il soutiendrait un candidat aux prochaines élections présidentielles, sans en dévoiler l’identité.

Une révélation qui avait ouvert la porte à de multiples spéculations sur la nature de ce candidat, certains soutenant qu’il s’agira d’une personnalité proche du président, d’autres évoquant une personnalité qui sera issue de l’institution militaire.

 

saharamedias

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