Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Communiqué du Conseil des Ministres du Jeudi 22 Mars 2018

Communiqué du Conseil des Ministres du Jeudi 22 Mars 2018Le Conseil des Ministres s’est réuni le Jeudi 22 Mars2018 sous la Présidence de son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République.

Le Conseil a examiné et approuvé le deux projets de lois suivants :

– Projet de loi autorisant la ratification de l’accord de prêt, signé le 11 février 2018 entre la République Islamique de Mauritanie et le Fonds Africain de Développement (FAD), destiné au financement du Projet d’Appui à la Modernisation de l’Infrastructure Financière (PAMIF).

Le prêt objet du présent projet de loi porte sur un montant de trois millions six cent mille Unités de Compte, soit l’équivalent d’environ cent quatre-vingt cinq millions MRU, remboursable sur une période de 30 ans, dont un différé de 5 ans, avec un taux d’intérêt de 1% par an sur le montant du principal du prêt décaissé et non encore remboursé, une commission de service de 0,75% par an sur le montant du principal du prêt décaissé et non encore remboursé et une commission d’engagement de 0,5% sur la partie non décaissée du prêt.

– Projet de loi autorisant la ratification de l’accord de prêt, signé le 11 février 2018 entre la République Islamique de Mauritanie et le Fonds Africain de Développement (FAD), destiné à participer au financement du programme d’Appui aux Réformes Economiques et à la Diversification de l’Economie-phase II (PARED II).

Le prêt objet du présent projet de loi porte sur un montant de quatre millions d’Unités de Compte, soit l’équivalent d’environ deux cent quatre millions MRU, remboursable sur une période de 30 ans, dont un différé de 5 ans, avec un taux d’intérêt de 1% par an sur le montant du principal du prêt décaissé et non encore remboursé, une commission de service de 0,75% par an sur le montant du principal du prêt décaissé et non encore remboursé et une commission d’engagement de 0,5% sur la partie non décaissée du prêt.

Le Conseil a également examiné et adopté les projets de décrets suivants :

– Projet de décret fixant les modalités de désignation des membres du Comité directeur et Election du Président et du Vice-Président de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI).

Le présent projet de décret abroge et remplace le décret n°2012-117 du 13 mai 2012 fixant les modalités de désignation des membres du Comité Directeur de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI).

Il intervient pour prendre en compte les modifications apportées à la loi organique n° 2012-027 du 12 avril 2012 portant institution de la Commission Electorale Nationale Indépendante dans le cadre des réformes institutionnelles issues de l’accord politique entre la majorité présidentielle et certains partis et groupements politiques de l’opposition.

– Projet de décret portant nomination du Président et des membres du Conseil d’Administration de Mauritanian Airlines International.

– Projet de décret modifiant et complétant certaines dispositions du décret n° 2015-054 en date du 05 mars 2015 fixant les règles d’organisation et de fonctionnement du Parc National du Banc d’Arguin.

Le présent projet de décret vise à abroger et remplacer l’article 10 du décret n° 2015-054 du 26 février 2015 fixant les règles d’organisation et de fonctionnement du Parc National du Banc d’Arguin relatif au Conseil scientifique du Banc d’Arguin.

Outre le renforcement de la présence des nationaux au sein de cet organe scientifique consultatif, la modification ainsi apportée devra permettre de redynamiser son action et lui assurer davantage de proactivité pour faire face aux pressions et menaces qui pèsent sur l’espace vital du PNBA.

Le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération, a présenté une communication relative à la situation internationale.

Le Ministre de l’Intérieur et de la Décentralisation a présenté les deux communications suivantes :

– Communication relative à la situation intérieure.

– Communication relative à la Stratégie Nationale de Décentralisation et de Développement Local.

Cette communication présente les grandes lignes du processus d’élaboration d’une nouvelle stratégie nationale intégrée et inclusive de décentralisation et de développement local. Ladite stratégie devra, d’une part, prendre en compte les contraintes mises en évidence par l’expérience passée, et d’autre part être à la hauteur des perspectives ouvertes par la nouvelle configuration territoriale issue des récentes réformes constitutionnelles marquées notamment par la création des Conseils Régionaux.

Le Ministre de l’Hydraulique et de l’Assainissement a présenté une communication relative à l’état des lieux et perspectives de la SNDE.

Cette communication fait l’état des lieux de la SNDE en termes de moyens mis à sa disposition et des défis et contraintes auxquels elle fait face. La communication propose également un train de mesures institutionnelles, managériales et techniques devant permettre à terme, à l’entreprise d’améliorer ses performances, de réduire ses charges d’exploitation et d’atteindre l’équilibre financier.

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La chasse interdite dans 5 wilaya du pays

Mauritanie : la chasse interdite dans 5 wilaya du paysLe gouvernement mauritanien a publié mercredi une circulaire conjointe du ministre de l’intérieur et celui de l’environnement interdisant la chasse dans 5 wilayas dans le nord du pays, l’Adrar, Dakhlet Nouadhibou, le Tagant, Tiris Zemour et Inchiri.

La raison invoquée serait la disparition de plusieurs espèces d’animaux et d’oiseaux sauvages. La circulaire demande aux autorités de ces wilayas une grande rigueur et des mesures coercitives contre les contrevenants à cette interdiction afin de favoriser la régénération de la faune sauvage et la lutte contre la désertification.

Le fonds international pour la protection des outardes a lancé il y a près de deux semaines le premier projet du genre en Mauritanie destiné à la réintroduction de cette espèce dans une grande partie du Sahara mauritanien.

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Ould Mansour : Cheikh Al-Azhar partenaire dans l’écoulement du sang des Égyptiens

altLe penseur islamique Mohamedd Jemil Ould Mansour a déclaré que le cheikh d’Al-Azhar Ahmed al-Tayeb a donné une image choquante des érudits musulmans et de la facilité de soumission qu’ils adoptent face à  l’injustice et la tyrannie. Il est également un partenaire de Sissi dans la mort d’Egyptiens innocents et la destruction de leur pays. « 

Ould Mansour  a indiqué , dans un post sur son compte sur le  réseautage social Facebook,  que : » La position d’Ahmed Tayeb est une violation flagrante du statut d’un savant du niveau  du cheikh Al-Azhar, en cette  étape que connaît  l’Egypte.  Au lieu de promulguer la verité,  choisir de se faire ignorer ou mieux !! se taire, il s’est rangé dans le camp  du coup d’état sanglant du géneral Sissi.  »

Texte du post de Jemil :

J’ai suivi une partie de ce qui a été écrit à l’occasion de la visite du  Cheikh  d’Al-Azhar ,  Ahmed al-Tayeb en Mauritanie,  et j’ai jugé  approprié de donner mon point de vue, souhaitant qu’il soit utile:

1 – J’ai constaté en  l’attitude du  Dr Ahmed Tayeb , une violation claire de ce que devrait etre  la position d’un savant , cheikh d’Al-Azhar, en ce qui concerne ce qui se passe en Egypte . Au l ieu de promulguer la verité,  choisir de se faire ignorer ou mieux !! se taire, il s’est rangé dans le camp  du coup d’état sanglant du géneral Sissi, qui a tué le rêve des Egyptiens ,  a versé leur sang et ruiné leur pays.

Il a ainsi  donné une vile image des savants musulmans et la facilité de leur soumission à l’injustice, la tyrannie.  Il n’est que normal de critiquer  la position de ce savant et démontrer ses aspects apparents que tout le monde constate.

2- Les missions  de Al-Azhar Al-Sharif  étaient destinées ,  notamment en Afrique , à la diffusion du savoir  par la plus grande institution scientifique sunnite du monde , avant qu’elle ne  se transforme en une adresse pour promouvoir le discours politique et l’alliance politique. Les indices malheureux se multiplient et renforcent la menace qui pése sur  la nation ,sa religion , sa liberté et son avenir .

3-  Certains de ceux qui ont écrit et commenté la visite en Mauritanie du Cheikh Al Azhar  ont utilisé des mots offensants et inappropriés concernant  cette université . Ce phénomène  qui s’est propagé récemment ,ne convient pas à ceux qui l’utilisent. Lancer des polémiques humiliantes ne se justifie pas,  quelque soit la gravité et  l’ampleur de la violation commises par  l’intéressé .

La moquerie et l’insulte sont déplorables et  expriment  le comportement de qui detient des idées irrespectueuses  .Une bonne attitude exige un bon style et des  phrases décentes.

Source : http://zahraa.mr/node/15978

Traduit par Adrar.Info

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Ligne rouge : Le Président Aziz lui-même verse dans le racisme

Ligne rouge : Le Président Aziz lui-même verse dans le racismeCisse Housseynou – On ne peut en aucun cas nier le racisme envers les noirs en Mauritanie. Ce racisme institutionnalisé devient regrettablement un code de vie.

L’objectif de l’état est de maintenir les négro-mauritaniens dans une vie sans espoir et dans un perpétuel combat sans fin à la quête d’un avenir meilleur. On les fait cohabiter avec l’inquiétude et l’incertitude des besoins les plus misérables afin qu’ils restent le valet d’un petit maure pour survivre. Tous les noirs qui servent l’état ne sont là que par la magie visible d’une main mauresque. Libre à vous de penser à certains de nos ministres. Je ne suis nullement celui qui oriente votre regard.

La logique voudrait que le petit « kori » ou « haratanie » soit la chose d’un « Ould » pour que son âme puisse avoir de la valeur. On s’en fout royalement de ses diplômes, de son savoir, de son expérience et du plus qu’il peut apporter à la nation.

Le jeu de la couleur l’a prédestiné à rester l’esclave qui au bureau devra faire tout le travail pour son chef qui lui n’a pas besoin de compétence ou de qualificatif pour se taper injustice les honneurs et privilèges du poste.

Le pauvre « nègre de service » devra endosser toutes les erreurs et magouilles du « pavon » et tomber à la première occasion. Je ne prendrai jamais Macina en exemple. L’intelligence, l’avoir et la réussite ont même une couleur.

Le président Aziz malgré ses promesses, persiste gauchement dans cette logique de dominations et de marginalisassions. Toutes ses nominations, ses orientations et même ses réalisations ont une saveur particulièrement maure. Je défie quiconque à me prouver le contraire. L’administration Mauritanie, la justice Mauritanienne, l’armée, la politique et l’avenir sont d’un goût maure.

Ceci est un constat sans appel qui peut être effectué par tout homme de raison qui craint Dieu plus que le regard du chef. Le noir doit la fermer et aider ce système dans sa folie ou prendre la route de l’exil comme nombre de Mauritaniens.

Il nous faut reconnaitre, par honnêteté que ce raciste n’est nullement une affaire d’une race ou d’une ethnie tout entière mais d’un système génocidaire et extrémiste. J’en connais personnellement des maures qui ont souffert et peine à devenir.

Mais en toute franchise c’est à un niveau moindre et le paradigme de discrimination dans ce cas serait la région, la tribu, l’appartenance politique. De toute façon l’exception confirme la règle. Tous les noirs sont en train de souffrir du raciste et de la discrimination dont les auteurs sont exclusivement des maures et nullement tous les maures.

L’admission de cette situation animale peut être et doit être le point de départ d’une révolution positive pour le bien du peuple dans son ensemble. Mais ce changement ne peut venir que de tout le peuple qui pour se révolter doit s’unir, se préparer et dépasser le discours extrémiste qui jusqu’ici ne fait que l’affaire des hommes du système qui pillent et divisent à ciel ouvert.

Ils se servent du discours religieux afin de continuer à créer une lueur d’appartenance commune immatriculée faussement sous l’islam et qui constitue notre bile. A défaut, nous entretiendrons davantage les germes d’un chaos pour l’avenir de notre peuple dans son ensemble.

Nous gagnerons à régler notre problème avant que nos enfants le fassent à leur triste manière avec les mains de parrains malintentionnés. Quel que soit le détenteur de la puissance des armes nous y perdons notre pays et nos enfants. Que Dieu nous en garde et ouvre nos yeux afin que nous soyons parmi les justes.

Cissé Housseynou Birama
L’avocat du peuple

CRIDEM

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Lobatt Fall parle – «Quand on est opérateur économique, il faut être du côté du pouvoir»

Lobatt Fall parle – «Quand on est opérateur économique, il faut être du côté du pouvoir»«Pompiers» ne bruit plus de ses klaxons de véhicules d’antan, depuis le transfert de la gare routière aux Baux maraîchers. Tous les transporteurs ont quitté, mais Lobatt Fall lui, a choisi de ne pas bouger. Dans ce jadis centre du Sénégal aux départs et arrivées informels, reliant toutes les régions, le vétéran politique y gagne encore sa vie, et pas seulement dans le transport. Le téléphone sonne «Saygué», cette chanson reprise par un autre Thioubalo, comme lui, Baba Maal. Qui ne connaît pas cet as du transport public à la future Cité de l’émergence ? Rien d’un milliardaire, ou même d’un petit millionnaire. Il a laissé ses bureaux pour vivre l’ambiance à laquelle il est habitué : Restaurants, ateliers mécaniques, magasins… «Il est là, allez-y !» Ô surprise ! Le doigt de ce guide est pointé vers un hangar noyé par des gargotes. Un boubou violet, des cheveux encore noirs et un crâne qui ne résiste pas à ses 86 ans. L’ancien député du Parti socialiste, puis conseiller économique et social version Pds, et aujourd’hui conseiller départemental apr, ne renonce pas à la politique. «Je ne peux être qu’avec le pouvoir. L’opposition, ce n’est que des problèmes», dit-il, sans autre théorie. C’est à l’image de ses temps de parole à l’Assemblée nationale, exclusivement en pulaar, souvent mâtinés d’un français saccagé plongeant l’Hémicycle dans une séquence d’hilarité. Dans sa couchette de misérable, cachée par une couverture veloutée, l’enfant de Thioubalel Lao, rêve même d’un «troisième ou quatrième mandat» pour Macky Sall. Il prépare son meeting de soutien au président de la République, parrainé par le ministre des Finances Amadou Bâ. Depuis «Pompiers», montez à bord avec Lobatt Fall. 

Quel est le sens de votre meeting du samedi 23 avril ? 
Après la victoire du «Oui» dans le département de Podor, nous avons décidé de travailler pour la réélection du Président Macky Sall en 2019. Nous sommes tous contents que notre département soit le premier en termes de voix en faveur du «Oui». Le meeting de soutien que nous comptons organiser samedi (demain), sous la présidence du ministre de l’Economie et des finances, Amadou Bâ, sera une occasion de sonner la mobilisation. Au-delà de Podor, nous comptons sur tous les ressortissants du Fouta pour que ce meeting soit un véritable succès. Je puis vous dire que certains doivent quitter les différentes localités de Podor ce vendredi pour participer à cette manifestation et soutenir le ministre Amadou Bâ et moi. 

Pourquoi avez-vous choisi Amadou Bâ pour présider ce meeting ? 
Je l’ai choisi parce que c’est d’abord un parent, mais aussi parce que c’est un militant du parti engagé. A travers lui, je souhaite que tous les ressortissants de cette zone soient unis pour soutenir le président de la République. Si j’avais vu un autre militant comme Amadou Bâ, qui a autant d’engagement pour accompagner Macky Sall dans sa volonté de faire émerger le pays, je l’aurais choisi. 

Quand est-ce que vous avez rallié l’Apr ? 
Avant même le premier tour de l’élection présidentielle de 2012, Macky Sall était venu me voir chez moi. Nous avons discuté et je lui ai dit que je le considérais comme un neveu. Donc, je ne le soutiens pas parce qu’il est devenu président de la Répu­blique mais parce c’est un neveu et un parent. Et nous ne ménagerons aucun effort pour nous donner les moyens de le faire réélire. 

C’est déjà connu qu’en étant militant de l’Apr, vous soutenez son leader. Pourquoi alors aujourd’hui un meeting de soutien ? 
Nous avons décidé de tenir ce meeting au lendemain de la victoire du «Oui» au référendum du 20 mars dernier. Et donc, nous avons estimé que cela méritait d’être célébré et, en même temps, que nous exprimions toute notre satisfaction à l’endroit du Président et de son ministre des Finances. 

Vous dites que le département de Podor est premier, mais certains responsables de Matam aussi disent la même chose ? 
Non ! Matam vient après nous. Si vous revoyez les résultats, vous vous rendrez compte que le «Oui» a engrangé plus de voix à Podor. Mais bon, c’est la même chose parce que nous avons le même but : aider le Président, son Gouvernement, son ministre des Finances. 

Quel âge avez-vous au­jour­d’hui ? 
Je suis né en 1930, je dois avoir 86 ans. 

A cet âge, vous ne pensez pas que vous devriez prendre votre retraite politique ?
J’ai commencé à faire de la politique avec Senghor, Lamine Guèye, puis avec Abdou Diouf et dernièrement avec Abdoulaye Wade. C’est vous dire que j’ai soutenu tous ces hommes politiques. 

Est-ce parce qu’il n’est pas facile d’abandonner la politique ? 
Non ! Ce n’est pas cela, je le fais juste pour aider les gens. Quand on est vieux, il faut aider les plus jeunes. J’ai des sympathisants à qui je peux demander de m’aider à soutenir un homme politique. Chez nous, au Fouta, nous cultivons des valeurs com­me l’entraide. 

Puisque vous avez pratiqué tous les chefs d’Etat. Qui est le meilleur parmi les quatre ? 
J’ai la même considération pour chacun d’entre eux. Chacun d’entre eux a fait pour moi ce qu’il devait faire. 

Pourquoi vous soutenez toujours celui qui est au pouvoir ? 
Je suis au Sénégal et je suis un homme d’affaires. Quand on travaille dans le secteur de l’économie, il faut toujours être du côté du pouvoir. Ça ne sert à rien de se mettre à dos un Gouver­ne­ment. C’est seulement l’opérateur économique qui risque d’en pâtir. Donc, quel que soit le régime en place, si celui-ci accepte de travailler avec vous, il n’y a aucun problème. J’ai eu à travai­ller avec chacun de ces Prési­dents et en de bons termes. 

Si, demain, il y a un autre président de la République, vous ferez pareil ? 
Oui, je travaillerai aussi avec lui. 

Vous ne vous souciez pas de la transhumance ? 
Non ! Ce qui importe, c’est de travailler avec le Gouvernement en place. 

Vous avez été député sous le régime socialiste, membre du Conseil économique et social sous Wade… 
(Il coupe) J’ai été député pendant 10 ans, membre du Conseil de la République pour les affaires économiques et sociales (Craes)… 

Et aujourd’hui, qu’attendez-vous du Président Ma­cky Sall ? 
Je veux juste l’aider à atteindre ses objectifs. On ne peut pas dire qu’on n’attend rien de personne, mais je veux juste préciser que je ne le soutiens pas pour avoir un poste en retour. 

Vous êtes conseiller dé­par­temental à Podor. Cela vous agréerait-il d’être mem­­bre du Haut conseil des collectivités territoriales ? 
J’en ai entendu parler, mais on ne se nomme pas dans cette structure… 

Mais si on vous le propose, allez-vous accepter de siéger ? 
Bien sûr que je prendrai ce siège (éclats de rire). 

Votre conception de la politique, c’est de toujours soutenir le président de la République… 
Je ne lâcherai jamais quelqu’un qui est au pouvoir. 

Vous ne voulez pas être dans l’opposition ? 
Non ! Je ne veux pas être dans l’opposition. 

Pourquoi ? 
Parce que l’opposition, ce ne sont que des problèmes, des divergences, de la haine. Quand quelqu’un devient Président, il faut accepter que c’est la volonté divine et le soutenir. Et tout le reste n’a pas d’importance. Donc, quelle que soit la décision que je prends, je veux qu’elle soit celle de Dieu avec l’aide de ma famille, du Gouvernement et que le Président ne se fâche pas contre moi. 

Qu’est-ce que le régime de Macky Sall a réalisé à Po­dor ? 
Vous avez déjà entendu parler des projets qui sont prévus là-bas. 

Ce sont des projets dans quels domaines ? 
Dans le domaine des infrastructures, des routes, il y a différents types de projets qui sont prévus dans cette zone. 

Est-ce qu’ils sont en train d’être mis en œuvre ? 
Oui, ils ont commencé à les mettre en œuvre. 

C’est ce qui explique votre soutien à l’endroit du Prési­dent Sall ? 
Je vous ai dit que c’est d’abord parce que c’est un neveu et un parent. Quand il passait dans ma zone, il disait : «C’est le village de mon oncle Lobatt.» 

Mais quand votre «neveu» a eu des problèmes avec Abdoulaye Wade, vous ne l’aviez pas soutenu à l’époque ? 
J’ai commencé à le soutenir depuis qu’il a commencé ses activités. A la veille de la Présidentielle, il est resté chez moi jusqu’à 23h. Nous avons partagé le dîner et pris du thé ensemble… 

Mais à cette époque, vous étiez encore au Conseil économique et social… 
Oui à l’époque, c’était le Craes. 

Quelle analyse faites-vous de la situation du pays ? 
Je veux juste qu’on aide le Président à avoir un deuxième mandat. 

Dans vos activités, avez-vous ressenti le transfert de la gare de «Pompiers» vers les Baux maraîchers ? 
J’ai décidé de rester à «Pompiers» parce que c’est ici que j’ai mes magasins, mon bureau, toutes mes activités tournent autour de cet espace. Rien n’a changé dans mes activités. Si ça n’a pas connu une hausse d’ailleurs… 

Vous avez constaté une meilleure santé de vos activités ? 
Je rends grâce à Dieu. 

N’êtes-vous pas frustré par le fait que le Gouver­ne­ment ait transféré la gare à Pikine ? 
Je ne peux pas être frustré parce que le Gouvernement a pris sa décision et je n’y peux rien. 

Mais c’est une décision qui ne vous a pas plu ? 
Tout ce que je peux dire, c’est que je ne peux pas quitter «Pompiers». 

Est-ce qu’on peut toujours dire que Lobatt Fall est un homme riche ? 
Je dis Alhamdoulilah, j’arrive à satisfaire mes besoins. 

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