Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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APP appelle à contrer l’achat de conscience et les méthodes de fraude et de falsification en Mauritanie

altLe  parti Alliance  progressiste populaire (APP) dirigé par Messoud Ould Belkheir appelle les citoyens,  à  contrer et  combattre la méthode  de l’achat des consciences ainsi que  les  fraudes et  falsifications des opérations d’adhésion aux partis politiques  et de dénoncer leurs auteurs .

Le parti a exigé , dans un communiqué de presse,  que les citoyens devraient être immunisés contre la falsification de leurs papiers d’état civil, qu’ils n’ont pu acquérir qu’après moult tractations et contraintes

Et qu’ils doivent  protéger leur droit à voter librement et à se faire respecter leur droit de choisir.

Lire la suite :http://zahraa.mr/node/16036

Traduit par adrar.Info

Déclaration de l’APP sur la collecte de cartes d’identité et appel à la mobilisation
Déclaration de l'APP sur la collecte de cartes d’identité et appel à la mobilisation APP – Depuis des semaines, Nouakchott est le théâtre d’intenses activités dont les auteurs sont engagés dans une entreprise de collecte de cartes d’identité, fait qui, de sources concordantes, semble ne pas épargner les villes de l’intérieur.

Ce phénomène qui va s’amplifiant et se répandant actuellement, viserait les personnes en âge de voter et particulièrement les citoyens issus des milieux défavorisés et de surcroît les moins instruits.

On constate, par ailleurs, que les meneurs de ces pratiques relèvent des sérails du parti de l’Union Pour la République (UPR), qui de l’administration publique, de l’enseignement, du corps de l’armée ou du monde des Affaires. Tous démarchent la population contre la promesse de garantie d’intérêts personnels moraux ou matériels comme la distribution d’argent, des vivres ou l’octroi d’autres profits.

La mobilisation de tant de mondes, de promesses et de moyens, du reste, infinis en faveur de cette campagne anticipée dénote malheureusement de la persistance d’anciennes pratiques auxquelles on nous a habitués jusqu’aux dernières élections ; pratiques se caractérisant par la volonté manifeste de contrôler et d’orienter le choix des électeurs à travers la mainmise des autorités sur les listes électorales mais également tout ce qui peut en découler comme violation du droit à une élection.

Mieux encore, cela participe à prouver que le progrès démocratique et l’amélioration des élections des dysfonctionnements graves dont souffraient celles-ci ne seraient vraisemblablement pas de simples illusions. En conséquence nous, à Alliance Populaire Progressiste (APP) :

– Condamnons avec force ces comportements et ces pratiques ignominieuses et antidémocratiques lesquels augurent d’un entêtement visant à contrôler les élections et consacrer la culture du tripatouillage, de la manipulation et de a fraude ;

– Appelons les structures de Alliance Populaire Progressiste particulièrement les Mouvements des Jeunes et des Femmes, les Coordinations, les Sections, les Sous-sections et l’ensemble des cadres du Parti à faire face à ces pratiques, à mettre à nu ses intentions, protéger les populations contre la destruction de leurs pièces d’Etat-civil laborieusement obtenues, défendre leur droit à exprimer librement leur choix, faire respecter leur droit à choisir, combattre l’achat des conscience ainsi que tous les procédés de fraude et de la manipulation ;

– Invitons le peuple mauritanien à refuser d’accepter la soumission et la résignation à ces tentatives ignominieuses ; appelons à défendre les timides acquis réalisés sur la voie du processus démocratique et à se dresser contre tout bafouement de son honneur et tout mépris de ses droits et de ses valeurs.

– Sommons l’Etat et le parti au pouvoir de mettre fin à ces conduites qui entravent à la démocratie et représentent une violation grave des accords et une trahison de leurs engagements ; mettons en garde contre les velléités de tels procédés étant entendu qu’ils constituent mépris total des citoyens, des lois et de notre peuple ;

– Engageons, à cet effet, l’Etat à appliquer fidèlement les résolutions du Dialogue, particulièrement celles relatives à la refondation et l’instauration de la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) ainsi que de l’ensemble des structures et mécanismes capables d’organiser des élections honnêtes et transparentes, garantir la neutralité de l’administration et l’indépendance de la justice tout comme l’éloignement de l’armée et les appareils sécuritaires de la politique, de manière à cesser toute influence sur les élections.

Nouakchott, le 23 Mars 2018

Bureau Exécutif

adrar-info

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25 mars, journée de réconciliation nationale: «Cette journée est pour nous, une occasion de faire un bilan d’étape mais aussi d’envisager la suite du processus», déclare le SG de COVIRE, Sidibé Abou

altLe collectif des rescapés et victimes de la répression des années 89/91 (COVIRE) va célébrer, le dimanche 25 mars, le 9e anniversaire de la journée dite de «réconciliation nationale ». Une occasion  pour  faire le  point sur  les acquis de la lutte des rescapés, des veuves, des orphelins  et des  rapatriés volontaires (Mooyto koota),  en somme, un bilan d’étape, mais également  d’envisager la suite du processus, explique le secrétaire général du collectif, l’ex lieutenant  de  la gendarmerie,  Abou Sidibé. Pour  lui, la célébration de cette année est placée  sous un signe particulier puisque les militants et sympathisants vont  passer en revue l’ensemble des acquis, depuis la reconnaissance à Kaédi, le 25 mars 2009 par le président Mohamed Ould Abdel Aziz, de la responsabilité de l’état dans les actes graves  commis, aussi bien dans les villages, villes, hameaux, mais également  dans  les casernes militaires  et sa volonté de  solder le « passif humanitaire ». Et Sidibé Abou d’ajouter : « nous profiterons de cette journée pour  réaffirmer notre position sur le processus et sur ce qui en reste, mais également  notre soutien au président de la République  pour  avoir  décidé  de prendre cette question en charge. »

A l’occasion de cette journée, les rescapés, les veuves, les orphelins  et autres sympathisants  se retrouveront, toute la journée,  au siège du collectif pour  se recueillir et pour débattre des voies  et moyens  de faire  évoluer  les  autres dossiers  en rade.                                                                       

Pour rappel,  à la veille de la prière des morts célébrée, le 25 mars, à Kaédi,   un accord cadre avait été signé au Palais de la République entre les responsables du collectif et la présidence de la République. Un accord censé régler  ce douloureux dossier, mais qui  hélas a  conduit à scission de COVIRE.  La pomme de discorde  reste  la gestion  du dossier. Certains  de  ses  membres estiment  que seul  le « devoir  de  réparation » a été pris en compte, alors qu’eux réclamaient  le « devoir  de vérité», « devoir  de justice », « devoir de mémoire »  et   «devoir  de  réparation ». Il s’agit en réalité de recourir  à la justice transitionnelle  pour solder  le « passif humanitaire ». Seul en tout cas, un volet aura connu un début de solution. Un voile  continue à entourer ce qui  s’est réellement passé dans les casernes  militaires (devoir de vérité et de justice).

Après la prière de Kaédi, la  présidence de la  République  a procédé, par le billet de son  « monsieur passif humanitaire », à l’époque le général Dia Adama  au payement  des  « réparations ». Un geste personnel du président Aziz, entendait-on dire à l’époque et dont la modestie  et la gestion ont  accentué le malaise qui couvait  depuis la signature, dans la nuit de l’accord cadre COVIRE, Présidence  de la République. On connaît la suite. Peu après, le gouvernement décide de clore unilatéralement le dossier au grand dam des  intéressés qui continuent à réclamer que la lumière soit faite sur cette période douloureuse de la Mauritanie.

La question que les observateurs se posent  est de savoir  à quoi sert la célébration  de  cette journée  qui n’a presque rien de « nationale ». Seuls les rescapés, les veuves, les orphelins  et les ayants droit des victimes célèbrent cette journée, dans la division et en présence d’une délégation du commissariat  aux droits de l’homme. Et pour organiser les festivités,  les intéressés  doivent courir  pour décrocher  de  maigres moyens auprès du gouvernement.

le calame

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Mauritanie : l’UPR accusée d’acheter des pièces d’identité

Mauritanie : l’UPR accusée d’acheter des pièces d’identitéEngagée dans une opération de mise en place de ses instances, qui commence par une implantation des structures de base, l’Union Pour la République (UPR)-principal parti de la majorité-est accusée d’acheter les pièces d’identité nationales des citoyens par une partie de la presse et  les responsables de l’opposition Ainsi, ce mercredi, « Atlanticmedia », un site de la place signale que « le lancement des  opérations  d’implantation du parti au pouvoir sur toute l’étendue du territoire national, a été marqué par un fait insolite En effet, des hommes politiques et hommes d’affaires ont mobilisé des fonds énormes pour récupérer les pièces d’identité nationale des citoyens afin de constituer le maximum d’unités de base et de sections en vue de faire accréditer auprès du pouvoir une image de popularité. Les prix ont atteint 30.000 MRO la pièce, et pourraient monter en flèche avec le début effectif des opérations d’adhésion ».
Réagissant face à cette situation, maître Lô Gourmo Abdoul, vice-président de l’Union des Forces de Progrès (UFP) fustige une action à travers laquelle « des cartes d’identité achetées à la pelle par des équipes de collecteurs : la pieuvre frauduleuse se met en place pour les prochaines élections. La nature reprend ses droits du côté du parti/État. Une délinquance banalisée sur fond de discrédit de « la démocratie » et de l’Etat de droit ».
La Mauritanie va vers un agenda électoral chargé avec des législatives, des régionales, des municipales et une présidentielle en 2018 et 2019.
Un cadre de l’UPR rejette en bloc  des allégations d’achat de cartes. Il soutient que « dans les conditions d’adhésion définies par le parti, il est exigé une présence physique de la personne, qui doit également être convaincue par notre  projet de société.
Ce qui se passe actuellement est une action de sabotage à travers laquelle tous les subterfuges, à commencer par la désinformation et l’intoxication, mais aussi l’achat des pièces d’identités par
l’opposition pour enrayer le fort élan d’adhésion qui pousse les citoyens vers l’UPR. Ainsi, dans plusieurs zones de l’intérieur, elle propose des actions caritatives en échange de la récupération de pièces d’identité pour empêcher le bon déroulement des opérations d’implantation de l’UPR.
En fait, ce qui fait peur à l’opposition, c’est l’élan d’adhésion des populations à l’UPR sur la base de la justesse de la vision du président Mohamed Ould Abdel Aziz, fondateur de la formation. Mais ses actions de sape sont vouées à l’échec ».
Au-delà de la polémique entre chapelles politiques, ce citoyen ordinaire relève que « ces achats de cartes n’ont pas une grande importance. Ce sont de hauts cadres et hommes d’affaires sans base
électorale qui cherchent à s’auto-élire petits ou grands délégués à l’UPR. Aucune certitude que ces cartes leur serviront à l’occasion des prochaines élections. Ce qui nous inquiète le plus, c’est les risques de boycott de l’opposition, qui laissera le soin « à des acheteurs » de pièces d’en faire de même avec les militants des adeptes de la politique de la  chaise vide ».

le calame

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L’argent n’a pas d’odeur/El Wely Sidi Haiba : Les mauritaniens sont-ils simplement à la merci de la faiblesse de leur esprit?

L’argent n’a pas d’odeur/El Wely Sidi Haiba : Les mauritaniens sont-ils simplement à la merci de la faiblesse de leur esprit?Weli Cheikhbouya – C’est dans les toilettes publiques de la Rome antique, que les romains procédaient à la collecte de l’urine, qu’ils stockaient en suite dans de grandes cuves pour y tremper leur linge afin de lui rendre sa blancheur grâce à l’ammoniac.

Sur ce, Vespasien aurait déclaré que, malgré la puanteur dégagée par les cuves, elles étaient une source de revenus considérables et que « l’argent n’avait pas d’odeur ». Ceci étant pour la belle histoire, il n’en demeure pas moins qu’en Mauritanie, terre de l’islam malékite sunnite sans partage, ce proverbe prend dans sa considération valeur et force d’un hadith du prophète.

Une prouesse dont seuls les mauritaniens détiennent le secret. Plus que cela, c’est la botte difficilement dissimulable des peu-scrupuleux parmi eux, et ils sont légion, à tous les niveaux de l’échelle de la puissance qui fait force de foi et de loi au détriment de la religion et des valeurs humaines.

L’odeur qui se dégage de tout argent bien mal acquis, dans le pays des contrastes spectaculaires, n’à point de qualificatif, en tout cas pas celui de roussi ou de puanteur de charognes.

Et si en plus de cela, toutes les odeurs pestilentielles, réfutées pour leur nature nauséabonde douteuse, ne passent ailleurs que comme telles, en Mauritanie, encore régie par l’esprit de la « Siba » et ses valeurs vicieuses, ces odeurs deviennent comme par enchantement ambre et musc.

Ces temps-ci une gentrification galopante transforme les villes de Nouakchott et de Nouadhibou. Sans doute ce phénomène, bien régulé, pèserait positivement dans la balance du développement, appellerait les investissements étrangers et crédibiliserait le pays, dont l’image changeant, serait ainsi bien vendu.

Or mal entreprise, avec l’argent mal acquis par le détournement des deniers publics, le recèle de la sueur du peuple et le blanchiment à travers tous les procédés malveillants, la gentrification peut devenir une source de marasme économique patent.

Bien plus que cela, elle pourrait tout au contraire enfoncer le clou rouillé dans l’épais tissu d’un pays fragile et meurtri depuis l’indépendance par l’absence d’élites politique, intellectuelle et religieuse honnêtes, efficaces et patriotiques.

C’est malheureusement en toute impunité qu’une poignée d’hommes, de jeunes immatures et de femmes, issus pour la plupart d’une nouvelle bourgeoisie féodale, mafieuse, opportuniste, qui s’installe gauchement, arrogamment et déballe, en toute liberté, sans scrupules, ni remords, mais sans peur aussi ni recul, toutes leurs stratégies de maitrise du champ de cette gentrification mal engagée.

Mais c’est aussi par ce que le peuple dans sa grande majorité, est encore bien enchevêtré dans ces mêmes entendements féodaux, hélas, encore bien vivaces, que cet état des choses passe tout normalement.

N’est-ce pas qu’en cet état de déliquescence les mauritaniens sont-ils, dans leur ensemble, toujours à la merci de la faiblesse de leur esprit?

cridem

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Mauritanie: La présence des Noirs dans l’Administration est “quasi nulle”

ALAKHBAR (Nouakchott) -La présence de cadres noirs dans l’administration est “quasi nulle“, selon l’anthropologue Abdel Wedoud Ould Cheikh, professeur émérite de l’université de Lorraine. Il intervenait dans l’émission « Invité Afrique » sur RFI qui évoquait la représentative des populations Noires dans l’administration mauritanienne.

Selon l’anthropologue, « c’est un mouvement qui s’est amorcé déjà depuis les années 80 avec l’autorité qui était au pouvoir entre 84 et 2005. On a observé en ce moment là une décente assez forte de la présence des communautés noires dans les plus hautes sphères de l’appareil administratif (…) d’une proportion à peu près de l’ordre de 15 à 25 % des cadres noirs dans l’appareil administratif de haut niveau à quelque chose qui est en train de devenir quasi nul, d’après les dernières indications que j’ai eues sur les nominations ».

Abdel Wedoud Ould Cheikh explique aussi que « l’expatriation de beaucoup de cadre noirs mauritanien de très hauts niveau témoigne aussi de la rétraction du marché du recrutement dans l’administration et un travail d’exclusion qui s’est amorcé de façon très forte à partir de 1989 et l’affrontement plus ou moins encadré par les autorités de l’époque contre cette communauté »

Dans une précédente interview, le depuis noir Ibrahima Sarr, chef du parti d’opposition ADJM/MR indiquait : « Petit à petit, on évacue les Noirs de l’administration. Je crois que d’ici 5 à 6 ans, il n’y en aura plus dans l’administration. Donc, ce sont les Maures qui occupent tout le système à partir de ce moment. » 

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