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CIRCULAIRE ADRESSEE A Mme CHRISTINE LAGARDE, DIRECTRICE DU FMI, SIGNEE PAR 6 MEMBRES (LES PLUS INFLUENTS) DU CONGRES AMERICAINS POUR DEMANDER L’ANNULATION DE LA DETTE ACCORDEE PAR LE FMI A LA MAURITANIE
Document traduit de l’original par Thomas Mag
LE CONGRES AMERICAIN WASHINGTON, DC 20515
Le 05 Mars 2018
Christine Lagarde Directrice Générale Fonds Monétaire International 700 19th Street, NW Washington, DC 20431
Chère Directrice Générale Lagarde,
Par la présente, nous venons vous exprimer notre préoccupation face à l’approbation récente par le FMI d’un crédit de 163,9 millions de dollars accordé à la République Islamique de Mauritanie. Suite à votre rencontre avec Abdel Aziz Ould Dahi et El Moctar Ould Djay, vous avez tweeté: “le FMI est disposé à continuer son aide quant à l’amélioration des conditions de vie des populations Mauritaniennes”.
Compte tenu de la corruption endémique et du bilan odieux en matière des droits humains en Mauritanie, nous craignons que cet accord ne puisse pas contribuer à améliorer le niveau de vie des Mauritaniens et ne profite qu’aux intérêts du président à vie, Mohamed Ould Abdel Aziz, et de son régime sans scrupule.
Un rapport publié en 2017 par SHERPA, un groupe français de surveillance anti-corruption, a déclaré que «la Mauritanie est actuellement l’un des pays les plus corrompus au monde» et selon Transparency International, elle est classée 142ème sur 176 pays. SHERPA rapporte que «des contrats truqués prolifèrent et avec eux, les pots-de-vin, la corruption et l’évaporation des ressources érodent toute perspective réelle de développement social et d’amélioration du climat des affaires ». A peine un cas de prêt financier massif.
Les conditions des droits de l’homme sous le régime actuel sont également préoccupantes. La Mauritanie a été le dernier pays à bannir l’esclavage et c’est seulement en 2017 que la pratique a été criminalisée. Malheureusement, le fléau de l’esclavage se développe aujourd’hui. La Central Intelligence Agency estime à 20% la population mauritanienne réduite en esclavage, le taux le plus élevé au monde». Dans son rapport de 2017 sur la traite des personnes, le département d’État Américain a constaté «un manque fondamental d’engagement accompagné d’efforts sérieux et soutenus pour combattre l’esclavage héréditaire». Malgré ces rapports et d’innombrables autres, le régime du président Aziz continue d’ignorer son existence même.
En tant que président, Aziz s’est résolu à dissoudre le sénat. Il a ordonné la détention de militants, a refusé l’entrée au territoire à des groupes de défense des droits de l’homme, a employé la torture et a emprisonné des leaders de l’opposition sans motif. À l’approche de l’expiration de son second et dernier mandat, des rapports révèlent que le président Aziz a l’intention de briser les limites du nombre de mandats prescrites par la constitution pour rester au pouvoir.
Lors de la publication du contrat de crédit, le FMI a déclaré: “La Mauritanie continuera d’améliorer le climat des affaires ainsi que la gouvernance d’entreprise, et cherchera à étendre le filet de sécurité sociale”. Il est difficile de comprendre comment un régime, fondé sur la corruption intéressée, le déni des droits humains fondamentaux et le rejet des règles de droit, peut atteindre les objectifs de l’accord. Nous comprenons qu’un montant initial de 23,4 millions de dollars sera immédiatement disponible, le reste devant être réparti sur une période de trois ans. Sachant que le fonds fait l’objet d’examens semestriels de cet accord, nous vous invitons à utiliser le levier financier de ce crédit pour assurer une véritable amélioration des conditions de vie des Mauritaniens. Si le président Aziz continue de favoriser un environnement non propice au respect des normes internationales, nous vous demandons respectueusement de résilier l’accord pour que le FMI ne devienne pas complice du régime d’Aziz.
Cordialement,
Thomas A. Garret, Jr. Mark Meadows Membre du Congrès Membre du Congrès
Gus Bilirakis Scott Perry Membre du Congrès Membre du Congrès
Jeff Duncan Lee Zeldin Membre du Congrès Membre du Congrès
Le calame
L’EDITORIAL DU CALAME: Sur quelle illusion, encore?

Voilà deux semaines que l’UPR, le parti/État (PRDS, nouvelle version) a commencé sa campagne d’implantation sur toute l’étendue du territoire national. Une véritable course-poursuite pour tenir un maximum d’inscrits sous sa « coupe ». La guerre des tendances fait rage à tous les coins de rue. Surtout à l’intérieur où l’on ne se fait aucun cadeau. C’est celui qui obtiendra le plus d’unités de base qui pourra influer, plus tard, sur le choix des structures locales et régionales du parti. Et prétendre ainsi à tenir cour, lorsqu’on viendra aux « choses sérieuses ». Tout le monde est sollicité : famille, parents (proches ou lointains), amis, connaissances… La carte d’identité est devenue, du jour au lendemain, l’objet le plus convoité de la République. Obtenir le maximum d’adhésions, au plus vite, sans aucune explication, même si les adhérents ne connaissent le parti ni d’Adam ni d’Êve. Tout y passe : achats, ventes, promesses. Des cartes ont même été échangées contre des sacs de blé. En cette période de vaches maigres et devant la démission de l’État, un petit plus est toujours le bienvenu dans la gamelle.
Mais à quoi cela rime-t-il ? À quoi sert-il de se targuer de centaines de milliers d’adhérents fictifs qu’on ne peut transformer en électeurs ? Dans les vieilles démocraties, un parti fort de quelques dizaines de milliers de militants convaincus, peut être considéré comme « grand ». Il ne cherche ni à faire remplissage ni à se donner bonne conscience. Même au pouvoir, il reste l’égal des autres, n’embrigadant pas les ministres et les hauts fonctionnaires, n’obtenant aucune faveur de l’administration. Et ceux qui n’y militent pas ont les mêmes droits que les autres. En Mauritanie, c’est tout le contraire. Le président de la République est allé lui-même prendre sa carte d’adhérent, montrant ainsi la voie à suivre, en violation flagrante de la Constitution. Mais qui se soucie encore d’une Constitution si systématiquement piétinée, depuis 2008, par celui-là même censé en être le garant, que l’évoquer devient risible ?
Une fois cette campagne d’implantation achevée et l’UPR « fort » de près d’un million d’adhérents, à quoi s’attendre ? Normalement, à ce qu’il tente de transformer l’essai en victoire, lors des prochaines élections… mais il y a très loin de la coupe aux lèvres. Si l’opposition participe – il y a de fortes chances qu’elle le fasse – et si une commission électorale consensuelle est mise en place, la compétition sera rude. Lourdement handicapé par une gestion catastrophique des affaires du pays, marquée, notamment, par la mainmise d’une ultra-minorité, sur ses ressources ; le surendettement, le zéro pointé pour les secteurs sociaux (éducation, santé) ; le népotisme, le favoritisme et une gabegie sans nom, le parti au pouvoir a toutes les chances de se faire laminer. À moins que, comme en 2007 et 2009, les chefs de l’Armée, le gouvernement, les hauts fonctionnaires, l’administration territoriale ne se mettent au service d’un parti et d’un candidat. Contre la volonté de tout un pays – plus exactement de toute une mosaïque d’ethnies, castes, fractions sociales variablement exaspérées par trop d’injustices cumulées – pays manifestement plus très chaud – c’est plus qu’un euphémisme : un oxymore – à se laisser rouler dans la farine. Les goudrons d’Aziz sont défoncés, ses slogans pulvérisés : sur quelle illusion encore notre actuel Président compte-t-il, pour étayer un pouvoir pourri par ses « propres » faits ?
Ahmed Ould Cheikh
Arrestation d’un membre d’Ewlade Leblade : Me Koureychi Ba dénonce “un coup fourré” du Sénégal
Seneweb – La vie de Lemrabot Ould Alioune Dieri, le disc-jockey (Dj) du célèbre groupe de rap mauritanien Ewlad Leblad est en danger. Interpellé à son domicile sis à la cité Keur Gorgui par la police sénégalaise, samedi dernier, il risque une expulsion vers son pays. Son avocat, Me Cheikh Khoureychi Ba a tenu à alerter sur sa situation.
“Réfugiés au Sénégal pour fuir les exactions du régime de Nouakchott, étant toujours dans l’attente de la régularisation de leur statut de Réfugiés, mes clients m’ont rendu visite nuitamment le jeudi 5 avril dernier pour échanger sur la portée réelle du rendez-vous que le Bureau du Hcr (Haut-commissariat des réfugiés) de l’Organisation des Nations unies (Onu) m’a chargé de leur notifier pour ce lundi 9 avril 2018, à 10 heures. Ce rendez-vous était évidemment une quête pressante pour le groupe Ewlad Leblad dont les productions font fureur sur le net et dans leur propre pays”, renseigne Me Khoureychi Ba.
Le groupe n’a pu se rendre à leur rendez-vous, en raison de l’arrestation d’un des leurs. Et ce, “en l’absence du leader du groupe et de ses amis”, indique leur avocat. Qui craint “un coup fourré du côté des autorités sénégalaises” qui veulent extrader les rappeurs dans leur pays d’origine alors qu’ils avaient échappé à une tentative d’assassinat le 26 février 2016 à Yoff à Dakar.
Selon l’avocat, l’enquête ouverte à la gendarmerie de la Foire, n’a abouti à rien.
Auteur: Youssoupha MINE – Seneweb.com
TPMN condamne la conspiration du silence face à la découverte du charnier de Benamira
Une unité de la gendarmerie nationale a découvert, il y a de cela quelques jours, un nouveau charnier du côté de Benamira, dans le nord du pays. La macabre découverte, constituée de quinze ossements humains dont neuf avaient les mains liées dans le dos, aurait eu lieu le 25 mars dernier comme un pied de nez du destin, un cinglant démenti au mensonge éhonté du régime raciste et esclavagiste de Mohamed Ould Abdel Aziz qui dit avoir soldé la question du passif humanitaire en décrétant justement cette journée comme celle de la réconciliation nationale. Ces ossements sont vraisemblablement les restes de quelques-uns des centaines de militaires négro-africains massacrés dans les camps-mouroirs de Ould Taya pendant le génocide contre la communauté noire des années de braise (1986 1992).
Ainsi donc après Inal, Azlatt, Teydoumale, Jreida, Sorymalé, Wothie et autres, un nouveau nom, celui de Benamira, vient s’ajouter à la longue et macabre liste de ces localités symboles de l’horreur et de la bêtise humaine dans notre pays. La terre martyrisée de Mauritanie na d’ailleurs sans doute pas fini de révéler ses secrets tant les tueries et exécutions extra-judiciaires ont essaimé le pays.
Touche pas à ma nationalité :
condamne avec la plus grande énergie la conspiration du silence, entretenue par le gouvernement mais également par la plupart des partis d’opposition dits pourtant progressistes, autour de cette macabre découverte qui vient nous rappeler un passé pas si lointain mais qui surtout continue de nous hanter à travers d’autres formes plus sournoises d’exclusion et de négation de la communauté noire de Mauritanie comme le génocide biométrique.
rappelle au régime de Mohamed Ould Abel Aziz que la réconciliation ne se décrète pas et exige, encore une fois, l’abrogation de la scélérate loi d’amnistie de 1993 qui protège les génocidaires
exige du régime de mettre la lumière définitivement sur ces pages les plus sombres de notre jeune histoire et de faire uvre de justice, de réparation et de mémoire pour qu’enfin les Mauritaniens puissent s’adonner au défi du combat contre le sous-développement.
Nouakchott, le 07 avril 2018
Pour le Bureau Exécutif,
Le Président,
Alassane DIA
La Mauritanie dans le collimateur de proches de Donald Trump
Mondafrique – Six parlementaires proches de Donald Trump au Congrès américain ont critiqué un prêt du Fonds Monétaire International (FMI) à la Mauritanie, affirme notre confrère Yassine Chamakh de « CAJ News ».
Six parlementaires républicains proches de Donald Trump ont décidé d’en appeler à la Maison Blanche pour condamner un régime qui s’affiche pourtant comme un allié de Washington en Afrique. Ces membres du Congrès ont aussi écrit à Christine Lagarde, chef du FMI, pour lui demander d’arrêter de financer la République islamique de Mauritanie.
Cette démarche repose sur une condamnation du président mauritanien Aziz dont le gouvernement est accusé de vol, d’esclavage, de corruption et d’un « odieux bilan des droits de l’homme ».
Cette lettre adressée au FMI et datée du 5 mars, a été signée par une poignée de noms qui ont soutenu Trump dès début de son ascension et qui sont tous essentiels pour faire passer ses projets de loi au Congrès. Les six élus sont Mark Meadows, Thomas Garrett, Gus Bilirakis, Jeff Duncan, Lee Zeldin et Scott Perry.
Ces trois derniers siègent à la commission des Affaires étrangères, tandis que le premier, Mark Meadows, représentant de la Caroline du Nord, est l’un des amis les plus proches du président. Il préside le Freedom Caucus, un groupe de 40 hommes politiques qui ont les moyens de faire ou défaire une loi.
Le FMI avait récemment approuvé une ligne de crédit de 163 millions de dollars. Les membres du Congrès prétendent eux, que cet argent va enrichir président Aziz, qu’ils accusent de fausser des contrats dans tous les types d’affaires, avec des pots de vin et la corruption.
Ces membres prétendent aussi qu’Aziz a refusé l’entrée dans le pays à des groupes de défense des droits humains, et qu’il a employé la torture et détenu des dirigeants de l’opposition sans motif. “Si le président Aziz, concluent les parlementaires, continue à promouvoir un environnement méconnaissable aux normes internationales, alors le patron du FMI devrait mettre fin au financement pour s’assurer que le fonds ne deviennent pas complices du régime Aziz“.
Par La rédaction de Mondafrique





