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Mauritanie : Explosion dans un dépôt de munitions de l’armée à Kaèdi
Dans un communiqué de presse, l’armée mauritanienne confirme cette explosion intervenue vers 7 heures et qui a été maîtrisée en milieu de journée sans dégâts collatéraux.
Selon des sources sur place contactées par Sahara Media cette explosion serait due à un court-circuit électrique.
La puissance de l’explosion a été à l’origine de la fuite de certains habitants de la ville pris de panique.
Les mêmes sources précisent que cette explosion n’a pas fait de victimes mais on ignore encore l’ampleur des dégâts matériels.
Au cours des dernières années la Mauritanie a connu différentes explosions dans des casernes militaires qui seraient dues à la hausse des températures en période des grandes chaleurs.
saharamedia
Message adressé aux membres de la commission africaine des droits de l’homme et des peuples : Par Samba Thiam
Au journal parlé de 21h 30 , dimanche , des félicitations et des compliments ont été adresses au Gouvernement mauritanien pour sa gestion du volet ‘’ violation des droits de l’homme et discrimination raciale ‘’.Ces congratulations ,semble-t-il, émanent de la Commission Africaine des Droits de l’homme et des Peuples, en conclave au Palais du Congres ,Commission –invitée chez Nous, pour faire diversion et mystifier davantage l’opinion africaine et occidentale ‘.
A cette Commission j’’ádresse ce message pour lui dire d’ouvrir les yeux , elle verra ce que je vois …
‘’ Ce que je vois …‘’
‘’ Le monde ne sera pas détruit par ceux qui font le mal , mais par ceux qui y assistent et ne disent rien ‘’. A Einstein
Dans le contexte de notre pays ce mal prend divers visages …
Telle cette ambivalence et complaisance apparentes à l’égard du terrorisme jihadiste dont nous sommes le terreau et un des refuges
Tel ce projet tenace de construction, à marche forcée, d’une Mauritanie qui refuse sa diversité
Telle cette tare médiévale , anachronique et abjecte qu’est l’esclavage, toujours vivant
Cette imposition violente d’une culture nationale sur toutes les autres, reléguées aux oubliettes
Cette volonté pernicieuse actuelle à vouloir étouffer le génocide de 87/90 sous ould TAYA , au risque de sacrifier toute chance de réconciliation nationale
Ces nominations de nos conseils de ministres à caractère ethniciste et raciste
Cette Rwandisation ouvertement déclarée et assumée de nos Forces armées et de sécurité
Cet accaparement à outrance de tous les secteurs de l’Economie par une seule frange ethnique
Cette discrimination à ciel ouvert persistante dans nos Ecoles spéciales, dans notre Administration
Cette épuration ethnique par blanchissement méthodique, appliqué, de l’Administration, aujourd’hui totalement à genoux
Cette Université où l’extinction de la filière ‘’ français’’ est méthodiquement programmée , les Profs francophones négro-africains sournoisement étouffés*** , et la délocalisation ‘’des langues nationales ‘’ a la fac destinée , subtilement , à rayer pour de bon l’institut des langues (negro africaines )
Ces commissions d’enrôlement monoethniques, chargées de recenser une population pluriethnique.
Cette spoliation à vaste échelle , continue , des paysans de la vallée du fleuve .
Ces rafles quotidiennes, vexatoires, au faciès des Ouest- Africains qui , par glissement volontaire, s’abattront de plus en plus sur les Négro-africains
Ces milices, déguisées, qui , sous l’œil bienveillant de l’Autorité administrative , s’adonnent au tir à la cible , quand le port d’arme reste de façon draconienne restreint aux autres composantes nationales,
Toutes Injustices ** , en somme , qui font que les Négro-africains ont cessé de croire que L’Etat mauritanien était aussi le leur…
Samba Thiam
Président des Forces Progressistes du Changement (FPC)
Nouakchott 07 Mai 2018
Le premier prix de la fondation Habib ould Mahfoudh à Diagana Khalilou
La Fondation Habib ould Mahfoudh, nom du fondateur du célèbre hebdomadaire mauritanien « Le Calame » décédé en octobre 2001, a décerné les prix aux lauréats du concours du meilleur article de l’année 2018, dans le prolongement de la célébration de la journée internationale de la liberté de la presse, à l’occasion d’une cérémonie organisée au cours de la nuit du samedi au dimanche, dans un hôtel de Nouakchott.
Le jury de ce concours était composé de professeurs d’arabe, de français et de journalistes. Le premier prix est allé à Diagana Khalilou, journaliste du «Quotidien de Nouakchott» pour un article sur « les filles placées ».
Il s’agit d’un article qui aborde l’épineuse question des travailleuses appelées «bonnes» dont les droits sont toujours bafoués, qui sont victimes de plusieurs formes de mauvais traitements.
Professeur de français à l’origine, doué pour la poésie, Habib Ould Mahfoudh est devenu journaliste à la fin des années 1980, dans la foulée des événements qui ont agité la Mauritanie et à la faveur du mouvement de démocratisation libérant la parole et l’écriture de ceux qui s’attachaient à dénoncer les multiples injustices perpétrées par un régime d’exception poussé vers le multipartisme après le sommet de la Baule et la première guerre du Golfe.
Ould Mahfoudh tenait une célèbre chronique, avec un style très particulier, appelée «Mauritanides» -nom emprunté à une chaîne de montagnes qui traverse tout le territoire national.
le calame
Mamadou Baidy Gaye dénonce la connivence entre les hommes politiques, le milieu des affaires et la presse
De passage à Paris, le journaliste-militant Mamoudou Baidy Gaye est revenu avec Kassataya sur la journée mondiale de la presse.
Présentateur de l’émission Opinion sur Chinguitt Tv (télévision privée fermée par les autorités), Gaye est aussi bien à l’aise auprès des mouvements de contestations comme IRA- MAURITANIE que dans le monde des cultures urbaines.
Connu pour sa verve et son engagement, Mamoudou Baidy Gaye qui est par ailleurs le président du Club des Jeunes Journalistes de Mauritanie (CJJ) porte un regard sans concession sur les conditions d’exercice de son métier.
Le pouvoir asphyxie la presse indépendante
Selon Mamoudou Baidy Gaye, la liberté de la presse tant vantée par les autorités est un leurre, car à y regarder de plus prêt, dit-il, une bonne partie de la presse dite privée surtout au niveau des télévisions sont détenus par des hommes d’affaires ou des tribus au service non pas de l’information mais d’intérêts crypto-personnels.
Il déplore la gestion de l’aide à la presse qui, le rappelle-t-il, est un droit.
Mamoudou Baidy Gaye remet en cause l’utilisation qui en est faite « je trouve aberrant et anti démocratique que les montants à allouer à la presse soient modelés en fonction de la proximité avec le pouvoir. Agissant ainsi, l’Etat mauritanien asphyxie la presse indépendante ».
Il y’a un net recul de la liberté de la presse
Mamoudou Baidy Gaye ne manquera pas de revenir sur les convocations, les arrestations et les contrôles judiciaires dont sont victimes les journalistes.
Ces pratiques d’un autre temps sapent les fondamentaux de la liberté d’expression garantie par la constitution. Ces dernières années, en conjuguant les arrestations et intimidations des journalistes, les fermetures de presses privées, la non publication des journaux par l’imprimerie nationale, il est aisé de constater un net recul de la liberté de la presse et donc de la démocratie.
La nécessité d’informer juste
Mamoudou Baidy Gaye, insistera dans cet entretien sur le rôle du journaliste dans un pays multi-ethnique. Notre devoir, dit-il, est d’avoir comme ligne de conduite une déontologie irréprochable afin d’informer juste.
Il reconnaît que dans un pays où les journalistes sont payés une misère et de façon irrégulière, la tentation de succomber à la corruption est grande. D’où l’intérêt selon le président du CJJ de revaloriser les salaires des journalistes et de renforcer leurs formations.
Enfin, le sniper de la télévision privée, au chômage technique et sans salaire depuis 8 mois pointe du doigt l’irresponsabilité de la Haute Autorité de Presse et de l’Audiovisuel (HAPA). Et Mamoudou Baidy Gaye de soutenir que la HAPA ne joue pas son rôle de régulateur, c’est une coquille vide qui se limite à compter le temps de parole durant les opérations électorales.
Si la Mauritanie se targue d’être en tête de peloton en matière de liberté de la presse dans le monde arabe, elle perd cependant 15 points dans le dernier rapport de Reporters Sans Frontières en passant de la 57e place à la 72e place dans le classement mondial de la liberté de la presse.
RSF dénonce dans son rapport l’existence de pressions financières exercées par les autorités mauritaniennes sur les organes de presse privée.
Diallo Saïdou dit Thierno
Kassataya
Marche des Haratines : « N’ayez pas peur du Manifeste” (Maître El Id Mohameden M’Bareck)
Le Manifeste pour les droits politiques, économiques et sociaux pour les Haratines a célébré, dimanche 29 Avril, son 5e anniversaire, sous le slogan « La femme n’est pas une marchandise à vendre, arrêtez la traite des personnes ! », avec, en point d’orgue, une grande marche à Nouakchott.
Partis de la mosquée marocaine, les marcheurs ont traversé le centre-ville jusqu’à la place Ibn Abass. Comme lors des années précédentes, tous les Mauritaniens sont venus soutenir leurs compatriotes haratines.
Les présidents des partis politiques de l’opposition étaient là, comme les simples militants et sympathisants du Mouvement qui se bat contre la marginalisation de cette importante composante ethnique du pays et, d’une manière plus générale, pour l’égalité des chances et la justice.
Devant le grand rassemblement place Ibn Abass, le nouveau président du Manifeste, l’avocat maître El Id Mohameden M’Bareck, a tenu tout d’abord à rendre un vibrant hommage à Boubacar Ould Messaoud, président par intérim sortant, et Samory Ould Bèye, membre du directoire du Manifeste et par ailleurs président du Mouvement El Hor, « pour leur militantisme, le travail qu’il ont eu à abattre, contre vents et marées, pour la cause haratine, pour le chemin tracé aux jeunes ».
Maître Id a ensuite appelé tous les Mauritaniens à se reconnaître dans le Manifeste qui milite pour l’égalité et la justice envers tous les citoyens. « Le Manifeste ne doit pas faire peur, il n’est dirigé contre personne, ne veut prendre la place de personne, mais milite contre la marginalisation dont souffrent les Haratines », a-t-il ajouté en substance.
Expliquant le slogan de cette année, le président du Manifeste est revenu sur le sur le sort de nombreuses femmes haratines, déportées en Arabie Saoudite où elles ont été transformées en esclaves de toutes sortes.
Et El Id de s’interroger : « Pourquoi seules les femmes haratines connaissent-elles ce sort, pas les autres ? Parce que, tout simplement, cette couche est traditionnellement victime de l’esclavage et de la marginalisation.
Ce sont elles qui se réveillent tôt, pour dormir tard, dans le meilleur des cas, qui s’occupent des travaux domestiques, surveillent les enfants ou le bétail, sont chargées des corvées d’eau, etc.
C’est cette situation et cette marginalisation qu’on rencontre ailleurs et à tous les niveaux : à l’armée, dans l’administration, à l’état-civil, la propriété foncière…
Une situation que tout patriote mauritanien épris de paix, de justice et, donc, d’égalité doit dénoncer et c’est ce que le Manifeste attend de vous, hommes politiques et simples citoyens. Ne nous voilons pas la face, l’esclavage existe bel et bien en Mauritanie !
Mais qu’on ne se trompe pas : personne ne peut se réjouir que son évocation ternisse l’image du pays. Il faut donc poser des actes forts, pour en finir avec cette tare.
L’esclavage existe mais il ne peut plus perdurer, parce que les Mauritaniens, à commencer par les victimes, ne l’acceptent plus ! », tonne alors le président El Id pour qui la marche offre la véritable image du pays où se retrouvent les Beïdanes, les Harratines et les Kwar (négro-africains).
À l’endroit de la jeunesse venue nombreuse, le président du Manifeste n’a pas manqué de donner rendez-vous avec l’histoire : « s’ils veulent que ça change, ça va changer ! ».
DL
le calame





