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Laser du lundi : Le Sénégal, la CEDEAO et le cirque 5 Sahel (Par Babacar Justin Ndiaye)
La décision de la Cour de justice de la CEDEAO a provoqué le télescopage de moult appréciations, interprétations, précisions, commentaires et convictions. Un ministre de la Justice qui se veut savant et des avocats qui se montrent percutants, ont croisé le fer autour de l’arrêt communautaire. Un bruit juridico-politique qui couvre et/ou étouffe difficilement le coup rudement encaissé par l’Etat du Sénégal. Cet Exécutif sénégalais qui – face à cette éprouvante et gênante péripétie du procès de Khalifa Sall – titube plus qu’il ne se redresse.
Dakar ne peut pas être, à la fois, aux avant-postes et à la queue. Lorsqu’un pays accepte – pour juger Hissène Habré – de mixer des juridictions sénégalaises et des juridictions non sénégalaises dans des Chambres Africaines Extraordinaires; lorsque le Sénégal répète avec justesse et fierté qu’il est le septième Etat contributeur de troupes dans les missions onusiennes de maintien de la paix ; lorsque de valeureux Généraux sénégalais ont eu et ont encore l’honneur de commander des Troupes composées de contingents indiens, péruviens et marocains ; lorsqu’on se rappelle que l’avocat Sidiki Kaba (actuel ministres des Affaires Etrangères) a successivement présidé aux destinées de la FIDH et des Etats-parties de la CPI ; lorsque le mandat du député sénégalais Moustapha Cissé Lo est en cours à la tête du Parlement de la CEDEAO ; le Président Macky Sall et son gouvernement doivent privilégier la place du Sénégal dans le concert des nations et non coller aux crispations domestiques et…dérisoires.
Hier, c’était Aminata Touré, l’amazone de la traque des biens mal acquis qui se moquait de la
décision de la même Cour de Justice de la CEDEAO, en maintenant l’interdiction de sortie du territoire, au détriment de personnalités qui n’étaient ni inculpées, ni détenues ni jugées. Aujourd’hui, c’est un de ses successeurs, Ismaïla Madior Fall, qui disserte éloquemment sur l’arrêt rendu par des juristes africains en poste à Abuja. Vivement que le Sénégal retrouve le vieil et parfait amour avec une organisation d’intégration comme la CEDEAO qui, à l’instar de toute organisation de même type, empiète sur la souveraineté des pays membres. Faute de quoi, le grand discours sur l’intégration africaine – une allocution de bonne facture prononcée lors du Forum d’Assilah, au Maroc, par le Président Macky Sall – sera vite rangée dans le registre des proses creuses. Si le gouvernement du Président Macky Sall veut ignorer constamment et royalement les décisions et autres directives d’Abuja, il devra alors opter pour un « Dakarexit » ou le pendant sénégalais du « Brexit » britannique.
Surgie des entrailles de l’OUA, l’UA a ouvert son 31ème Sommet, dans un pays limitrophe du Sénégal : la Mauritanie. Aussi « machin » mais plus impuissante voire impotente que l’ONU, l’UA offre ses coulisses et ses couloirs au Président français Emmanuel Macron, pour de décisifs conciliabules. Hors tribune mais marge du Sommet de Nouakchott, Paris s’investira intensément dans le devenir du G 5 Sahel qui s’est dégradé et mué en cirque 5 Sahel. Au point d’être moqué de façon sanglante par les terroristes, jusque dans son Quartier Général totalement pulvérisé. Une Force incapable de sécuriser son État-major, comment peut-elle – conformément à sa mission première – pacifier les fuseaux Ouest, Centre et Est de ce vaste Sahel ? D’ailleurs, les Présidents Abdelaziz et Idriss Déby expriment, en privé, leur fureur et leur stupeur devant la fragilité grandissante du Mali.
A juste raison ! Comment la porte d’entrée d’un Quartier Général dans un pays en guerre depuis 2012, peut être approchée, abordée et franchie comme la porte de la Maison des Arts et de la Culture de Bamako ? Une entrée non fortifiée par le Génie militaire malien. La bizarrerie est à son comble, quand on sait que la région de Mopti (siège du commandement du G 5 Sahel) est gouvernée par le Général de brigade Sidi Alassane Touré, avant-dernier directeur des services de renseignement maliens et, de surcroit, natif du cercle de Niafunké, au cœur de ce Macina-Peul, en ébullition. La plupart des attachés militaires, en poste à Bamako, sont perplexes. Interrogés par Dakaractu, ces Colonels-diplomates ont répété, à l’unisson, que le Patron du G 5 Sahel, le Général Didier Dacko, reste pourtant le meilleur fantassin et le plus « opérationnel » de l’armée malienne.
A Nouakchott, le Président Emmanuel Macron réitérera, ce lundi, aux cinq chefs d’Etat de cette Force en coton (le cirque 5 Sahel) sa volonté de décamper vite des sables chauds de la bande saharo-sahélienne. La téméraire, sanglante et urbaine embuscade (au cœur de la ville de Gao) donne une démentielle dimension à la fanatique combativité des djihadistes et cadenasse de plus en plus Barkhane dans la nasse. Assurément, les conseillers politiques et militaires de l’Elysée sont tracassés par le casse-tête que voici : au milieu du gué, peut-on remballer l’opération Barkhane, alors que le radeau du G 5 Sahel est en carton ?
Urgent! Le RFD prendra part aux futures élections
La nouvelle est tombée il y a quelques minutes. Le Rassemblement des Forces Démocratiques (RFD) a décidé de prendre part aux futures élections municipales, régionales et législatives. Son comité exécutif, qui statuait sur la question, en a décidé ainsi. Malgré l’opposition farouche de certains de ses membres qui ne voulaient pas entendre parler d’élections sous Ould Abdel Aziz, le parti s’est plié à la volonté de la majorité favorable à la participation. Le long feuilleton trouve ainsi son épilogue. Reste à présent une autre bataille: le choix des candidats et le nerf de la guerre.
Le calame
Lettre Ouverte aux Chefs d’ État et de Gouvernement Participant au 31st Sommet de l’Union Africaine á Nouakchott, Mauritanie
Sujet: La Tragédie des Mauritaniens Noirs
Excellences,
Nous vous souhaitons la bienvenue dans notre pays, la Mauritanie, que vous visitez dans le cadre de la tenue du 31ème sommet de l’Union Africaine. Cependant, nous avons l’obligation morale de porter à votre haute attention que la Mauritanie est un pays où sévit encore l’esclavage à grande échelle et un “Apartheid déguisé.” “Etre Noir en Mauritanie est un délit , sans que cela ne soit écrit nulle part,” disait un observateur du Conseil Représentatif des Associations Noires de France (CRAN)
Des lois non écrites confinent en effet l’homme noir mauritanien au rang de citoyen de seconde zone, ou pire encore, en victime d’un déni d’humanité à travers l’esclavage. Ce phénomène anachronique demeure une réalité dans le pays aussi bien sous sa forme traditionnelle que sous la forme de l’esclavage moderne dont les victimes sont toujours les mêmes: les populations noires, particulièrement la communauté Haratine. Malgré une profusion de lois criminalisant l’esclavage, ce dernier demeure une bien triste réalité en Mauritanie. Pire, ce sont les activistes anti-esclavagistes qui sont persécutés pendant que les maîtres esclavagistes jouissent de la protection de l’ état.
En plus de l’ esclavage, les noirs font l’objet de discriminations dès les premières années de l’ Indépendance en 1960, pratiques qui vont atteindre leur point culminant avec les régimes militaires pendant les années 1986 à 1991. Au cours de cette période, selon les chiffres du HCR, 120.000 négro-mauritaniens, Haal Pulaars, Soninkés, et Wolofs, feront l’objet de déportations vers le Sénégal et le Mali. Des centaines de villages furent détruits le long de la vallée du fleuve Sénégal qui fut, part ailleurs, le théâtre d’exactions et d’exécutions extrajudiciaires massives. En 1990, l’Etat mauritanien entreprend de “dénégrifier” l’armée nationale : les militaires négro-africains sont quasiment tous arrêtés et jetés dans des camps mouroirs dans lesquels ils sont torturés, soumis aux traitements les plus inhumains. Plus de 500 d’entre eux mourront, ensevelis dans des fosses communes éparpillées au gré des camps militaires du pays. Dans cette même logique d’extermination, 28 soldats négro-mauritaniens furent pendus à Inal le 28 Novembre 1990, pour « célébrer la fête de l’indépendance nationale ». Les militaires rescapés seront radiés de l’armée tandis que les auteurs de ces crimes abominables circulent librement et occupent même de hautes fonctions de l’Etat, protégés par une loi inique et scélérate d’amnistie votée en 1993.
Si les déportations massives et les exécutions extrajudiciaires se sont arrêtées, l’épuration ethnique quant à elle continue de plus belle, sous des formes plus sournoises. Le Pouvoir actuel a entrepris en effet depuis 2011, une opération d’enrôlement qui vise officiellement à doter les Mauritaniens de papiers d’état-civil biométriques et sécurisés. Mais en réalité, cette opération s’est révélée être raciste et discriminatoire à l’égard des Noirs de Mauritanie pour lesquels, l’obtention des nouveaux documents d’état-civil est rendue quasiment impossible à cause des obstacles délibérément crées par l’état. Au final, des dizaines de milliers de Noirs sont ainsi devenus apatrides dans leur propre pays, fautes d’état-civil.
Un autre important problème qui mérite d’être mentionné est l’expropriation des terres des Noirs Mauritaniens sans aucune forme de compensation. En privant de force les communautés de leurs moyens économiques, le gouvernement compromet leur existence même.
Cet Apartheid non official est très apparent au niveau des hautes fonctions de l’Etat, de l’administration, de l’appareil judiciaire, des forces de défense et de sécurité, des médias audiovisuels publics et privés, des banques et des hommes d’affaires qui ne sont composés que d’arabo-berbère presque exclusivement .
Excellences,
La Mauritanie ne peut pas continuer à nier la pratique de l’esclavage, des discriminations sur des bases raciales, ethniques et tribales, pratiques largement documentées par ailleurs, tout en continuant à fréquenter les autres Nations libres comme si de rien n’était. Vous aviez dénoncé l’Apartheid en son temps, nous vous demandons d’en faire de même pour ce qui se passe chez nous . Il y va de la dignité humaine, il y va de la paix et de la sécurité dans la sous-région et sur le continent. Comme l’ a si bien fait remarquer Martin Luther King : ” l’ injustice n importe ou est une menace pour la justice partout,”.
En vous remerciant d’avance de votre aimable attention, nous vous prions, excellence, de bien vouloir porter ces informations à la connaissance de vos pairs, pour que, dans un élan commun, l’Afrique se mobilise afin de faire cesser ce “nouvel Apartheid.”
Avec notre plus haute considération,
New York le 30 Juin, 2018
Aissata Niang Présidente, Muritanie Min Jejitta[1]
Telephone: (1646)981-8275
Email: aissataniang66@gmail.com
Maimouna Alpha Sy, Secrétaire General, le Collectif des Veuves et Orphelins de Mauritanie[2]
Telephone: (222)46441587
Email: mounalphasy@yahoo.fr
Diari Toumbo, Représentante en France, le Collectif des Veuves et Orphelins de Mauritanie
Téléphone: 337534076693
Email: Diaratoumbouyacodou@gmail.com
[1] Muritanie Min Njejitta est la voix collective des veuves et des orphelins pour demander la justice pour les exécutions extrajudiciaires de leurs proches par le gouvernement mauritanien. L’ organisation s’ engage à lutter contre l’impunité en tenant pour responsables les auteurs de ces crimes odieux. De plus, elle affirme sa détermination à honorer la MÉMOIRE des victimes comme mécanisme de prévention. Elle poursuit sa mission par l’action légale et le plaidoyer.
[2] Le Collectif des Veuves et Orphelins de Mauritanie est le collectif des épouses, des enfants et des mères des officiers/soldats Noirs qui demandent la justice pour leurs proches victimes d’exécutions extrajudiciaires. L’ organisation exige la mise sur pied d’ une commission d’ enquête indépendante pour faire la lumière sur ces crimes odieux commis par des membres des forces armées nationales durant la période 1990 – 1992.
Le calame
Mauritanie, la pacte d’Aziz avec le diable djihadiste
Mondafrique – Lors de l’attaque terroriste contre le quartier général de la force militaire du G5 Sahel dans la ville de Sévaré au Mali, les héritiers d’Al-Qaïda ont détruit tous les drapeaux des pays de cette force militaire, sauf celui de la Mauritanie. Quel aveu !
Lors de l attaque de Sévaré où quatre soldats français ont été blessés, les combattants d’Al-Qaïda ou du Front pour la victoire de l’Islam et des musulmans ont procédé à l’enlèvement des drapeaux des pays participant à la nouvelle force militaire. Surprise, ils ont laissé flotter le drapeau mauritanien, et lui seul.
Silence dans les rangs
Aucune explication n’a été donnée concernant cette attitude qui n’est pourtant pas si surprenante que cela. Pas plus Al-Qaïda que le pouvoir mauritanien ne sont décidés à rompre la trêve qui existe entre eux depuis 2010, comme l’avaient révélé les médias américains.
En 2013, l’Etat mauritanien, malgré ses engagements, s’en tenu en effet à une position de neutralité dans l’intervention militaire française au Nord Mali. Les Imams mauritaniens, souvent formés en Arabie Saoudite, ont constamment dénoncé, avec la complicité du pouvoir, la guerre impie menée par les Français au Mali.
A l’instar de l’Algérie, fidèle allié de la Mauritanie, les forces mauritaniennes refusent de se battre à l’extérieur de leurs frontières et ne tolèrent aucune violation de leurs frontières.
Espoirs déçus
Ces 2 et 3 juillet, Emmanuel Macron est parti en Mauritanie avec l’espoir de convaincre son homologie mauritanien de s’engager plus avant dans la force du G5 Sahel dont il appelle de ses voeux la mise en place effective.
A en juger par les dernières déclarations du président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, sur France 24 où il a pointé les responsabilités françaises dans le chaos libyen, où il s’est opposé à la proposition « utopique » de Paris d’organiser des élections en Libye avant la fin de l’année et où enfin il a souligné « les innombrables failles » du G5, il semble que son intransigeance face à la France ne semble pas prête de disparaitre.
Sur la question du Sahara occidental, le président Aziz s’en est pris au Maroc, toujours sur France 24, de façon à peine voilée, malgré les efforts de Paris ces dernières semaines pour rapprocher les positions marocaines et mauritaniennes.
Voici sans doute douchés pour longtemps les espoirs du chef d’état dans un engagement franc et massif de la Mauritanie aux cotés de la France dans la lutte anti terroriste.
CRIDEM
Mauritanie : l’Union africaine se penche sur des dossiers brûlants à Nouakchott
Le Point Afrique – Les dirigeants de l’Union africaine (UA) se sont retrouvés pour un sommet axé sur le renforcement de l’intégration continentale, au moment où de nombreux jeunes Africains migrent vers l’Europe.
La séquence du Rwanda avec Paul Kagame à la tête de l’Union africaine se referme. C’est au tour du président mauritanien, Mohamed Ould Abdel Aziz, dont le pays accueille ce sommet qui doit s’achever lundi, de prendre les rênes de l’organisation continentale.
« C’est un sommet historique qui s’ouvre aujourd’hui pour la première fois dans ce pays fondateur de l’Union africaine qu’est la Mauritanie », a-t-il déclaré, cité par l’AFP. Dans la capitale mauritanienne quadrillée par les forces de sécurité, dotée d’un nouveau centre de conférences au milieu des dunes et de nouvelles routes, les hôtels affichent complet pour ce 31e sommet ordinaire de l’UA, qui doit réunir une quarantaine de chefs d’État africains et le président français Emmanuel Macron.
Une ouverture à un moment de forte tension sur Barkhane et le G5 Sahel
La conférence s’ouvre après un attentat-suicide perpétré vendredi au Mali contre le QG de la force conjointe du G5 Sahel lancée en 2017, qui a fait trois morts, dont deux militaires de cette force. Le président Macron doit rencontrer lundi à Nouakchott, en marge du sommet de l’UA, ses homologues du G5 Sahel, une organisation régionale regroupant la Mauritanie, le Mali, le Burkina Faso, le Niger et le Tchad. Cet attentat démontre qu’il « y a encore énormément de failles » dans la sécurité qui doivent être « corrigées », a déclaré le président mauritanien, cité par la chaîne France 24. « Nous soutenons les pays qui font face à des attaques terroristes. Nous condamnons ces attaques », a déclaré de son côté le président rwandais, Paul Kagame, encore président en exercice de l’UA à l’ouverture du sommet de Nouakchott.
La Francophonie s’invite à côté des crises
Avant l’ouverture du sommet, M. Kagame a fait savoir qu’il tenterait de s’assurer du soutien de ses pairs à la candidature de sa ministre des Affaires étrangères, Louise Mushikiwabo, à la tête de l’Organisation internationale de la Francophonie (OIF) en octobre. Paris appuie cette démarche, qui permettrait de ramener la direction de l’OIF en Afrique, après quatre ans de mandat de la Canadienne Michaëlle Jean, candidate à sa propre succession.
Comme à chaque sommet, les dirigeants africains se pencheront sur les crises qui secouent le continent, notamment la guerre civile au Soudan du Sud ou le Sahara occidental, dont le drapeau flotte pour la première fois sur Nouakchott à l’occasion de ce sommet, avec celui des autres membres de l’UA. L’exode de centaines de milliers d’Africains, essentiellement vers l’Europe, ne figure pas au programme officiel. Sur le dossier de la RD Congo, avec l’éventuelle candidature de Joseph Kabila à sa succession lors du scrutin du 23 décembre, candidature jugée anticonstitutionnelle par l’opposition, un collectif catholique, à l’origine de trois marches contre cette éventuelle candidature, a réclamé la semaine dernière « une plus grande implication » de l’UA dans le processus électoral de ce pays.
La question de l’indépendance financière
En fin de sommet, M. Macron discutera avec ses homologues du G5 Sahel de la lente montée en puissance de la force conjointe mise en place par cette organisation régionale siégeant à Nouakchott pour lutter contre les djihadistes. La France, qui conduit dans la région l’opération Barkhane, soutient ce projet, y voyant un possible modèle de prise en main par les États africains de leur propre sécurité. Mais sa mise en œuvre est pour l’instant marquée par les problèmes de financement et les accusations de violations des droits de l’homme par les troupes de la force conjointe, basée à Sévaré (Mali).
Au sommet, M. Kagame doit présenter un nouveau rapport sur une réforme institutionnelle de l’UA visant notamment à garantir l’autonomie financière de l’organisation pour lui donner les moyens de sa souveraineté politique. Le budget de l’UA provient à plus de 50 % des bailleurs étrangers et ses programmes sont financés à 97 % par les donateurs. Pour réduire cette dépendance, la réforme prévoit le prélèvement dans chaque pays d’une taxe de 0,2 % sur des importations.
Zone de libre-échange (ZLEC)
La création d’une zone de libre-échange (ZLEC), lancée le 21 mars à Kigali et qui pourrait représenter un marché de plus de 1,2 milliard de personnes en Afrique, et la corruption, qui, selon l’ONU, fait perdre au continent 25 % de ses richesses annuelles, devraient également être au cœur des discussions. La création de la ZLEC a été approuvée par 44 des 55 pays de l’UA, mais pas par deux poids lourds du continent, l’Afrique du Sud et le Nigeria, dont le président Muhammadu Buhari doit assister au sommet.
Le Point Afrique (avec AFP)




