Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Mohamed Moine : La Mauritanie combat l’extrémisme, militairement, mais elle le fabrique culturellement

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Les extrémistes à travers toute l’Afrique, parmi les Shababs somaliens, voire Boko Haram et AQMI, sont issus de nos Mahadras et ont appris auprès de nos disciples. Nous accordons à ces derniers l’autorisation de bâtir des facultés apostasiatrices que nous finançons avec l’argent public.

En Mauritanie, et dans chaque mosquée, se trouve un délégué de gangs extrémistes.

En Mauritanie, ould Dedew a émis une fatwa en faveur du port d’armes contre l’État pour El Khadim ould Semane. Et la chose est considérée naturelle, normale.

En Mauritanie, un individu ignorent et différent, peut se lever pour annoncer depuis l’estrade de la mosquée la  »licité de l’effusion du sang des gens, tel Yedhih ould Dahi et ould Sidi Yahya qui le font tous les jours. Et cela passe comme une tempête dans une tasse de café!

En Mauritanie, Bah ould Abdallahi ordonne à ses disciples d’attaquer une télé privée, de s’en prendre aux magistrats et aux avocats au cours d’un procès. Et, après, cela n’attire l’attention de personne.

En Mauritanie, il n’y a pas d’écoles d’ingénieurs, ni de facultés de pharmacie, et des centaines de fondamentalistes sortent de l’Institut Supérieur et de l’Université d’Aioun sur le compte de l’État pour insuffler du sang neuf dans des partis et mouvements extrémistes, et ce tous les ans.

En Mauritanie, l’argent islamiste turc et qatari circule pour acheter les consciences et créer des tendances.

C’est en Mauritanie seule que le moufti d’Al-Qaïda peut se hasarder à donner des leçons aux gens, menacer l’État en entier et contraindre le président de la République la détention d’une personne que les tribunaux ont libérée.

La Mauritanie ne combat nullement l’extrémisme, car elle l’abrite et en est la mère protectrice.

Je présume que ce qui s’est déroulé ce vendredi 10 août n’est qu’une simple échauffourée avec des bandes de contrebandiers ou d’orpailleurs, ou tout autre chose, excepté la confrontation avec Al-Qaida et les djihadistes.

Mohamed Moine

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Partis politiques : «Sauver ou périr»

altLa célèbre devise des soldats du feu – les sapeurs-pompiers –devient, ces temps-ci, celle de la centaine de nos partis politiques prêts à disputer les suffrages des quelques 1,4 million d’électeurs inscrits sur la nouvelle  liste électorale en cours de finalisation. Un chiffre inférieur  aux cent quarante annoncés dont nombre d’entre eux profitaient, depuis des années, voire des décennies, des subventions de l’État, occupant l’arène politique sans autre ambition, conscients qu’ils étaient de ne pouvoir accéder aux institutions de représentation. Plus souvent réfugiésen ce qu’on appelle  la « majorité présidentielle », plutôt qu’en l’opposition, afin d’entrer dans les grâces du prince, accéder à ses invitations et dialogues. Voilà comment certains ne se sont bâti qu’un destin de potiche, faire-valoir complaisant, moyennant petit surplus dans la gamelle.

Qu’on en sourit ou s’en persuade, le gouvernement a décidé de sévir, face à la pléthore de partis. Notre ministre de l’Intérieur, Ahmed ould Abdallah, l’a dit, haut et fort : cent quarante organisations politiques pour une population de moins de quatre millions d’individus, c’est trop. Mais son département ne se hâte-t-il pas à reconnaître certains avec promptitude,  et à refuser le quitus à d’autres, qui remplissent pourtant toutes les conditions d’homologation ? Pour « assainir » l’arène politique ou, comme dit le ministre, « crédibiliser la démocratie », rendre représentatifs les  partis politiques – intention certes  louable, si elle se matérialise de manière objective et transparente sur le terrain – le gouvernement a concocté un projet de  loi stipulant qu’ « un parti politique participant, deux fois de suite, à une élection municipale, sans atteindre un pour cent des suffrages exprimés, sera dissous. En cas de non-participation, deux fois consécutives,  à un scrutin local, le parti sera aussi dissous ».  À bon entendeur, salut ! Une décision jugée « unilatérale  et arbitraire », par le président du FNDU, Mohamed ould Maouloud, également  président de l’UFP, soulignant que son application pourrait entraîner la disparition de près de quatre-vingt formations  politiques.

A la pêche aux moules

Voilà, en tout cas, comment tous les petits partis ou « partis-cartables » se sont retrouvés contraints d’aller à la pêche aux voix. À l’arrivée, on saura qui vaut quoi, dans l’arène politique nationale. On s’agite donc beaucoup. Comme beaucoup ne disposent pas de moyens, il leur faut nouer des alliances électorales, pour  ne pas être rayé de la carte politique. Un coup de massue que supporteraient  très mal, on l’imagine,  certains « commerçants de la politique » qui en polluent la scène. Le parti dont tel ou tel s’affiche président n’existe que par son nom. Aucun siège – peut-être, même, aucun adhérent, excepté ceux inscrits, sur le papier, en tant que « membres fondateurs », comme l’exige la loi.

Résultat des courses, tous  les partis politiques  en hibernation doivent se réveiller pour mesurer leur  représentation véritable. Certains partis se battent pour conserver leur ancrage, d’autres pour simplement justifier leur existence sur le papier. Un gros challenge, donc, qui a vu nombre d’entre eux sortir enfin de l’ombre et ouvrir siège, depuis la dernière décision du gouvernement. Beaucoup battent le rappel des proches et des amis, voire l’embauche d’inconnus, pour confectionner leurs listes.

Les trois scrutins vont mettre la CENI à rude épreuve. Elle aura du mal à  relever le défi de l’organisation. Un autre sacré challenge pour  cet organe de contrôle dont l’indépendance est mise en doute par l’opposition. Il a certes annoncé, par la voix de son nouveau président, sa disponibilité à travailler avec tous les acteurs impliqués dans le processus électoral. Mais une concertation officielle, entre tous ces  acteurs, lui aurait permis de mieux surmonter sa tâche. Ils se seraient, par exemple, probablement mis d’accord  sur le vote unique qui réduirait sensiblement le temps des opérations de vote. Est-ce trop tard pour bien faire ?

Cuisine politicienne

Pendant que les partis se cherchent des solutions de survie, le gouvernement ne fait pas quasiment rien pour éviter la transhumance politique. L’accord du 20 Octobre 2016 avait officiellement reconnu l’intention de tous les acteurs d’en finir avec cette plaie qui  affecte surtout les partis de l’opposition. Mais le texte d’application  de cette bonne intention n’a jamais vu le jour. C’est d’ailleurs ce qui permit à un ponte de l’UPR de tenter et réussir à débaucher quelques conseillers de la liste d’El  Wiam qui venait de ravir, au parti du pouvoir, la mairie et la députation de Rosso. L’UPR digérait mal sa défaite et fit tout pour bloquer le travail de Sidi Diarra. Une insidieuse manœuvre que le président d’El Wiam, Boydiel ould Houmeïd, n’a cessé de dénoncer, en différentes  correspondances  adressées au Premier ministre et au ministre de l’Intérieur, leur rappelant les termes de l’accord du 20 Octobre 2016.

Aujourd’hui mécontents de n’avoir pas été investis par leur  parti, nombre de cadres  de l’UPR se sont fait parrainer  par d’autres  partis de la majorité présidentielle. Une consolation qui laisse entrevoir qu’une fois élus, ils retourneront probablement au bercail avec leur  mandat, au détriment des partis qui les auront fait élire. Une perte sèche pour ces derniers qui n’oseront cependant pas lever le moindre petit doigt pour protester. Pacte tacite pour conserver sa place au soleil, avec des postes ministériels pour certains ? Savourez, citoyens, la cuisine politicienne : elle est présentement aux fourneaux…

DL

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le calame

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Biram arrêté suite à une plainte d’un journaliste

Biram arrêté suite à une plainte d’un journalisteArrêté ce matin à son domicile, Biram Dah Abeïd est présentement entendu au commissariat de police de Riadh 1, au moment où ces écrits sont en ligne. C’est suite à une plainte du journaliste Dedde Ould Abdellahi pour « injures » que le leader abolitionniste a été cueilli tôt ce mardi matin par les limiers.

Soupçonnant l’ex correspondant d’Al Jezira à Sao Paulo d’être un ‘’espion au service de Ould Meguett’’, le directeur général de la sûreté nationale, Biram avait décoché des flèches empoisonnés à son égard . Les charges jugées violentes de Biram avaient fait le tour de la toile.

Dedde avait interviewé Biram, en juin dernier, tout juste après la signature de l’alliance électorale RAG/Sawab. Le journaliste s’est contenté de «manipuler cette interview en dénaturant les propos de Biram mais aussi en ne sortant que quelques extraits pour corroborer certaines informations », indique un proche du leader abolitionniste.

L’intégrale de cette interview n’a jamais été diffusée corroborant ainsi les dires des abolitionnistes.

Recevant une délégation du syndicat des journalistes mauritaniens, Biram avait renouvelé ses accusations. A la demande d’excuses formulée par les syndicalistes, Biram avait opposé un niet catégorique.

le calame

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Mauritanie: Arrestation du candidat Biram Dah Abeid : «Une tentative d’intimidation » (coalition Sawab/Rag)

Mauritanie: Arrestation du candidat Biram Dah Abeid : «Une tentative d’intimidation » (coalition Sawab/Rag)Le parti Sawab et la mouvance RAG qui soutiennent la candidature du leader antiesclavagiste, Biram Dah Abeid, ont dénoncé mardi dans une conférence de presse, ce qu’ils ont considéré comme une tentative d’intimidation du candidat et une manœuvre visant à déstabiliser ses soutiens.

Oumar Ould Yali, autre candidat de la coalition électorale RAG/Sawab, a condamné cette arrestation indiquant qu’elle a été opérée nuitamment et sans mandat légal. Yali qui a précisé que des membres de la coalition ont pris contact avec Biram Dah Abeid arrêté au commissariat de Riadh a révélé que le détenu a refusé de répondre aux policiers en l’absence de ses avocats.

Pour le président Abdessalam Horma, la mesure d’arrestation est condamnable et se veut une tentative d’intimidation de cette coalition avant l’élection du 1er septembre prochain. Le président de Sawab a encore ajouté que ces pratiques de l’ère d’exception et des polices politiques n’ont plus d’effet sur les mauritaniens qui ont franchi la barrière de la peur.

Selon lui, Biram Dah Abeid candidat de la coalition a déjà rempli toutes les conditions juridiques pour briguer les suffrages de ses compatriotes. «Un récépissé provisoire lui a été délivré en attendant le récépissé définitif qui devrait être remis aujourd’hui ».

La coalition Sawab/Rag, rappelle-t-on, a présenté des listes candidates dans 87 circonscriptions communales, neuf listes pour les conseils régionaux et des dizaines de listes pour les législatives parmi lesquelles la liste nationale emmenée par le détenu en question le leader haratine Biram Dah Abeid aujourd’hui entre les mains de la police.

Mauriweb

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Etats-Unis: Un Mauritanien tué par balle à Memphis Tennessee

Etats-Unis: Un Mauritanien tué par balle à Memphis TennesseeIl n’ya rien d’anormal que des enfants innocents soient tués par des coups de feu.

Djiby Aliou Sy, un jeune Mauritanien émigré depuis 2005 qui est venu rejoindre sa famille, est mort après une fusillade critique à Hickory Hill, un quartier à l’Est de Memphis.

Il était âgé de 23 ans, originaire de Zouerate, passionné de foot. Djiby était sur une voie d’un avenir prometteur, il allait à Southwest Community Collège. Une vie qui s’est brutalement arrêtée ce vendredi.

Dans cette ville, il ne suffit pas que les personnes directement touchées par la violence soient investies pour l’arrêter. Nous n’avons pas besoin de vivre dans des quartiers dangereux ou d’être l’un des milliers de personnes touchées par le fléau de la fusillade.

Cela ne doit pas ruiner les efforts du département de police de Memphis, des procureurs ou encore une myriade de Memphians, des leaders communautaires, religieuses, des familles de victimes, voire des ex-membres de gangs – qui se sont investis dans des efforts pour lutter contre le sang en s’attaquant aux causes profondes de la violence.

La violence empêche Memphis de réaliser pleinement son potentiel. Et, bien sûr, la violence rayonne des victimes aux membres de la famille, aux amis et aux voisins.

Certes, l’effort visant à endiguer la violence doit commencer par la reconnaissance du fait que trop de personnes se sentent exclues du rêve américain, piégées dans des zones pauvres avec de faibles d’obtention d’un emploi avec un salaire acceptable. Voyant peu de perspectives d’améliorer leur vie, certains d’entre eux se tournent vers la violence.

C’est une histoire de désespoir et de chagrin pour les quartiers et les familles. Et, honnêtement, pour notre ville. L’homme de Memphis est mort après une fusillade critique à Hickory Hill. Les enquêteurs de la police de Memphis affirment que Djiby est décédé plus tard le vendredi à l’hôpital des suites de ses blessures.

Selon la police de Memphis, les tirs ont eu lieu vers 15h30. Vendredi dans le bloc 3700 de Outland Road. Aucune information suspecte n’est disponible pour le moment sur l’origine de la fusillade. La famille est attristée, toute la communauté africaine de Memphis est en deuil.

Djiby est parti trop tôt, bien trop vite, sa disparition nous rappelle comme une évidence que nous sommes finalement bien peu de choses.

Tu laisses un vide immense derrière toi. Et c’est avec beaucoup de tristesse et de compassion que l’équipe de Senalioune présente ses plus sincères condoléances à ta mère, sœurs, frères et aussi à toute ta famille pour leur témoigner notre soutien dans ce moment douloureux.

Repose en Paix.

Alioune Ly

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