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Le général Clark révèle que Daesh est un projet israélien
Le général Wesley Clark, ancien suprême commandeur de l’Otan, a déclaré à CNN que l’Émirat islamique (dit « Daesh ») avait été « créé par nos amis et nos alliés pour vaincre le Hezbollah ».
Le général Clark mettait ainsi clairement en cause la responsabilité d’Israël.
Depuis 2001, le général Clark est le porte-parole d’un groupe d’officiers supérieurs opposés à l’influence israélienne sur la politique extérieure des États-Unis, à ses développements impérialistes agressifs et au remodelage du « Moyen-Orient élargi ». Il s’était opposé au déploiement de troupes en Irak, et aux guerres contre la Libye et contre la Syrie.
“ Hillary Clinton révèle : DAECH a été créé par l’administration américaine !”
“L’ancienne chef de la diplomatie américaine et ex-première dame des Etats-Unis, Hillary Clinton, a secoué le monde avec d’intrigantes révélations faites dans son dernier livre »HARD CHOICES » (Le temps des décisions*), dans lequel Mrs Clinton a annoncé que c’est bien l’administration américaine qui a créé DAECH (abréviation arabe de l’État islamique en Irak et au Levant-EIIL). L’organisation terroriste DAECH, a été créée dans le but de procéder à un nouveau »partage » dans la région du Moyen-Orient, affirmant qu’une coordination a eu lieu à ce sujet entre Washington et les Frères musulmans pour créer cet »Etat » dans le Sinaa. Hillary Clinton, a également déclaré dans ces »mémoires » publiées aux Etats-Unis : »Nous avons infiltré la guerre en Irak, en Libye et en Syrie, et tout allait pour le mieux et puis tout à coup une révolution eût lieu en Egypte et tout à changé en 72 heures ». Elle poursuit son récit en ajoutant que »nous étions d’accord avec les Frères en Egypte pour annoncer l’Etat islamique dans le Sinaa et le remettre entre les mains du ‘Hamas’ et une partie à ‘Israël’ pour la protéger, adjoindre Halayeb et Challatine au Soudan, et ouvrir les frontières libyennes du côté de Salloum. Il était même question d’annoncer la naissance de l’Etat islamique le 5 Juillet 2013, et on attendait l’annonce pour reconnaître, nous et l’Europe, ce nouvel Etat ». Le livre »Hard Choices » de Mme Clinton renferme d’importantes informations relevant auparavant du »Top Secret », des décisions politiques d’une extrême sensibilité, des interventions et ingérences, etc… Un livre à lire pour ceux qui souhaitent savoir ce qui se passe en »haut lieu » et découvrir comment va »basculer » le monde dans les prochaines décennies.
L’éditorial de Camara Seydi Moussa : Quand Abdelaziz se confie ou écrit à Idriss Debby
Initiatives News – Cher ami et doyen,
Doyen, c’est avec un grand plaisir, par la présente, que je viens me confier à vous au vu de votre sagesse et votre magnifique expérience pour bénéficier de vos astuces afin de garder le pouvoir.
Président, votre jeune frère – que je suis – est perdu. Je ne me vois pas une vie sans le pouvoir. La nature des hommes et femmes de mon pays me renforce dans cette posture. Ancien Président mauritanien, moi Mohamed, je ne m’imagine pas dans ce statut. Hélas, mon inquiétude vient de ce que je me vois, si cela arrivait, victime de règlements de comptes incalculables…
A tort ou à raison, on m’accuse de beaucoup de choses et dont la moindre est qu’on m’attribue une richesse énorme. Sur ce plan, certains de mes proches n’ont pas été discrets. Il faut dire qu’on n’a pas vu le temps passer. Un temps qui a favorisé plus l’éclosion d’un nombre important d’ennemis de toute sorte et de tout genre que le rang des fidèles à tout prix.
Même si je connais déjà que l’homme politique mauritanien est d’une versatilité incroyable. Pour cela, les applaudisseurs ne me seront d’aucune utilité, une fois en dehors du pouvoir autour duquel ces vauriens s’agglutinent. Cher frère Debby, les similitudes de nos pays, nos politiques, nos régimes et notre alliance extérieure (la France) me donnent espoir que vous êtes la solution à l’équation à plusieurs inconnues (visibles, invisibles, extrêmement dangereux et incontrôlables) à laquelle je fais face.
Pour rappel, à l’époque où notre ami Pierre (l’ancien Président du Burundi) était dans les difficultés, je lui étais venu en aide avec des conseils qui lui ont certainement valu la position dans laquelle il est aujourd’hui ainsi que son pays. Mon ami, je vous félicite pour la réussite de votre politique d’émancipation et du développement du grand peuple du Tchad mais aussi le respect que vous incarnez pour la sécurité de notre région.
Président, vous êtes un exemple dans notre syndicat des Chefs d’Etat africains. Vous êtes le témoin vivant de notre renforcement dans notre perception que le pouvoir ne peut être légué n’importe comment – ou laissé à n’importe qui – car nous restons les véritables espoirs de nos peuples. Président, je suis dans un dilemme : partir ou rester au pouvoir en tentant de faire sauter le verrou constitutionnel. Dilemme que vous avez su régler brillamment.
Mais seulement, cher ami, moi, ma situation s’apparente à un labyrinthe dans un désert sèchement aride. Voilà pourquoi je fais appel à votre sagesse pour des conseils afin de surmonter les pièges de ce labyrinthe.
La Constitution. Le peuple. L’armée. L’Occident.
Oui, Doyen, l’armée ou la grande muette, c’est surtout elle, qui semble être mon problème. Dans cette institution hautement professionnalisée, il pourrait y avoir des hommes opposés à mon choix de rester au pouvoir. Même si j’ai, à plusieurs reprises, dit vouloir respecter la Constitution, mon souhait est tout autre. Certains de mes « appuis » civils l’ont compris et le font savoir bruyamment, mais, entre nous, connaissant leur soutien insignifiant et très intéressé, je ne perdrais rien à m’en passer. Le véritable soutien que je veux (en tout cas qui serait d’un meilleur secours) est celui de l’armée, mes frères d’armes. Des frères d’armes qui refusent de comprendre que ce qu’on désire de plus au monde, on doit faire toujours semblant de ne pas le vouloir. Je pense que le soutien de l’armée m’ouvrira un boulevard pour ce troisième mandat que je désire de toutes mes forces.
Hélas, la Constitution est si verrouillée religieusement.
Quoique, sur ce plan, j’ai des érudits qui ont déjà trouvé la solution. Eh oui, dans mon peuple civil, j’ai des soutiens qui sont prêts à accéder à tous mes désirs, comme ils l’ont fait par le passé pour mes prédécesseurs, surtout pour le grand maitre Maaouya Ould Taya.
Le peuple. Oui, avec le peuple, je pourrais être surpris mais, comme vous, j’ai l’antidote contre l’ire de ce peuple à qui j’ai donné tant de goudrons, le carrefour de l’un de ces routes bitumées porte d’ailleurs mon nom et est situé dans le prestigieux quartier de Hay Es-Sakin où, je peux le dire, est né mon sobriquet de « Président des Pauvres » (certains opposants, des moins-que-rien, disent en persiflant : « Président des Pauvres… de nous ») . Mon peuple je le connais bien. Ce peuple que j’ai appauvri ne m’inquiète pas ; y a que certains aigris, peu nombreux, juste quelques mécontents, qui font du bruit – d’ailleurs sans écho…
Mon cher, j’ai compris qu’entre ce peuple et moi, c’est l’histoire des coqs et des graines. Tu peux déplumer, voire trucider ces gallinacés, ils te suivront toujours, tant que, sur ton sillage, tu sème, gracieusement, des graines. L’essentiel étant de leur donner quelque chose à picorer.
Le peuple, mon ami, n’est pas mon grand problème, surtout que j’ai la chance d’avoir une opposition de réaction et non d’action ; une opposition (celle qui est au pays) plus élitiste que de masse. Le reste étant plus active dans les réseaux sociaux et à l’étranger. C’est pour dire que cela ne m’inquiète guère : Facebook et Whatsapp n’ont encore renversé aucun Président (en tout cas, à ma connaissance) !! Je suis très heureux que mon opposition (très … !) ne comprend pas encore qu’un peuple sans culture politique est à la merci de nos pouvoirs.
Enfin, il y a l’extérieur ou l’Occident. Mais cher ami et Excellence Monsieur le Président (hé hé !), l’Occident, et surtout la France, n’a jamais était un obstacle. Seule notre opposition (si limitée, Alhamdoullillaah) croit encore au mirage d’un poids extérieur, d’une pression, pouvant nous faire faire ce que nous ne voulons pas. L’extérieur n’a jamais étais un problème. C’est même notre soutien le plus sûr. La France fait ce que nous voulons, comme nous voulons, quand nous voulons et où nous voulons. Du refus des visas à nos contradicteurs les plus tenaces, en passant par le soutien dans les négociations contre nos opposants (je te cite, en mémoire, les fameux accords de Dakar de 2009 qui m’ont permis de rouler cette opposition dans la farine) en passant par des informations capitales pour nous aider à fortifier nos pouvoirs, la France est un partenaire fidèle. Quant à l’Amérique, houhouhhouh, avec leur actuel Président qui ne pense qu’à construire des murs et faire du Tweet, on peut dormir sur nos quatre oreilles.
Excellence, voilà pourquoi j’ai besoin de vos conseils pour m’aider à faire admettre mon projet ; un projet qui est celui de plusieurs membres de notre syndicat.
En tout cas, j’y suis et, à moins d’un miracle, j’y reste.
Salutations distinguées.
Merci d’avance.
Votre jeune frère en difficultés, Mohamed Abdel Abdel Aziz, encore et toujours le Président de la République Islamique de Mauritanie. Aujourd’hui, demain et… le siècle prochain !
Camara Seydi Moussa
source : La Nouvelle Expression
La valse du changement des ambassadeurs continue
Une tempête de changement des ambassadeurs du pays a été lancée mercredi soir à Nouakchott.
C’est ainsi qu’ont été nommés :
– Ambassadeur Hamid Ould Hamouni, ambassadeur de Mauritanie à Moscou.
– Ambassadeur Mohamed Mahmoud Ould-Abdallah Ould Boya, ambassadeur de Mauritanie auprès du Sultanat d’Oman .
– L’ambassadeur El Houssein Ould Dieh ambassadeur de Mauritanie à Khartoum.
– L’ancienne ministre Cisse Mint Cheikh Ould Boida ambassadrice de Mauritanie auprès de l’UNESCO.
L’ancien député Mohamed Ould Mohamedou, alias Ould Leila, ambassadeur de Mauritanie en Tunisie.
– L’ancienne ministre Fatma Val Mint Soueyni-a ambassadeur de Mauritanie en Côte d’Ivoire.
La Mauritanie a limogé son ambassadeur à New York, Ba Ethmane, et nommé son successeur, Sidi Mohamed Taleb Amar, qui était à Moscou.
Le gouvernement mauritanien a également limogé son ambassadeur à Washington, Mohameden Ould Daddah, et nommé son remplaçant Ba Samba , frère de l’ancienne ministre Coumba Ba
Source : https://www.anbaa.info/?p=44422
L’édito de La Tribune : Le nouveau gouvernement annonce de quoi demain sera fait
Initiatives News – Le décor est planté. Ou presque. Le dispositif mis en place par le Président Mohamed Ould Abdel Aziz pour préparer l’échéance de 2019 semble prendre forme.
Il s’articule autour de ses hommes de confiance, ceux qui ne peuvent être soupçonnés d’arrivisme, d’opportunisme ou de fausse loyauté, ceux qui ont fait leurs preuves en tout : efficacité, constance, fidélité, dévouement…
La composition du nouveau gouvernement annonce à peu près de quoi demain sera fait. Nettement rehaussé par la présence du Chef d’Etat Major des Armées, le Général Mohamed Ould El Ghazwani comme ministre de la défense, ce gouvernement semble être celui de la consolidation de l’existant tout en incarnant l’espoir d’une reprise en main. Laquelle commence par l’apaisement des relations.
Finies les querelles qui ont rongé le système ces deux ou trois dernières années. Finie la tension permanente avec les protagonistes traités en ennemis et non en partenaires.
La mise en place de la nouvelle Assemblée nationale avait déjà permis de hisser à sa tête Cheikh Ould Baya, le député de Zouerate et ancien président de l’Association des Maires de Mauritanie.
Homme de confiance, Ould Baya croit profondément aux vertus du dialogue, mieux, à la nécessité et à la possibilité de convergence en matière politique. Le processus de désignation de son bureau, mais aussi celui de la mise en place du conseil régional du Tiris Zemmour et du Conseil municipal de Zouerate, ont donné la preuve de ce souci, constant chez lui, de chercher le consensus surtout quand il est possible.
La pièce manquante du puzzle est l’instance dirigeante du parti Union pour la République qui tient son congrès dans la deuxième moitié de décembre prochain. Mais on peut dire dès à présent que le décor planté jusque-là, est celui qui va permettre d’apaiser les rapports, de les normaliser et pourquoi pas de faire converger l’ensemble des acteurs politiques pour permettre un tan soit peu de sérénité…
La Mauritanie qui parait aujourd’hui un pivot de stabilisation du Sahel, est un pays fragile.
Sur le plan intérieur, l’échec patent des politiques à proposer et/ou à accompagner, les secousses récentes et anciennes, les tares sociales structurelles, les déficits de gouvernance accumulés, bref… le lourd héritage des décennies d’errements a traumatisé les acteurs les empêchant de réfléchir, de se projeter pour anticiper.
Ils se sont contentés de courir après les événements sans pouvoir jamais rattraper le temps et les occasions perdus. Résultat : une société émiettée et une élite déresponsabilisée.
Sur le plan régional, la Mauritanie est entourée de problématiques dont le débordement ici est un risque énorme.
Au nord, le conflit du Sahara qui bout constamment. Avec lui la question des Bidhanes au Maroc, de la succession en Algérie, de la stabilisation en Libye… A l’est et au sud-est, l’Azawad et la question peule qui créent l’environnement propice au développement et à l’implantation des groupes extrémistes religieux et ethniques. Au sud, les convulsions qui frappent de temps en temps des pays et des sociétés qui, comme nous, ne sont pas encore arrivés à leurs points d’équilibre.
Les richesses, gaz et pétrole, qui s’annoncent sont certainement des facteurs aggravant pour ce qu’ils attirent de convoitises.
Nous oublions souvent que les quantités annoncées nécessitent une ressource humaine (savoir-faire, technicité…) que nous n’avons pas mais que tous les autres ont. Nous oublions aussi que la présence de grandes sociétés multinationales (Majors, comme on dit) est nécessairement une menace sur la souveraineté et même sur la cohésion des pays où les richesses sont exploitées.
C’est seulement quand on aura jaugé et jugé ces menaces que nous comprendrons que «quelque chose» peu être fait. Que «quelque chose» doit être fait.
Pour consolider le front intérieur en répondant aux attentes légitimes et dont l’expression peut (ou pas) comporter quelques exagérations. Les populismes se nourrissent sur l’incompétence des acteurs. La meilleure façon de leur barrer la route, est de traiter sereinement et intelligemment les revendications.
Pour renforcer le statut de la Mauritanie comme pôle de stabilisation et comme élément facilitateur dans une région en pleine ébullition.
2019 est un rendez-vous crucial. En décidant de respecter son serment et de se conformer aux dispositions de la Constitution en matière de mandats, le Président Mohamed Ould Abdel Aziz permet d’ouvrir une nouvelle fois, la porte de l’espérance avec en prime la possible expérience d’une alternance au pouvoir annoncée. Cela rapportera mieux et plus à la Mauritanie que le gaz, le pétrole et que tous les métaux précieux du monde.
Inchaa Allah
MFO
La Tribune N°761 du 6 nov. 2018
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