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CVE : COMMUNIQUE
La CVE répond à la volonté exprimée par sa base et affiche ses ambitions Le Conseil Présidentiel de la Coalition Vivre Ensemble (CVE) s’est réuni les 03, 10 et 17 octobre 2019, à l’effet d’examiner les perspectives post-électorales de la CVE. Tenant compte de la volonté mainte fois exprimée par la base, à l’unanimité, le Conseil Présidentiel s’est accordé sur l’impérieuse nécessité de maintenir, de renforcer et de consolider la Coalition Vivre Ensemble. Répondant à ce souci, le Conseil Présidentiel a redéfini ses objectifs, ses structures, son mode de fonctionnement et son domaine de compétences. Parmi les objectifs retenus, la CVE œuvrera au renforcement de l’unité nationale et de la cohésion sociale, dans le respect de la diversité culturelle, à travers la recherche d’un nouveau pacte de confiance dans le cadre d’un Etat multinational. Les structures majeures de la CVE comprendront une Présidence à mandat, renouvelable une fois, assurant l’Exécutif et un Comité de pilotage. Une charte et un règlement intérieur en fixeront les rôles et les responsabilités de chaque organe. Prenant acte de la nécessité d’impliquer tous ses sympathisants, le Conseil Présidentiel a décidé que l’organisation se fera à la base, à l’intérieur comme à l’extérieur du pays, dans le cadre d’une implantation, afin d’asseoir la légitimité des représentants de la CVE. Par ailleurs, le Conseil Présidentiel s’est accordé pour confier à la CVE l’exclusivité en matière de dialogue politique et/ou national, ainsi que la gestion de toute consultation électorale. Enfin, le Conseil Présidentiel de la CVE lance un appel pressant à l’ensemble des mauritaniens, sans distinction aucune, qui partagent l’idéal du Vivre Ensemble, à se retrouver dans les meilleurs délais afin de sauver notre pays avant qu’il ne soit trop tard !
Le Conseil Présidentiel de la CVE.
Fait à Nouakchott, le 17 octobre 2019
Mauritanie : UPR, “un coup d’Etat” politique
Mauriweb – L’Union Pour la République, parti créé par l’ancien président, Mohamed Ould Abdelaziz, sur les décombres du PRDS de Taya, inaugure sa mue. Les caciques de l’ancien régime en font les frais. Est-ce le début de la fin ?
Le parti de l’Union pour la République (UPR) est dans tous ses états. Ses animateurs ne savent plus de quoi demain serait fait ; d’autant que la rumeur accorde au président Mohamed Ould Cheikh Ghazouani l’intention de vouloir créer son propre parti. Même si ce n’est pas encore un coup de pied dans la ruche, le parti tente un toilettage qui «élimine » ses dirigeants les plus « mouillés » sous l’ancien régime.
Mardi, en tout cas le président du comité directeur de l’UPR, Seydna Ali Ould Mohamed Khouna, a rassemblé autour de lui les principaux membres du directoire du parti pour annoncer la couleur du changement.
Un changement qui n’était pas du goût de certains membres présents à la réunion. Il faut bien dire que ces divergences d’appréciation de la situation politique au sein de ce parti ne datent pas de cette réunion. Leur racine remontent à l’avant-présidentielle et au dispositif placé pour tenir en cage le président Ghazouani.
Le premier en faire les frais est l’ancien président du groupe parlementaire, le député Mohamed Yahya Ould Kharchi, instigateur de la tentative de parlementaires de violer la Constitution pour permettre à l’ancien président de se représenter, une troisième fois. Il est remplacé à la tête de ce groupe par un homme discret et affable, le député de Monguel, Habib Brahim Diah.
Présentée comme une démission, la chute du président du groupe parlementaire est perçue comme un « aveu de fidélité » à l’ancien président qui l’a économiquement et politiquement hissé pour se retrouver président du groupe parlementaire de l’UPR. Il serait d’ailleurs en tête d’une fronde politique animée contre l’actuel président, Ghazouani.
Mais il n’est pas seul et certains de ses « complices » ne voudraient pas se plier à l’exigence de changement qui appelle à couper des têtes dans ce parti pour repartir sur des bases politiquement plus saines. Ce serait donc fonction de cette « résistance » opposée par les caciques de l’ancien régime que l’actuel président décidera, dit-on, de créer ou non une nouvelle formation qui porterait son programme politique.
Mais on révèle, dans le même temps, l’immixtion de l’ancien président, qui aurait tout à perdre en suscitant une confrontation avec le nouveau pouvoir, par un appel à la retenue des rares hommes qui lui seraient restés fidèles dans cette formation. Il semble en tout cas clair avec cette démission que le courant ne passe plus entre la majorité de l’UPR qui soutient le président Ghazouani et une minorité décidée à lui rendre la vie difficile.
A ce titre, le président Ghazouani n’entendrait plus s’en faire compter par des hommes et des femmes qui se sont servis du pays au lieu de le servir. Il serait prêt, dans cette logique, à déterrer toutes les haches de guerre avec les survivances d’un régime auquel il n’a jusqu’à présent pas voulu demander des comptes sur sa gestion abracadabrante du pays toute une décennie durant. Lui laissera-t-on un autre choix ?
J.D (Le Quotidien de Nouakchott)
MAEC : l’élection de la Mauritanie au CDH lui permettra de véhiculer sa voix et son noble message
AMI – Le Ministère des Affaires Etrangères, de la Coopération et des Mauritaniens à l’Etranger, a affirmé que l’élection de la Mauritanie en tant que membre du Conseil des Droits de l’Homme (CDH) lui permettra une participation active dans les travaux de cet organisme, de s’exprimer et de véhiculer son noble message en matière de droits de l’homme.
Dans un communiqué émis vendredi, dont une copie est parvenue à l’AMI, le ministère a fait état de sa satisfaction de ce dénouement honorable qui concrétise les directives du Président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani, dans l’adoption de tout ce qui susceptible de renforcer la présence effective du pays au sein du concert des nations, tant au niveau régional qu’international.
Voici le texte du communiqué :
“La Mauritanie a réalisé une victoire éclatante hier soir lors de la dix-septième séance de l’Assemblée Générale des Nations en sa soixante-quatorzième session, dans la mesure où la République Islamique de Mauritanie a été élue membre du Conseil des Droits de l’Homme pour la période allant de 2020 à 2022 par 172 voix sur 187.
La qualité de membre de cette agence onusienne permettra au pays de participer de façon efficiente aux travaux du Conseil et de transmettre sa voix et son noble message en matière de Droits de l’Homme.
Le Ministère des Affaires Etrangères, de la Coopération et des Mauritaniens à l’Etranger, se réjouit de cet honorable résultat, qui couronne les efforts des autorités publiques et constitue une concrétisation des instructions du Président de la République, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani dans l’adoption de tout ce qui susceptible de renforcer la présence effective du pays au sein du concert des nations, tant au niveau régional qu’international”.
AMI
lettre de Abdoulaye Bathily à Alpha Condé
Merci beaucoup ! Le peuple de Guinee a trop souffert , trop de sang , de larmes , de déplacements forcés , trop de citoyens ont subi un séjour carcéral pour des raisons politiques qui auraient dû être évitées depuis toujours . Cette tragedie vous pouvez y mettre un terme aujourd’hui même en annonçant le retrait de ce projet de nouvelle Constitution en faveur d une concertation nationale sur la base d un engagement sollennel à ne pas briguer un troisième mandat . Une telle décision vous grandirait , vous donnerait une place exceptionnelle dans l histoire de la Guinée martyre . L Afrique vous serez reconnaissante en cette période particulièrement décisive pour l avenir de nos peuples pour lesquels vous ,nous et d autres camarades se sont engagés depuis plus de cinq décennies . C est à mon avis la meilleure voie pour une transition apaisée et durable
. Sentiments fraternels renouvelés
Abdoulaye Bathily
Les langues nationales en alphabet arabe: facteur d’unité nationale. Par Pr ELY Mustapha
Pr ELY Mustapha – Tout moyen (ou toute idée) qui permettrait de rapprocher les mauritaniens et d’éponger les clivages tribaux, ethniques et raciaux ainsi que les barrières linguistiques et socio-économiques se doit d’être révélé et discuté. Cet article en tire son essence.
Ainsi, dans une optique de rapprochement de la communauté nationale maure et négro-africaine de notre pays, la transcription des langues nationales en alphabet arabe permettrait d’apporter les bénéfices suivants :
– Un même alphabet de base arabe sera enseigné à tous dès le primaire.
– L’apprentissage de l’arabe sera plus accessible en lecture et en écriture aux enfants négro-africains.
– L’apprentissage des langues nationales utilisant l’alphabet arabe sera plus accessible en lecture et en écriture aux enfants maures.
– Le partage d’un même alphabet de base facilitera la diffusion, l’édition et la vulgarisation de l’arabe et des langues nationales
– L’accès à travers un même alphabet de toutes les communautés maures et négro-africaines aux sources écrites de leur religion commune, l’islam et son apprentissage.
La phonétique des langues nationales (Poular/Wolof/Soninké…) demandant un lettrage supplémentaire pour traduire cette phonétique, cela fut réalisé pour l’alphabet arabe pour l’écriture des langues africaines en arabe (voir plus loin dans cet article, « l’Ajmi ») .
Jusque-là, les langues africaines sont pour la plupart écrites en semblant de lettres latines mais cela fut un échec total dont les raisons résident dans la « phonétisation » de l’alphabet devant permettre la transcription de ces langues ce qui a mis en échec à une véritable transcription latine de ces langues.
Cette transcription phonétique a mis en échec toute possibilité d’édition ou de publication des écrits en ces langues car l’alphabet supposé être latin, qui n’en était pas véritablement. Et cela à cause de l’introduction et de l’invention de lettres nouvelles devant rendre compte de la phonétique des langues africaines. La littérature mondiale ne foisonne pas d’ouvrages écrits en langues africaines et les maisons d’édition n’en publient pas des centaines.
Alors pourquoi continuer à écrire nos langues nationales en alphabet latin hybride « phonétisé », alors que nous pourrions utiliser l’alphabet arabe ?
En effet, qu’on le veuille ou non la transcription des langues africaines en Alphabet latin hybride phonétisé est un échec. Les spécialistes sont unanimes à ce sujet et cet échec est originel puisqu’il prend sa source dans la façon avec laquelle l’alphabet utilisé par les langues nationales a été conçu pour justement les transcrire.
« Ces alphabets, écrit un spécialiste, ont été conçus par des personnes ayant une triple caractéristique :
– C’étaient des spécialistes de linguistique, qui utilisaient systématiquement l’alphabet phonétique international pour transcrire les langues africaines, comme on leur avait appris durant leur cursus universitaire. Alors que cet alphabet a été conçu pour faire des recherches de phonétique et non pour créer des alphabets. Le résultat est que la majorité des langues africaines des pays francophones sont écrites avec des caractères phonétiques spéciaux qui sont absents de la plupart des polices de caractères en usage chez les imprimeurs et sur Internet.
– Ces linguistes étaient généralement dénués de tout sens pratique. Ils ne connaissaient rien aux techniques de la presse, de l’édition et de l’imprimerie, et ils s’imaginaient que les industriels allaient construire du matériel d’impression conforme à leurs désirs et leurs directives.
– C’étaient souvent des nationalistes culturels qui voulaient totalement rompre avec l’influence française, et qui donc ne se posaient pas le problème de la coexistence du français et des langues africaines (paradoxalement, ils furent soutenus par certains milieux politiques qui voulaient entraver l’usage écrit des langues africaines et les cantonner dans le simple domaine de la recherche universitaire).
Le résultat est que le système graphique conçu pour les langues africaines est parfois si éloigné du français, qu’un bachelier est incapable de lire sa propre langue maternelle, qu’il n’arrive pas à reconnaître. »
Même l’UNESCO s’est découragée pour éditer en langues nationales phonétiquement latinisées.
« Les problèmes posés à l’édition par la graphie des langues africaines »
« (…)En 1995, l’Unesco a édité une Anthologie de la poésie d’Afrique au sud du Sahara où devaient figurer des poésies en de nombreuses langues africaines, avec la traduction en français. Or, que s’est-il passé ? Le service édition de l’Unesco a jugé qu’il était trop compliqué d’imprimer des textes en langues africaines à cause de la présence des caractères phonétiques. Seules les traductions en français ont donc été éditées. Conclusion : l’Unesco est incapable d’appliquer les décisions qu’elle a elle-même prises. » . L’UNESCO avait, proposé en 1980, « Alphabet africain de référence », mais sans succès.
L’histoire plaide en faveur de la transcription : un retour aux sources
Alors devant cette incapacité de l’alphabet latin à rendre compte de la richesse phonétique de nos langues nationales, l’alphabet arabe est un atout à envisager car il est riche, phonétisable à l’infini et surtout pour les raisons de cohésion, de rapprochement de nos communautés, citées plus haut. Et beaucoup plus que tout cela c’est un patrimoine national. Ainsi « le peul s’écrit en caractères arabes depuis au moins le XVIIIè siècle . »
Ainsi aujourd’hui encore « L’adjami (en arabe عجمي ʿaǰamī) est un ensemble d’alphabets dérivés de l’alphabet arabe, utilisés en Afrique. Ces alphabets ont été ou sont encore utilisés en Afrique de l’Ouest, pour l’écriture du haoussa, du peul, du wolof, du diola-fogny et de plusieurs langues mandingues comme le mandinka, le bambara et le dioula, et en Afrique de l’Est pour l’écriture du swahili ou du somali.
En Afrique de l’Ouest, une harmonisation a été organisée par l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) et l’Organisation islamique pour l’éducation, les sciences et la culture (Isesco) au niveau international. Au niveau national, les adjamis sont normalisés au Sénégal avec les Caractères coraniques harmonisés et au Tchad avec l’alphabet national tchadien. »
« C’est l’Islam qui donna l’écriture aux foulah; ils puisèrent dans le Coran les caractères indispensables pour fixer leurs mots. Les observations qu’on peut faire pour l’arabe sont à peu de chose près les mêmes pour le peulh.
Ils écrivent de droite à gauche, sans ponctuation pour fixer leurs propositions ou leurs phrases; pas de distinction de majuscules à minuscules. La première page chez eux est la dernière chez nous. Par contre la langue peulh n’est pas aussi gutturale que l’arabe, aussi les caractères ont-ils des équivalents plus doux. Par l’accord qu’ils font souvent dans les terminaisons à même assonance, c’est une langue musicale et harmonieuse, qui gagne beaucoup à être étudiée. “
A méditer pour les générations et leur devenir futurs au-delà des ressentiments et des préjugés présents.
Pr ELY Mustapha
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(1) Gérard GALTIER, « Les langues africaines, l’éducation et l’édition suivi de Le cas de Mayotte », in Foued LAROUSSI (dir.), Mayotte, une île plurilingue en mutation, Les Editions du Baobab, Mayotte, 2009, pp. 49-66.
(2) idem
(3) Marie-Eve Humery « L’écriture du Pulaar (Peul) entre l’arabe et le français, dans la vallée du fleuve Sénégal » Thèse en Science de la Société- (CMH-ENS) / Sorbonne Panthéon – Paris I. -2013
(4) https://fr.wikipedia.org/wiki/Adjami
(5) Manuel Pratique De Langue Peulh, par L. ARENSDORFF, Commis aux Affaires Indigènes de l’Afrique Occidentale Française. 1913.
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