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Députés de l’UPR : ” Ghazouani est la référence exclusive de l’UPR “
Dans un communiqué publié à l’issue de leur réunion organisée samedi 23 octobre 2019 à l’Assemblée nationale, les députés de l’UPR, réagissant aux dernières déclarations de l’ancien président Mohamed Ould Abdel Aziz, ont déclaré que « conscients de la grande responsabilité qui leur incombe en tant que représentants du peuple et forts de leur attachement aux valeurs de liberté et de démocratie garanties par la constitution mais aussi dans le souci de préserver la sécurité du pays et sa stabilité et la cohésion de ses composantes en plus de la conservation des acquis démocratiques, tiennent à rappeler la nature de la période que traverse le pays. » Pour tout cela, ils déclarent :
– Leur satisfaction pour l’alternance democratique réalisée pour la première fois dans l’histoire du pays entre deux présidents élus;
– Leur attachement très fort à l’UPR comme principal soutien du président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani qui représente la référence exclusive du parti qui doit s’ouvrir à toutes les forces politiques l’ayant soutenu et celles qui voudraient adhérer à la perspective de la mise en œuvre de son programme. Les députés ont exhorté au dépassement de toutes les divergences et d’aller de l’avant sur la voie du développement et de l’unité pour la réalisation du programme du président Mohamed Ould Cheikh Ghazouani.
le calame
Discours de Thierno Souleymane Ball
Cet extrait est tire de Zhuhur Al basatin de ce Grand homme le vénéré l écrivain hors pair CHEIKH MOUSSA CAMARA Discours de Thierno Souleymane BAAL tenu à Hooréfoondé vers 1765 dans la maison de Alpha Amar Seydi Yéro Bousso BA. Ce discours est devenu la Charte Fondamentale de l’Etat foutankais que nul ne devait violer. ” Aadi bil aadi, salaade aadi 6uri firtude aadi” dont voici la teneur: Thierno Souleymane BAAL avait déclaré:” Peuple du Fuuta Tooro vous avez promis de suivre l’homme qui vous ouvrirait la porte par laquelle vous pourrez vous dégager du joug des déniyankoo6e et mettre fin à la tyrannie des Maures; je suis votre homme . J’ai ouvert cette porte. Il vous faut vous ceindre les reins pour faire triompher la cause d’Allah; pour que celui-ci vous accorde la victoire… La victoire est avec les patients. Moi je ne sais pas si je trouverais ou non la mort dans le combat. Mais si je meurs, prenez comme Chef (Imam), un Imam savant, scrupuleux et honnête qui n’aime pas le pouvoir pour le pouvoir. Après l’avoir élu, si vous le voyez s’enrichir outre mesure, destituez-le, enlevez-lui ses biens mal acquis. S’il refuse sa révocation, combattez-le afin qu’il ne laisse point à ses descendants un trône héréditaire. Élisez pour le remplacer un autre Imam, homme de science et d’action de n’importe qu’elle origine sociale. Ne laissez pas le trône comme monopole d’une même tribu, car si vous le faîtes il se transformera en bien héréditaire. Que quiconque le mérite devienne votre Imam. Ne tuez ni enfant, ni vieillard. Que nul d’entre vous ne mette à nu une femme; si on le fait, ce sera un scandale plus que le meurtre”. D’après “zhuhur el bassatin” de Cheikh Moussa CAMARA. Traduit par Oumar SAMB, Ifan Dakar. Il faut rappeler que c’est cette Charte Fondamentale qui a été à l’origine de la création du Parti Tooroodo premier parti politique de la Sénégambie, qui a porté haut le flambeau de l’Islam, mis fin au Régime déniyankoo6e, à la tyrannie des maures et à l’abolition de l’esclavage sur le sol foutankais. Les membres fondateurs de ce Parti Tooroodo étaient au nombre de 13 (treize).
APPEL A MANIFESTER : Jeudi 28 novembre à Paris.
En accord avec les organisations, mouvements et partis politiques présents en France, le Comité Inal lance un appel à manifester pour le jeudi 28 novembre 2019 à partir de 13H00 à Paris place Trocadéro.
Cette manifestation à pour but de dénoncer et exiger, au prés des nouvelles autorités du pays, que justice soit rendue aux victimes et à tout le peuple mauritanien, otage de pourvoir dictatoriaux et sanguinaires.
Les organisations Mauritaniennes en France comptent sur la présence de tous et toutes pour la réussite ce cette manifestation.
Paris, le 18 novembre 2019
Les Organisations Mauritaniennes en France
Calam(ités)
Les Mauritaniens se préparent à célébrer cinquante-neuf ans d’indépendance dans quelques jours. Il va sans dire que six décennies, c’est a priori bien peu dans la vie d’une nation. Mais, pour des pays comme la Mauritanie, c’est tout de même le temps qu’il a fallu pour poser les jalons essentiels à la construction d’un État moderne départi des préjugés et anachronismes sources de tensions et animosités tous azimuts. Et qui détournent les peuples et les gouvernants des véritables défis à relever ensemble pour lancer un développement harmonieux et durable au profit équitable de tous les citoyens. Parole «Â réitérée » que ces propos de circonstances ? Certes mais elle servira au moins à démontrer que les déclarations d’intention et les vœux pieux n’ont jamais servi à grand-chose. Il est vraiment largement temps de comprendre que «Â si l’on ment, on ne doit pas mentir aux gens ». Toutes les réformes possibles et imaginables ne servent à rien si les dysfonctionnements structurels ne sont pas corrigés. Il faut des mesures et des actes très forts qui requièrent volonté ferme et grand courage. Disons-nous la vérité. Arrêtons de nous voiler la face et de nous laisser endormir par de merlinesques enchanteurs aux discours exquis et raffinés tout juste bons à amuser la galerie. Ce que nous constatons aujourd’hui, à chaque cérémonie officielle, ne sert pas l’intérêt supérieur de la Nation. Les rencontres publiques devraient refléter l’image d’une Mauritanie plurielle, fière de ses différences et riche de sa diversité. Or ce qui est présenté, lors de ces évènements, me semblent bien plutôt de nature à rougir de honte et d’irresponsabilité. Loin de raffermir l’unité nationale, les derniers mouvements des officiers de l’armée nationale, des responsables de la police, des hauts fonctionnaires de l’administration civile et autre gradés du Groupement général de la sécurité routière donnent, une fois encore, des arguments providentiels à ceux qui estiment, à variablement juste raison, que la Mauritanie est aux mains d’une seule communauté. J’étais, un de ces jours derniers, à la fac pour en ramener mon fils. Un jeune étudiant négro-africain me fit la remarque suivante : « Il n’y a pas beaucoup de ‘’nous’’, ici. C’est à peine si tu y croises un négro ». Et mon fils à qui je rapportais cet avis : « Oui, il n’y sont pas admis », reconnaissait-il, «Â Comment faire ? Les prendre de la rue, comme ça, au hasard, et les faire asseoir dans les amphis ? » Tout cela pour dire que personne n’est comptable de cette vilaine situation mais nous sommes, tous ensemble, tenus à lui trouver une solution. Et commencer déjà par éviter, tant que peut se faire, d’offrir au monde tant d’images de marginalisation, exclusion et iniquité. «Â Évoquer de telles choses menacent la cohésion sociale ! », glapissez-vous ? Vous n’avez donc absolument rien compris. Le vrai danger, c’est justement de ne pas en parler. L’égalité entre les citoyens et la consolidation de la justice sociale ne se décrètent pas. Elles sont la conséquence de politiques et de programmes bien élaborés qui ne souffrent ni du tempérament des uns ni des humeurs partisanes et frileuses des autres. Les discours ne suffisent pas. Seuls les actes comptent et c’est eux seuls qui valent la peine d’être entrepris. Du premier discours fondateur, fin des années cinquante, de feu Moktar ould Daddah, à celui du président Mohamed ould Cheikh El Ghazwani, prononcé il ya quelques jours à Chinguetti lors du festival des villes anciennes, rien n’a véritablement bougé. Les réalités sont d’autant plus têtues que rien n’est fait pour les modifier. Les changements structurels sont tributaires de la volonté de ceux qui ont la légitimité de les entreprendre. Sans s’embarrasser des caprices de ceux qui veulent entretenir le statu quo on ne sait à quel dessein. Soixante ans : il est vraiment temps que la Mauritanie démarre sur des chapeaux de justice, d’égalité et de fraternité.
Sneiba El Kory
Mauritanie : des partis politiques de l’opposition appellent à un dialogue national inclusif
Sahara Médias – Les partis politiques mauritaniens membres de la coalition pour le changement démocratique ont demandé l’organisation d’un dialogue national inclusif afin de mettre fin à ce qu’ils ont appelé « la crise politique qui perdure depuis dix ans dans le pays.
Cette coalition qui a lancé cet appel dans la nuit de mardi à mercredi a demandé par ailleurs l’ouverture d’enquêtes urgentes à propos de la situation des sociétés nationales qui ont été victimes de gabegie et de corruption.
Selon le communiqué la coalition reste attachée à l’organisation d’un dialogue national inclusif qui mettrait fin à la crise politique dans le pays et à la corruption qui gangrène l’appareil de l’état, ajoutant que la stabilité du pays et l’instauration d’un état de droit et de démocratie exigent l’organisation d’un dialogue national inclusif.
Cette coalition est composée de l’union des forces de progrès, le rassemblement des forces démocratiques, l’union nationale pour l’alternance démocratique, des partis de l’opposition qualifiés de radicaux.
Ces partis ont renouvelé leur critique acerbe pour le pouvoir de l’ancien président Mohamed O. Abdel Aziz, considérant que sa période au pouvoir a été caractérisée par la corruption matérielle et morale et l’atteinte aux symboles de l’état et ses constantes.





