Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Mauritanie : Les 10 dossiers que les députés veulent dépoussiérer

Mauritanie : Les 10 dossiers que les députés veulent dépoussiérerSaharamédias –Vingt-quatre députés mauritaniens ont demandé la formation d’une commission d’enquête parlementaire destinée à faire la lumière sur des dossiers susceptibles d’avoir été affectés par des malversations pendant le pouvoir du président Mohamed O. Abdel Aziz.

La requête a été signée par les députés à l’origine de l’initiative et remise à la direction de la législation du parlement.

Le député Dane O. Ethmane, dans une déclaration à Sahara Medias, a dit que les députés, après des discussions approfondies, ont choisi certains dossiers prioritaires car la commission n’a pas la possibilité d’enquêter sur tous les dossiers.

Les dossiers retenus et remis jeudi dernier à la direction de la législation sont les suivants :

– le fonds des revenus pétroliers

– les domaines publics qui ont été vendus à Nouakchott

– les activités de la société chinoise de pêche POLYHONDING

– la gestion de la fondation sociale de la SNIM

– Le marché de l’éclairage public grâce à l’énergie solaire

– Le marché du terminal des conteneurs du port de l’amitié

– La liquidation de la SONIMEX

Le député O. Ethmane a dit que la requête a été transmise au comité permanent, avant d’être soumise à la conférence des présidents qui l’étudiera avant de la programmer lors d’une séance plénière, puis sera soumis au président de l’assemblée nationale qui donnera un délai aux députés avant de le soumettre au vote.

Cette commission d’enquête sera effective si au moins le tiers des députés votaient en sa faveur.

Dane O. Ethmane a révélé que les députés à l’origine de l’initiative ont été l’objet de fortes pressions sans en révélé l’origine sous prétexte que le moment n’était pas favorable.

La majorité des députés signataires de la requête appartient à l’opposition, mais des une source a révélé à Sahara Medias que la majorité des députés qui n’ont pas signé la pétition ont déclaré qu’ils ne s’y opposeront pas.

cridem

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Mauritanie : Proposition de loi instituant une commission vérité et réconciliation

Mauritanie : Proposition de loi instituant une commission vérité et réconciliationAlakhbar – Anissa Ba, députée du parti d’opposition mauritanien Tawassoul, a fait une proposition de loi visant la création d’une commission de vérité et de réconciliation sur les violations des droits humains durant les années 1989-90.

La parlementaire propose aussi l’abrogation de la loi d’amnistie de juin 1993 qui empêche la poursuite des présumés auteurs de ces violations.

« J’ai présenté – par la grâce divine – une proposition de loi sur la création d’une commission d’enquête, de vérité et de réconciliation, a expliqué Anissa Ba. L’objectif est d’aider notre cher pays – en ce moment décisif et historique – à faire parler le droit et jaillir la vérité et à réparer les préjudices subis par les victimes, sans esprit de vengeance, mais plutôt de dépassement et de tolérance.

Nous voulons garantir à notre pays une nation unie et fière de sa diversité. Une nation qui se projette dans le futur sans avoir honte du passé. Enfin, nous voulons régénérer la confiance chez nos compatriotes et garantir qu’aucune des composantes nationales ne se sente victime d’injustice ou de discrimination. »

La proposition de loi faite ce jeudi 12 décembre comprend 21 articles.

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Les présidents burkinabe et malien se fâchent et le font savoir

Les présidents burkinabe et malien se fâchent et le font savoirCiré Ba – Sous pression et vexés par la convocation du président français Emmanuel Macron à Pau, les présidents du Burkina Faso et du Mali se fâchent et le font savoir.

Le premier, Roch Marc Christian Kaboré, estime que “la forme et le ton utilisés par Macron posent problème… On doit tenir compte du respect mutuel”. Le second, Ibrahima Boubacar Keïta, pour être en phase avec sa rue, évoque des “conditions pour son déplacement”.

Un journal malien parle de « ton péremptoire, frisant l’époque coloniale, qu’Emmanuel Macron, oubliant les canaux diplomatique ou téléphonique, a invité pour ne pas dire convoqué ses pairs sahéliens pour discuter de l’avenir de Barkhane et du Sahel ».

Le président Idriss Deby du Tchad aurait décliné d’avance cette convocation finalement reportée en 2020 depuis l’attaque de la garnison nigérienne d’Inates qui aurait fait au moins 71 morts et des disparus. Une attaque revendiquée par le groupe État islamique qui donne un bilan de «100 tués » côté armée nigérienne.

Ce report est présenté par l’Elysée comme concerté avec son homologue nigérien Mahamadou Issoufou. Plusieurs sources affirment qu’il est unilatéral. Le président Emmanuel Macron, occupé par la grève en France, ne peut et ne voudrait ouvrir en même temps un autre front sensible.

Ciré Ba – Paris, le 14/12/2019

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G5 Sahel, Emmanuel Macron devra revoir sa copie

G5 Sahel, Emmanuel Macron devra revoir sa copieMondafrique – Le président français Macron, qui tente de renvoyer la responsabilité des échecs du G5 Sahel sur les partenaires de la France, a été mal briefé sur les accords qui dès maintenant et à l’exception du Burkina, encadrent la présence française.

En marge du Sommet sur le 70 ème anniversaire de l’OTAN, le président français Emmanuel Macron a laissé entendre le mercredi 4 décembre à Londres qu’il attendait que les pays du G 5 Sahel (Burkina Faso, Mali, Mauritanie, Niger et Tchad) clarifient leurs demandes à l’égard de la présence militaire française.

En réalité, le Mali, le Niger et le Tchad ont passé des accords militaires bilatéraux qui justifient les opérations de la force Barkhane sur leur territoire. En revanche, le Burkina Faso et la Mauritanie n’ont pas signé d’accord pour permettre à Barkhane d’intervenir de façon permanente.

Tchad, le bon élève

Aucun accord militaire global entre le G 5 Sahel pris comme entité et la France n’est possible. Le G 5 Sahel est né en décembre 2014, soit cinq mois après le début de l’opération Barkhane lancée en aout 2014 par la France, à la suite de l’opération Serval engagée en janvier 2013 au Mali pour stopper l’avancée des djihadistes, partis du Nord Mali vers Bamako.

La France maintient une présence militaire permanente au Tchad depuis 1986 d’abord dans le cadre de l’opération Epervier déclenchée à la demande du président Hissène Habré pour faire face à l’arrivée sur son territoire des troupes libyennes. Après avoir évolué au gré de très nombreux accords entre Paris et N’Djamena, Epervier est devenu Barkhane en aout 2014. C’est d’ailleurs au Tchad que se trouve le quartier général de Barkhane.

Niger et Mali, la France chez elle

Avec le Niger, l’accord bilatéral qui régit l’intervention de Barkhane date de 2013. Il définit les conditions de stationnement sur le sol nigérien (précisément sur l’aéroport de Niamey) de la composante « Air » de Barkhane. En vertu de l’accord entre entre Niamey et Paris, le Niger accorde, entre autres, une liberté totale de stationnement aux mirages ainsi qu’aux drones et au personnel de l’opération Barkhane.

Avec le Mali, Barkhane hérite des accords passés lors de l’opération Serval. Une smiple demande était alors adressée en janvier 2013 par le président de transition Diancounda Traoré à son homologue français François Hollande. L’accord d’intervention a ensuite été formalisé sous forme d’un accord bilatéral franco-malien qui précise, notamment, le statut du personnel militaire de Barkhane, les conditions d’atterrissages et de décollage des aéronefs de Barkhane ainsi que les exonérations sur le matériel et équipement introduit par l’opération militaire française.

Mauritanie, des échanges encadrés

Pour des raisons différentes, le Burkina Faso et la Mauritanie n’ont pas avec la France des accords qui encadrent les opérations de Barkhane sur leur territoire.

Depuis près de dix ans, la Mauritanie n’a pas connu d’attaque djihadiste d’envergure sur son territoire. Le pouvoir mauritanien estime donc qu’il n’a pas besoin de forces étrangères pour lutter contre la menace terroriste. Ici, la coopération militaire bilatérale avec la France concerne non pas des opérations de Barkhane, mais la formation d’officiers mauritaniens dans les écoles françaises. La France envoie également des instructeurs en Mauritanie. Les deux pays échangent du renseignement et partagent des expériences dans la lutte contre le terrorisme grace à l’antenne que la DGSE possède en Mauritanie.

Burkina, le grain de sable

Si elles paraissent claires avec quatre pays du G 5 Sahel, les relations militaires entre la France et le Burkina Faso sont, en revanche, beaucoup plus complexes. La demande de clarification d’Emmanuel Macron concerne surtout ce pays. En dépit de la dégradation de la situation sécuritaire intérieure, le Burkina Faso a choisi comme doctrine de refuser toute installation d’une base de Barkhane sur son territoire.

Mieux, dans une lettre au ton ferme adressée à l’attaché militaire auprès de l’ambassade de France à Ouagadougou, le pouvoir burkinabé a exigé qu’il soit avisé de toute opération de survol de son territoire par tout aéronef étranger. A la veille d’une élection présidentielle incertaine, le pouvoir burkinabé ne souhaite pas s’aliéner une bonne partie de l’opinion publique hostile à l’installation d’une force étrangère.

Dans ces conditions où chaque pays du G 5 Sahel a fait son choix en tenant compte de ses réalités nationales, on ne voit pas à quoi pourrait bien servir le Sommet auquel le président Macron a convié le 16 décembre à Pau, dans le sud-ouest de la France, ses pairs du Burkina Faso, du Mali, de la Mauritanie, du Niger et du Tchad.

Un sommet franco-africain pour rien? L’hypothèse est plus que probable.

 

le monde

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Rencontre CVE – UCN

Rencontre CVE – UCNCVE – Le Conseil des Présidents de la CVE (non signataire de la charte) a reçu ce mercredi 4 décembre 2019, au siège des FPC, une délégation de la coalition Union pour la Cohésion Nationale ((UCN) comprenant :

– M. Mohamed Dellahi, Président du Parti Mauritanien pour la Défense de l’Environnement (PMDE),

– M. Boullah Ould Mohamed, Président du Parti Choura,

– M. Diop Elhadj, Secrétaire général du Parti Choura,

– M. Sidi Ould Moilid, Secrétaire exécutif chargé des affaires politiques du Parti Choura,

– M. Elias Mohamed, Secrétaire général du Parti Libéral Mauritanien,

– Mme Aminetou Laweissi, Présidente de l’ONG El Hanane,

– M. Mahfoudh Ould Mohamed, Président de l’Association Mauritanienne pour la Protection de l’Environnement

Cette rencontre qui s’est tenue à l’initiative de l’UCN a permis aux deux parties de faire le tour des grandes préoccupations nationales et de constater une convergence de vue quant aux questions prioritaires.

Il ressort de cette première rencontre l’urgence du règlement de la question de l’unité nationale dans ses différentes dimensions, règlement qui passe notamment par une analyse sans tabou des problèmes qui la minent, en vue de leur trouver des solutions.

La CVE et lUCN se sont promis de se retrouver très vite après cette première rencontre de prise de contact. Elles espèrent pouvoir travailler ensemble, dans un cadre dont les contours restent à définir.

Nouakchott, le 4 décembre 2019

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