Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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AJD-MR : déclaration

AJD-MR : déclarationLe bureau politique de l’AJD-MR s’est réuni le mardi 16 juin 2020 à l’effet d’évaluer sa participation à la coordination des partis représentés à l’assemblée nationale, et la gestion du fonds alloué à la lutte contre la pandémie du Covid-19 et ses répercussions catastrophiques dans notre pays.

L’AJD-MR avait répondu favorablement à l’appel du président de la République et à l’invitation de l’UPR lui faisant suite, pour une action vigoureuse et concertée de tous, afin de prendre toutes les dispositions utiles et nécessaires pour prévenir la pandémie.

L’Ajd-mr a décidé dès lors de taire provisoirement ses revendications à caractère politique sur les sujets nationaux et d’importance capitale, dont les manifestations continuent malgré tout d’impacter notre vivre-ensemble.

Dans une déclaration en date du 24 mars 2020, nous avions tenu à alerter sur les risques liés au déploiement de nos forces armées au niveau de notre frontière sud. Nous appelions au sens des responsabilités de nos militaires pour une approche pédagogique vis-à-vis des populations encore hantées par les mauvais souvenirs de la douloureuse période 89-91.

Notre engagement sincère et uniquement mu par un souci patriotique a été à maintes reprises réitéré durant ces concertations, où nous demandions tout simplement à nous rendre utiles, et rien de plus, là où les pouvoirs publics en ressentaient le besoin.

Après plusieurs réunions, discussions et récriminations, nous avons constaté que notre voix, loin d’être audible, n’a pas empêché l’état de procéder à une gestion unilatérale de cette pandémie.

Cet unilatéralisme a pu se manifester tant au niveau de la distribution des vivres aux populations nécessiteuses, que par la non implication réelle de la société civile dans la campagne.

Par ailleurs, l’attitude des forces de l’ordre vis-à-vis des citoyens déjà éprouvés par un confinement difficile nous est également apparu insupportable au regard de la bienveillance qu’impliquaient les mesures de confinement.

Le comportement dur et parfois arrogant de nos forces de l’ordre a conduit au meurtre de notre compatriote Abass DIALLO sous les balles d’un soldat. Devant le tollé général et l’émoi suscité par ce drame, la réponse des autorités militaires, traitant la victime de repris de justice, au lieu d’incliner au regret, n’a fait qu’ajouter au sentiment d’arrogance.

Devant l’insistance des partis d’opposition au sein de la coordination pour une implication réelle en amont et en aval dans la gestion du Covid-19, et après deux mois d’atermoiements, place leur est faite dans le comité de suivi.

Dès la première rencontre nous faisons le constat que notre rôle est en réalité conçu comme figuratif, et qu’il n’y avait d’ailleurs plus rien à observer, ni à co-gérer ; les choses ayant été déjà largement engagées.

Compte tenu de tout ce qui précède, et constatant que notre bonne volonté à contribuer à la lutte contre la pandémie n’a pas trouvé de répondant du côté du pouvoir, l’Ajd-mr décide de suspendre sa participation au comité de suivi et à la coordination des partis parlementaires dans le cadre de la lutte contre le Covid-19.

Dans l’attente de meilleures dispositions des pouvoirs publics pour une approche de collaboration face à la pandémie, nous appelons tous nos militants à rester solidaires des populations pour un travail civique conséquent et désintéressé dans le respect des gestes barrière et des consignes de sécurité.

Nouakchott, le 16 juin 2020

Le Bureau Politique

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Mauritanie : l’institution militaire, colonne vertébrale du grand effacement des citoyens noirs

altL’armée « mauritanienne » existe. Cela ne fait pas de doute. Omniprésente, elle régente le pays depuis plus de quarante ans. Tout passe par elle. Tout revient à elle et tout lui revient. Est-elle nationale ? Sûrement pas. Elle est plutôt ethnique, tribale et l’apanage d’une seule composante du pays : la composante maure. Ce n’est pas la dernière et monocolore vague de promotion d’officiers généraux, intervenue le 8 juin 2020, qui fera penser le contraire. Dix promotions pour dix officiers maures promus. Oui, dix sur dix. Au moins, les faits ont le mérite de la clarté. Même les plus béats des optimistes se rendent à l’évidence : le taiseux Ghazouani est bel et bien un homme du système d’exclusion et fera tout pour le préserver et le consolider. Le pire n’étant jamais sûr, le tout nouveau promu au poste de Chef d’Etat-major des armées (CEMGA), le général Mohamed Ould Meguett est, depuis de nombreuses années, régulièrement mis en cause pour des pratiques génocidaires. Tout juste nommé, l’intéressé a, à son tour, choisi ses collaborateurs. Bis repetita. Dix autres nominations et dix maures dont celle du directeur de l’Ecole Militaire Interarmes d’Atar, pépinière des futurs officiers de l’armée mauritanienne, de fait fermée progressivement aux Noirs. Une autre, au poste de directeur adjoint du bureau présidentiel d’études et de documentation, interroge quand on sait la nature des liens familiaux qui unissent ce promu à l’ancien chef de l’Etat en exil au Qatar depuis 2005. Prépare-t-on le retour de celui qui est désigné comme principal responsable du génocide d’une composante de la communauté noire? L’agenda caché serait-il en rapport avec le programme d’effacement des non arabes de la très raciste mouvance panarabiste qui entoure le pouvoir militaire. Son projet d’en découdre, sa présence et son activisme jusqu’au sein des cercles restreints des décideurs politiques ne sont un secret pour personne. Au-delà de la seule confiscation de l’armée, le général Mohamed Ould Ghazouani a tenu à envoyer un message on ne peut plus clair à ceux qui douteraient encore. Pour le désormais ex-obligé et ex-ami du président sortant, le général Mohamed Ould Abdel Aziz, il s’agit par-dessus tout de protéger une armée intimement associée au génocide des années 1989 à 1991 notamment. Rien de tel qu’un réel bien qu’invisible panneau « Sens interdit, haut commandement interdit aux Noirs » pour lever toute équivoque. Conçu par et sous le pouvoir civil, ce panneau a régi cette institution durant l’effroyable et interminable règne du colonel Maawiya Ould Sid’Ahmed Taya (1984-2005) désigné comme l’architecte du génocide. Le général Mohamed Ould Abdel Aziz, Chef de l’Etat sortant, un de ses successeurs, n’aura aucun mal à assumer et à perpétuer cet héritage funeste. Sûr de sa domination et gonflé de mépris, le pouvoir raciste mauritanien ne prend même plus la peine de faire semblant. A quoi bon ? Comment en est-on arrivé là? Sûrement pas par hasard. La réalité actuelle est le résultat prévisible d’une entreprise, pensée de longue date, voulue et appliquée avec le plus grand soin. Elle repose sur une entreprise d’éviction systématique, programmée depuis plusieurs décennies, de la composante noire de tous les centres et leviers de décision de l’institution militaire. Toute la stratégie de recrutements est conçue en fonction de cet objectif obsessionnel de « dénégrification ». Relégués, pour combien de temps encore, au statut d’hommes de troupe, quasi absents de la hiérarchie, les Noirs sont réduits à des fonctions subalternes et à des missions ingrates. L’odieux et récent meurtre du malheureux civil Abbass Diallo, froidement abattu par l’armée le 28 mai dernier dans le sud du pays pour un fait mineur, figure au nombre de celles-là. Chacun à sa place et le tour est joué. L’artisan acharné et méticuleux de cette opération de blanchiment n’est autre que l’actuel Chef de l’Etat, le général Ghazouani, homme du sérail s’il en est. chef d’Etat-major de l’armée, il s’est évertué avec minutie et acharnement à épurer définitivement celle-ci de ses derniers éléments négro-africains. Pour ce faire, il s’est doté d’un outil. Le recrutement est, dans les faits, remplacé par la sélection sur des bases raciale, ethnique et tribale. La cooptation et l’entre-soi sont devenus la règle. Les concours d’entrée n’ont de concours que l’apparence. La discrimination est l’alpha et l’oméga de la « belle » machinerie. L’arabisation artificielle sert de moyen d’exclusion. Tout est fait pour signifier aux citoyens noirs que l’armée de leur pays n’est pas faite pour eux et donc décourager leurs candidatures, de toute façon, vouées à l’échec. Il est désormais « naturel » que des promotions entières de recrues ne comportent aucun Noir alors que cette communauté représente un poids démographique considérable. Faut-il rappeler que les militaires noirs se sont, notamment au niveau du commandement, illustrés et durant la guerre dite du Sahara. Rien d’étonnant. L’exclusion au sein de l’armée n’est jamais que le reflet du racisme systémique qui est l’essence même de l’Etat mauritanien. On peut l’observer à tous les autres échelons de la vie nationale, qu’il s’agisse de la fonction publique et notamment la haute administration, de l’enseignement, de la santé, de l’information, de la vie économique. La politique d’assimilation par la langue arabe n’en est qu’une manifestation en format réduit. Enjeu important et immédiat de pouvoir, l’institution militaire est une loupe grossissante de la réalité mauritanienne. Celle d’un pays dans lequel le racisme et les discriminations sont incarnés par et dans l’Etat.

Ciré Ba – Paris, le 13/06/2020

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Une petite mise au point à l’intention du camarade Mouhamed Al Habib Kidé

altCher camarade,
C’est avec intérêt que j’ai lu ton texte au sujet de la manifestation du 10 juin organisé par le mouvement «Turban Rouge», j’avais pu écouter un audio en Pulaar dont tu es l’auteur qui faisait office de traduction de ce texte.

En effet le mouvement Turban Rouge s’est formé deux jours après le terrible meurtre d’Abass Diallo par un militaire de la patrouille chargée de sécuriser la frontière avec le Sénégal. Dans un contexte d’indignation, d’une part assez partagée chez les internautes, mais d’autre part très diffuse, ce mouvement a eu comme but premier de rassembler tous les appels à la justice autour d’un symbole commun : la couleur rouge. Cette unité d’expression a instauré une sorte de fil conducteur auquel se rattacher et a incontestablement eu un effet mobilisateur qui va au delà même des frontières du pays. Ainsi, je crois que toute critique sur les actions de ce mouvement devrait montrer, si elle se veut honnête et impartiale, cet acquis qui est d’une importance capitale. Ce fait positif semble malheureusement t’échapper; peut être que tu étais si concentré à déceler les manquements que tu en as oublié de faire une liste complète de l’ensemble des actions. Dresser une liste incomplète, biaisée pouvant induire le peuple en erreur est un procédé qu’il faut toujours éviter d’adopter quand on soumet des remarques plaintives au public.
Le mouvement Turban rouge, contrairement à ce que tu en dis dans ton audio, est non partisan et n’a jamais mis l’appartenance politique en avant. Ce qui peut expliquer d’ailleurs l’adhésion à ce symbole de tout un peuple venu d’horizons politiques différents. Donc ton analyse repose sur un faux postulat, tu en es arrivé à accuser la manifestation du 10 juin d’avoir délimité l’affaire Abass au sein d’une couleur politique que tu t’es permis de présupposer. Dans cet élan de raisonnement qui repose malheureusement sur une hypothèse erronée, tu as affirmé qu’Abass n’était pas dans un mouvement politique et donc qu’un parti seul ne devrait pas organiser un acte de dénonciation. Encore une fois, tu enfonces une porte ouverte. Ce mouvement a montré dans tous ses appels au peuple son caractère indépendant. En espérant que cette fois ci tu aies pris le temps de vérifier ton information, et que tu n’aies rien omis qui dérangerait la conclusion que tu voulais soumettre, et qu’Abass n’appartienne vraiment à aucun mouvement politique, je crois qu’il ne serait pas toujours tout aussi évident qu’exiger un accord entre les différentes organisations soit prérequis au lancement d’une manifestation. Je ne crois pas qu’une telle démarche soit à l’origine des mouvements ayant cours aux Etats Unis, en France ou au Mali en ce moment même. Non, je crois que la force de ces grands mouvements cités réside dans le fait que les gens se sont rejoints dans la rue sans exiger recevoir un préavis; les gens ne se sont pas attardés à scruter les noms des initiateurs, ni à s’inventer des raisons de s’y soustraire. Non ! Les gens ont vu des gens dehors, se battre pour une cause juste et s’y sont joints pour gonfler la foule et renforcer sa voix. Et pourtant ils avaient chacun un facebook pour écrire une critique du mouvement, et un whatsapp pour lancer des audios à messages discordants, ils ne se sont pas attelés à casser l’harmonie, ni à contrecarrer la dynamique ; ils ont utilisé ces plateformes pour amplifier l’action qu’ils ont désormais intégrée, et l’ont propagée vers les quatre coins du globe. On peut ainsi, naturellement et sans grande originalité, être tenté de se demander si l’échec que tu déplores dans la manifestation du 10 juin ne tient pas surtout du fait que certains, au lieu de

participer à la diffusion du message, ont choisi de réserver leurs forces pour les séances de critique de l’après manifestation. Cher camarade Kidé, ta voix aurait plus porté si tu avais participé à cet appel citoyen, à le diffuser au moins, comme bon citoyen; mais au lieu de cela tu as décidé de t’illustrer particulièrement dans la post-action. Cela rappelle les adeptes de l’après- coup politique. L’adepte de l’après-coup politique observe une lutte entre deux parties, ce qui l’importe c’est de bénéficier de l’issue, peu importe le vainqueur. Il attend toujours la fin pour évaluer la meilleure façon d’en tirer profit. Celui que personne n’a vu s’impliquer dans le pré- combat, se retrouve soudainement témoin voire l’arbitre, ou même vainqueur d’une lutte qu’il n’a pas menée. Je ne dis aucunement que tu en es un dans ce cas précis, mais le problème est que si tu voulais en être, tu ne t’y serais pas pris différemment.

Sur une question de cette importance, nous devrions apprendre à oublier nos personnes, ne serait ce que provisoirement, au profit de la justice; participer à la dynamique en cours, la corriger s’il le faut de l’intérieur, ou au moins éviter de la discréditer avec des accusations infondées. Il y a quelques jours, alors que tu criais à l’injustice, tu avais bien apprécié que le peuple te soutienne sans se concerter, et pourtant ta situation n’avait rien de comparable à celle d’Abass. Alors accepte que les gens puissent aussi manifester sans se concerter dans une situation beaucoup plus grave et plus urgente. Mieux, tu avais là une occasion inespérée de rendre la réaction spontanée que le peuple a témoigné à ton égard en juste rejoignant les manifestants dans la rue.
Avec toutes mes amitiés,

Dr Mouhamadou Sy

RMI

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Changement au sein des armées : Ghazouani verrouille son système

Changement au sein des armées : Ghazouani verrouille son systèmeLe Rénovateur Quotidien – Les changements au sein de la grande muette ont consacré un recentrage du commandement autour des hommes de confiance du président Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.

Le nouveau dispositif procède d’un verrouillage de la hiérarchie militaire pour mieux se mettre à l’abri d’éventuelles intrigues pouvant secouer l’establishment militaire.

Rien de véritablement nouveau dans le cercle de la vieille cavalerie car ce sont les mêmes hommes qui ont été redéployés d’un commandement à un autre. Des généraux catapultés par leur ancien chef à ce grade sous le magistère de l’un des premiers d’entre eux Mohamed Ould Abdel Aziz.

Les mêmes faucons d’un système militaire transférés d’un poste vers un autre selon les promotions accordées. Ce sont ces hommes qui hier étaient le carré des fidèles de l’ex-président Aziz qui offrent leur loyauté au patron général des armées qui, il y a une année tenait les rennes du commandement. Les cartes ont donc été redistribuées selon la volonté de l’homme fort du pays lui seul qui en détient les raisons.

Des raisons qui pourraient être liées à des urgences sécuritaires comme cela fut le 28 novembre dernier où une tentative de déstabilisation du pouvoir à peine installé, aurait été frôlée en pleine célébration du 59ème anniversaire de l’indépendance nationale. Depuis quelques mois les mauvaises relations entre les deux anciens amis ne font que se dégrader au point que le moindre changement pourrait être matière à interprétation.

En confiant ces hautes fonctions à des hommes qui ont bénéficié de toutes les faveurs pendant que d’autres se frottent les mains d’impatience, la dynastie des puissants généraux marche au pas d’un système « aristocratisé ». Sans une seule promotion réservée aux autres communautés marginalisées bannis des tableaux d’avancement. Dans une armée qui brandit l’étendard républicain après des vagues d’épurations ethniques.

Le décret présidentiel tombé ce lundi 8 Juin a été réparti comme suit les nominations :

Le Général de division Mohamed Ould Bamba Ould Meguett au poste de Chef d’État-major général des Armées.

Il remplace à ce poste le général de division Mohamed Cheikh Ould Mohamed Lemine, qui occupait ce poste depuis le 6 novembre 2018. Le nouveau chef des armées était jusqu’ici le patron de la police mauritanienne.

« La Présidence de la République a annoncé que par décret en date de ce jour, le Général de division Mohamed Ould Bamba Ould Meguett est nommé Chef d’État-major général des Armées », souligne un communiqué de la présidence mauritanienne transmis à l’Agence mauritanienne d’Information.

Le président mauritanien a également nommé le Général de Brigade Ahmed Ould Abdel Wedoud Ould M’Bareck au poste d’Inspecteur Général des Forces Armées et de Sécurité.

Le Contre-Amiral Isselkou Cheikh El Wely, est nommé Chef d’Etat-major particulier du Président de la République.

Le Général de Division Mohamed Cheikh Ould Mohamed Lemine est nommé Chef d’Etat-major de la Garde Nationale

Le Général de Division Misgharou Ould Sidi est nommé Directeur général de la Sureté nationale

Le Général de Brigade Moctar Ould Bella Ould Chaabane devient Chef d’Etat-major Général adjoint des Armées

Le Général Habiboulah occupe les commandes du Groupement Général de la Sécurité Routière

Le Général de Brigade Mohamed El Moctar Ould Cheikh Ould Menny devient Chef d’État-major de l’Armée de terre

Le Contre-amiral Mohamed Ould Cheikhna ould taleb Moustaph est promu Chef d’État-major de la Marine nationale

Le Général de Brigade Mohamed Ould Cheikh Ould Beyda est promu Chef d’État-major des Forces spéciales

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TPMN : la dénégrification de l’armée mauritanienne arrive à terme

TPMN : la dénégrification de l’armée mauritanienne arrive à termeTPMN – Les nominations, au sein des forces des armées et de sécurité, ce lundi 08 mai 2020 appellent plusieurs observations.

La première est l’aboutissement de l’entreprise de denegrification de l’armée entamée en 1987, et dont le tournant décisif, se situe au début des années 1990, avec les exécutions extrajudiciaires de plus de 500 militaires négro-mauritaniens.

Le point d’orgue de ces assassinats restera la nuit du 27 au 28 novembre 1990, pendant laquelle, vingt-huit militaires ont été pendus à Inal pour célébrer le trentième anniversaire de l’indépendance nationale.

Une autre observation porte sur la nouvelle promotion du général Mohamed Ould Meguett, cité dans tous les rapports et tous les témoignages des rescapés des camps mouroirs des années de braise comme ayant personnellement participé à la torture et à l’exécution de certains de ses frères d’armes.

Enfin, la dernière observation est relative à l’incorporation de toute une promotion de jeunes officiers recrutés en dehors de tout concours, et appartenant tous à la famille et à l’entourage proche du général Mohamed Ould Cheikh El Ghazouani.

Touche pas à ma Nationalité dénonce avec la plus grande véhémence : – la transformation de l’armée nationale en une armée communautaire et communautariste.

– l’insulte à la mémoire de toutes les victimes des années de braise à nos jours, et à l’intelligence, de tous les mauritaniens par la promotion de présumés criminels

Touche pas à ma Nationalité rappelle pour la énième, fois le danger d’une telle option pour l’avenir de notre pays, et en appelle à l’engagement et à la mobilisation de tous les mauritaniens épris de paix et de justice à combattre le système raciste et esclavagiste qui nous gouverne jusqu’à sa destruction totale.

Nouakchott le 09/06/2020

TPMN

Cellule de communication

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