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Une mise au point du président Samba Thiam
Je fais cette mise au point eu égards et par respect à ces cadres haratines honnêtes, crédibles et clairvoyants qui savent, à l’observation de mes 30 ans de présence sur l’arène politique, ce que je puis dire et ce que je ne puis pas dire…
Je ne réponds pas aux gamins, au seconds couteaux , aux pies tonitruantes spécialistes des montages et de la désinformation … Mais je répète ici ce que j’ai dit à leur maître à penser :’’ Qu’il faut bien, un jour, que nous ayions un débat public sur notre cheminement en commun, pour lever des équivoques et des contre-vérités entretenues et ressassées, situer les trahisons et les responsabilités dans les inimitiés de parcours’’.Ce n’est pas l’envie qui me manque, n’eut été ma répulsion à livrer, en spectacle, frictions entre fractions du même camp (des opprimés) qui ravirait les tenants du Système…
Un homme ça se retient disait le père de Camus…
Maintenant une question tout de même à cette pie tonitruante : Les ‘’Abeids’’ ça existe oui ou non ? Si oui, notre combat, commun, contre l’esclavage est légitime et juste et devra se poursuivre ; sinon, arrêtons , ensemble, ce tintamarre autour !
Samba Thiam président des FPC.
Le discours de Ouadane, par Samba Thiam, président des FPC
J’ai lu le discours de Ouadane. Il ne me parle pas ; il ne nous parle pas. Décrypté, il semble plutôt s’adresser aux haratines -Abeid, mais en filigrane, par circonlocutions, sans oser nommer les choses; sans oser nommer l’esclavage et ses séquelles, à l’origine “des préjugés et stéreotypes” qui frappent cette composante.
Il s’adresse aussi aux Arabo-berbères, comme le fit toujours ould Ghazouani en mettant le doigt sur la résurgence du tribalisme, pointé comme un mal pour la cohésion “nationale”. A aucun moment il ne parle de discriminations ou de racisme d’Etat, dont souffrent les négro africains, tous les jours.
Le président finit par poser que “l’état continuera à préserver la dignité, la liberté, et l’égalité des citoyens”. Mais égalité signifie égalité des langues et cultures, égalité à l’école et dans l’accès à l’emploi et à la promotion sociale, égale dignité surtout !
Or les écoles spéciales et les écoles d’excellence- symboles à outrance des discriminations ethniques et raciales- continuent de fonctionner après ses deux ans de mandat; la promotion récente des officiers pilotes ou des commissaires de police, puis chaque conseil des ministres, avec son lot de nominations, illustrent le contraire.
Le Président ajoute, plus loin dans son discours, “qu’il n’instituera aucun privilège sur la base d’une appartenance quelconque autre que l’Etat”; affirmation formellement controdite par les faits , au quotidien, dans tous les démembrements du gouvernement. A la tête de chaque institution créée, fut-elle la plus insignifiante, il faut un arabo-berbère – loi non écrite en application depuis les purges ethniques de ould Taya- .
Ce Président, en fait, toujour émet des vœux, ruse et use de slogans, sans jamais poser des actes forts, concrets, plus susceptibles de convaincre … Et l’on sait que la courtoisie toute seule ou la ruse tout court ne suffit pas pour gouverner.
L’Opposition doit, courageusement reconnaitre , que la seule difference entre ce commandant en chef et le précédent réside dans la courtoisie, la civilité, le côté avenant du personnage; dans la méthode de l’un et l’autre, à oser et assumer… Pour le reste rien a changé. Tous les deux sont guidés par la préservation du Système ; tous les deux restent mûs, par la même idéologie, plus ou moins. S’ajoutent à ce tableau le dossier des terres toujours pendant, ces répression brutales de manifestants pacifiques toujours en pratique , puis ces lois liberticides, récemment votées, qui conduisent , sans le dire, au culte de la personnalité.
Non, l’Opposition doit avoir l’honnêteté de reconnaître que sur le plan des attentes c’est la désillusion , la déception… Rien est mené fermement, rondement, assumé courageusement; on observe toujours un louvoiement, des hésitations sur les grands dossiers. Le Pouvoir dit s’attaquer à la corruption, et l’acte posé en conséquence, immédiatement par lui, a été de dire qu’il accroîtra le personnel du Contrôle d’Etat…Quel rapport ? il y a des dossiers tout ficelés qui n’attendent que d’être ouverts !
Dans la même foulée, le ministère de l’Education nationale, pour redresser ce secteur en déliquescence, se propose de recruter près de 2000 Enseignants. Mais recruter sans corriger les dysfonctionnements structurels majeurs ,pour ne pas dire l’anarchie générale qui y règne, recruter sans assainir au préalable, n’est-ce pas rajouter l’anarchie à l’anarchie ? La priorité est ailleurs, dans la mise en place des mécanismes pour installer l’ILN et démarrer l’enseignement des langues nationales! Par ailleurs -soit dit en passant- injecter 3 milliards d’ouguiyas dans des zones arides, sous-peuplées , pour quel rendement ?
Dernière chose pour finir, j’ai noté cette fois un silence complet, assez parlant, sur les perspectives des concertations-dialogue. Assez parlant, si l’on recoupe ce silence avec les omissions précédentes … Non, l’Opposition doit ouvrir les yeux et cesser de tenir au dialogue plus que la partie en face. Sans une volonté politique clairement affichée ou lorsque la partie adverse n’en voit pas l’impérieuse nécéssité et les enjeux, à quoi bon ?
Non, l’Opposition doit admettre qu’elle s’est trompée et oser tirer, courageusement, les conclusions qui s’imposent…Il y a risque d’être menée en bâteau, à la remorque d’un agenda qui, certainement, ne servira pas ses intérêts …
Samba Thiam
Président des FPC.
Discours du 28 Novembre du President Ghazouani, radioscopie !
Discours du 28 Novembre du President Ghazouani, radioscopie ! J’ai lu le discours d’anniversaire du Président de la république..J’avoue être resté sur ma faim, une fois de plus. J’attendais quelque chose de solennel , de grande portée qui ressemblerait à une annonce qui pose une vision… J’avais espéré un discours du genre , je vous ai compris : ‘’ je reconnais qu’une minorité accapare les ressources et les richesses nationales au détriment de la majorité qui souffre ; je vous promets d’y mettre fin ! Je perçois à sa juste mesure la gravité de la tension sociale et de la fracture dans notre vivre-ensemble ; je m’engage à y faire face, résolument, afin que chaque communauté, chaque citoyen se sente pleinement mauritanien . Je m’engage à mettre fin tant aux pratiques népotistes qu’au désordre général et à l’impunité . Plus jamais des jeunes , des hommes et des femmes ne se verront molestés parcequ’ils ont manifesté, pacifiquement , pour réclamer leurs droits ’’ .Voilà ce que j’aurais aimé entendre .Mais rien de tout cela . Rien sur la question des terres -objet de tensions vives-, rien sur l’esclavage traitée avec complaisance , rien sur la souffrance des populations qui croît chaque jour que Dieu fait. A la place , un bilan sans épaisseur ni couleur , presque chétif ,décliné, comme par excuses , apparaissant , sur bien des plans, sous forme de vœux ou de promesses . Des réalisations plutôt sociales, des perspectives dressées, certes , mais abordées d’une manière décousue , portant sur des aspects sectoriels , sans lien…Je crois , pour ma part , que le Président passe à côté de l’essentiel … Même sur les dossiers qu’il aborde frontalement , telle la lutte contre la corruption , il y a à redire… Ainsi parle-t-il ‘’ d’instaurer la bonne gouvernance et de lutter contre la corruption’’. Notez la conjonction de coordination ….qui laisse supposer que le rapport , profond, entre les deux termes semble échapper …Il parle de cette lutte contre la corruption sans le ton de fermeté nécessaire et pire , réduit la portée de la mesure par un mauvais message envoyé simultanément : ‘’il ne faut pas transformer cette lutte contre la corruption en un règlement de comptes’’. C’est la brèche ouverte qui tempère non seulement la portée de la décision que les filous ne manqueront pas d’exploiter, à fond, pour se protéger, mais qui, surtout , risque de gener les limiers , scrupuleux ou frileux de se voir accusés de partis pris … Bref, la mesure donne l’impression d’être prise, juste pour faire semblant , comme d’habitude , mais sans grande conviction …Au juste , pendant qu’on y est , pour convaincre les sceptiques et rassurer sur le sérieux de l’intention, pourquoi ne commencerait-on pas tout de suite avec ce qui est avéré, dans un passé récent , être de l’argent blanchi, massivement , ou issu de corruption ou de détournement des déniers publics ? Qu’est- ce qui empêche l’exploitation immédiate des derniers rapports de la Cour des Comptes ?Parce qu’il manque de vision d’ensemble , le Président se trompe manifestement de diagnostic sur bien des secteurs … Ainsi, ce n’est pas tant l’indépendance judiciaire qui est en cause, que le matériau ; Ce qui est en cause c’est le manque de sérieux dans ce que nous faisons , le goût, perdu, du travail lui même et du besoin d’ordre, l’absence de scrupules de conscience torturée, c’est tout cela qui a déserté nos administrations ! Il ne perçoit pas , toujours , que c’est le tout qui s’est écroulé , dont le secteur Judiciaire, de la Santé et de l’Education . C’est l’Etat , lui-même, qui est devenu déliquescent ou qui n’existe plus, pour reprendre Isselmou . Il perd de vue qu’il faut, pour redresser les choses , redresser tout l’ensemble en même temps …sinon c’est peine perdue !Je note, enfin, dans ce discours que le Président est, à nouveau, revenu sur le climat d’apaisement ayant prévalu et permis la gestation de l’initiative pour des concertations ; ce climat s’est manifestement évanoui maintenant avec la série de répressions de ces derniers temps qui se sont abattu sur des manifestants pacifiques. Il qualifie ce ‘’dialogue’’ en perspective d’inclusif et sans tabou , mais passe sous silence , à nouveau , le sort réservé aux conclusions qui en découleraient. Omission importante pour ne pas dire capitale qui , pour se répéter, fait tout de même tiquer…
Samba Thiam
29 novembre 2021.
Commémoration du 28 novembre : déclaration de presse des FPC
Le 28 novembre ne pourra plus jamais être, pour tous, ce jour d’optimisme symbolisant la renaissance à la dignité et à la liberté du peuple mauritanien tout entier. Depuis le 28 novembre 1990, ce qui aurait dû rester un grand jour- symbole de notre libération du colonialisme français s’est transformé en un Jour de douleur, de deuil, de grande tristesse pour toute la communauté négro-africaine, et en particulier pour toutes celles et tous ceux qui ont perdu des êtres chers.
En effet, le 28 novembre 1990, le pouvoir arabo-berbère, symbolisé par le régime du Colonel ould Taya, fait pendre, de sang-froid par leurs frères d’arme, 28 soldats noirs mauritaniens, pour fêter le trentième anniversaire du pays ! Ils ont été pendus pour célébrer l’arabité exclusive de la Mauritanie, en solidarité avec l’Irak de Saddam Hussein, et parce qu’ils étaient noirs et non arabes.
Depuis, ils gisent dans la solitude des fosses anonymes. Depuis, ils attendent des sépultures décentes…
Par devoir de mémoire et par exigence morale, nous Forces Progressistes du Changement ( FPC), demandons à toutes celles et à tous ceux qui aspirent à l’unité de notre pays – la Mauritanie- à ceux qui croient au respect des droits humains, d’avoir, en ce jour, une pensée pieuse de recueillement pour ces victimes du racisme , du chauvinisme et de la barbarie humaine .
Nous Forces Progressistes du Changement ( FPC) , exigeons du gouvernement mauritanien actuel qui tente par des artifices de solder ce dossier :
– La restitution des dépouilles des pendus du 28 novembre 1990 à leurs familles,
– L’application du devoir de vérité , du devoir de justice , du devoir de mémoire , des réparations matérielles et morales pleines et entières ; au bout du processus la nécessité du pardon .
La Paix des cœurs et des esprits, pour une véritable réconciliation nationale, passe nécessairement par là.
La lutte continue !
Nouakchott le 27 novembre 2021.
Le département de la Communication
Dialogue politique : L’opposition à la recherche d’une position harmonisée
Dans la perspective du dialogue politique, des partis de l’opposition se sont retrouvés, le dimanche 20 juin au siège des Forces Progressistes de Changement (FPC). Initiée par le parti de Samba Thiam, cette rencontre viserait, selon une source, à explorer la voie la meilleure pour aller unie, au dialogue. Pour ce faire, le RFD, l’UFP, Tawassoul, APP, RAG, UNAD, SAWAB, CVE et CVE/VR devraient faire une appréciation de la situation actuelle du pays en vue de l’harmoniser. Il faut rappeler que les partis politiques de l’opposition avaient mis en place, il y a quelques mois déjà, une commission et concocté une feuille de route. Depuis lors, les choses sont restées au point mort. Des sources concordantes renseignent que le président de la République, dont le parti était occupé à des missions à l’intérieur du pays, s’apprêterait à lancer une série de concertations avec les partis politiques en vue de la tenue du dialogue.
La question que l’on se pose est de savoir si ces concertations seront séparées ou groupées. Dans un cas comme dans l’autre, l’opposition doit se préparer pour parler d’une seule voie face à la majorité présidentielle.
Au terme de cette rencontre, les partis se sont promis de se retrouver pour poursuivre les discussions en vue de dégager une position commune.
le calame




