Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Category Archives: Les FPC et la Presse

Débat télé sur BBC-Arabe, camarade Cheikh Oumar Ba confond les avocats du Système

altSuivre le débat  en arabe sur BBC en direct entre notre camarade Ba Cheikh Oumar et les représentants du régime raciste de Nouakchott et de l´UPR parti au pouvoir portant sur le recensement discriminatoire et le racisme d´Etat en Mauritanie.

http://www.youtube.com/watch?feature=player_embedded&v=UdoKcGIvlc8

Bonne écoute, la lutte continue!

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Ibrahima Diallo des Flam- Europe de l´ouest: ‘Avec ce recensement, on veut nous rendre complètement apatride’

altLe recensement en cours en Mauritanie préoccupe la communauté négro-mauritanienne de France.Samedi dernier, elle a battu le macadam à Paris pour demander son arrêt. En marge de cette manifestation, le chargé de la presse et de la communication des Forces de libération africaines de Mauritanie (Flam)section Europe de l´ouest, Ibrahima Diallo, revient sur les raisons de leurs craintes et ‘le danger’ que constitue cette opération de comptage de la population.

Wal Fadjri : Pour quelles raisons manifestez-vous contre le recensement des populations mauritaniennes ?

 

Ibrahima DIALLO : Nous manifestons contre un projet d’enrôlement général des populations mauritaniennes. Un enrôlement dans lequel nous sentons les négro-mauritaniens (Soninké, Wolof, Bambara, Haal Pulaar, Haratine) complètement exclus. Nous considérons que ce projet est extrêmement dangereux pour la postérité de la Mauritanie. Nous faisons face à une situation qui est extrêmement grave, beaucoup plus que la déportation des centaines de négro-mauritaniens en 1989.

Pourquoi ?

Parce que nous voyons, au niveau de Nouakchott et dans certaines villes de l’intérieur de notre pays, de plus en plus de personnes qui ont souvent un passé d’anciens ministres, d’anciens hauts responsables de l’Etat, qui n’ont pas pu se faire recenser. Parce que tout simplement des agents, qui sont chargés de le faire, leur posaient des questions sur leur identité. On leur demande, par exemple, pourquoi ils sont nés au Sénégal avant 1930 ? Pourquoi ils sont nés au Mali avant 1945 ? Ce sont des questions comme ça qu’on pose à des personnalités qui ont exercé de hautes fonctions dans l’Etat. Ne parlons pas du peuple qui est renvoyé purement et simplement pour des compléments d’information, de renseignements pour des papiers douteux ; alors que, généralement, ce sont des papiers qui ont été établis par l’Etat mauritanien.

Avez-vous des preuves de toutes ces accusations que vous faîtes portées aux autorités mauritaniennes ?

Le tout Premier ministre de la santé de la Mauritanie, en l’occurrence Babacar Alpha n’a pas pu se faire recenser, parce que tout simplement on lui a demandé de fournir un certificat de naissance de sa mère. Pourtant, il a plus de 90 ans. Le colonel Baba Ly, qui fut l’un des principaux instigateurs de plusieurs coups-d’Etat en Mauritanie qui ont porté certains, comme Ould Taya et d’autres au pouvoir, n’a pas pu se faire recenser parce qu’il est né au Sénégal. Alors que l’actuel président de la République, Mohamed Ould Abdel Aziz est né à Louga (ville au nord du Sénégal). Et c’est le premier qui a été recensé. Ce sont des faits qui sont réels.

Moi même qui vous parle, mon père n’a pas été recensé parce qu’on lui demande de revenir plus tard car, on ne recense que ceux qui sont nés avant 1945 en Mauritanie. Avant 1945, la Mauritanie n’existait pas. Avant 1945, il n’y avait que Kaédi, Mboutt ; il n’y avait pas Néma. Néma et Ayoun n’appartenaient pas à la Mauritanie. Ça appartenait au Soudan français (Mali actuel, Ndlr). Tous les Noirs sont aujourd’hui frustrés. Nous sommes très mobilisés pour refuser systématiquement de revivre un énième génocide. Ce que nous voyons-là (la manifestation tenue samedi à la Place Trocadéro, Ndlr) entre dans le plan contre le génocide qui est mis en exécution depuis les indépendances par le premier président de la Mauritanie, Ould Dada.

Est-ce que ce ne sont pas des cas exceptionnels ?

Ce ne sont pas des cas exceptionnels. Quand vous allez à Bogué, quand vous allez à Kaédi ou dans certains centres de recensement à Nouakchott, vous verrez des Noirs sortir des bureaux complètement humiliés, complètement abattus. On n’a pas encore vu sur une tribune des populations maures dénoncer cet état de fait. On n’a pas vu encore de Maures dire qu’on leur a posé des questions humiliantes, des questions qui les ont vexées. (…). Nous avons des personnes d’origine sénégalaise, burkinabè qu’on refuse de recenser. Alors qu’en Mauritanie, par exemple, les Ouédraogo sont installés depuis très longtemps. Mais le petit peuple mauritanien n’acceptera pas, ne se laissera pas faire. Nous allons nous mobiliser, nous allons nous battre. De toutes les façons, nous n’avons plus rien à perdre car, nous avons tout perdu. Il ne nous restait que ce peu de dignité, mais on veut nous rendre complètement apatride.

Est-ce que ce n’est pas du rôle de l’Etat de veiller au contrôle de la nationalité pour qu’il n’y ait pas de fraude ?

Justement je vais vous dire qu’hier (vendredi dernier, Ndlr), le président Abdel Aziz a fait une apparition à la télévision pour dire que ceux qui manifestaient à Nouakchott et en France, étaient de nationalité douteuse. L’Etat Mauritanien n’a jamais fait quelque chose pour sécuriser les documents d’état-civil. On a vu, à partir des années 1966, des autorités administratives arabo-berbères faire table-rase des archives coloniales. On a vu des documents d’état-civil, qui avaient été établis par la France coloniale, se faire brûler complètement. Dans ces archives coloniales, il y avait des documents d’état-civil de négro-mauritaniens. Ces dernières années, on a essayé de détruire toutes traces de la présence physique des négro-mauritaniens en Mauritanie.

On a vu, après la déportation, des villes se faire rebaptisées. On a vu, pendant la déportation, des autorités déchirer des documents d’état-civil des gens que l’on déportait ainsi. On a vu également durant les différentes opérations de recensement de la population, des agents, mal intentionnés, venir détruire systématiquement le patronyme des gens, changer des dates de naissance, de lieux de naissance, notamment durant le Recensement administratif à vocation d’état civil (Ranvec). Ce sont des réalités. C’est pour vous dire que l’Etat mauritanien n’a absolument rien fait pour sécuriser les documents. Mais il a tout fait pour saboter systématiquement tous les documents d’état-civil de certains Mauritaniens. C’est un plan qui a été mûrement et savamment réfléchi et qui est aujourd’hui en train d’être exécuté.

Quel est l’intérêt de l’Etat mauritanien de faire tout cela ?

On a toujours voulu prévaloir dans ce pays une certaine supériorité numérique des arabo-berbères sur les autres communautés, notamment négro-mauritanienne. Tous les recensements – Dieu sait qu’on en a connu de très nombreux – n’ont jamais été publiés. On s’est toujours prévalu de cette supériorité numérique pour dire que les Noirs sont minoritaires. Mais plus on fait de recensement, plus on se rend compte que cette évidence n’est pas exacte. On a déporté en 1989. En 1988, il y a eu un recensement. Ce recensement de 1988 avait commencé à faire vaciller cette évidence et on s’est servi de cela pour déporter. Malgré la déportation, nous sommes encore-là.

Tout récemment, il y a eu le Ranvec dont les chiffres n’ont jamais été publiés. Ces chiffres avaient donné des indicateurs. Ils se sont dits qu’ils seraient en difficulté de faire valoir leur supériorité numérique, s’ils publiaient le Ranvec de 1998. Surtout que les Haratines refusent de se faire recenser dans le groupe arabo-berbère. Ces populations disent qu’ils ont leur spécificité. Ce qui fait que les arabo-berbères se réduisent à une portion congrue. Ils savent qu’ils ne constituent pas cette majorité. Donc on essaie de faire tout pour dire aux Noirs qu’ils sont des ‘Tirailleurs sénégalais’, des maçons maliens et des footballeurs guinéens. Sur les 13 agents, qui font le recensement aujourd’hui, il n’y a qu’un seul Noir. Jeudi dernier, le directeur qui se charge de cette opération d’enrôlement, a dit audiblement à ce Noir qu’il n’est pas Mauritanien, parce qu’il se nomme Massina.

Quel appel lancez-vous aux autorités mauritaniennes ?

Nous leur demandons de mettre un terme le plus rapidement possible à cette opération d’enrôlement que nous trouvons complètement raciste que nous n’accepterons pas et que nous nous battrons jusqu’au bout. Cette opération d’enrôlement ne passera pas. Elles ont intérêt à retirer ça le plus rapidement possible pour ne pas créer à la Mauritanie un conflit. Elles doivent savoir que nous sommes particulièrement déterminés.

Propos recueillis à Paris par Moustapha BARRY (Correspondant permanent de Walfadjri)

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Enregistrement des réfugiés au Sénégal : Plus de 5 000 Mauritaniens laissés en rade à Podor

altQuelque 5 200 réfugiés vivant dans la vallée du fleuve Sénégal ont été zappés par le Hcr lors des opérations de recensement destinées à leur rapatriement en Mauritanie.Aussi exigent-ils des indemnisations et leur réintégration dans la fonction publique.
(Correspondance) – En assemblée générale à Jolli, dans la communauté rurale de Ndiayène Pendaw, les réfugiés de la vallée ont tous décidé désormais de faire face au Haut commissariat des réfugiés et aux gouvernements du Sénégal et de la Mauritanie. Et pour cause, voilà maintenant 22 ans qu’était survenu le différend entre les deux pays. Et à leurs yeux, cette situation vieille aujourd’hui de plus de deux décennies est de loin la source de leurs problèmes. Selon Mamadou Wane qui porte la parole de ses réfugiés, leurs difficultés demeurent toujours et elles ne cessent de s’accentuer. Et pour preuve, la plupart des réfugiés qui ont accepté de rentrer au bercail restent toujours des réfugiés chez eux. Puisque nombre d’entre eux n’ont pu reprendre leurs terres. Au contraire, c’est quelques lopins de terre et quelques têtes de bétails qu’ils ont reçus du Hcr. Et pourtant ce qu’ils ont laissé chez eux est dix mille fois plus important, soutient Wane.

Ce dernier de se demander pourquoi cette précipitation à vouloir ramener tout le monde alors que même les dispositions élémentaires n’ont pas été prises. Pour Wane, le recensement laisse à désirer. Pis, il y a eu beaucoup d’erreurs dans ce rapatriement. ‘Comment expliquer que, dans une famille, le père ou la mère soit autorisé à rentrer au moment où l’on empêche à un de ses fils de ne pas retourner avec eux. Il y a vraiment amalgame’, s’indigne Wane. Et le plus grave, c’est que des quinze mille rentrés effectivement, la plupart sont des mécaniciens, menuisiers, électriciens et que seul le peu qui travaillait dans la fonction publique, c’est-à-dire quelques enseignants, ont été repris. A ce jour, ils sont plus de 5 200 réfugiés à être laissés en rade au niveau de la vallée, selon le porte-parole des réfugiés.

Selon les réfugiés, l’accord tripartite entre les deux pays, d’une part, le Haut commissariat des réfugiés, d’autre part, n’a été qu’une arnaque. Car, selon Moctar Sy, un des membres de l’association des réfugiés de la vallée, tous ceux qui sont partis sont plus que des réfugiés chez eux.

Aucun bien laissé au pays n’a été restitué. Pis, ‘nous n’avons bénéficié d’aucune indemnisation de la part de l’Etat et nombre d’entre nous vivent dans des zones loin des villes, sans électricité ni eau encore moins une bonne alimentation avec des conditions d’hygiène qui laissent à désirer’. Ces réfugiés s’insurgent contre ces mesures qu’ils jugent discriminatoires et qui ne concernent que les négro-mauritaniens. ‘Le Hcr, aux yeux du monde entier, croit avoir résolu ce conflit vieux de 22 ans entre les deux peuples frères, mais nous pensons que tout ce qui a été fait jusqu’ici l’a été sans que nous soyons associés au processus. Alors que nous sommes les principaux concernés. Pour preuve, tous ceux qui ont été choisis dans ce processus de rapatriement n’ont jamais été délégués par l’association. Et jamais nous n’avons mandaté qui que ce soit dans ce processus à aller défendre nos intérêts auprès de la commission tripartite. C’est pourquoi, nous demandons solennellement aux différents responsables des deux pays de revoir cette politique du règlement définitif des problèmes des réfugiés. Et nous exigeons ici le rapatriement des 5 200 réfugiés laissés en rade au niveau de la vallée’, déclare le porte-parole des réfugiés. Ces derniers exigent que justice soit faite pour tous ceux qui ont été tués. Des propos tenus au cours de cette assemblée générale à laquelle ont pris part les responsables de la section locale des Forces de libération africaines de Mauritanie.

Pour rappel, la plupart des réfugiés de la vallée sont depuis 22 ans éparpillés entre Pété, Dodel, Aéré Law, Ndioum, Tarédji, Jolli, Bohhol, Dagana, Rosso et Richard Toll.

Abou KANE -WALFADJRI

 

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Les FLAM dénoncent l´opération d´enrôlement des populations

altLes Forces de Libération Africaine de Mauritanie (FLAM), une organisation de la diaspora, dénoncent vivement une opération d’enrôlement de la population à vocation d’état civil, en cours depuis plusieurs semaines dans le pays, à travers une déclaration parvenue mercredi au Calame. Les FLAM considèrent le recensement entrepris par le gouvernement mauritanien comme « une basse entreprise de légalisation du retrait de la nationalité des éléments issus de la communauté négro mauritanienne » et « qui suscite à juste raison l’inquiétude et l’indignation de ces populations ». Le mouvement de la diaspora s’insurge également contre « les nominations tribalo-ethniques » au sein de la haute administration, « la discrimination au sein des institutions publiques, les tracasseries administratives quotidiennes et les expropriations des terres dans la vallée du fleuve Sénégal au profit de l’agro business arabe… ». Autant de signes qui montrent les fondements « racistes » de l’Etat en Mauritanie, selon les Flam. Constat sur la base duquel le célèbre mouvement nationaliste de la mouvance négro africaine estime que de TAYA à Aziz, les choses n’ont guère évolué sous le ciel du pays au million de poètes.

LE CALAME

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FLAM exigent l’arrêt immédiat du recensement à vocation administrative

altAlakhbar – Les Forces de Libération Africaines de Mauritanie ont exigé l’arrêt immédiat du recensement à vocation administration entamé par les autorités mauritaniennes dans un « important communiqué » publié ce lundi. “La nature de ce recensement et les différentes sorties des membres de son gouvernement ne font que conforter la certitude que ce régime est une continuité des régimes militaires précédents, visant à assurer la pérennité du système et du racisme d’Etat”, a indiqué le communiqué dont Alakhbar info a reçu une copie.
“La fin, inavouée, de cette opération d’enrolement selectif n’est rien moins que rendre, sans coup férir, le plus grand nombre possible de négro-Africains des apatrides en Mauritanie – terre de leurs ancêtres”, a laissé entendre le communiqué. Cependant , face à cette grave situation, et à” cette politique de bannissement et de marginalisation de la population négro-mauritanienne”, les Forces de Libération Africaines de Mauritanie

– Dénoncent avec force ce recensement à caractère discriminatoire et chauvin et exigent son arrêt immédiat,

– Appellent les populations victimes de cette exclusion à prendre leurs responsabilités devant l´histoire en opposant à la provocation et à l’affront toute leur détermination et les moyens de la légitime défense de leur citoyenneté et de leur dignité.

– Encouragent les elèves des lycées et collèges, les étudiants, les enseignants à s’organiser, et à prendre en charge, par eux-mêmes, le recensement des quartiers, des villages et des hameaux, à dresser la liste de tous les laissés pour compte dans cette opération pour cause de rejets sans fondement, de noms déformés ou écorchés délibérement afin de contrecarrer les dangereuses tentatives de spoliation de ces commissions mono-ethniques mises en place par le Pouvoir, et démasquer, en même temps, leur caractère ethniciste et raciste.

– Les FLAM soutiennent totalement les forces patriotiques et démocratiques de l´intérieur dans leur résistance courageuse et acharnée face à l´arbitraire, et invitent la Diaspora à relayer le mouvement de protestation interne,

– Elles attirent l’attention de l´opinion nationale et internationale sur les risques de déstabilisation du pays et de la sous-région si le régime persistait dans sa politique de discrimination raciale et sa posture dictatoriale.

On rappelle que le Conseil National du mouvement vient de réélire le Président sortant Monsieur Samba Thiam. Dans un communiqué transmis à Alakhbar info, les instances dirigeantes formulent ainsi le renouvellement : “Le Conseil National a approuvé après délibération le nouveau bureau exécutif national. Samba Thiam est toujours le président du mouvement”.

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