Category Archives: Les FPC et la Presse
FLAM:Face au défi du redéploiement
Les Forces de Libération Africaine de Mauritanie (FLAM), mouvement en exil depuis une trentaine d’années, acronyme étroitement associé à la féroce répression qui s’est abattue sur la communauté négro africaine sous le régime de Maaouya Ould Sid’Ahmed Taya, devraient prochainement se redéployer au pays. Cette option, régulièrement évoquée au cours des deux (2) dernières années, a été confirmée
Occasion saisie par ce haut responsable pour faire une piqure de rappel par rapport au combat historique des FLAM. Mais aussi et surtout, évoquer plusieurs sujets d’actualités liés notamment à la rencontre avec le président Mohamed Ould Abdel Aziz, les contacts avec les responsables de certains partis politiques, acteurs des organisations de la société civile et personnalités indépendantes.
Pour introduire son propos, Ibrahima Sow a sollicité une minute se silence à la mémoire de tous les martyrs « victimes de la barbarie ». Les détenus de la prison mouroir de Oualata, les suppliciés de décembre 1987, les exactions collectives contre des villages et communautés entières dans la vallée du fleuve, les pendus d’innal, les morts de Jreida, Azlat, Néma…….
Un passif humanitaire dont le règlement définitif devrait aller au-delà des simples réparations financières pour faire place « à l’exigence de vérité et de justice, le pardon et la réconciliation » devant servir d’ultime étape.
En rencontrant le président Mohamed Ould Abdel Aziz, les envoyés des FLAM ont insisté sur la volonté du retour au pays en vue de prendre part au jeu politique normal et proposer leur projet de société. Celui ci repose sur la révision du contrat social garantissant l’égalité de toutes les communautés nationales. D’où l’exigence de mettre « fin au chauvinisme d’état et à l’exclusion dont sont victimes les esclaves et les négro-africains »une réalité qui hante le parcours de la Mauritanie depuis sa création.
Une vision à travers laquelle le mouvement réclame des règles devant régir la cohabitation communautaire, dans un pays multinational, victime du manque d’intelligence et la cécité politique des élites. Un déficit de démocratie a toujours constitué un frein par rapport à l’incontournable débat sur le sujet, toujours repoussé à plus tard, mais qui finira par nous rattraper. Sous quelle Forme ?
Présence effective à l’horizon des 4 prochains mois.
Le vice-président des FLAM et ses compagnons, qui préparent activement l’arrivée du président Samba Thiam au pays, prévue au cours des 4 prochains mois, ne chôment pas actuellement.
Ainsi, en plus du président de la République, ils ont rendu visite aux responsables de l’Alliance pour la Justice et la Démocratie/Mouvement pour la Réconciliation (AJD/MR) et le Parti pour la Liberté l’Egalité et la Justice (PLEJ).
Ces formations politiques sont classées dans la mouvance nationaliste noire, proche des FLAM, notent les observateurs. Mieux, une frange du parti de Sarr Ibrahima Moctar est issue d’une scission du mouvement désormais engagé dans un processus de redéploiement.
A l’origine de la déchirure, le vice-président d’AJD/MR, Bâ Mamadou Bocar et ses amis, passés par la case « FLAM Rénovation » avant de débarquer à Nouakchott avec armes et bagages, reprochaient au mouvement originel son interminable exil synonyme d’une absence totale d’emprise sur le terrain.
Une faiblesse que le président Thiam et ses amis entendent désormais combler. Sous quelle forme ? Un nouveau parti politique sollicitant une reconnaissance de l’administration ? Une fusion avec une autre formation ayant une vision politique et un projet de société similaires?
Répondant à ces interrogations, Mr Ibrahima Mifo Sow reste prudent « nous revenons au pays en tant que FLAM » et pour la suite on verra.
Au-delà de l’adhésion d’une frange de la population au discours, il reste le défi titanesque du terrain politique et de nouveaux repères après tant d’années d’exil.
Amadou Seck- BILADI
FLAM:Face au défi du redéploiement
Les Forces de Libération Africaine de Mauritanie (FLAM), mouvement en exil depuis une trentaine d’années, acronyme étroitement associé à la féroce répression qui s’est abattue sur la communauté négro africaine sous le régime de Maaouya Ould Sid’Ahmed Taya, devraient prochainement se redéployer au pays. Cette option, régulièrement évoquée au cours des deux (2) dernières années, a été confirmée
Occasion saisie par ce haut responsable pour faire une piqure de rappel par rapport au combat historique des FLAM. Mais aussi et surtout, évoquer plusieurs sujets d’actualités liés notamment à la rencontre avec le président Mohamed Ould Abdel Aziz, les contacts avec les responsables de certains partis politiques, acteurs des organisations de la société civile et personnalités indépendantes.
Pour introduire son propos, Ibrahima Sow a sollicité une minute se silence à la mémoire de tous les martyrs « victimes de la barbarie ». Les détenus de la prison mouroir de Oualata, les suppliciés de décembre 1987, les exactions collectives contre des villages et communautés entières dans la vallée du fleuve, les pendus d’innal, les morts de Jreida, Azlat, Néma…….
Un passif humanitaire dont le règlement définitif devrait aller au-delà des simples réparations financières pour faire place « à l’exigence de vérité et de justice, le pardon et la réconciliation » devant servir d’ultime étape.
En rencontrant le président Mohamed Ould Abdel Aziz, les envoyés des FLAM ont insisté sur la volonté du retour au pays en vue de prendre part au jeu politique normal et proposer leur projet de société. Celui ci repose sur la révision du contrat social garantissant l’égalité de toutes les communautés nationales. D’où l’exigence de mettre « fin au chauvinisme d’état et à l’exclusion dont sont victimes les esclaves et les négro-africains »une réalité qui hante le parcours de la Mauritanie depuis sa création.
Une vision à travers laquelle le mouvement réclame des règles devant régir la cohabitation communautaire, dans un pays multinational, victime du manque d’intelligence et la cécité politique des élites. Un déficit de démocratie a toujours constitué un frein par rapport à l’incontournable débat sur le sujet, toujours repoussé à plus tard, mais qui finira par nous rattraper. Sous quelle Forme ?
Présence effective à l’horizon des 4 prochains mois.
Le vice-président des FLAM et ses compagnons, qui préparent activement l’arrivée du président Samba Thiam au pays, prévue au cours des 4 prochains mois, ne chôment pas actuellement.
Ainsi, en plus du président de la République, ils ont rendu visite aux responsables de l’Alliance pour la Justice et la Démocratie/Mouvement pour la Réconciliation (AJD/MR) et le Parti pour la Liberté l’Egalité et la Justice (PLEJ).
Ces formations politiques sont classées dans la mouvance nationaliste noire, proche des FLAM, notent les observateurs. Mieux, une frange du parti de Sarr Ibrahima Moctar est issue d’une scission du mouvement désormais engagé dans un processus de redéploiement.
A l’origine de la déchirure, le vice-président d’AJD/MR, Bâ Mamadou Bocar et ses amis, passés par la case « FLAM Rénovation » avant de débarquer à Nouakchott avec armes et bagages, reprochaient au mouvement originel son interminable exil synonyme d’une absence totale d’emprise sur le terrain.
Une faiblesse que le président Thiam et ses amis entendent désormais combler. Sous quelle forme ? Un nouveau parti politique sollicitant une reconnaissance de l’administration ? Une fusion avec une autre formation ayant une vision politique et un projet de société similaires?
Répondant à ces interrogations, Mr Ibrahima Mifo Sow reste prudent « nous revenons au pays en tant que FLAM » et pour la suite on verra.
Au-delà de l’adhésion d’une frange de la population au discours, il reste le défi titanesque du terrain politique et de nouveaux repères après tant d’années d’exil.
Amadou Seck- BILADI
FLAM:Face au défi du redéploiement
Les Forces de Libération Africaine de Mauritanie (FLAM), mouvement en exil depuis une trentaine d’années, acronyme étroitement associé à la féroce répression qui s’est abattue sur la communauté négro africaine sous le régime de Maaouya Ould Sid’Ahmed Taya, devraient prochainement se redéployer au pays. Cette option, régulièrement évoquée au cours des deux (2) dernières années, a été confirmée
Occasion saisie par ce haut responsable pour faire une piqure de rappel par rapport au combat historique des FLAM. Mais aussi et surtout, évoquer plusieurs sujets d’actualités liés notamment à la rencontre avec le président Mohamed Ould Abdel Aziz, les contacts avec les responsables de certains partis politiques, acteurs des organisations de la société civile et personnalités indépendantes.
Pour introduire son propos, Ibrahima Sow a sollicité une minute se silence à la mémoire de tous les martyrs « victimes de la barbarie ». Les détenus de la prison mouroir de Oualata, les suppliciés de décembre 1987, les exactions collectives contre des villages et communautés entières dans la vallée du fleuve, les pendus d’innal, les morts de Jreida, Azlat, Néma…….
Un passif humanitaire dont le règlement définitif devrait aller au-delà des simples réparations financières pour faire place « à l’exigence de vérité et de justice, le pardon et la réconciliation » devant servir d’ultime étape.
En rencontrant le président Mohamed Ould Abdel Aziz, les envoyés des FLAM ont insisté sur la volonté du retour au pays en vue de prendre part au jeu politique normal et proposer leur projet de société. Celui ci repose sur la révision du contrat social garantissant l’égalité de toutes les communautés nationales. D’où l’exigence de mettre « fin au chauvinisme d’état et à l’exclusion dont sont victimes les esclaves et les négro-africains »une réalité qui hante le parcours de la Mauritanie depuis sa création.
Une vision à travers laquelle le mouvement réclame des règles devant régir la cohabitation communautaire, dans un pays multinational, victime du manque d’intelligence et la cécité politique des élites. Un déficit de démocratie a toujours constitué un frein par rapport à l’incontournable débat sur le sujet, toujours repoussé à plus tard, mais qui finira par nous rattraper. Sous quelle Forme ?
Présence effective à l’horizon des 4 prochains mois.
Le vice-président des FLAM et ses compagnons, qui préparent activement l’arrivée du président Samba Thiam au pays, prévue au cours des 4 prochains mois, ne chôment pas actuellement.
Ainsi, en plus du président de la République, ils ont rendu visite aux responsables de l’Alliance pour la Justice et la Démocratie/Mouvement pour la Réconciliation (AJD/MR) et le Parti pour la Liberté l’Egalité et la Justice (PLEJ).
Ces formations politiques sont classées dans la mouvance nationaliste noire, proche des FLAM, notent les observateurs. Mieux, une frange du parti de Sarr Ibrahima Moctar est issue d’une scission du mouvement désormais engagé dans un processus de redéploiement.
A l’origine de la déchirure, le vice-président d’AJD/MR, Bâ Mamadou Bocar et ses amis, passés par la case « FLAM Rénovation » avant de débarquer à Nouakchott avec armes et bagages, reprochaient au mouvement originel son interminable exil synonyme d’une absence totale d’emprise sur le terrain.
Une faiblesse que le président Thiam et ses amis entendent désormais combler. Sous quelle forme ? Un nouveau parti politique sollicitant une reconnaissance de l’administration ? Une fusion avec une autre formation ayant une vision politique et un projet de société similaires?
Répondant à ces interrogations, Mr Ibrahima Mifo Sow reste prudent « nous revenons au pays en tant que FLAM » et pour la suite on verra.
Au-delà de l’adhésion d’une frange de la population au discours, il reste le défi titanesque du terrain politique et de nouveaux repères après tant d’années d’exil.
Amadou Seck- BILADI
Le président du RD reçoit le vice président des FLAM
Le président du Renouveau Démocratique, Moustapha Ould Abeiderrahamane a reçu, chez lui, ce dimanche matin, le vice président des Forces de libération africaines de Mauritanie (FLAM), Ibrahima Mifo Sow qui séjourne en Mauritanie depuis quelque temps. Cette rencontre a permis aux deux responsables d’échanger sur certaines préoccupations du pays. Ibrahima Mifo Sow a informé son hôte de la décision des FLAM de rentrer au pays pour mener leur combat politique à l’intérieur à travers un la création d’un parti politique. M Sow, après avoir fait remarquer que la Mauritanie a perdu, avec l’exil forcé de jeunes négro mauritaniens, en 1986, beaucoup de ses cadres, a évoqué brièvement l’ambition de son mouvement de contribuer à la mise en place d’un Etat de droit où toutes les composantes du pays disposent les mêmes droits, les mêmes chances, ce qui passe, estime-t-il, par un dialogue franc et sincère entre l’ensemble des acteurs politiques et la société civile. M Sow a exprimé la disposition de son mouvement à contribuer activement à la réussite de cette entreprise. Le vice président des FLAM a enfin remercié le président du RD pour avoir bien voulu le recevoir et échanger avec lui.
Parlant du passif humanitaire, le président Sow a dit que les FLAM émettent des réserves sur la manière avec laquelle le dossier a été géré. « Nous estimons qu’on ne peut bâtir un pays sur l’impunité, sur l’injustice, il faut envisager une solution judiciaire pour permettre aux victimes connaître d’abord leurs bourreaux, leurs motivations et éventuellement de pardonner.»
Pour sa part, Moustapha Ould Abdeiderahmane s’est réjoui de rencontrer une personnalité des FLAM et aussi surtout de leur intention de revenir mener leur combat à l’intérieur du pays même si toutes les conditions ne sont pas totalement réunies pour un véritable débat démocratique. Le président du RD a fait remarquer au visiteur que c’est entre les mauritaniens que tous les problèmes du pays trouveront une solution. Moustapha Ould Abdeiderrahmane a exprimé la disposition de son parti à discuter avec les FLAM avant de brosser brièvement la situation politique du pays, le souci constant du RD d’œuvrer à l’édification d’un État de droit, égalitaire et juste, à la consolidation de l’unité nationale. Il a expliqué les raisons du départ de son parti de la majorité présidentielle, de la création de l’alliance patriotique (AP) avec le MPR et ADIL, du soutien qu’ils apportent à l’initiative de sortie de crise du président de l’Assemblée Nationale, Messaoud Ould Boulkheir en vue de permettre l’organisation d’élections inclusives et transparentes.
L’AP, qui se positionne au centre, rejette toute forme d’extrémisme, explique Ould Abdeiderrahmane. Le président du RD dit espérer que la scène politique marquée jusqu’ici par des tiraillements entre le pouvoir et la COD pourrait rapidement évoluer vers un consensus avec la réaction « favorable » de la coordination de la majorité présidentielle qui vient de remettre sa réponse à l’initiative du président de l’Assemblée Nationale.
Signalons que cette rencontre entre dans le cadre des contacts tout azimut que le vice-président des FLAM entreprend depuis son arrivée en Mauritanie, il y a près d’une semaine. Cette visite au pays constitue une étape dans la préparation des conditions pour le retour imminent des FLAM au bercail.
LE CALAME.INFO
Loupe du ‘Le Rénovateur’ : Pour une relecture lucide des manifestes contre l’oppression et l’esclavage
Si pendant des années la bombe provoquée par la publication du Manifeste du négro-mauritanien opprimé a radicalisé les positions tant du côté des Flam que du côté des milieux arabes hostiles à toute volonté de régler la question nationale en tenant compte des revendications politiques contenues dans un document qui a été considéré comme un tract lancé au nez du pouvoir par un groupe subversif accusé de porter atteinte à la sécurité de l’Etat.
Il fallait user de l’arme de la répression pour remettre ces « éléments agités à leur place » en leur réservant un traitement digne d’ennemis de l’unité nationale. Ould Taya aurait agi autrement par le dialogue et la lecture lucide de ce document, les gaffes commises seraient moindres .
Probablement la tentative du coup d’Etat de 1987 n’aurait pas eu lieu. Les arrestations suivies de tortures les plus atroces que les sbires de Taya ont infligé contre le mouvement nationaliste négro-africain ont avivé les tensions et libéré les démons de la violence au grand dam de la cohabitation intelligente ente les communautés ayant toujours appris à vivre en paix.
Les mauvaises interprétations et les lectures sataniques que certains ont sciemment faites du Manifeste ont fait monter les enchères livrant en pâture une communauté à la vindicte populaire. En rédigeant ce qui est qualifié par le pouvoir de l’époque de pamphlet, les auteurs de ce Manifeste qui doivent se faire aujourd’hui le devoir de lever certaines zones d’ombre sur ce projet notamment sa publication cinq ans après l’arrivé de Taya au pouvoir mais aussi sur la responsabilité qu’ils devaient assumer suite à cette décision gravissime en temps –là. Pourquoi aussi la quasi-totalité des cadres ont quitté le pays après leurs libérations de Oualata puis du Fort d’Aioun.
Les figures de cette conscience noire particulièrement les intellectuels devraient approfondir leurs réflexions à travers des œuvres en guise de contribution au débat nationale après tant d’années d’exil. Plus que de simples polémiques qui ont eu raison sur la cohésion de ce mouvement à l’étranger.
Des questionnements sont aussi nécessaires pour demander à la classe politique dans sa diversité mais aussi aux pouvoirs politiques, si l’approche consistant à publier un document justifie tout ce déferlement de violence dirigé contre des innocents jusque dans les villages les plus reculés du pays qui ont subi les pires moments de terreur de l’histoire lesquels qui se sont poursuivis jusqu’ au départ de Taya animé par un instinct vengeresse . Pourquoi surtout aujourd’hui encore l’histoire continue de donner raison à ce Manifeste quelque soit les démentis que l’on veut opposer aux thèses qu’il véhicule ?
Les statistiques présentés à l’époque sur la représentativité éthique dans les administrations ont-elles évolué ou au contraire régressé ? Le débat sur la cohabitation a –t-il été réglé ? Le statut des langues nationales, les réformes de l’éducation ont –ils été débattu comme il faut ? L’esclavage qui a été aussi posé dans le Manifeste du négro –mauritanien opprimé et qui une pierre dans la chaussure du pouvoir mérite d’être approfondi et dépolitisé. Ce sera l’objet du prochain article où la publication du Manifeste du Haratin relance le débat sur la lutte contre ce phénomène…
Cheikh Tidiane Dia- Le Rénovateur quotidien





