Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Category Archives: Les FPC et la Presse

Mauritanie : Samba Thiam tacle Ould Maham

altLe président des Forces de Libération Africaines de Mauritanie (FLAM) persiste et signe en déclarant cette semaine à la presse nationale que son mouvement s’est redéployé en Mauritanie non pas pour diviser les mauritaniens mais pour redresser le pays. Une réponse au nouveau président de l’UPR, parti de la majorité Ould Maham qui avait traité le mouvement négro mauritanien de séparatiste. Cette polémique bien médiatisée relance l’unité nationale ou la cohabitation et remet devant l’actualité la politique intérieure du régime de Ould Aziz.

La guerre contre l’intoxication est déclarée cette semaine à Nouakchott par presse interposée par le président des FLAM qui répond du tic au tac au nouveau président de l’UPR, parti de la majorité Ould Maham au sujet du projet du mouvement sur l’autonomie des régions rendu public à l’issue du dernier congrés dans la capitale mauritanienne. Samba Thiam estime que les allégations de l’ancien ministre de la communication qualifiant son organisation de séparatiste est de nature à plaire à une catégorie de l’opinion maure. Et au delà ce sont des propos tendancieux qui feraient plus le jeu des extrémistes ou nationalistes étroits contrairement aux FLAM qui sont rentrées au bercail pour redresser le pays. Pour les observateurs cette polémique relance l’unité nationale ou la cohabitation écornée depuis longtemps par les différents locataires qui se sont succédés à la Maison brune.L ‘ancien prisonnier de Oualata remet les pendules à l’heure pour demander à la classe politique dirigeante et les autres leaders des partis politiques toutes tendances confondues de faire une lecture objective du document sur l’autonomie des régions qui s’inscrit dans le cadre de la réorganisation territoriale et administrative. En ciblant ses attaques contre un mouvement qui avait pris les armes pour lutter contre le régime de Ould Taya le patron de l’UPR trouve l’occasion de se payer un président réélu à la tête d’un nouveau parti( FPC) en attente de sa reconnaissance dont les idées ont toujours dérangé le pouvoir en place.

Le débat ne fait que commencer. Derrière cette bataille médiatique se cache une pré campagne de diabolisation des FLAM par le régime de Ould Aziz qui pourrait mettre en péril les différentes composantes du pays.Les années passant tôt ou tard il va falloir mettre sur le tapis la question nationale pour la stabilité du pays.

 

Yaya Cherif KANE

Journaliste-ROUEN-FRANCE

 

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Mauritanie: Samba Thiam à O. Maham: “Il veut plaire à une catégorie de l’opinion maure”

altALAKHBAR (Nouakchott)- Les président des FLAM, Forces de Libération Africaines de Mauritanie, a estimé que le nouveau chef du parti au pouvoir (UPR), Sidi Mohamed, Ould Maham, veut plaîre à une catégorie de l’opinion maure en accusant les FLAM de chercher à diviser le pays.

«Si quelqu’un refuse de voir le soleil vous avez beau le lui montrer il ne le verra pas. C’est ce qui est arrivé à Ould Maham. Il vient d’arriver. I fait sa jalousie et veut aussi plaire à l’UPR et à une certaine catégorie de l’opinion maure», a déclaré Samba Thiam dans une interview accordée à Alakhbar (à publier ultérieurement).

Et Samba Thiam d’inviter les Mauritaniens et lire le document relatif au projet d’autonomie des FLAM publié dans la presse en Arabe et en Français. « Si ça vous parait une séparation du Nord et du Sud vous me direz comment», défit-il.

 

« Il y a des opinions qui veulent absolument nous faire dire ce que nous n’avons pas dit,  et  qu’on dise que les FLAM veulent diviser les Noirs et les Blancs. Et ce n’est pas ce que nous disons, a-t-il précisé.

Quand je suis retourné au pays je suis allé voir la sommité intellectuelle arabo-berbère pour leur expliquer qui nous sommes et quel est notre discours. Notre discours n’est pas de diviser, mais de redresser le pays».

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Mauritanie: les FPC dans le collimateur de l’UPR

altLe nouveau président de l’UPR, parti de la majorité a critiqué violemment cette semaine à Nouakchott les FLAM devenues après leur congrès un parti politique les FPC ( Forces progressistes du Changement) en remettant en cause leur projet d’autonomie des régions.Ould Maham ancien ministre de la communication a taxé le mouvement négro mauritanien de séparatiste. Pour les observateurs cette diatribe vise à préparer l’opinion nationale sur l’éventualité d’un refus du récepissé du nouveau parti des flam.Encore une patate chaude pour le ministère de l’Intérieur qui devra trancher dans les jours à venir.

 

La recette est bien connue des politiques.A peine installé sur le fauteuil de l’UPR, parti de la majorité, le nouveau patron passe à l’offensive.Dans le collimateur les FLAM qui viennent de tenir leur premier congrès après le redéploiement après 27 ans d’exil malgré l’interdiction des autorités de Nouakchott.L’ancien ministre de la communication a saisi la double occasion pour s’attaquer aux Forces vives progressistes du Changement qui s’apprêtent à demander leur officialisation. Au coeur de la polémique, le projet d’autonomie des régions mis en avant par le nouveau parti négro mauritanien à l’issue de ses assises. Ould Maham rejette en bloc cette proposition qui s’inscrit pourtant dans un cadre de la réforme de la gestion territoriale et administrative. Il s’agit d’une régionalisation poussée qui concerne toutes les régions pour responsabiliser davantage les populations et les politiques.Ces derniers jusqu’ici dont la mal gouvernance pèse sur l’économie et la cohésion sociale.

 

Les Forces nouvelles entendent ainsi contribuer à la difficile cohabitation qui risque de compromettre la fragile unité nationale. Le nouveau président ne peut tolèrer une initiative venant d’un mouvement qui avait pris les armes contre l’Etat mauritanien sous le régime de Ould Taya mais aujourd’hui en quête de légitimité pour avoir les mêmes droits que l’UPR.Cultivant la diabolisation.Ould Maham va jusqu’à traiter les Flamistes de séparatistes.Une pratique qui rappelle celle des régimes précédents comme la façon de dénaturer les propos d’un des mouvements négro mauritaniens les plus hostiles au pouvoir en Mauritanie.Cette critique non fondée et acerbe est révélatrice de la nature du régime de Ould Aziz qui ne renonce pas à son projet totalitaire.Pour les observateurs il s’agit de barrer la route aux FPC et de préparer déjà l’opinion nationale sur l’éventualité d’un refus de reconnaissance officielle.L’UPR est au taquet sur la question nationale allant de l’impunité au laxisme.Une autre lecture de l’autonomie des régions est possible sans connotation ethnique.

 

Yaya Chérif KANE.

Journaliste-Rouen-France

 

 

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Mauritanie: O. Maham qualifie les FLAM de « séparatistes »

ALAKHBAR (Nouakchott)-Le nouveau président du parti au Pouvoir (UPR) a qualifié de « séparatiste » le mouvement des Forces de Libération Africaines de Mauritanie (FLAM) qui propose à l’autonomie de la partie sud de la Mauritanie à majorité noire.

Sidi Mohamed Ould Maham s’exprimait lors de son élection à la tête de l’UPR. Il a rejeté et condamné fermement ce «projet d’autonomie» qui menace selon lui la cohésion du peuple mauritanien et l’intégrité territoriale du pays.

Le nouveau patron de l’UPR a en revanche a appelé pour « un dialogue franc et constructif » qui permettrait à participation inclusive à la gestion politique du pays.

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1er Congrès des FLAM : Une demande d’autonomie qui fait lever des boucliers

altAutorisé, puis interdit, finalement toléré, le 1er congrès des FLAM (Forces africaines de libération de Mauritanie) s’est tenu le vendredi 29 août 2014, au domicile de son président, après avoir été chassé des hôtels de Nouakchott par la volonté des pouvoirs publics. Du discours de son président, Samba Thiam, les tenants du statu quo n’auraient retenu que l’aspect, brièvement abordé, relatif à l’autonomie des régions du Sud. Bien des boucliers n’ont cessé depuis de s’élever, contre les FLAM taxés de racistes et les présidents de partis politiques présents aux assises, accusés eux aussi de traîtrise à la Nation.

Les FLAM ont organisé vendredi 29 août 2014 leur 1er Congrès constitutif depuis leur retour en 2013 en Mauritanie, après l’exil de leurs leaders qui avait duré plusieurs décennies, suite aux pogroms qui avaient accompagné les tristes évènements ethniques des années 89/91. Le Congrès s’est tenu dans la résidence du président de l’organisation, dans le quartier d’El Mina à Nouakchott, après le refus des pouvoirs publics d’autoriser son déroulement dans un des hôtels de la place. Les autorités auraient avancé comme alibi la non reconnaissance de l’organisation, ce qui lui enlève le droit, selon elles, de se produire publiquement.

Bien que l’interdiction du Congrès ait été brandie contre la tenue du congrès, le président des FLAM, Samba Thiam, avait souligné au cours du point de presse qu’il avait animé la veille, le jeudi 28 août, que l’évènement aura lieu vaille que vaille. Il s’était même dit surpris du refus par les autorités d’accorder l’autorisation, d’autant que les FLAM s’étaient conformé, selon lui, aux procédures en vigueur, en informant l’administration à temps.

Le Congrès des FLAM s’ouvrira ainsi dans une atmosphère de guerre, dans la mesure où d’importantes unités de la garde nationale avaient encerclé le lieu où se déroulaient les assises, fermant toutes les issues. Cependant, les forces expéditionnaires ont évité toute friction avec les congressistes et n’ont fait aucune obstructions au déroulé de la manifestation.

C’est en présence de plusieurs dizaines de militants, de quelques leaders politiques de l’opposition, tels Mohamed Jemil Mansour, président du parti Tawassoul, Bâ Mamadou Alassance, président du parti PLEJ et un représentant du RFD d’Ahmed Ould Daddah, que le Congrès des FLAM s’est ouvert par le discours de Samba Thiam.


De l’autonomie des régions du Sud

Une certaine opinion semble n’avoir retenu du discours du président des FLAM que l’aspect, brièvement abordé d’ailleurs, relatif au projet d’autonomie que l’organisation a déclaré vouloir proposer aux autorités nationales et à la classe politique. Pour Samba Thiam, cette autonomie, qui ne serait qu’une décentralisation plus poussée pour offrir aux populations du Sud plus d’emprise sur la gestion de leur quotidien, est la meilleure solution pour sortir de l’inextricable problème de la cohabitation.

Selon lui, un dialogue franc et sérieux s’impose sur ce plan, plutôt que de recourir à l’arme de la terreur et de la provocation. Et d’ajouter que « cette autonomie, objet de tant de conjectures, agitée comme un épouvantail par nos adversaires » n’est en réalité qu’un « projet de réorganisation territoriale et administrative, plus adaptée à notre réalité socioculturelle, ethnique et tribale, sans plus ! » Pour Samba Thiam, « la Mauritanie comporte une réalité tribale, ethnique et régionale têtue », ajoutant que « nous ne pouvons en faire table rase sans tomber dans d’autres travers » et qu’il « faut la reconnaître, essayer de la moduler, de l’atténuer avec discernement, avec patience, afin de forger doucement, progressivement, une autre mentalité sociale ! ».

« Les FLAM traités de sécessionniste »

Si certains milieux ne cessent d’attaquer l’Etat mauritanien, l’accusant de laxisme pour avoir accepté la présence d’une organisation comme les FLAM, avec son cachet « raciste » et sa philosophie « extrémiste », d’autres lui reprochent son caractère sécessionniste. Du coup, la présence de quelques présidents de partis, comme Mohamed Jemil Mansour au 1er Congrès des FLAM le vendredi dernier, a entraîné une véritable levée de boucliers, certains se demandant si cette présence était destinée à surdoser son opposition au pouvoir ou à exagérer son soutien à une organisation aux penchants sécessionnistes. Et d’en conclure que le Congrès des FLAM aurait pu passer inaperçu n’eût été cette présence de personnalités politiques qui n’ont eu de cesse de « faire de la surenchère sur leur nationalisme et leur attachement à l’unité nationale ». Quelques médias arabaphones n’ont pas ainsi hésité à afficher dans leur manchette « Un Congrès pour partager la Mauritanie en présence de quelques symboles de l’opposition ! » Une chaîne de télévision a même remis au goût du jour l’altercation qui avait opposé un journaliste de la place au président Samba Thiam qu’il avait traité de raciste sur son plateau.

N’empêche, selon un analyste politique, les FLAM constituent un courant de pensée qui doit avoir sa place dans une démocratie pluraliste où toutes les opinions constructives doivent s’exprimer. De la pertinence de son combat et de la véracité de sa philosophie dépendra ainsi sa réussite ou son échec, avec pour seuls arbitres de la compétition idéologique et politique, l’opinion publique et les populations.

Cheikh Aïdar- L´Authentique.

 

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