Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Samba Thiam : « On s’enfonce dans le système de discrimination… »

altLe président des Forces progressistes du Changement (FPC), Samba Thiam, a annoncé, mercredi 04 janvier, au cours d’une conférence de presse, la légalité de facto de son parti passé le délai de soixante jours pendant lesquels, aucune notification du ministère de l’intérieur n’a été faite.

Samba Thiam, au cours de sa conférence de presse, a été, interpellé par les journalistes sur plusieurs aspects. Il a été question d’une déclaration de cinq partis politiques (MPR, PLEJ, FPC, Arc-en-ciel, UNDD et ADEMA) intitulés « Appel pour sauver la Mauritanie ».

Déclaration parue sur Cridem avec comme source Arc-en-ciel et avec un chapeau parlant de « plusieurs mauritaniens “haal pulaaren” réunis au domicile du président Bâ Mamadou Alassane…. »

Sur cette question, le président des FPC a déclaré: « pour le contenu de la déclaration, il y a eu des concertations par rapport à la vision de la Mauritanie. Ce n’est pas nouveau. Cette vision a été discutée par certaines forces politiques pour reconstruire la Mauritanie de demain sur certaines bases. Notre vision au niveau des FPC est beaucoup plus radicale. Mais quand on est dans un groupe, on est obligé de faire des concessions. Nous partageons la vision, l’esprit du contenu de la déclaration. »

Il a ajouté, faisant allusion au texte introduisant cette déclaration qui parle de halpoularen ; « c’est une initiative personnelle de feux follets qui envoient des écrits sur le net sans l’autorisation de personne. »

Le premier ministre Yahya Ould Hademine, dans le cadre des concertations en vue de l’ouverture du dialogue, a-t-il rencontré les FPC ? « Non », répond Samba Thiam. Il ajoute: « nous n’allons pas attendre d’être consultés pour donner nos points de vue. »

Le président des FPC a aussi déclaré: « par rapport a l’unité nationale, la vision du parti Tawassoul est un pas très important vers la consolidation de cette unité, il faut s’en féliciter. Je dois faire remarquer que l’Unité doit se matérialiser par l’égalité des citoyens en droit et en devoir, l’égalité des composantes nationales dans toutes leurs identités. »

Question : Tawassoul prône l’unité nationale basée sur l’Islam, ce n’est pas nouveau ? Réponse de Samba Thiam : « Si nous sommes un pays musulman et que quelqu’un se déclare parti islamique, c’est donc qu’il est plus musulman que les autres. Ou bien on est une république laïque, en ce moment, le parti islamiste a le droit de se positionner. Ou bien on est une république Islamique dans laquelle un parti islamique n’a pas sa place. Ensuite Tawassoul a effleuré certains aspects. La reconnaissance de l’égalité des communautés est une reconnaissance totale de leur diversité. Si on reconnaît les communautés exactement égales en Mauritanie, leurs langues et leurs cultures doivent aussi être absolument égales aux langues et aux cultures de la communauté arabo-berbère. Sur cet aspect, il faut approfondir la discussion avec Tawassoul. »

Le président des FPC a déclaré: « je ne sens pas de frémissements dans le règlement de la question nationale. Au contraire, je sens que l’on s’enfonce dans le système de discrimination. Ould Abdel Aziz ressemble à celui qui dit le chien aboie, la caravane passe. Il se durcit dans ses positions d’élimination des négro-africains. Le cas de la CUN avec cette dame qui élimine tous les négro-africains qui étaient chefs de service pour mettre des arabo-berbère, le staff du premier ministre qui est arabo-berbères… »

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Le président mauritanien « se durcit dans ses positions d’élimination des négro-africains» (Samba Thiam)

altALAKHBAR (Nouakchott)-Le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz « se durcit dans ses positions d’élimination des négro-africains », a estimé Samba Thiam qui dirige le mouvement politique FCP (Forces Progressistes du Changement).

«J’ai vu Ould Abdel Aziz une seule fois. Et je ne l’ai plus revu, parce que simplement je ne sens pas un frémissement dans le règlement de la question nationale, a déclaré Thiam en conférence de presse, ce mercredi à Nouakchott.

Au contraire, je pense qu’on s’enfonce dans un système de discrimination accentuée. Ould Abdel Aziz me ressemble à ceux qui disent:  “Le chien aboie, la caravane passe”. Il se durcit dans ses positions d’élimination des négro-africains. »

 

Et pour le leader des FPC, le chef de l’Etat mauritanien « s’enfonce dans la discrimination. Il a nommé comme directeur de cabinet l’ancien premier ministre Moulay Mohamed Ould Laghdaf qui est le plus grand raciste. »

Encore Samba Thiam a dénoncé que l’actuel premier minsitre mauritanien Yayha Ould Hademine “s’est entouré d’un staff arabo-berbère.»

 

Et il y a le cas de la CUN (Communauté Urbaine de Nouakchott): un “Saddam”  est venu éliminer tous les négro-africains qui étaient chefs de service pour mettre des arabo-berbères.»

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Conférence de presse des FPC : ” le FPC proclame son existence légale en tant que parti politique constitué, s’estimant en conformité avec la loi”, dixit Samba Thiam

Au cours d’un point de presse tenu, ce mercredi 4 février, à 11 h au siège  de son parti, le président des Forces progressistes du changement (FPC), M. Samba Thiam a déclaré qu’à partir de maintenant, son parti “se  considère comme un parti légalement reconnu, par conséquent, il va mener  ses activités  politiques  en toute légalité”. En effet, au sortir de son congrès d’août 2014, les Forces  de Libération  africaines de Mauritanie se sont muées en parti politique (FPC) pour « jouer  le jeu democratique comme les autres partis politiques.» Après  trois mois d’attente, des lettres de rappel  et une demande d’audience  auprès du ministre de l’intérieur, tous restés sans suite,  explique le président du FPC, nous nous sommes attachés les services des spécialistes de droit  pour étudier le texte régissant les partis politiques. Après une étude approfondie, ces techniciens du droit nous ont attesté le « caractère  déclaratif » de l’ordonnance  91-024 du 25 juillet 1991, notamment en son article 12. Le  texte  ne conditionne pas la reconnaissance à la délivrance d’un récépissé mais  permet  au ministère de l’intérieur de suspendre les activités d’un parti s’il ne se conforme pas à la loi.

” S’estimant  donc  en conformité,  tant avec la procédure  qu’avec l’esprit et la  lettre de la loi, les Forces progressistes  pour le changement (FPC)  déclarent solennellement leur existence légale, en tant que parti politique constitué “. Le président  du FPC a annoncé que  son parti  entend mener  sous peu ses activités politiques  telles que garanties par la Constitution.

Abordant le 2e point de cette conférence de presse, relatif au dialogue politique en l’air depuis quelque temps, le président du FPC, tout en réaffirmant  que  tel a été et  demeure  la position de son parti pour régler les problèmes du pays, émet cependant quelques réserves de taille.  Pour le FPC, le dialogue politique ne doit pas porter que sur des élections, ce qui semble être aujourd’hui le cas des protagonistes. Ils ne parlent que d’élections alors que pour nous, le dialogue doit porter sur des questions prioritaires, à savoir la cohabitation entre les composantes ethniques du pays. Pour Samba Thiam, l’unité nationale ou la cohabitation sont prioritaires ; il faut les régler, parce que les négro-africains sont exclus de toutes les sphères, que le fossé entre les arabo-berbères et les négro-mauritaniens ne cesse de se creuser. Samba Thiam s’est félicité  de la position courageuse de Tawassoul par rapport à cette question de l’unité nationale. Le FPC, tout espérant voir cette position faire tâche d’huile, créer une émulation au sein de la classe politique, rappelle toutefois que l’égalité des communautés et des citoyens ne saurait se traduire autrement que par l’égalité des langues, des cultures, des droits et des devoirs.

La deuxième réserve par rapport au dialogue c’est  le risque de tripatouillage  de la constitution pour plaire à des égos. Pour Samba Thiam,  le risque est d’autant plus grand que  certaines  plateformes  des protagonistes préconisent des élections anticipées, la modification de la constitution pour allonger l’âge des candidats à la présidentielle. Même si le FPC salue la volonté affichée par les uns et les autres d’aller vers  un dialogue constructif, il exprime de fortes réserves quant a l’orientation d’un tel dialogue , pour lequel du reste il n’a pas été consulté.  

Abordant le dernier point  de son point de presse, le président du FPC  a dénoncé l’arrestation arbitraire des militants d’IRA,  leur détention et leur transfèrement vers  Aleg  alors que le dossier n’est pas encore clos. “Par conséquent, nous exigeons leur libération sans condition”, a conclu Samba Thiam.

La conférence de presse a vu  une grande mobilisation  des militants du parti, mais aussi une présence significative des journalistes, ce que le président du FPC n’a pas manqué de relever  et de  saluer. 

 

LE CALAME

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COMMUNIQUÉ DE PRESSE: CONFÉRENCE DE PRESSE DES FPC CE MERCREDI

altLe Président des Forces Progressistes du Changement(FPC)le camarade Samba Thiam organise une conférence de presse  le  mercredi 04 février 2015  à 11 h : 00 au siège des FPC, sis à BASRA, près de l’hôtel Ikrama.

La presse nationale et internationale, le corps diplomatique sont  cordialement invités à y assister.

La lutte continue !

Nouakchott 02-02-2015.

Le département à la communication et à la presse.

          www.flamnet.info

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LE CALAME: Le président du FPC, Samba Thiam sur El Wataniya: “Le terme arabo-berbère n’est pas péjoratif. Il repose sur une vérité historique et je refuse la compromission intellectuelle pour faire plaisir à quelqu’un”

altInvité, il y a quelques jours, par la chaîne privée El  Watanya, Samba Thiam, le président des Forces Progressistes du changement  (FPC) a affirmé que « le terme arabo-berbère n’est pas péjoratif, mais une réalité historique. » Passant en revue, durant deux heures d’horloge, l’ensemble des problèmes que connaît le pays, il a beaucoup insisté sur la problématique de la cohabitation entre ses différentes composantes ethniques.

Evoquant ses rencontres avec l’ancien président renversé Sidi ould Cheikh Abdallahi, à New York, puis avec Mohamed ould Abdel Aziz, après le retour des FLAM, Samba Thiam les justifie, d’abord, par le besoin de remercier le premier, pour la décision courageuse qu’il prit de rapatrier les déportés, et par la disposition des FLAM de l’époque à l’aider dans cette entreprise pas du tout facile – certains de ceux qui avaient contribué à déporter ces mauritaniens au Sénégal et au Mali s’opposaient à leur retour – ce à quoi Sidioca avait répondu :« Revenez et posez les problèmes à la classe politique ». Samba Thiam a qualifié Sidioca de très ouvert, au contact facile, et d ‘une grande capacité d’écoute.

Avec Mohamed ould Abdel Aziz, « nous avons expliqué », poursuit-il, « pourquoi nous sommes revenus : notre désir de quitter la clandestinité, jouer le jeu démocratique et notre partition dans la construction du pays, comme tous les autres acteurs politiques ». Et le président des FPC de reconnaître, à Mohamed ould Abdel Aziz, le courage de s’être attaqué à certains maux qui gangrènent le pays, notamment, la lutte contre la gabegie. « Il est inadmissible qu’une infime partie des Mauritaniens profitent de leur position pour dilapider les biens de l’Etat ». Autre point positif gratifié au président de la République, sa volonté de bâtir le pays et de le doter d’infrastructures. Une première dans le pays.« Mais », fait observer le président Thiam, « nous lui avons dit que les déportés qu’il a rapatriés n’ont pas recouvré tous leurs droits : terres, papiers d’état-civil, fonctions… c’est une situation également inadmissible, qu’il faut régler rapidement ». Et  de déplorer que, sur la question essentielle, c’est-à-dire l’égal traitement des composantes nationales, entre négro-africains et arabo-berbères, l’action du président est restée nulle. Il fallait y remédier, si l’on voulait construire une nation homogène. « Et la réponse du Président ? », demande le journaliste. « Mohamed ould Abdel Aziz est très peu communicatif, il nous a répondu, laconiquement, qu’il a l’ambition de construire la Mauritanie »… Sans les négro-mauritaniens et les harratines ? s’interroge le président du FPC.

Parlant des autres rencontres avec la classe politique et les hommes d’affaires arabo-berbères, Samba Thiam remarque que, si certains ont fait preuve d’une grande ouverture d’esprit, d’autres lui ont carrément avoué que « son discours ne leur parlait pas ». Abordant la question de la cohabitation et du projet d’autonomie, le président des FPC affirme que « le problème de cohabitation s’est posé dès les premières années de l’indépendance. Les harratines et les négro-mauritaniens sont exclus, à tous les niveaux : politique, économique, militaire, sécurité, état-civil… Une seule composante, en l’occurrence, les arabo-berbères, régentent le pays ». Mais Samba Thiam de préciser : « Je n’impute pas la responsabilité de cette situation aux populations lambda mais au système arabo-berbère qui nous gouverne ». Et de saluer le courage et l’honnêteté intellectuelle de certains hommes, comme Moussa Fall, président du CND, ou Isselmou ould Abdel Kader. Sur l’autonomie, le président Samba Thiam met la pendule à l’heure. « Notre projet d’autonomie ne signifie pas une séparation de la Mauritanie entre Sud et Nord. C’est un projet de réorganisation territoriale et administrative poussée, reposant sur les réalités économiques et historiques du pays. Je pense que nombre de personnes n’ont pas lu le texte en question, qui est une proposition, une contribution au débat pour trouver une solution à la cohabitation, dans ce pays ».

Après avoir narré la genèse du combat des FLAM, depuis la publication du « Manifeste du Négro-mauritanien opprimé », en 1986, la répression sanglante qui s’en est suivie, les morts au bagne de Oualata, le coup d’Etat manqué et noyé dans le sang en 1987, les déportations en 89 et la purge des militaires négro-mauritaniens en 1990 91, etc., le président Thiam revient à la charge en martelant que les FPC sont revenus pour combattre, avec des armes politiques, à l’intérieur du pays, la situation que les FLAM dénonçaient, depuis leur exil, et toujours d’actualité : « Voilà pourquoi les FLAM ont cédé la place au FPC qui attend son récépissé ». Sur ce point, Samba rappelle que la balle est dans le camp du ministère de l’Intérieur et avertit : « Nous n’accepterons pas de nous laisser bâillonner. Nous allons nous battre, pour sortir de l’illégalité ». Répondant à une question sur l’opposition et l’éventualité d’un dialogue avec le pouvoir, le président des FPC, tout reconnaissant qu’il est dans ce camp, fait remarquer qu’au niveau de l’opposition, il y a des gens « pires que dans le camp du pouvoir », que le dialogue, entre les deux camps, ne doit pas porter que sur des élections mais, plutôt, comme le souhaite l’opposition, sur l’ensemble des questions nationales, de l’unité nationale en priorité qui conditionne l’avenir de ce pays.

Sur cette question d’unité nationale et la politique de « deux poids, deux mesures », le président du FPC a fait remarquer que « notre unité nationale n’existe pas ». Le système a réussi à installer la méfiance et la répulsion, entre les composantes du pays. Pire, elles n’habitent plus dans les mêmes quartiers, à Nouakchott ; leurs enfants ne fréquentent plus les mêmes écoles…Toujours sur la politique des « deux poids, deux mesures », Samba cite deux exemples. Aussitôt après son arrestation, Sow Amadou Moctar, le directeur du Bâtiment, a été jeté en prison, tandis qu’Ould Mougueya qui a un problème avec la BCM, pour des milliards, est gardé, depuis toujours, à la direction de la Police. Il a ensuite cité son propre cas : « on m’a refusé la régularisation de ma situation administrative, alors qu’on l’a accepté pour Ould Hanana qui a perpétré un coup de force et tenu Nouakchott pendant 48 heures. Alors, vous dites qu’il n’y a pas de ségrégation dans ce pays ? » Evoquant, enfin, l’arrestation et la condamnation du président d’IRA-Mauritanie et de ses amis, Samba Thiam avertit : « Ce n’est pas par la répression qu’on arrête la roue de l’Histoire ».

Synthèse DL

LE CALAME

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