Category Archives: Les FPC et la Presse
Loupe du Rénovateur. Refus de reconnaitre les FPC : La démocratie doit-elle s’en féliciter ?
Ce n’est pas la première fois que le Ministère de l’intérieur refuse à des mouvements politiques taxés de « racistes » la légalité de se constituer en partis politiques pour exercer leurs activités en toute liberté.
Ce n’est pas aussi la première fois que les services habilités à délivrer les récépissés octroient à des formations éthnicistes , et tri balistes un quitus de reconnaissance. Cette règle de deux poids deux mesures qui a frappé IRA vient aussi de disqualifier les FPC et dans ce lot d’indésirables, le Parti de Daoud Ould Ahmed Aicha.
Que ces formations « divisionnistes », « extrémistes », « bellicistes », soient privées du droit de créer un cadre légal sous l’argument qu’ils sont un danger pour l’unité nationale ne pourrait tenir que si la démocratie que nous voulons édifier repose sur des bases justes, équitables qui donnent à chacun les mêmes droits et en retour réclament à chacun le principe de s’acquitter des mêmes devoirs.
Si la démocratie n’arrive pas à libérer les passions par l’usage d’un discours pacifique plutôt que de pousser au recours à de moyens illégaux préjudiciables à la stabilité, c’est qu’elle n’a pas les pouvoirs de s’assumer. Il ne s’agit pas de faire la promotion d’un quelconque groupuscule extrémité car en démocratie la notion de Parti en elle-même est antinomique à l’anarchie et à la clandestinité. Aussi en Mauritanie la meilleure façon de vouloir complexer un mouvement, le discréditer et le livrer à la vindicte populaire, c’est de l’estampiller « extrêmiste » !
Faudrait –il laisser passer l’occasion de canaliser les forces illégales par la délivrance d’une reconnaissance officielle et du coup pousser ces mouvements à la surenchère et à la colère ou agir avec lucidité pour « détaboutiser » ces « fauteurs de troubles qui cherchent à mettre le pays à feu et à sang ». Pourquoi les autorités avaient –elles accepté la candidature de Biram Ould Dah lors de la présidentielle passée où le leader de IRA n’a pas été une seule fois sommé par l’autorité de régularisation de modérer ses sorties.
Toute la campagne présidentielle fut marquée par des interventions musclées de ce militant antiesclavagiste dont la participation a permis de réchauffer un atmosphère morose . Quand le pouvoir a réussi le pari de tenir des élections en dépit du boycott de l’opposition l’ogre Biram était bon à neutraliser. La suite est connue. Quand les FLAM étaient dans la clandestinité et le pouvoir Azizien à la recherche d’une reconnaissance internationale le retour au pays des forces de libération africaines de Mauritanie n’était pas une décision grave. Au contraire ce retour des anciens clandos était considéré par le pouvoir en place comme un motif de fierté et un gage de stabilité.
Lors de leur rencontre avec le Président Aziz, les ex-Flam avaient demandé aux autorités des garanties de leur sécurité et le droit d’exercer leurs activités politiques en toute quiétude. Les tournées d’explication des Flam menées à l’intérieur du pays pour clarifier les positions militaient en faveur de l’ouverture d’une nouvelle page dans le processus de réconciliation nationale. Quand au droit de constituer un parti politique, même en démocratie les Flam transmuées en FPC ne sont pas les bienvenus. La démocratie française qui est une référence dans le monde compte en son sein le FN dont le discours ne fait plus peur et ce, par la force des idées contradictoires et la défense de projets politiques par une vision propre.
En démocratie l’extrémisme ne pourrait être éliminé que par un multipartisme positif où tous les discours finiront par converger vers l’édification d’une culture aux idées plurielles qui crèvent tous les abcès. Quand cela n’est pas possible, le doute reste permis…
CTD
le renovateur
Le président des FPC, Samba Thiam qualifie d’«illégal et d’arbitraire» le refus du puvoir de reconnaître son parti
Le Calame – Au cours d’un point de presse qu’il a tenu ce mercredi 5 aout, à 11 H, au siège national de son parti, M. Samba Thiam a qualifié d’ «d’illégal et arbitraire » le rejet par le gouvernement de la reconnaissance de son parti, les forces progressistes du changement (FPC), ancêtre des FLAM.
Le président des FPC a déconstruit les arguments avancés par les services du ministère de l’intérieur qui ont fondé leur rejet sur l’article 11 de la constitution et l’article 6 de l’ordonnance régissant les partis politiques. Après la lecture de ces deux articles, Samba Thiam s’est dit étonné et révolté parce que son parti ne se reconnaît nullement dans ces arguments et que le ministère de l’intérieur vient par son geste et son argumentaire léger, de prouver qu’il est en porte à faux avec la loi, sa loi. Et pour cela, il avance trois arguments.
D’abord, le ministère avait deux mois pour statuer sur le dossier déposé par les FPC, il a attendu 9 mois pour réagir, ensuite, la loi dit que le dossier déposé au ministre n’a qu’un caractère informatif et enfin, le dossier du parti comporte une déclaration de politique générale et la liste des membres du parti conformément à la loi régissant les partis politiques et qu’en aucun cas, les FPC, qui ont décidé depuis leur retour au bercail d’inscrire leur action dans la légalité, n’ont jamais prôné la violence, jamais menacé l’unité nationale de ce pays dont il réclame la construction sur des bases nouvelles saines et démocratiques; elles n’ont jamais prêché la division du pays.
Pour toutes ces raisons, avance Samba Thiam, nous rejetons cette décision que nous trouvons illégale et arbitraire, nous la combattrons jusqu’au bout pour la sauvegarde de nos droits.
Qu’entend faire alors le parti face à cette décision?
Ne jamais baisser les bras, poursuivre ses actions politiques, dans le respect de la légalité, engager une bataille juridique contre la décision. Et Samba Thiam d’avertir: on ne peut empêcher des revendications légitimes à s’exprimer.
Le président des FPC a lancé enfin un appel à toutes les forces vives, aux partis politiques progressistes, aux compatriotes arabo-berbères honnêtes, hostiles à l’arbitraire, soucieux du respect et de l’application des lois tout court pour apporter un soutien agissant au parti.
Dernière-minute : Le Ministère de l’Intérieur rejette la demande de reconniassance des FPC (ex-Flam) dirigé par Samba Thiam
Le Rénovateur Quotidien – Selon une source officielle, les Forces Progressistes du Changement (FPC) ont reçu une notification les informant de la non-reconnaissance par le Ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation de leur demande de constitution en parti politique.
Les Forces Progressistes du Changement (FPC) avaient déposé un dossier en vue d’une reconnaissance de leur parti.
Le délai légal ayant pourtant été largement dépassé et par conséquent, cette formation devait jouir les droits de mener ses activités politiques.
On se rappelle d’ailleurs que ces derniers jours les FPC avaient décidé de commencer une série d’activités dont un meeting programmé ce dimanche 2 août et qui avait été annulé à cause des pluies qui ont inondé le stade de Sebkha où devait se dérouler le rassemblement politique.
Samba Thaim, President des FPC : «la politique entre quatre murs n’est pas une options pour nous»

En octobre 2014, les forces progressistes pour le changement (FPC) ex-FLAM ont déposé un dossier constitutif d’un parti politique au ministère de l’intérieur.
Pendant neuf mois, ce parti a adressé plusieurs courriers de relance au ministère de l’intérieur. Des courriers restés sans suite. Les activités des FPC se limitent à quelques conférences au niveau du siège à Sebkha.
« La loi qui régit les partis politique en Mauritanie est de type déclaratif. Après dépôt de notre dossier, nous considérons que nous existons de facto. Cette loi donne deux mois à l’administration pour mener enquête après dépôt de dossier pour vérifier la conformité de ce dossier à la loi. Ce délai est largement passé. De facto, nous considérons que nous somme reconnus » a déclaré Samba Thiam, président des FPC, au cours d’une conférence de presse tenue à Nouakchott ce mardi 28 juillet.
Les FPC ont donc décidé d’organiser un meeting populaire au quartier Sebkha, le 02 aout 2015.
« Nous déclarons ici, à compter d’aujourd’hui, notre détermination à poursuivre pleinement nos activités, liées à la vie normale de toute formation politique. Nous voulons davantage nous investir dans ces activités d’autant qu’aux dires du directeur des libertés publique et des affaires politiques au ministère de l’intérieur, après le dépôt de demande d’autorisation, un parti politique peut mener ses activités politiques s’il n’est pas l’objet d’une plainte. Blanc comme neige. Nous allons donc prendre au pied de la lettre son propos » a affirmé Samba Thaim. Il a ajouté «la politique entre quatre murs n’est pas une options pour nous. »
Les autorités qui avaient essayé de faire obstacle au dernier congre des FPC, autoriseront-elles la tenue de ce meeting ? Réponse de Samba Thaim « Pour les meetings, la loi dit qu’il faut informer l’autorité administrative. Nous l’avons fait. Nous avons amené une lettre à la préfecture. Le Hakem a refusé de la faire enregistrer au nom des FPC. Il a dit qu’il peut recevoir la lettre si elle émane de personnes qui organisent une manifestation. Il a aussi dit avoir reçu des ordres. » Les responsables des FPC sont ensuite allés à la Wilaya pour informer le wali de l’attitude du hakem. Et, « le wali a refusé de prendre le courrier l’informant du refus du Hakem de faire enregistre la demande. »
Le président des FPC a aussi dénoncé « la situation de non droit » des militants de IRA Mauritanie en détention à la prison d’Aleg. « Ils ne sont ni jugés ni relaxés » a dit Smaba Thiam. Djyby Sow de Kawtal (en liberté provisoire), Biram ould Dah Ould Abeid, président de IRA et son vice-président Brahim Ould Bilal, attendent leur procès en appel après une condamnation en première instance à deux ans de prison ferme.
Au sujet de Abderrahmane Diallo, décédé au commissariat d’El Mina 2 de Nouakchott pendant sa garde à vue, Samba Thiam a déclaré : « La Mauritanie ratifie des lois contre la torture et le lendemain des citoyens meurent en garde à vue. »
En fin au sujet des femmes de Thiambene (Trarza), le président des FPC a déclaré: « ces femmes sont libres mais le problème de la spoliation des terres de la vallée demeure. Ce problème ne peut être occulté, c’est une question aiguë, une question de fond. »
©Cridem / 28 juillet 2015
Ouverture Université d’été du FPC: D’importantes questions nationales à l’ordre du jour
Les siège national des forces progressistes pour le changement (FPC), ex FLAM a abrité le vendredi soir, 24 juillet, la cérémonie d’ouverture de la première université d’été de ce parti.
Devant un parterre d’invités et de militants du parti, le vice-président et le secrétaire de la fédération de Nouakchott ont décliné les objectifs de cette université d’été et le programme proposé. Pour Wane et Sow, le FPC s’attèle à former politiquement et idéologiquement ses militants.
Ainsi, durant trois jours, les militants du parti vont suivre des communications importantes qui sont : FPC face aux défis nationaux, la Constitution, histoire politique de la Mauritanie, résistance face à l’action politique, réforme foncière et esprit d’entreprise et rôle de la jeunesse.
Les responsables du parti ont par la même occasion, informé les militants de la campagne de sensibilisation et d’information en cours dans la capitale depuis la mutation des FLAM en FPC. C’est dans ce cadre d’ailleurs qu’ont été créées des unités de base au niveau de Nouakchott. Ils ont invité, par la même occasion les populations à venir s’informer et adhérer au parti afin d’en faire un parti de masse.
Pour sa part, le président des FPC, M Samba Thiam, après avoir remercié les militants du parti n’a pas manqué de solliciter la contribution d’éminentes personnalités, venues honorer de leur présence la cérémonie d’ouverture des travaux.
le calame





