Category Archives: Les FPC et la Presse
Le rejet de la demande de reconnaissance des FPC à la une de la presse
La presse parue en Mauritanie cette semaine a commenté divers sujets parmi lesquels le refus de l’administration de reconnaître les Forces Progressistes pour le Changement (FPC), une formation de la mouvance nationaliste négro africaine, fondée par les dirigeants des anciennes Forces de Libération Africaines de Mauritanie (FLAM), rentrées au pays depuis 2 ans, après la répression des années 80/90, suivie d’une trentaine d’années d’exil.
Mauritanie : Samba Thiam ne renonce pas à la liberté
Le gouvernement de Ould Hademine est dans l’illégalité totale en rejetant la demande des FPC tant au plan de la procédure que les raisons invoquées par celui-ci.
C’est ce qui ressort de la conférence de presse du président de ce nouveau parti mauritanien Samba Thiam, mercredi dernier à Nouakchott. Face à cette injustice le chef historique du changement usera de tous ces droits pour combattre un tel régime « discriminatoire et inique ».Pour les observateurs une telle polarisation de plus dans le paysage politique mauritanien risque de basculer le pays dans des violences gratuites.
En refusant ainsi le récépissé à un des plus vieux mouvements de libération de la Mauritanie le gouvernement de Ould Hademine continue de diaboliser une communauté et des dirigeants négro-mauritaniens et pourtant qui ont choisi de rentrer au bercail dans la légalité.Ce rejet est très maladroit dans un contexte de crise politique qui perdure depuis juillet 2009.C’est une façon peu commode pour le régime de Ould Aziz de s’exonérer de ses responsabilités.
Une fuite en avant pour solutionner la difficile cohabitation entre les différentes communautés existantes. Vouloir réduire les FPC à un parti extrémiste anti arabo-africain est un fiasco politique et les tenants de cette équation sont ainsi dans l’illégalité au nom de la constitution mauritanienne et les lois en vigueur dans ce pays.C’est ce que Samba Thiam a essayé de traduire dans sa conférence de presse mercredi dernier à Nouakchott au lendemain de cette décision du ministère de l’Intérieur.Face à cette injustice les FPC useront de leurs droits pour combattre un tel système discriminatoire et inique a précisé le leader des ex-FLAM . Autrement dit il ne renoncera pas à la liberté et les flammes qui animent cet idéal sont aujourd’hui plus vives . Ould Aziz devra en assumer toutes les conséquences a prévenu un des plus anciens prisonniers de Ould Taya. A une politique de fer les FPC opposeront toujours leur légendaire résistance comme en témoignent les années de braise de 86 à 91. Une deuxième bataille vient de naître et la guerre sera plus longue que prévue.Résistance, appels de soutien et implantations rapides ce sont les trois dossiers qui attendent les FPC à partir de maintenant.
Bakala Kane
kassataya
COMMUIQUE DE L’OCVIDH SUITE A LA NON RECONNAISSANCE DU PARTI FPC.
L’organisation contre les violations des droits de l’Homme (l’OCVIDH) a appris avec consternation et étonnement le rejet par le Ministère de l’intérieur en Mauritanie ,du dossier des Forces Progressistes pour le changement (FPC) voulant se constituer en un parti politique pourtant garanti par la constitution .
L’OCVIDH, condamne avec énergie cette volonté manifeste du pouvoir de Nouakchott de vouloir museler certains leaders dont les responsables du FPC et du RAG, qui à travers leur démarche prônent, le pacifisme et l’unité nationale du pays malgré leur sempiternelle diabolisation par le pouvoir pour des raisons connues de tous.
Notre association des droits de l’homme s’oppose à toute restriction des libertés car notre démocratie même à ces débuts de balbutiements y gagnerait en crédibilité ,ainsi permettre l’égalité de tous les citoyens devant les lois de la république bien que cela reste un objectif mais un vœu pieux.
Aucune contrainte administrative ne justifie cette mesure arbitraire et sans fondement qui frapperait deux mouvements, hier le RAG et aujourd’hui le FPC si ce n’est la volonté politique de nuire à ceux qui , à travers leurs luttes politiques s’attaquent à un ordre étatique révolu.
L’OCVIDH s’opposerait comme tous les démocrates à toutes les atteintes aux libertés et demande aux autorités de veiller à l’application des lois de la république sans aucune discrimination et enfin permettre aux fils de la Mauritanie entière une vraie adhésion à la politique et à sa gestion saine en dehors des non dits et des manipulations actuelles de la justice et du Ministère de l’intérieur.
La liberté sélective et orientée mènerait au chaos et à la clandestinité. Qu’Allah sauve la Mauritanie.
OCVIDH
LE PRÉSIDENT SAMBA THIAM INVITÉ DE MOURABITOUNES TV
Le MAP dénonce le rejet de la demande de reconnaissance des Forces Progressistes du Changement (FPC)
L’histoire semble condamnée à bégayer en Mauritanie. Nous apprenions ces jours la décision des pontes de la république de ne pas reconnaitre la formation politique des Forces Progressistes du Changement (FPC), en usant des procédés encore une fois irrespectueuse des procédures démocratiques.
Cette décision, s’est basée sur des interprétations fallacieuses de l’article 11 de la Constitution qui stipule que « les partis politiques concourent à la formation et à l’expression de la volonté politique. Ils se forment et exercent leurs activités librement sous la condition de respecter les principes démocratiques et de ne pas porter atteinte par leur objet ou par leur action à la souveraineté nationale, à l’intégrité territoriale, à l’unité de la nation et de la République. La loi fixe les conditions de création, de fonctionnement et de dissolution des partis politiques », ainsi que la loi 91-024 en son article 6 qui dit que « aucun parti ou groupement politique ne peut s’identifier à une race, à une région, à une tribu, à un sexe ou à une confrérie ».
Les autorités par ces décisions scélérates, parachèvent leur projet abject, d’écarter toute contestation crédibles, qui va dans le sens d’exorciser le mal qui plombe le pays depuis des décennies, de restaurer l’égalité entre citoyens et de refonder la démocratie en Mauritanie.
Fidèle à ses idéaux et sa conduite, le Mouvement Autonome pour le Progrès dénonce avec force la décision des autorités mauritaniennes d’interdire le FPC ; condamne avec énergie la politique autiste du chef de l’Etat et de son gouvernement, qui procède à l’exclusion et à la marginalisation systématique d’honnêtes citoyens de la Mauritanie ; réaffirme sa détermination à se mobiliser et à lutter sans répit pour l’émergence d’une société juste et égalitaire, respectueuse de ses différences.
Le Mouvement Autonome pour le Progrès (MAP)





