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Flamnet-Agora: Prendre en main son propre destin par Abou Hamidou Sy des FLAM-Amérique du Nord
Le génie d’un peuple se réside dans sa capacité à relever les défis qui l’interpellent, à explorer des voies inédites pour raffermir sa cohésion et à s’abstenir de tout acte qui peut menacer sa survie. C’est ainsi que les États modernes ont inventé toute une panoplie de lois et régulations pour assurer une cohabitation harmonieuse entre touts les concitoyens. Il arrive hélas parfois, que l’Etat soit lui-même le principal pourfendeur de cette harmonie. C’est alors que se mettent en branle des mécanismes de régulations informels pour juguler toute éventuelle crise.
En Mauritanie, modèle de pays ethnocentriste; inutile de dire que l’Etat a renoncé à sa mission régalienne/ ses responsabilités républicaines, si tant est qu´il n’en a jamais eu. Sa vocation première est de donner un visage exclusivement arabe au pays.Toute expression de la différence doit être anéantie advienne que pourra. En effet, chez nous chaque acte républicain posé est un pas de plus vers l’exclusion des Négro-Africains. Il en est des différentes réformes foncières, éducatives et administratives …
La dernière trouvaille du régime en la matière est cet enrôlement dont le caractère raciste n’échappe à personne.
Devant cette énième provocation, la communauté négro-africaine particulièrement sa jeunesse n’a qu’une seule alternative : prendre en main son propre destin. Et les différentes réactions que cela a suscité trahissent les différentes positions des uns et des autres. Cette propension à vouloir ménager le choux et la chèvre est tout simplement choquante. La donne est simple : il y a d’un côté les manifestants qui veulent s’enrôler et de l’autre le pouvoir qui veut les en empêcher . Et comme d’habitude, le spectre des réactions n’est pas très varié. Il va de la condamnation timide au silence coupable. Cette attitude n’est cependant pas surprenante eu égard à la compositions du paysage politique mauritanien . Il faut dire qu’entre une armée pouvoiriste au pouvoir, une classe politique empêtrée dans d’éternelles dialogues et des intellectuels préoccupés par le pain quotidien on n’est pas bien lotis.
En réalité il manque un maillon à notre scène socio-politique; des régulateurs sociaux nous font défaut. Il s’agit de personnalités religieuses ou coutumières suffisamment indépendantes et fortement influentes capables de se dresser en rempart contre les dérives du pouvoir.
Partout ou des avancées démocratiques significatives ont été notées , les chefs religieux et les notables y ont joué un rôle primordial. C’est grâce à la pugnacité d’Isidore Da Souza archevêque de Cotonou d’alors que le Benin s’est hissée au rang des nations démocratiques. Plus près de nous au Sénégal, Abdoul Aziz Sy Dabbakh a désamorcé plus d’une crise . Malheureusement en Mauritanie, le pouvoir a réussi a rallier à sa cause la quasi- totalité des leaders d’opinion . Ainsi, ils sont devenus des faire -valoir à la plus abjecte des forfaitures.
Les appels intéressés au calme sont très mal venus et à la limite hypocrites. Il n’appartient ni aux chefs religieux ou coutumiers ni aux organisations de la société civile encore moins aux intellectuels d’être les suppôts du pouvoir. Ils ont un rôle de régulateurs sociaux et ont le devoir d’user de leurs influences pour ramener le gouvernement à la raison .
La lutte continue!
Abou Hamidou Sy
Secrétaire Général des FLAM-Amérique du Nord
Tampa,Florida- USA
Flamnet-Agora: Le Wali de Kaëdi veut diviser pour mieux régner par Gando Dia
Le 17 Décembre 2011, la jeunesse Kaëdienne avait décidé de manifester dans les rues de la capitale du Gorgol à la suite de l’ emprisonnement arbitraire et infondé du jeune Abass Kane Originaire du village de Bagodine situé à 45 kilométres de kaédi, venu accompagner son père âgé de 96 ans, aveugle pour le faire recenser au centre d’accueil de Kaédi où les choses impensables n’auraient jamais pu se passer compte tenu de l’âge et de la situation de handicap du père d’Abass Kane. Les agents de recensement toujours avec les mêmes excès de zèle, et avec la même volonté d’humilier et de poser d’ennuis sérieux aux futurs candidats au fameux papier à la carte , plus précisément le responsable Mr Mohamed El Moctar Ould Behey, avait ordonné au jeune de sortir du centre, ce dernier lui précisa, qu’ il accompagnait une personne âgée et de surcroit aveugle, donc ne pouvait le laisser seul sans surveillance. Se croyant à la place du roi, le chef du centre, méprise et insulte au vu et au su de tous, le jeune Abass Kane , qui lui aussi à juste titre a réagi à la provocation et à l’humiliation, puis une altercation et échanges virulents s’en suivent. Immédiatement, le responsable du centre et ses camarades agents recenseurs se précipitent au commissariat pour porter plainte contre le jeune, qui depuis le 13 Décembre dernier est en prison dans un pays ou la justice est inféodée au pouvoir du putschiste, le général Abdel Aziz ,ou l’on ne cherche à mener une enquête sérieuse….
Ce qui me révolte en tant que citoyen et natif de la ville de Kaëdi, c’est l’attitude irresponsable et anachronique du gouverneur de la ville, celle des élus locaux complices d’une telle politique de mépris vis à vis de leurs administrés mais encore celle des Imams ou chefs religieux qui emboitent le pas, sans comprendre les enjeux aux politiques qui pratiquent depuis des lustres dans notre région la politique du ventre et de la désinformation pour le seul but de se maintenir à leurs différents postes usurpés.
Le Gouverneur de Kaëdi, dans cette épreuve difficile ou la ville était assiégée, les activités de la ville complétement paralysée a voulu jouer à la politique de diviser pour régner, une méthode classique d’une autre époque, qui malheureusement ne marchera plus jamais dans notre ville. Il tenait à séparer la communauté pulaar ; la communauté Soninké et la communauté Haratine pour mieux réussir à casser le mouvement des jeunes, c’était vraiment peine perdue pour lui . Et la détermination au beau fixe.
Ses rencontres discrètes avec les uns et les autres ont été immédiatement dévoilées , tous convaincus que désormais seule l’unité peut sauver la Mauritanie , ils ont refusé la corruption morale et matérielle au profit de la cohésion régionale et nationale, encore une fois toutes mes félicitations à ces hommes de valeur à la pointure du jeune Lehbouss de l’IRA qui refusait 110 millions d’ouguiya du général, choisissant sa dignité et la noblesse de sa lutte contre l’esclavage et le racisme d’état. Je constate que le wali ou gouverneur régional a failli à son devoir,il doit immédiatement être relever de ses fonctions et poursuivi en justice pour incitation à la haine raciale et à la division en période de crise, lui qui était sensé sécuriser, unir , protéger, jouait terriblement avec le feu en opposant les uns aux autres à des fins politiciennes.
Quant aux élus, c’est la honte, pratiquement ou presque tous natifs de la ville de Kaëdi, s’adonnent à une politique dangereuse , celle qui consiste à plaire au Général, comme au temps de Taya, faisant croire qu’ils drainent , assez de monde derrière eux, alors qu’il n’en est rien. En réalité , ils ne peuvent même pas mobiliser leurs propres familles, le réveil des kaédiens est spontané, on ne peut plus les mentir, on ne peut plus tricher avec eux. Nos Imams et chefs religieux aussi, malheureusement , sans rien comprendre à la danse ont été subtilement utilisés pour venir au secours des politiques , nous leur demandons garder la ligne de leurs obligations religieuses,.la politique et la religion ne font pas bon ménage sous risque de tomber dans les pièges, dans les mensonges dans la corruption et d’autres vices qui handicaperont la société. Ils doivent lire strictement sans parti pris la religion , l’Islam et sans y rajouter leur égo et leur idéologie souvent importée, ainsi, ils pourront garder leur aura, dignité et personnalité.
Partout dans le monde ou les religieux se sons subordonnés aux politiques, ils ont réussi à briser la démocratie à créer un malaise au sein de la société par des partis pris non pas religieux mais politiques, nous pouvons entre autre prendre l’exemple de la pratique de l’esclavage et d’autres tares de la société Mauritanienne , je demande alors aux Imams et aux religieux de la ville de Kaëdi d’observer leur neutralité et de refuser à tout prix de servir les oppresseurs et des élus peu soucieux de l’harmonie et de la cohésion sociale, au vu de leur bilan catastrophique et surtout en cette période de crise et de sécheresse ou rien n’est fait pour soulager la souffrance des populations.
Je finirai mon message, en lançant un appel au général Abdel Aziz afin qu’il revoye sa copie sur ce recensement discriminatoire et surtout qu’il est mené par des hommes qui ne sont pas à la hauteur de la tâche, c’est bien ceux qui ont saigné la Mauritanie depuis des années et ceux qui ont endeuillés la vallée qui continuent en toute impunité à sévir sans le moindre carton rouge de la part d’un Président qui s ‘est autoproclamé ,”Président des pauvres”‘ Et pourtant , il n’ y a que ces pauvres qui continuent à souffrir, la gabegie, le racisme, le népotisme et autres méthodes ont prix le dessus sur un véritable état de droit., mon général, le slogans et la démagogie ne trompent plus grand monde
Sachons une chose, si rien n’est fait pour arrêter à temps cette hémorragie, notre jeunesse finira par déborder, alors ” mieux vaut tard que jamais,” faisons quelque chose dès maintenant et arrêtons de se tirer dans les pattes, personne n’y gagnera.
Wa salam.
Gando Dia dit Mamadou Aly
Citoyen du monde et militant des Droits de l’Homme.
Massy le 20 Décembre 2011
L’éditorial de La Nouvelle Expression : Non, mon Général
Le Général Ould Meguett nie les tueries au sein de l’armée et accuse les « maladies diarrhéiques ». Le patron du Bureau d’Etudes et de la Documentation, BED (renseignement), dit que les civils et militaires victimes de la barbarie, voire de la bestialité de leurs compatriotes ou compagnons d’armes sont morts à cause de la diarrhée. Plus de 500 tués, victimes de la diarrhée. Où sont leurs tombes et pourquoi ils ont été enterrés sans sépulture, une obligation musulmane, pourtant ?
Mon Général, que vous affirmez devant les rescapés et les orphelins que vous êtes accusé à tort, passe encore ; que vous clamez que votre nom, cité dans la liste des présumés assassins et tortionnaires, est anormal car vous ne pouvez faire mal à une mouche, c’est votre droit le plus absolu. On peut le comprendre.
Mais de là à banaliser la mort de tant de compatriotes qui, plus est, étaient vos compagnons d’armes, cela ne peut relever que d’une cruauté rare ; en tout cas un manque criant d’esprit du corps. Une telle attitude nous fixe sur votre personne, tout comme elle renseigne sur votre vision.
Mon Général, le monde entier sait maintenant combien les purges au sein de notre armée furent sanglantes ; combien l’assassinat gratuit était courant. Il ne sert donc plus à rien de le nier, encore moins de vouloir l’occulter. Ce serait au mieux prendre les citoyens de ce pays et du monde comme des idiots ; et au pire, insulter la mémoire des disparus, alors même que les Mauritaniens (dans leur grande majorité), maintenant bien au fait des atrocités dont se sont rendus coupables certains membres des forces armées, cherchent à panser les plaies et tourner la page.
Mon Général, votre façon de raisonner va même à l’encontre des actes déjà posés par le Président Ould Abdel Aziz qui a reconnu les faits, demandé pardon et prié à Kaédi pour le repos des assassinés d’Inal, de Jreida, d’Azlat et d’ailleurs. Ou bien, voulez-vous insinuer qu’Ould Abdel Aziz n’avait pas à demander pardon à des soldats morts après une crise de diarrhée ?
Non, mon général, retirez cette insulte qui n’honore point un officier de votre rang, car nulle part au monde on a vu, d’un coup, plus de 500 soldats, presque tous de la même ethnie, mourir, comme ça, de leur belle mort, après une attaque de diarrhée. En tout cas, ce serait la première fois qu’une diarrhée aussi sélective s’attaque à nos soldats !
La Mauritanie n’a pas besoin d’affront ; elle veut avancer en assumant son histoire, même la plus cruelle. Au moment des faits incriminés, vous étiez capitaine. Vous et d’autres membres des forces armées ont été accusés d’avoir commis des atrocités. Ce n’est donc pas toute l’armée mauritanienne qui est accusée et vous êtes présumé innocent jusqu’à ce que votre culpabilité soit établie par une juridiction compétente.
Mon Général, la Mauritanie, notre pays a trop souffert du négationnisme. Cette page doit être tournée pour le bien de cette Mauritanie qui nous a tout et tant donné mais que certains continuent à triturer et vouloir plonger dans la mouise. Tous, ensemble, nous devons prier pour l’âme de nos morts ; nous leur devons vérité pour qu’ils reposent en paix.
Reconnaître la vérité c’est d’abord reconnaître les mouroirs d’Azlat, de Tiguint, de Nbeika, d’Atar, de Nouadhibou, d’Aleg, de F’derik, d’Inal ou de Jreida. Le devoir de vérité. Le devoir de mémoire. Le devoir de justice. Avant les réparations et le pardon. Avec sérieux et loin de cette « commission du passif humanitaire » qui donne l’aumône à certains et omet le grand nombre.
Mon Général, il est temps pour nous tous de prendre de la hauteur. Il est temps de cesser de recouvrir du voile de la honte les sépultures sans prière de tous ces morts qui continuent d’interpeller les vivants. Il est temps d’arrêter d’accuser les mouches ou les moustiques ; le béribéri ou le choléra. Les enterrés de Sori Malé, les entassés de Wothie, à ce que l’on sache, ne souffraient ni de palu ni de courbatures.
De deux diarrhées, Mon général, il faut se méfier : la diarrhée « ventrale » et la diarrhée verbale…
Seydi Moussa Camara- La nouvelle Expression
L’éditorial de La Nouvelle Expression : Non, mon Général
Le Général Ould Meguett nie les tueries au sein de l’armée et accuse les « maladies diarrhéiques ». Le patron du Bureau d’Etudes et de la Documentation, BED (renseignement), dit que les civils et militaires victimes de la barbarie, voire de la bestialité de leurs compatriotes ou compagnons d’armes sont morts à cause de la diarrhée. Plus de 500 tués, victimes de la diarrhée. Où sont leurs tombes et pourquoi ils ont été enterrés sans sépulture, une obligation musulmane, pourtant ?
Mon Général, que vous affirmez devant les rescapés et les orphelins que vous êtes accusé à tort, passe encore ; que vous clamez que votre nom, cité dans la liste des présumés assassins et tortionnaires, est anormal car vous ne pouvez faire mal à une mouche, c’est votre droit le plus absolu. On peut le comprendre.
Mais de là à banaliser la mort de tant de compatriotes qui, plus est, étaient vos compagnons d’armes, cela ne peut relever que d’une cruauté rare ; en tout cas un manque criant d’esprit du corps. Une telle attitude nous fixe sur votre personne, tout comme elle renseigne sur votre vision.
Mon Général, le monde entier sait maintenant combien les purges au sein de notre armée furent sanglantes ; combien l’assassinat gratuit était courant. Il ne sert donc plus à rien de le nier, encore moins de vouloir l’occulter. Ce serait au mieux prendre les citoyens de ce pays et du monde comme des idiots ; et au pire, insulter la mémoire des disparus, alors même que les Mauritaniens (dans leur grande majorité), maintenant bien au fait des atrocités dont se sont rendus coupables certains membres des forces armées, cherchent à panser les plaies et tourner la page.
Mon Général, votre façon de raisonner va même à l’encontre des actes déjà posés par le Président Ould Abdel Aziz qui a reconnu les faits, demandé pardon et prié à Kaédi pour le repos des assassinés d’Inal, de Jreida, d’Azlat et d’ailleurs. Ou bien, voulez-vous insinuer qu’Ould Abdel Aziz n’avait pas à demander pardon à des soldats morts après une crise de diarrhée ?
Non, mon général, retirez cette insulte qui n’honore point un officier de votre rang, car nulle part au monde on a vu, d’un coup, plus de 500 soldats, presque tous de la même ethnie, mourir, comme ça, de leur belle mort, après une attaque de diarrhée. En tout cas, ce serait la première fois qu’une diarrhée aussi sélective s’attaque à nos soldats !
La Mauritanie n’a pas besoin d’affront ; elle veut avancer en assumant son histoire, même la plus cruelle. Au moment des faits incriminés, vous étiez capitaine. Vous et d’autres membres des forces armées ont été accusés d’avoir commis des atrocités. Ce n’est donc pas toute l’armée mauritanienne qui est accusée et vous êtes présumé innocent jusqu’à ce que votre culpabilité soit établie par une juridiction compétente.
Mon Général, la Mauritanie, notre pays a trop souffert du négationnisme. Cette page doit être tournée pour le bien de cette Mauritanie qui nous a tout et tant donné mais que certains continuent à triturer et vouloir plonger dans la mouise. Tous, ensemble, nous devons prier pour l’âme de nos morts ; nous leur devons vérité pour qu’ils reposent en paix.
Reconnaître la vérité c’est d’abord reconnaître les mouroirs d’Azlat, de Tiguint, de Nbeika, d’Atar, de Nouadhibou, d’Aleg, de F’derik, d’Inal ou de Jreida. Le devoir de vérité. Le devoir de mémoire. Le devoir de justice. Avant les réparations et le pardon. Avec sérieux et loin de cette « commission du passif humanitaire » qui donne l’aumône à certains et omet le grand nombre.
Mon Général, il est temps pour nous tous de prendre de la hauteur. Il est temps de cesser de recouvrir du voile de la honte les sépultures sans prière de tous ces morts qui continuent d’interpeller les vivants. Il est temps d’arrêter d’accuser les mouches ou les moustiques ; le béribéri ou le choléra. Les enterrés de Sori Malé, les entassés de Wothie, à ce que l’on sache, ne souffraient ni de palu ni de courbatures.
De deux diarrhées, Mon général, il faut se méfier : la diarrhée « ventrale » et la diarrhée verbale…
Seydi Moussa Camara- La nouvelle Expression
Luuku Laaka kuɗol Aamadu Sammba Demmbele mo Jowol
Laamu Muritani to Kahaɗi artirii caɗeele he nder caɗeele ɗe njahaano. Enen ne ngartiren ɗo LUUKU LAAKA HE NDER LUUKU LAAKA seeɗa. Holi ko addi dillere waɗnde hannde kahayɗi haa oto e galle nduppaa ? Heccitaawel, biyeteeɗo Abbaas Kan, gummiiɗo Ɓoggee ariino wallude baaba mum winnditaade, yimɓe laamu ɓe njiɗi yaltin’de mo he winnitordu he, o salii, ɓe mbaɗdi heen. Laamu ngu waɗi ndoolndoolaagu nawi mo sokoyi mo. Iih !!! neɗɗo waawaa wallude baaba mum donkitɗo no winnditorii ? sabu ko jahroowo he duuɓi 96.
Mate wonaa won wiynooɓe caɗeele binndatagol ɗe nana ngustiree seeɗa seeɗa ?
Hay mawɗo leydi o waɗtiino yillaade he binnditorɗi he ngam hoolkisaade no ɗum yahrata . Haa ɗuum fuɗɗii tiiɗnude woon he ɓerɗe. Waɗde so cidel fasii ko tuutata hankadi ?
Waɗde dillere « woto- wooto -he –ɓiyngu- leydaagu –am » ummitinii seppooji mum to Dimmbee. Eɗen ciftina ko ɗiin seppooji caabinoo toon duppugol werlaa polis e dummbegol e leeptegol sukaaɓe heewɓe. Hannde ne hay so hay gooto jaggaaka tawo ne, garnaatuuji keewɗi mbeddaama. Werlaa gardiɗo sukaaɓe e coftal ɓalli duppaama. Sukaaɓe ɓe ndeeƴtii kono mbiyi ko artooɓe. Ko jogori kewde ? laaɓndo ɗen gorko gooto ina wiyee ƁOOYI.
Jooni noon holi gaddiiɗo ɗum fof ? Ɓe mbiyi ko laamu ngu. Ma a taw waɗde laamu ngu ɗigginaani cefol jannginanoo « so uure (uubre) waɗii yo safre gila wontaani bara ».
Waɗde ƴeewen piɓi sabu, he ñohre, mboɗo jogii ɗo piɓol jarngol so oɗon cuusi nawan de ɓe… ngol wiyetee ko « cafroowo ɗeɗɗataa ! »
Demmbele Aamadu Sammba- DAS mo Jowol- jamma jamma…




