Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Flamnet-Agora: L’esclavage a-t-il existé chez les négro-mauritaniens ?

altSur ce sujet qui suscite tant de polémiques vaines et de faux débats, il est temps d’éclairer l’opinion sur cette question en toute sincérité, avec beaucoup de véracité et d’esprit objectif. En effet, certains qui ont eu à aborder cette question de l’esclavage chez les négromauritaniens, ont fait preuve de tant d’ignorance et surtout beaucoup d’hypocrisie, si ce n’est pour des raisons de calculs sociopolitiques mesquins, désinformant ainsi ceux qui sont intéressés par ce sujet ; le dit sujet que l’on peut qualifier peut-être de n’importe quoi, mais sauf de tabou, dans la mesure où l’on a affaire qu’à un vrai faux débat!  Sans référence aucune, sans enquête aucune au sein des populations, les fossoyeurs de l’histoire négromauritanienne, nantis de leurs privilèges dans les régimes qui se succèdent dans le pays, cherchent à être les faiseurs de l’histoire autour de cette question, comme cela a toujours été le cas sur tous autres aspects de l’histoire de la Mauritanie.
Selon la définition: “L’esclavage est l’état d’une personne qui se trouve sous la dépendance absolue d’un maître qui a la possibilité de l’utiliser comme un bien matériel. Il est la privation de la liberté de certains hommes par d’autres hommes, dans le but de les soumettre à un travail forcé, généralement non rémunéré. Juridiquement l’esclave est considéré comme la propriété de son maître. A ce titre, il peut être acheté, loué ou vendu comme un objet.”

Si chez les hommes blancs, l’esclavage s’est fait parfois dans des conditions sanglantes envers l’homme noir, il convient de rappeler que cela s’était passé il y a des siècles, et que par suite de la prise de conscience des penseurs, humanistes et scientifiques, l’esclavage fut tout simplement aboli et par la suite interdit, souvent au prix de luttes sans merci livrées contre les partisans de l’esclavage.

Et qu’en est-il de ce qu’on prétend être de l’esclavage chez les noirs? En fait, déjà il est nécessaire de souligner que le mot « esclavage », tel défini plus haut, est un mot trop fort, mal adapté, et complètement tout à fait en dehors de ce qui se passe chez les noirs de façon générale, et chez les négromauritaniens en particulier. Le plus ignorant de la culture noire devrait néanmoins être capable de se poser certaines questions comme:

«l’esclavagiste tel défini, peut-il exister au sein d’une même communauté vivant ensemble depuis la nuit des temps»? Y’a-t-il eu esclavage de blancs entre eux, de jaunes entre eux? Donc peut-il exister entre noirs? Fort heureusement, ce genre débat ne semble susciter polémique qu’en Mauritanie, et allez savoir pourquoi.

A l’image d’une nation civilisée, qui se veut organisée et bien structurée pour assurer la survie de tous, les communautés négromauritaniennes étaient et sont organisées de façon à établir une totale complémentarité et une parfaite symbiose entre tous ses membres, pour l’intérêt général commun. Cela se passe donc à travers l’affectation de chaque membre de la communauté à une fonction où il semble être celui le plus apte pour l’accomplir.

Ainsi, celui qui possède des dons de réflexions approfondies est considéré comme le maître auprès de qui on va chercher connaissance et auprès de qui tous les enfants seront confiés pour leur éducation; celui qui se trouve dans de bonnes aptitudes physiques sera celui qui va se charger des travaux nécessitant d’efforts physiques; et celui qui adore manier le fer sera celui qui sera chargé de la forgerie, et ainsi de suite…Et tout cela dans l’égalité et le respect mutuel.

Le marabout va éduquer l’enfant du forgeron qui, en échange, lui réalisera des travaux de forgerie, parce que la culture de la monnaie d’échange « l’argent » n’avait pas encore envahi les moeurs.

La conséquence de cette organisation sociale est la formation de groupes de professions appelés castes, parce que chacun individu semble suivre le chemin de son ascendant. Mais en tout cas, il y a une parfaite symbiose où chacun trouve son compte. Contrairement aux idées reçues, les mariages inter-castes existent bel et bien, même s’il y a des préférences comme celles qui veulent, pour de simples considérations économiques, que les mariages s’effectuent entre membres d’une même descendance.

Comme on le voit ainsi, certains qui se posent de questions quant à l’existence de l’esclavage chez les négromauritaniens, s’apercevront que cette même organisation sociale décrite existe aussi dans leur communauté, et puisqu’il n’ y a pas esclavage intracommunautaire chez eux, il ne peut exister chez les negromauritaniens.

Partant de ces faits, parler d’esclavage dans la communauté négromauritanienne relève d’ignorance totale, de pauvreté culturelle et surtout de malhonnêteté intellectuelle. Parce que chez les noirs, il ne peut y avoir usage de force, de contrainte ou d’endoctrinement pour obliger une être humain à travailler gratuitement pour un autre. C’est contraire aux coutumes et aux valeurs humanistes ancestrales de l’homme noir. Il n y a non plus jamais eu de captivité d’humains ou des enlèvements de petits enfants à la razzia comme cela a été le cas chez les communautés arabes.

Mieux, les communautés Peulh, Sarakolé, Wolf, Sérère, Bambara, aux coutumes proches, mais plus ou moins conservatrices suivant l’ethnie, ont toujours coexisté et évolué ensemble dans un même espace naturel sans qu’il y ait un quelconque phénomène d’esclavage entre elles. Et le phénomène d’esclavage n’est d’ailleurs apparu dans cet espace géographique qu’avec l’arrivée des berbères aux tempéraments belliciste et chauvin reconnus.

L’homme noir est connu pour son esprit émotif et son sens de la compassion envers n’importe quel être humain, et souvent ses qualités sont assimilées à tort à de la naïveté. Et pour ce qui est de la communauté noire mauritanienne, malheureusement la cohabitation qu’elle a subie n’a pas été à la hauteur de son esprit de paix et de générosité !

Elle a été surprise, trahie et abusée par des cohabitants d’une autre culture, qui lui sont venus de loin, et dont les membres ont montré le ventre bien plus gros que les yeux et le coeur. Il en a résulté que bon nombre de ses fils, pour la plupart enlevés depuis leur tendre enfance, sont tombés dans l’esclavage pur, tant redouté!

Malgré les temps qui changent, le monde qui se modernise, la mondialisation, les esclavagistes mauritaniens actuels, connus de par le monde entier, paresseux et attirés par le gain facile, préfèrent continuer à perpétrer l’esclavage en utilisant de façon hypocrite la religion. Cela est-ce le fait que, chez ces esclavagistes, il y a incapacité de pensées scientifiques et humanistes comme chez l’homme blanc?

En tout état de cause, la communauté negromauritanienne souffre cruellement! Car, en plus d’être entrain de se faire priver de son milieu naturel et de sa survie, elle est accusée de tous les maux, dont le dernier en date, celui de l’esclavage ! Aussi, en plus de se faire rejeter par ses bourreaux, elle se fait aussi rejeter par ses semblables noirs victimes de l’esclavage endémique.

Avec une nouveauté inouïe dans l’histoire de l’esclavage : les esclaves, sur volonté de leurs maîtres, peuvent même être utilisés pour réprimer ou massacrer leurs propres frères, comme ce fut le cas en 1989 lors de la sanglante crise sénégalo-mauritanienne.

Avec le regroupement au sein d’un même pays des communautés arabo-berbères et négro-mauritaniennes, est-il légitime de faire le constat suivant : « il n’y a plus de patrie; l’on ne voit d’un pôle à l’autre que des tyrans et des esclaves ».

Mamadou Dia

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Retour des FLAM : l’occasion d’un débat sur la Cohabitation nationale en Mauritanie.

altComme Poullori l’écrivait dans son dernier article, le retour des FLAM est un événement majeur et une décision courageuse à saluer à sa juste mesure. Voilà une organisation dont les membres ont été contraints à l’exil juste pour avoir demandé la Justice et l’Égalité entre les citoyens de la Mauritanie. Ce retour tombe à point nommé parce que ceux qui contrôlent le pouvoir en Mauritanie ne savent pas partager et ne se gênent pas pour purger le pays de sa dimension multiculturelle. Ils n’ont que faire de cet adage qui dit que « le foi muni d’une paire d’yeux n’est pas agréable à manger ». Les racistes chauvins qui contrôlent le pouvoir tout comme leurs soutiens ne s’embarrassent pas de protocoles pour leurs « frères » et « voisins » négroafricains de Mauritanie.
Ils prétendent que nous avons tout partagé et que nous sommes « obligés » de vivre ensemble.
Pourtant, ils manifestent plus de solidarité envers les Palestiniens, les Libyens… On en a même vu récemment qui célébraient le 60eme anniversaire de la Révolution égyptienne ou l’arrivée au pouvoir des islamistes en Égypte et en Tunisie.

Pendant ce temps, les thèmes portant sur le racisme et la cohabitation nationale sont relégués au second plan. Les voix qui dénoncent le caractère raciste du système politique mauritanien et qui militent pour un débat franc sur la Cohabitation entre les différentes composantes nationales sont de moins en moins audibles.

Principalement d’ailleurs parce que certains avaient pensé opportun de délaisser ces thèmes centraux au profit d’une question sociétale importante mais conjoncturelle qu’est la douloureuse question de l’esclavage. Il n’est donc pas trop tôt de revenir aux fondamentaux et de se recentrer sur les débats qui posent la question centrale de la base sur laquelle tous les segments de la population, toutes les nationalités du pays doivent tisser leurs relations. Le retour des FLAM en terres mauritaniennes sera donc un apport non négligeable pour amorcer ce tournant.

Il y a là une belle occasion de rassembler toutes les voix qui ont perpétué le combat initié à la veille de l’indépendance. Des générations leur ont emboité le pays avant la naissance des FLAM. D’autres ont renforcé le mouvement et les FLAM ont apporté une contribution essentielle à la conceptualisation et à la médiatisation de la question. Malheureusement, les vicissitudes de la vie des mouvements politiques ont conduit certains des principaux animateurs du mouvement à suivre d’autres chemins. Wuuriima tan kono rufaani (ils ont trébuché mais n’ont pas chuté).

L’idéal serait que toute la mouvance qui a porté ce combat se retrouve à l’occasion du retour des FLAM pour faire le point et fixer le cap. Cette mouvance n’a pas droit à l’erreur. L’élan ne doit pas être brisé et l’événement doit être dignement préparé et réussi. Il faut que tout le monde mette ses ressentiments et ses rancœurs de côté et qu’un accueil digne de ce nom soit réservé à ces dignes fils du pays si longtemps tenus éloignés de leur pays d’origine. Le monde entier aura les yeux rivés sur la Mauritanie lors du retour des FLAM. C’est une occasion rare de mettre en avant la question de la Cohabitation.

C’est pourquoi, Poullori suggère aux Mauritaniens, quelle que soit leur sensibilité, de s’organiser pour préparer ce retour. Charité bien ordonné commençant par soi-même, il faut que les Mauritaniens de la diaspora qui ont côtoyé les FLAM, mettent sur pied des comités de préparation du retour des FLAM. Dans chaque pays à forte concentration de Mauritaniens. Ces comités auront pour charge de collecter les dons et les contributions qui serviront de base au débat sur les enjeux et les formes de la cohabitation.

En Mauritanie, les organisations de la Mouvance (AJD/MR, PLEJ, MPR…) et les autres partis politiques sensibles à la question de l’Unité nationale doivent préparer de façon opérationnelle l’événement. Faute d’un débat public (comme le veut toute démocratie qui se respecte) sur la question de la Cohabitation et de la juste répartition des responsabilités et des droits en Mauritanie, il n’est pas possible de vivre en paix et en harmonie. Les FLAM y ont toute leur place.

Poullori Galo.

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MAURITANIDES: Ainsi écrivait feu Habib Ould Mahfoud, “cours d´histoire à un négationniste”

alt Nous aurions pu passer notre vie sans parler d’El Wafi si ledit Wafi n’était pas venu parler chez nous, par petit écran interposé, à travers la chaîne qatarie El Jazira que tout le monde couvre de louanges ces temps-ci, moins à cause de ses mérites propres qu’à cause de l’incurie des chaines arabes concurrentes.

El Wafi, disions-nous donc, etait l’invité de “la petite chaine qui monte”, et en a profité pour refaire l’Histoire du pays. Soyons francs: je n’ai pas vu El Wafi sur El Jazira-entre nous, le voir ou ne pas le voir, ça doit être à peu près la même chose. Je ne l’ai donc pas vu, pas entendu non plus, mais je n’ai jamais craint d’être injuste, impartial et absolument pas objectif. Vous vous rappelez peut-être de mon faible pour Ludwing Fuerbach, enfin, Le Fuerbach de Marcuse, pas celui de Marx.

Mais venons-en au fait: El Wafi, qui parlait des relations entre Arabo-berbères et Négro-africains de Mauritanie, a tranché la question tout net: selon lui, ” les noirs” de Mauritanie descendent tous des “Tirailleurs Sénégalais” que les Français ont emmenés avec eux pour coloniser le pays.

C’est ce qu’aurait dit Ould El Wafi, et peu m’importe qu’il ne l’ai pas dit comme ça, ou pas dit du tout, je sais qu’il l’aurait dit et le dira de toutes les façons.

Je sais aussi qu’il est tout à fait vain de rappeler à El Wafi que le “peuplement noir” de Mauritanie date du néolithique, bien avant le peuplement berbere qui a commencé au début du cinquième siècle aprés Jésus-Christ et ne s’est fixé que vers le milieu du onzième siècle et surtout, surtout, beaucoup avant l’arrivée des tribus arabes autour de 1400.

Je sais parfaitement inutile de lui dire, à Wafi, que ces peuplements correspondent à des conditions climatiques bien déterminées, et que si Abdel Wedoud Ould Cheikh dit de la Mauritanie que c’est “pays qui descend” cela veut au moins dire que ces “Noirs” qui empêchent El Wafi de dormir étaient beaucoup plus présents jadis que maintenant.

J’avoue en passant que je ne sais pas exactement ce que recouvrent les vocables “Noirs” et “Arabes” pour Ahmed Ould El Wafi, mais je suis sûr cependant qu’il ne doit pas sa chevelure crépue à quelque ancêtre Viking.

Je m’étonne fort peu que des Mauritaniens puissent tenir des propos “négationnistes” de ce genre, car s’ils les tiennent c’est qu’ils pensent pouvoir les tenir. Encore une fois je ne parle pas d’El Wafi, qui n’a en définitive dit que ce qu’il pensait plaisant à entendre pour ses “amis” du Golfe, et d’ailleurs ce que dit El Wafi n’est jamais que ce que dit El Wafi…

On peut parler comme ça en Mauritanie, et on parlera comme ça, tant que l’école n’enseignera pas à nos enfants l’histoire de ce pays, tant que les petits Mauritaniens ne se sentiront pas aussi bien fils de l’Empire de Ghana, des Almoravides, que du Tekrour, d’Abu Bekr aussi bien que d’El Hadj Omar, des Emirs aussi bien que des Almamys.

Il y aura des Wafi tant que nous voudrons qu’il y en ait. Et, croyez- moi, il est trés trés facile de fabriquer des Wafi…

Sur El Wafi je reviendrai plus largement la semaine prochaine”

HABIB OULD MAHFOUD-  Le Calame.

P.s: le titre de l´article est de Flamnet.

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Flamnet-Agora: Génocide et délits de complicité en Mauritanie

altLe  sang noir a beaucoup coulé en Mauritanie.  Les noirs ont subi toutes les animosités dans les casernes militaires et dans les villages de la vallée du fleuve Sénégal.  Tous les citoyens ont encore en mémoire les dérives du système raciste commises par ses sbires anti-négros du régime de Maouiya Ould Sid Ahmed Taya. Mais avant d’aborder quelques détails concernant des exactions tragiques, il est nécessaire de signaler quelques  points significatifs.

Le Président de la République Mohamed Ould Abdel Aziz avait déclaré, lors de sa dernière tournée à Nouadhibou, connaitre « nominativement les  véritables coupables » de toutes les exactions extrajudiciaires perpétuées par des officiers  de l’armée contre leurs frères d’armes issus de la communauté noire du pays. C’est un secret de polichinelle. Les bourreaux sont connus de tous, il oublie que les peines des victimes sont devenues une part de l’héritage que l’on partage désormais dans les familles.  Le problème ne se situe pas au niveau de la connaissance des véritables tortionnaires, il réside dans le fait que l’Etat les a toujours projetés en instituant des projets pour sauvegarder leur immunité. La preuve la plus illustrative est celle d’un officier qui est reconnu unanimement tortionnaire, a été promu au grade de Général au sein des forces de l’armée.  Donc, le discours du Président n’était qu’un trompe-œil, autrement dit une mise en garde destinée à son « cousin-ennemi »  l’ex-chef de l’Etat, le colonel Ely Ould Mohamed Vall.

La volonté du Président à clore ce douloureux dossier ne sera pris en considération que lorsqu’il s’engage en premier lieu à revoir des lois complices, telles que la loi  d’Amnistie du 12  juin 1993 rendant irrecevable toute plainte contre des agents des forces armées entre le 15 Avril 1990 et le 15 Avril 1991. Aucun dénouement ne se profile tant que l’Etat continue de protéger des assassins au sein de la grande muette.  Maintenant, au Président de choisir entre la justice rendue à son peuple, et la protection de ces derniers au grand dam des instructions religieuses et constitutionnelles de notre pays.  Je pense que quelque soit le risque à prendre, le Président Mohamed Ould Abdel Aziz souhaite inscrire son nom dans les grandes pages de l’histoire de ce pays. Il faut rendre la justice aux éternels opprimés. Tel était son crédo et son cheval de bataille depuis le 06 Août 2008. S’il réussit ce pacte : son nom sera psalmodié avec celui de l’érudit feu Boudhaha Ould Bouseri et du Président Sidi Ould Cheikh Abdallahi . Le premier avait refusé de cautionner la tuerie des noirs et le second était le seul qui avait  eu le courage d’affronter le dossier du passif humanitaire à branle-le-corps en organisant  le retour des réfugiés.

Vous ne revendiquerez point vos droits!

Lorsque les autorités d’un Etat désirent éliminer une composante de son peuple, ils commencent par bafouer les droits les plus fondamentaux en  les limitant. C’est le phénomène que l’on constate dans tous les pays dans lesquels il eut des génocides à savoir : les violations massives des droits civils. Mais lorsqu’un Etat s’acharne arbitrairement et fait de cet acharnement une priorité nationale, la finalité ne peut-être qu’à la fois horrible et hallucinante. Cependant, 1989 constitue l’aboutissement de la programmation du meurtre du peuple noir par les autorités mauritaniennes.

Les signes annonciateurs des pogroms ont été bien aperçus et ignorés au milieu des années 60. Et jusqu’à présent, l’Etat mauritanien s’est distingué à travers la prise des décisions unilatérales à l’encontre des  revendications des citoyens noirs. Les révoltes des élèves noirs contre des réformes éducatives discriminatoires au milieu des années 60 en est une illustration  convaincante. Mais la matraque du chamelier était traumatisante dans les rangs des élèves de la vallée. Et depuis, ce fut un projet étatique  de tuer l’œuf, toute organisation de masse issue des communautés noires, subissait une exclusion progressive par le biais des appareils étatiques.

Nous avons récemment vécu le procès des étudiants noirs du SNEM accusés à tort de la profanation, alors qu’au départ ils n’étaient que des grévistes exigeants de manière globale un enseignement de qualité. Les militants de l’Initiative pour la Résurgence Abolitionniste sont considérés comme des potentiels ennemis de l’Etat mauritanien parce qu’ils combattent l’exploitation esclavagiste du  Hartani par l’homme maure. C’est cette politique qui conduira l’Etat vers une transformation des droits humains aboutissant à des injustices : Exclusion massive des élèves noirs, exil forcé des élèves, limogeage des cadres  noirs et maures solidaires, chasse aux sorcières, viols des femmes, emprisonnements arbitraires…

Mentir pour exterminer : « La terreur raciste »[1]

En septembre 1986, une répression sans précédant s’abat sur la communauté négro-africaine de Mauritanie. Des centaines de cadres civils issus de cette communauté sont arrêtés, torturés, jugés et condamnés à de lourdes peines de prison. Ces peines sont accompagnées de bannissements, de pertes de droits civils et politiques. Ils sont accusés de réunions non autorisées et de diffusion de documents illégaux, alors qu’ils sont tous arrêtés à domicile, au bureau ou en voyage.

En octobre 1987, à peine une année, c’est au tour des soldats, sous-officiers, officiers de la même communauté qui sont soumis à la même logique répressive du régime dictatorial et raciste de Ould Taya.  Accusés d’atteinte à la sûreté de l’Etat. Ils sont  jugés par une cour spéciale qui n’a pu présenter aucune preuve univoque à ce chef d’accusation infondé. Cela n’empêchera pas les autorités judiciaires  de prononcer une sentence lourde de conséquences et dictée par une volonté programmée de réprimer les cadres militaires de cette communauté. Trois condamnations à la peine capitale, dix-huit aux travaux forcés à perpétuité, et d’autres peines de vingt ans, dix ans et cinq ans de réclusion criminelle sont prononcées.

Les détenus civils qui, jusque là, purgeaient leur peine à Nouakchott sont regroupés le lendemain de l’exécution, avec leurs frères militaires pour être déportés au mouroir de Oualata. Dans ce fort colonial transformé en prison, les nouveaux arrivants y subirent des conditions de détention inhumaines, dégradantes et avilissantes. Ces mauvais traitements provoquèrent la mort de Tène Youssouf Gueye, Tafsirou Djigo, Abdoul Khoudouss Ba et Alassane Oumar Ba.

En 1989, sous prétexte, un conflit anodin entre éleveurs et cultivateurs à Diawara causa une mort d’homme. L’irresponsabilité des propos désobligeants de certaines autorités devant cet incident, sera la goutte qui  fera déborder le vase : des hordes hystériques enivrées par la haine  à Dakar et à Nouakchott pour des mobiles différents, déclenchèrent des pillages et la chasse au voisin devenu ennemi ; les uns profitant de la confusion  pour le gain matériel facile, et les autres pour assouvir un dessein génocidaire et  d’épuration ethnique.

De 1990 à 1991, des militaires restés encore dans l’armée malgré les complots permanents et imaginaires  sont  torturés, assassinés et jetés  dans des fosses communes à Azlat-Bouhdida (Aleg), Inal, Jreida.

Il faut signaler qu’au début du mois d’octobre 1991, un télégramme  parvint  aux responsables militaires de la base  de la 7 éme Région située à Brakna (Sud de la Mauritanie) pour leur aviser de la visite prochaine d’une commission d’investigation financière en provenance de Nouakchott. Mais comme la transparence dans la gestion budgétaire et des fonds n’était pas de mise, ces derniers ont très vite trouvé des faux alibis pour sauver leur carrière.  En tout d’état de cause cette enquête constaterait un coup fatal.  Le colonel Mohamed Ould Mohamed Salah n’a pas tersivergé, il a improvisé une réponse dans laquelle il déclare : « La région s’excuse de recevoir l’équipe d’investigation et cela à cause de ses préoccupations très urgentes liées aux enquêtes que ses responsables mènent à propos de la tentative d’un coup d’Etat que préparaient par les noirs de la dite région ».  Convaincu ou complice, l’État-major des forces armées a laissé faire sans chercher amplement la véracité des propos de ce dernier. Ainsi le colonel Ould Salah mis aux arrêts son propre chauffeur, il fut parmi les premiers militaires noirs arrêtés. Il imposa une sorte d’embargo sur la base en ordonnant la confiscation  des armes de tous les soldats et officiers noirs. Une équipe d’investigation et d’interrogatoire composée d’Ely Ould Dah et Hassen Ould Maguet,  fut aussitôt dépêchée par l’État-major sur les lieux.

Les arrestations sont amplifiées dans les rangs des officiers noirs sous l’ordre du chef d’Etat Major le colonel Mohamed Emine.  Les militaires noirs mis aux arrêts furent au départ parqués dans des bases militaires avant d’être transférés dans des camps militaires  notamment à Nouakchott, à Nouadhibou, à Inal,  à Assalat et  à Jreida. Très vite,  Taya bénéficia de l’aide des mains étrangères pour réussir son projet d’épuration ethnique. Saddam Hussein (Président de l’Irak) et Khaddafi (le Guide Lybien) ont soutenu l’armée mauritanienne. Certains tortionnaires ont fait des séjours de stage dans ces deux pays. Par ailleurs, faut-il signaler que certains théoriciens nationalistes maures ont vendu l’arabité du pays au moment des faits à ces deux présidents. Le camp de la mort avait ses théoriciens et ses praticiens sous le slogan : Tuer le noir, le sang est  souillé donc  licite.

C’est ainsi que commença la torture aveugle des militaires noirs. Les tortionnaires s’appliquaient dans leur sale besogne. Ils utilisaient tous les moyens pour extorquer des aveux bon gré malgré afin de justifier un coup d’Etat fantôme. Même pour achever un agonisant, ils le faisaient avec précision pour que la victime retienne la portée de leur haine raciste.

Les  scènes étaient horribles : Pendaisons massives, mort sous les coups des barres de fer, mutilations des organes génitaux, mort par noyade (la tête trempée dans une eau chaude)… les tortionnaires récitaient le coran et buvaient du thé devant le sang noir qui coulait sans arrêt sur un agonisant. Voilà ce que me disait un rescapé : « On regardait des hommes mourir comme des bêtes pendues, il ne maquait qu’on les dépèce. On ne lisait aucune consternation de la part des bourreaux. Ceux-là nous obligèrent d’aller enterrer nos miens sous leur surveillance. J’ai perdu mes qualités et mes moyens lorsque j’ai vu un soldat abattre son frère d’arme en récitant quelques versets du Coran. Je suis scandalisé toutes les fois que je repense aux tortures les yeux bandés et les mains ligotées ou les pieds liés comme un mouton. J’avais perdu confiance lorsque j’ai vaincu les scènes où l’on voyait un homme mourir devant nous comme s’il ne s’agissait pas d’une personne ». [2]

Des camps comme celui d’Inal, il n’y avait que la mort, le sang ou les gémissements des hommes retenus sous la torture. Pour les tortionnaires, il fallait faire le  mieux pour nettoyer les Kwars[3] ( noirs) de l’armée mauritanienne. ” Ces gens là n’étaient pas entièrement conscients de ce qu’ils faisaient. Ils devraient être psychologiquement anormaux ou du moins sous la pression car la brutalité a des limites”. A Inal, elle était un mot d’ordre national notamment ” Kittlou lekhwar el vrouka” ” Tuer les noirs … ces batards » me confia un rescapé.

La torture a conduit bon nombre d’officiers noirs à reconnaitre placidement leur participation à un coup d’Etat fantôme pour sauver leur vie, même s’il fallait croupir le restant de leur vie en prison.

Selon des témoignages dignes de foi, un haut gradé chargé de fournir des renseignements, aujourd’hui promu au grade de général,  s’était rendu à Akjoujt pour liquider sommairement un officier noir avec lequel il avait un différend. Il dégaina son arme, un pistolet (PA)  à bout portant sur l’homme en proférant ces mots : « En enfer le bâtard, tu apporteras ton dossier le jour de la résurrection ! ».

Le Général Felix Negri, un rescapé du camp d’Inal, porte jusqu’à ce jour des traces laissées par les scènes de tortures. Ses bourreaux avaient versé sur lui de l’eau bouillonnante. Il est resté malade pendant longtemps après sa libération. Il a vécu toutes sortes d’animosités relatées par le rescapé Sy Mohamadou dans son livre l’Enfer d’Inal[4].

Mais à coté des tueurs de noirs, il y’avait des officiers dignes et patriotiques qui ont refusé de collaborer. Pour ces derniers, ces vagues d’arrestations arbitraires n’étaient fondées que sur un pur mensonge dans le but de régler des comptes. Leur argument était le suivant : en 1990, il n’y avait aucune tentative de coup d’Etat de la part des officiers noirs. Et parmi eux, on peut citer le colonel feu Mohamed Ould Jayan. On considère aussi que le commandant  Oumar Ould Abou Bekr(garde nationale) fut le premier qui refusa d’arrêter ses propres hommes à Néma. L’homme disait que ces arrestations sont arbitraires et il ne cessait de mettre en garde contre le résultat désastreux.

Le Colonel Ould Chein a sauvé plus de 600 militaires noirs à Jeirdra. Il les sauva de la mort imminente car ces derniers croupissaient dans la soif et la faim. Il leur procura de l’eau, de la nourriture et des couvertures. Et mieux, il ordonna à ce qu’on retire immédiatement leurs chaines. Ould Chein disait aux tortionnaires que ces gens sont-là pour être entendus, et non plus, pour être soumis à la torture sauvage. Mais lorsque le camp de la haine a pris de l’ampleur, étant seul devant les « gens de la mort », Ould Chein n’avait que sa voix pour créer : C’est Injuste… c’est injuste. Il disait à ces derniers « Même les juifs ne font pas pareil sur le territoire occupé ». Et le monde a entendu sa voix, lorsqu’il criait désespérément que « la Mauritanie n’est pas le Liberia ».

Certaines révélations ont été faites lors du procès des « Chevaliers du Changement » en 2005 à Wade-Ngua sur la portée du génocide et la complicité des hauts gradés de l’armée nationale. Salah Ould Hanena a confié lors de son jugement, d’avoir refusé d’obéir à l’ordre de son supérieur le colonel Mohamed Mahmoud Ould Mokhtar lequel l’ordonnait de tuer l’ensemble des noirs qui se trouvaient dans un camion militaire à Jerdra. Selon lui, ces derniers furent assassinés et enterrés dans une fosse commune à quelques encablures du fort militaire.

A coté de la bêtise humaine, le bon sens nous oblige à rendre un hommage à tous les hommes et femmes, qui ont au péril de leur vie, ont sauvé des vies humaines. Nous ne pouvons oublier les officiers maures qui faisaient des colis aux familles des prisonniers. Ceux-là sont aujourd’hui à la marge de la mémoire collective nationale, après avoir essuyé toutes ces décennies la malédiction des officines de Taya notamment ses actuels héritiers.

On estime que 542 militaires noirs ont été tués dont la majorité prés de 200 à inal, 130 à Jreida , prés de 100 à Bababé et les autres ont sombré dans d’autres mouroirs notamment à Azalat et à Sori-Malé. Les  victimes ont légué leurs noms : souvenirs horribles de leur mort, des photos justifiants leur rangs militaires, des fosses communes. Tout comme ils ont laissé des veuves et des orphelins endeuillés qui côtoient quotidiennement les bourreaux leurs familles dans la rue sans être inquiétés.

Bâ Sileye (Pour le texte en Français) et Diallo Djibril (pour le texte en Arabe).

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FLAMNET-AGORA: LE COURAGE D´ETRE FLAMISTE ET MAURITANIEN Par feu Docteur Mamadou Amadou Sow – FLAM-Europe de l´Ouest

altLa perception que l’homme se fait d’un engagement politique est-elle seulement inhérente à ses convictions ou plutôt aliénée à sa propre expérience existentielle ? Si ces deux moteurs du militantisme prennent source dans la dialectique philosophique, elles n’en sont pas moins enracinées dans notre émoi.

Le préjugé visant à confiner le combat politique mené par les FLAM en une simple reconnaissance de droits d’une communauté opprimée est doublement inconsistant. Ceci pourra être aisément saisi à travers deux grands exemples référentiels que sont les dénouements consécutifs des combats menés aux Etats-Unis et en Afrique du Sud pour l’éradication du racisme. Même si la combinaison de ces deux exemples ne restitue pas intégralement la réalité mauritanienne. Et de la les solutions adoptées restent largement en dessous des attentes visant à la reconfiguration de notre Etat dans ces fondamentaux. Fondamentaux dont l’ultime objectif tendrait à l’instauration d’une démocratie sociale, accessible et consacrant des libertés individuelles inaliénables.

Par ailleurs, le souhait de certains partis de l’opposition de circonscrire la bataille pour la refonte totale de l’Etat Mauritanien en un combat abolitionniste est parcellaire. Pour preuve, l’abolition de la pratique de l’esclavage aux Etats-Unis a débouché très vite dans une impasse. Les abolitionnistes peu enclins à restaurer les afro-américains dans leur droit entier s’accommodèrent vite d’un statu-quo qui plongea cette communauté dans un désarroi insoutenable.

Après les premiers espoirs suscités aux lendemains de la promulgation des lois abolitionnistes, le désenchantement gagna vite le rang des anciens esclaves qui jouissaient certes à l’époque du statut d’affranchi mais dans le fait étaient privés de toute citoyenneté. L’avènement des mouvements de lutte pour la reconnaissance des droits civiques exhuma ce problème suspendu.

Aussi, les Etats-Unis surpris en flagrante contradiction avec sa propre constitution ne pouvaient qu’admettre la persistance du racisme. Pourtant cette constitution, qui consacre une place inégalable aux libertés individuelles, n’a toujours pas épongé le passif humanitaire accumulé à l’égard des afro-américains.

Ainsi une fois que l’Amérique se réconcilia en partie avec elle, en généralisant le droit de vote, les dirigeants noirs américains s’en retournèrent dans les partis traditionnels. Bien que les démocrates, qui accueillirent en majorité ces leaders, parvinrent plusieurs fois à diriger l’exécutif de cette nation, ils n’arrivèrent pas à insuffler à cette communauté le partage du rêve américain.

De nos jours encore, la persistance de la marginalisation de la communauté afro-américaine laissent subsister un goût inachevé de ce combat si âprement mené. Cet échec n’est certainement pas à faire porter aux seuls dirigeants car les solutions de sortie de crise, qui s’offraient à eux pour parachever ce combat, étaient d’une extrême complexité.
Il en résulte que malgré la mise en oeuvre des réformes sanctifiées par des lois, les phases de transition ressemblent étrangement à des voies sans issues. Et cela tant que les changements attendus ne procèderont pas au renoncement de tout relent xénophobe.

Certes des opinions divergentes avanceront les arguments que la France et la Grande Bretagne ont trouvé une issue différente à ce problème ; Notamment dans les îles de l’océan indien et aux Antilles. Cependant il faudrait se rappeler que ni la France, ni la Grande Bretagne n’ont eu à partager un espace territorial commun avec les descendants des anciens esclaves.

D’un autre côté Les FLAM gagneront à se préserver de toute tentation visant à reconduire l’exemple de l’ANC. Si l’identification de la communauté noire sud-africaine victime d’un Etat raciste en une classe ouvrière exploitée était contextuelle ment justifiable. Ce choix se révèle dommageable pour ce parti et hypothèque beaucoup ses chances à réformer en profondeur les structures héritées de la période d’Apartheid. Une fois le problème institutionnel résolu, la gestion par l’ANC de la chose publique alimenta vite la controverse.

Ayant renoncé aux illusions d’une démocratie populaire tant galvaudée par les communistes, sans avoir entrepris une vraie politique de redistribution des richesses, l’ANC se heurte aux revendications légitimes du plus grand nombre. Les vaillants leaders de ce mouvement auront beau célébrer la dignité noire reconquise, ils ne pourront justifier leur maintien au pouvoir si la majorité de leurs compatriotes, qui se sont tant privés, tardent à voir leur condition de vie s’améliorer.

La fondation de la pensé politique des FLAM est contemporaine de la réalité mauritanienne en ce sens qu’elle place la question nationale au centre du débat publique. Cette pensée anticipe sur l’avenir en esquissant les traits d’une Mauritanie multiraciale.

L’engagement des FLAM pour le renoncement à tous les attributs d’un Etat raciste, renoue avec l’utopie d’un Etat égalitaire. La lutte pour ce renoncement a commencé en faisant la rétrospective de la pensée raciste fortement soulignée dans le Manifeste du négro-mauritanien opprimé . Elle se poursuit avec la demande persistante visant à un retour organisé des déportés. Elle ne se dissipera pas avant une abolition pleine et entière de l’esclavage.

De même que l’accent mis ces derniers jours pour traduire Maouya devant un tribunal pénal, restaure en grande partie une certaine idée de ce que devrait revêtir la stature d’un dirigeant consciencieux. La condamnation des crimes perpétrés sous Taya, en plus de doter la future nation mauritanienne d’une conscience collective, oeuvrera pour la mise à mort de la pensée raciste prévalant encore en Mauritanie. Car la subsistance d’une telle pensée laisse peu de prises aux réformes. Et ce n’est pas le déni de Ely ould Vall ou le baragouinage d’un Boidiel ou encore moins les gloussements d’une Nana Mint Mouknass qui tempéreront l’ardeur des Mauritaniens de voir enfin leur pays se muer en une république respectueuse des droits humains.

Enfin pour de nombreux négro-africains, Les FLAM constituent une synthèse érigée en ultime rempart pour ne pas laisser monter l’irrésistible envie de défaire le puzzle mauritanien. C’est beaucoup de cela avoir le courage d’être Mauritanien. C’est cette culture de responsabilité et de tolérance qui alimente et cimente le sentiment double de Flamiste et de Mauritanien.

La lutte continue !

Rennes le -22 -10-2005

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