Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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FLAMNET-AGORA: Ils ne renoncent pas à leur projet machiavélique …. par Ousmane Ba dit Kodda

Depuis que les FLAM sont de retour au pays natal, les extrémistes maures tapis dans l’ombre, en l’occurrence Nahdate El Bidane, relancent leur campagne de désinformation contre les FLAM en particulier et les négro-mauritaniens en général, arguant qu’ils viendraient du Sénégal et qu’ils seraient des immigrés en Mauritanie. Je peux comprendre que ce groupuscule de racistes appelle à voter pour les partis politiques mauritaniens dirigés par des maures, mais nul n’acceptera qu’on falsifie l’histoire de la Mauritanie peuplée de Halpulaar, de Soninké, de Wolof, de Hratin, de Maure et de Bambara.

S’il y’a bien des gens qui sèment la zizanie, la discorde et portent atteinte à l’intégrité territoriale de la Mauritanie c’est bien Nahdat El Bidane et comparses.

Les négro-mauritaniens ne doivent pas répondre aux provocations de ces racistes qui n’ont rien dans la cervelle que l’intolérance mais doivent rester en alerte à chaque instant pour contrecarrer les velléités d’extermination des négro-mauritaniens de la Mauritanie par ces nazis du 21 ième siècle.

L’état mauritanien devrait sévir contre les responsables de ce mouvement clandestin et intolérant.

Cependant ils doivent savoir que les déportations comme une lettre à la poste ou massacre gratuit des noirs mauritaniens nous ne l’accepterons plus et nous y opposerons farouchement par n’importe quel moyen.

 

  • Pour informer les Mauritaniens épris de paix et de justice, je vais revenir sur l’autonomie que proposent les FLAM dans leur politique générale. L’autonomie est par définition : « Situation d’une collectivité, d’un organisme public dotés de pouvoirs et d’institutions leur permettant de gérer les affaires qui leur sont propres sans interférence du pouvoir central ».

Dans cette définition triviale de l’autonomie dans le sens politique du terme on parle de collectivité d’une part et du pouvoir central d’autre part. Il n’y a point de séparation. En effet, c’est ce sens d’autonomie que les FLAM proposent comme projet politique pour la Mauritanie. Quels pouvoirs seront transférés aux régions ? Le sens des débats doit tourner autour de cette question.

Nous, nous pensons que nos régions doivent être dotées de pouvoirs autonomes leur permettant de mener à bien l’éducation, la santé et le développement économique et social de leur population ou région.

Depuis l’indépendance de la Mauritanie, on ne voit aucune amélioration dans nos conditions de vie en régions. Le système éducatif y est complètement détérioré, les soins médicaux inexistants. Pour couronner le tout on exproprie la terre des autochtones dans certaines régions au profit des affairistes venant d’autres cieux.

Les FLAM proposent un projet politique pour ‘un vivre ensemble’ dans le respect mutuel de nos différences. Tel était le sens politique du manifeste du négro-mauritanien opprimé et tel est le sens politique des FLAM après leur redéploiement en Mauritanie.

 

La lutte continue!

Ousmane Ba – FLAM-Europe de l´Ouest.

Paris-France.

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LES FLAM posent le débat autour de l’Autonomie.

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« Si nous devons, ensemble, regarder vers l’avenir, il nous faut d’abord nous résoudre à nous  regarder en  face, faire le bilan   de ces cinquante (50) dernières années, courageusement  en  dresser  le constat d’échec, mettre  en exergue les erreurs commises tout le long du parcours afin d’opérer  les  redressements  indispensables pour  avancer, résolument,  vers un meilleur devenir en commun. » Samba THIAM, Président des FLAM.

Après, donc, plus de cinquante ans d’indépendance, la Mauritanie n’a toujours pas réussi à adopter un système politique capable d’assurer la coexistence juste entre ses différentes communautés nationales. Le premier Président feu  Moctar ould Daddah, pour contrer les visées marocaines- disait-il, avait pu imposer sa vision d’un état unitaire fort,’’ trait- d’union- entre l’Afrique Noire et le Maghreb Arabe’’, et cela malgré l’opposition forte de certains leaders noirs. Si la forme d’État-nation ‘’implique que la  majeure partie de la population relève d’une seule et même nation’’ comme le dit Yves Lacoste, or l’acceptation de la structure unitaire de l’État fondée sur la souveraineté absolue de la nation représentant la communauté majoritaire n’a pas pu assurer une coexistence pacifique en Mauritanie. De plus, ce type d´État ne pouvait être considéré démocratique dans la mesure où il ne satisfait pas deux conditions essentielles: la participation des minorités au pouvoir politique et la limitation de l’arbitraire du pouvoir.

Ayant très tôt compris les difficultés de cohabitation et bien avant l’indépendance, certains leaders, issus de la communauté négro-africaine de Mauritanie, avait défini plusieurs options pour préserver l’intérêt équitable des différentes populations mauritaniennes: de la séparation pure et simple, et/ou du rattachement au Sénégal des régions du sud, la fédération, ou la bipolarité de l’exécutif. Tout ou presque a été proposé mais en face le pouvoir a toujours opposé la répression et/ou la fuite en- avant. Ainsi, le premier régime civil s’attelait avec force à combler le déficit démographique maure en faisant appel, dès 1958 aux Rgueibatt (4000 avaient répondu favorablement) et  en annexant le Sahara Occidental; mais aussi il adopta l’arabisation à outrance du système éducatif ; Et pour les mêmes raisons d’équilibre démographiques et d’arabité, le système de Ould Taya tuât et déportât les négro-mauritaniens.

Par conséquent, en Mauritanie, le racisme d’État et l’esclavage ont fortement freiné la construction de l’État unitaire, qui a fortement aliéné les aspirations du peuple noir mauritanien. Alors, il est peut-être temps de rechercher la solution politique dans l’option de l’autonomie des régions comme suggèrent les Forces de Libération Africaines de Mauritanie (FLAM). Dans cette optique, j’introduis, ici, différents types de cette notion d’autonomie.

En effet, Il existe plusieurs types d’autonomie qui souvent se recouvrent. Et que l’on peut distinguer sous deux formes:

– Autonomie à base territoriale : Dans ce groupe, on peut inclure l’autonomie régionale, l’autonomie territoriale à statut spécial et l’autonomie locale.

– Autonomie à  base personnelle

Dans ce groupe on peut classer les autres formes d’autonomie: culturelle, économique, et administrative. Cependant, une superposition existe presque toujours entre les différentes solutions; ces trois derniers types peuvent faire partie à la fois de l’autonomie territoriale et personnelle. La meilleure démarche est la combinaison qui peut correspondre aux caractéristiques  socio- culturelles,  économiques et géographiques de la région.

L’autonomie renvoie avant tout à un transfert de compétence et non à une simple délégation des pouvoirs; plus qu’un statut politique, l’autonomie est un aspect qui permet d’attribuer sur la base d’une négociation avec l’État et dont la finalité est de préserver, protéger et promouvoir la différence. Puisqu’ il n’existe pas un modèle d’autonomie capable d’apporter des solutions uniformes applicables partout, nos acteurs politiques doivent tenir compte des spécifiques historiques, géographiques, culturels et économiques pour développer un plan d’autonomie. Ce projet doit être achevé graduellement en respectant les équilibres de notre société. Un programme trop radical visant à atteindre une solution immédiate pour les problèmes de minorités, qui n’ont pas été résolus durant des décennies (sans parler de la mémoire historique conflictuelle) ne peut qu’aggraver la situation déjà très précaire de la Mauritanie. Un projet d’autonomie doit pouvoir compter sur l’appui de la société civile et ne doit pas être exclusivement fondé sur l’appartenance ethno- culturelle. Comme l’affirme Micheal Keating, l’un des impératives d’un régime d’autonomie est d’être ouvert aux influences extérieures, particulièrement sur le plan culturel.

L’autonomie est un partage du pouvoir fondé sur un consensus entre majorité et minorité qui tire son origine du concept de la subsidiarité; c’est –à-dire que dans le cas où le pouvoir local et régional peut assurer une efficacité de meilleure gestion que celle du pouvoir central,  les décisions doivent y être prises.

Si les minorités représentent dans leur région d’habitat la majorité de la population, cette région devrait obtenir une autonomie territoriale à statut spécial, ce statut devrait inclure:

– Une reconnaissance juridique du statut linguistique de la région

– Un système d’enseignement tenant compte des valeurs et besoins d’un tel groupe.

– Un organe législatif

– Une structure administrative, y compris une unité de police régionale

– Un système judiciaire qui soit responsable des affaires du territoire en question et qui reflète la composition de la population de ce territoire

– Des mesures pour une surveillance internationale appropriée

– Une autonomie fiscale.

– Une définition du statut d’autonomie par la constitution.

– Un système de discrimination positive en faveur des personnes qui appartiennent à un autre groupe ethnique que celui de la majorité dans la région.

Il est nécessaire à une région de disposer d’institutions autonomes qui lui permettent de créer un lieu de débat et de décision, d’élaborer des politiques, de conférer légitimité aux décisions et défendre l’intérêt de la collectivité au niveau de l’État et au plan international.

Les groups et les personnes appartenant à une communauté minoritaire devront avoir le droit de disposer des pouvoirs législatifs et exécutifs autonomes pour gérer leurs propres affaires. Ceci afin de permettre aux communautés minoritaires de pleinement participer à la vie publique grâce à la garantie d’une représentation des institutions politiques. Par pouvoirs législatifs et exécutifs, nous définissions la capacité politique de la gestion de toutes les affaires touchant aux intérêts d’une communauté ethno- culturelle dans la préservation de leur identité culturelle et nationale, et dans son développement socio-économique, au niveau législatif, gouvernemental, administratif et jurisprudentiel. Le droit à l’autonomie est lié aux droits collectifs. A notre avis, la reconnaissance juridique d’une communauté comme sujet de droit est souhaitable pour la création d’un cadre juridique et institutionnel garantissant les étapes suivantes de l’autonomie:

1- Choix libre d’identité

2- Libre expression d’appartenance à une communauté ethno- culturelle

3- Auto-organisation c´est à dire la possibilité de choisir librement la forme d’autonomie tout en considération les intérêts de la majorité constituante de l’État

4- Auto- gestion et auto-administration. La constitution de l’État doit garantir les droits collectifs par une clause spéciale qui lie le droit à l’autonomie à l’intégrité territoriale de l’État. La reconnaissance de l’autonomie implique la loyauté envers l’État et le respect de sa souveraineté et de son intégrité territoriale.

Les droits culturels des minorités doivent être respectés. L’État mauritanien doit permettre aux minorités  de conserver et de développer leur identité culturelle et de créer et gérer leurs propres établissements privés d’enseignement et de formation. Il doit aussi garantir le libre fonctionnement des medias dans les langues minoritaires et la circulation sans entrave des informations. Une allocution du budget de l’État devrait être accordée aux minorités dans le but de préserver leur identité culturelle.

“La démocratie, ce n’est pas la loi de la majorité, mais la protection de la minorité” (Albert Camus)

Quelle que soit la solution adoptée, quelle que soit sa finalité, il apparaît vital, surtout dans les situations de crise, de prendre en compte les revendications des minorités et de ne pas les laisser insatisfaites, bref d’entamer des négociations. Ainsi, les risques inhérents à l’ignorance des revendications des minorités dans certains cas peuvent dépasser ceux liés à la possibilité que la mise en place de structures autonomes s’accompagne de frictions ou d’incompatibilités avec les droits de l’homme’’.

En élaborant des formes d’autonomie adaptées, il serait possible de prévenir les conflits ethniques qui menacent la sécurité de la Mauritanie.

 

La lutte continue !

 

Amadou Mody THIAM- Cincinnati- Ohio-USA

 

FLAM – Amérique du Nord

    

 

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Mauritanie : Quel modèle de gouvernement choisir ?

altLa Mauritanie, indépendante depuis 1960 continue de faire face aux difficultés de cohabitation entre ses différentes communautés. La composante  noire, y compris harratine, vit dans une situation de discrimination raciale et de précarité dont les membres  doivent se justifier en permanence de leur appartenance à ce pays, alors que les arabo-berbères ou maures jouissent d’office de leur citoyenneté pleine et entière. C’est dire combien le concept de l’Etat unitaire a échoué chez nous.   Dès lors, pour être viable, la Mauritanie doit changer d’option et trouver un autre modèle de gouvernement qui appellerait à plus de participation du peuple mauritanien dans l’avenir politique du pays. De mon point de vue, l’autonomie des régions serait l’outil politique qui pourrait rectifier ces erreurs historiques.
 
Ainsi, il est nécessaire d’approfondir nos réflexions sur le concept de ‘’ l’autonomie dans le cadre politique, économique et administratif des régions’’. Pour lever tout équivoque, je dis d’emblée que par autonomie, j’entends différentes régions qui s’auto- gouvernent partiellement par ses propres lois mais sans séparation les unes des autres. Par conséquent, j’entrevois un certain nombre de justifications qui se situent à deux niveaux. Sur le plan général d’une part  et sur le plan spécifique  eut égard  à nos propres réalités d’autre part.  En général il y’a trois grandes raisons qui justifient le choix des communautés à être indépendantes de l’Etat central.
 
          L’autonomie comme gage de légitimité de l’autorité nationale. Dans certains pays l’autonomie est adoptée dans le souci de donner  aux différentes nationalités une certaine indépendance pour gérer leurs  propres  affaires. L’idée est que les différentes ethnies et les minorités puissent être indépendantes dans leurs affaires locales, par exemple dans les domaines de l’éducation, la culture, et de leur développement économique. Ainsi, ces peuples auront un certain sentiment de sécurité et seront beaucoup plus disposés à accepter la légitimité  de l’autorité nationale.
 
          L’autonomie comme garantie de balance de pouvoir entre les partis. Elle est souvent choisie pour faire partager le pouvoir entre différents partis politiques  pour éliminer l’accaparation de tout le pouvoir par un puissant parti unique.
 
          Enfin l’autonomie comme un principe fondamental à la notion de la Démocratie. La participation de tout le monde dans la chose politique est primordiale au bon fonctionnement des institutions  démocratiques, et surtout si cette participation venait de la base.
 
Sur le plan spécifique de la Mauritanie nous pouvons distinguer des justifications théoriques et celles basées sur le plan pratique. Dans notre pays, non seulement les trois grandes idées déjà énoncées sont valables, en plus nous pouvons dire qu’il n’y a jamais eu de contrat social qui est nécessaire dans toute vie commune des différentes populations. Je veux dire par là- qu’il n’y a jamais eu de referendum à la veille et/ou après  l’indépendance du pays qui scellerait l’idée de l’état unitaire tel qu’il est établi actuellement. Le congrès d’Aleg n’avait pas la légitimité suffisante pour jouer ce rôle. Alors, l’autonomie serait une manière de rectifier le tir afin de voir un peu plus clair  sur les choix des différentes populations qui habitent notre pays. Ce n’est de secret pour personne, que l’Etat unitaire en Mauritanie a failli. Pour preuve l’existence même des Forces de Libération Africaines de Mauritanie (Flam) et Touche pas à ma nationalité (TPMN) confirmerait cet état de fait.
 
Sur le plan pratique, la politique de proximité au niveau local permettrait  d’attirer  beaucoup plus de citoyens à la chose politique. Un gouverneur ou un préfet élu par la population locale serait obligé de prêter plus d’attention aux intérêts de ceux qui l’ont élu. Ce qui est sûr, les récents évènements de Kaédi n’auraient pas eu lieu si les autorités administratives (quel que soit leur ethnicité) étaient élus par les populations locales avec une possibilité de révocation à tout moment en cas de forfait grave. Ce qui est contraire à  la présente situation où l’autorité administrative est nommé par un lointain président de la république qui est retranché  dans sa tour d’ivoire à Nouakchott et qu’il sert comme bras de rallonge. L’instinct premier de toute autorité est de garder son pouvoir aussi longtemps que possible. C’est pourquoi elle (l’autorité) fera tout pour satisfaire le désir de ceux qui sont à  la source de son pouvoir, qu’il émane du président de la république ou du peuple.
 
Sur le plan économique, comme dirait Jack Lang ‘’ l’autonomie est une condition de l’efficacité’’. Alors, les programmes de développement de nos communautés seront beaucoup plus viables et efficaces dans le cadre de l’autonomie des territoires. En effet, la proximité du terrain donne plus d’objectivité par rapport aux besoins réels de la population et présente moins de risques dans la dilapidation des fonds. C’est d’ailleurs pourquoi, aujourd’hui l’aide au développent internationale s’oriente de plus en plus vers le financement direct des programmes de développement initiés et contrôlés par les populations locales. Par exemple USAID plaide de plus en plus pour le financement destiné à l’aide direct des populations au dépend de ceux qui passent par le canal habituel de l’Etat.
 
Bien que ces raisons objectives pour l’autonomie militent pour la fin de la discrimination raciale et pour l’égalité de tous les mauritaniens, certains, par complaisance et/ou par ignorance, verront cette réflexion d’un mauvais œil. Ils vont surement brandir l’arme selon laquelle ‘’l’unité nationale serait menacée par cette velléité autonomique ‘‘. Avant même de prendre le temps de finir de lire cet article, ils vont conclure que l’idée de l’autonomie n’est autre chose que la sécession du sud.  Ils répéteront qu’il y’a  beaucoup plus de choses qui unissent les mauritaniens que ce qui les séparent, en citant l’Islam comme religion de tous les mauritaniens. A ceux-là je leur oppose la réalité que nous vivons. En Mauritanie, les différentes communautés (Noires et Arabo-Berbères) vivent les uns à côté des autres, mais pas les uns avec les autres. Cette réalité est visible à l’ œil nu. Il suffit de prêter attention à la concentration démographique de chaque communauté dans les différents quartiers de Nouakchott. Ou même, regarder la composition de ceux qui participent aux manifestations de protestation de tous les jours contre le système. Si la majorité des mauritaniens est musulmane et que la religion devait être un factor d’union, nous sommes différents  sur la manière de pratiquer l’islam. Par exemple, les noires laisseront leur position de guerre pour s’acquitter de leur devoir religieux au moment de la prière du vendredi, pendant que les autres (les maures) profitent de cette période de recueillement religieux pour reprendre les positions de leurs adversaires. Les événements de Sylla- Rindiaw-Belinabe dans un conflit foncier sont édifiants dans cette différence. Il est donc clair que les différentes communautés n’ont pas les mêmes préoccupations.
 
Alors, pour conclure, je suis convaincu que l’option de l’autonomie est un moyen approprié pour sortir la Mauritanie de cette injustice sociale qui n’a que trop duré. C’est pour cette raison que je me réjouis et soutiens le choix des Flam de prendre cette option comme pilier central de leur stratégie politique. Je suis encore plus heureux de voir  Président Ibrahima Moctar Sarr de l’AJD/MR parler de ‘’décentralisation très avancée’’ comme solution politique en Mauritanie. En définitive j’appelle tous les progressistes mauritaniens à faire de cette option la leur  car il est de la responsabilité de tous de trouver une solution juste pour notre peuple. Il  y va de l’intérêt de toute la Mauritanie.
Mamadou Barry
USA           
 
 

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FLAMNET-AGORA 25ème anniversaire de la mort en détention de nos martyrs de Oualata par Boye Alassane

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Quand le lieutenant Oumar prit la gestion du fort de Oualata, le mal était déjà fait. Il y avait déjà un mort. Et plusieurs détenus étaient gravement malades, tandis que les autres étaient squelettiques, affamés. Ten Youssouf Guéye, notre doyen, qui souffrait depuis plusieurs jours déjà, voyait son état de santé s’empirer sérieusement.

Ten Youssouf Gueye était si souffrant que Bâ Mamadou Sidi s’était entièrement disponibilisé pour être à son chevet et lui fournir les maigres soins dont il disposait. Nous avions obtenu qu’il soit mis dans un local libre, accolé à notre salle côté nord-est. Là, il pouvait trouver plus d’aération et de tranquillité. Il avait beaucoup maigri en peu de jours. Son visage était devenu hâve. Sa voix, forte et claire s’était presque éteinte. Il parlait avec beaucoup de peine et ses propos étaient entrecoupés par la douleur. Il était dans cet état quand le lieutenant Oumar ould Boubacar arriva au fort vers le 31 août 1988.

Bâ Mamadou Sidi avait installé Ten Youssouf Gueye dans la cour du fort près de la porte d’entrée de notre salle. Il était près de 18 heures. Le lieutenant Oumar vint vers Ten Youssouf Gueye couché sur sa couverture. Il lui prit affectueusement la tête entre ses mains, et comme pour être certain d’être bien entendu par lui, se pencha sur son visage, le questionna sur sa santé. Image saisissante, émouvante, inoubliable : Ten Youssouf Gueye rassembla tout ce qu’il lui restait d’énergie, essaya de redonner à sa voix habituellement forte et claire, présentement tremblante, tout son tonus, malgré la douleur qui se lisait sur son visage, et comme s’il avait conscience d’émettre sa dernière volonté, il voulut s’assurer que tous ses propos fussent entendus, articula aussi fort que le permettait son état, à l’intention du lieutenant Oumar toujours penché au-dessus de lui :

– Lieutenant Oumar, vous n’allez pas laisser mourir comme un chien l’un des hommes de culture de ce pays ?
Toujours penché au dessus de lui, d’une voix émue, le lieutenant Oumar lui répondit :
– Non, tranquillisez-vous, tout sera fait pour que vous soyez évacué rapidement afin de bénéficier de soins appropriés.

Dans la même nuit, le lieutenant Oumar regagna Nema. Le lendemain 1er septembre, Ten Youssouf Gueye fut évacué à bord d’une land Rover de la garde. Malheureusement, quand il y arriva, le lieutenant Oumar était en mission d’inspection dans la région de Nema. Le Wali était, lui aussi, absent de Nema. Par rapport au cas du détenu Ten Youssouf Gueye, il y avait une sorte de vacance de pouvoir. Ces deux autorités semblaient être les seules habilitées à décider de l’hospitalisation de Ten Youssouf Gueye. Puisque tous les autres responsables (préfet, gouverneur adjoint), refusèrent de prendre la responsabilité de son hospitalisation. Conséquence tragique d’une telle vacance de pouvoir et du refus des responsables administratifs sur place d’engager leur responsabilité : Ten Youssouf Gueye agonisant, évacué d’un fort-mouroir pour être hospitalisé, se retrouva, malgré son état, dans la prison des détenus de droit commun de Nema. C’est dans cette prison qu’il expira dans la nuit de 2 septembre 1988. Sans sépulture, il serait enterré dans une tombe anonyme dans un cimetière de Nema. Telle fut la fin de l’un des plus prestigieux écrivains[2] et homme de culture de la Mauritanie. .

Lire la suite du témoignage :

 

Tonton Ten Youssouf Gueye

«J’étais à Oualata»  

 

 

                        – Tonton, si Allah nous prête vie et santé, et qu’un jour il fait que nous sortions d’ici libres, tu ne manqueras certainement pas d’écrire un livre sur nos conditions de détention à Oualata ?

Ten Youssouf Gueye (c’était lui Tonton. Ainsi avait-il voulu que Bâ Mamadou Sidi et moi, l’appelions. Lui, nous appelait «mes neveux) sourit et me dit :

– J’ai déjà en tête le titre du livre. Je peux te le révéler. Il sera intitulé : J’étais à Oualata. C’est alors seulement que je pus comprendre et donner une signification à certains gestes et comportements de Tonton Ten Youssouf Gueye qui avaient attiré mon attention mais que j’avais mis sur le compte de la curiosité. Il était exempté des travaux mais aimait souvent sortir avec les détenus lors des travaux. Il cherchait à toucher du doigt tous les travaux que les détenus effectuaient, même s’il en était dispensé. Un jour, il exigea même de transporter avec nous les bidons de soixante-dix litres d’eau du puits jusqu’au fort. Il y mit si bien des poings et des pieds que nous finîmes, malgré nous, par accéder à son désir. Et ses sorties n’étaient pas seulement celles d’un promeneur à la recherche de l’air pur. Il se livrait aussi à de véritables observations. Il scrutait les lieux, le paysage, la ville qu’on pouvait apercevoir. Il regardait longuement les murs du fort qu’il lui arrivait de tâter souvent.

Quand il me confia qu’il avait bien l’intention, un jour, d’écrire sur notre détention, alors, toutes ces images me revinrent à l’esprit. Je compris que ces observations étaient plus que le fait d’un curieux. Elles m’apparurent comme le travail préparatoire de l’écrivain qui avait un livre en gestation. En fait Tonton Ten Youssouf Gueye observait pour filmer, mémoriser le milieu, l’environnement physique, le cadre du récit qu’il se proposait d’écrire. Quand il me communiqua le titre de son futur livre, je ne voulus point en demander davantage ; comblé que j’étais par la satisfaction d’avoir eu le privilège de partager un secret bien gardé : le titre d’un livre encore en gestation d’un écrivain talentueux. Je me réjouissais plutôt à l’idée que sous sa belle plume, toutes les péripéties de notre effroyable détention seraient immortalisées.

Depuis que je lui fis savoir que son fils Ten Daouda Gueye était mon ami d’enfance, tonton Youssouf Gueye me prit en estime. Je dirais même qu’il m’adopta. Si tant est que, d’un détenu à un autre, dans les conditions qui étaient les nôtres, on puisse parler d’adoption.
Je devinai – il me le confirmera plus tard – qu’à travers moi, ce qu’il voyait aussi, en permanence, c’est son cher Ten Daouda Gueye. Ce sentiment, qu’il avait de percevoir son fils à travers moi, créa entre nous des liens solides et continus. Il m’estimait. Je le respectais, l’admirais pour son immense culture. Ces liens privilégiés qui s’étaient tissés entre nous m’autorisaient à le côtoyer quand je le voulais. À le questionner sur n’importe quel sujet : culture, histoire, géographie, son expérience de diplomate, le métier d’écrivain, son oeuvre littéraire, etc. Il s’en réjouissait. Il aimait communiquer, parler, mais savait aussi beaucoup écouter. Quand on le questionnait, il répondait toujours avec enthousiasme et un sens pédagogique remarquable.

Né en 1928 à Kaeïdi, tonton Youssouf Gueye était l’un des premiers cadres de la Mauritanie. Sorti de l’école normale William Ponty du Sénégal, après avoir enseigné en Mauritanie pendant plusieurs années, il entama une carrière de diplomate qui le conduira à Bruxelles et à New York. En tant que responsable de l’OTA (Office du Tourisme Africain), il effectuera un séjour à Paris dans les années 70.

Il était profondément imbu de la culture occidentale autant que de sa culture africaine. Toutes deux cohabitaient en lui dans une parfaite harmonie. L’histoire du Fouta n’avait pas de secret pour lui. Il en parlait avec autant d’assurance et d’aisance, qu’il parlait de l’histoire de la France de Hugues Capet à Napoléon Bonaparte, en passant par Louis XVI.

Pendant notre séjour à Oualata, il fit des conférences magistrales sur l’histoire du Fouta et de la France. Les lieutenants Dia Abdarrahmane et Kane Mamadou lui avaient demandé des exposés sur Napoléon Bonaparte. Il accepta. Ainsi, voyait-on, presque chaque jour, entre 13 heures et 15 heures, Dia Abdarrahmane et Kane Mamadou, munis de leur cahier et stylo, auprès de tonton Youssouf Gueye. Pendant plus d’un mois, il leur parla avec talent, de la vie et de l´oeuvre de l’un des plus illustres Français.

Ces conférences étaient d’autant plus remarquables et admirables qu’il les faisait dans des conditions de détention pénibles, sans préparation, sans notes, sans documentation. Et pourtant, à l’entendre parler avec calme et une telle assurance, en égrenant des dates et des détails précis pour illustrer ses propos, on eut dit qu’il lisait des notes longuement et soigneusement préparées. Avant de passer à l’exposé suivant, il interrogeait toujours ses deux détenus-étudiants pour s’assurer que l’exposé précédent avait bien été assimilé. Ses deux détenus-étudiants étaient studieux. Cela l’enthousiasmait. Sa tâche s’en trouvait facilitée.

Tonton Youssouf Gueye prenait aussi beaucoup soin de sa personne. Quand il en avait la possibilité, chaque matin, il se rasait la barbe et arrangeait sa moustache. Il veillait à son hygiène corporelle autant que les conditions de détention le lui permettaient.
À l’intérieur de la salle, pendant que par petits groupes les détenus bavardaient, parlaient de tout et de rien, on voyait souvent le doyen seul, couché, plongé dans de profondes méditations. Quand, dans ces moments-là, on l’entendait marmonner, ou qu’on le voyait brusquement relever la tête et braquer son regard, qui pouvait être dur, dans la direction d’un groupe de détenus, avec un balancement désapprobateur de la tête, il n’y avait pas de doute à se faire : tonton Youssouf Gueye venait d’entendre une énormité proférée par quelqu’un. Son ouïe très fine lui permettait d’entendre involontairement beaucoup de choses dites loin de lui. Vos propos étaient captés par les oreilles de tonton quand vous croyiez qu’ils ne l’étaient que par votre vis-à-vis…
Il avait aussi de l’humour. Et il ne se privait pas à l’occasion de s’en servir.

Parmi les détenus de droit commun… il y avait un véritable mythomane. Tonton Ten Youssouf Gueye disait de lui : «Quand vous le voyez se remuer, ses narines s’élargir, sa tête tourner de gauche à droite, comprenez qu’il s’apprête à dire des mensonges. Mentir chez cet homme semble être un besoin physiologique ».

Ten Youssouf Gueye pouvait aussi être taquin. Vers le mois de février 1988, un brigadier-chef nommé Lehbib fut muté au fort. Il paraissait seconder le régisseur l’adjudant Boubaly. Il traitait pratiquement tous les problèmes liés à nos conditions de détention, et aimait se donner des airs de quelqu’un de très important. Très vite nous oubliâmes son nom Lehbib, pour ne plus l’appeler que par le sobriquet de «Sareedu» que lui avait donné tonton Youssouf Gueye. «Sareedu» est la prononciation en pulaar de la quatorzième lettre de l’alphabet arabe qui se lit sâd. Littéralement traduit du pulaar, le terme «Sareedu» veut dire le sâd ventru. Le terme «Sareedu», qui évoque l’image du ventre, est utilisé dans les écoles coraniques traditionnelles du Fouta par les maîtres pour mieux faciliter la mémorisation de l’alphabet arabe par leurs petits élèves. Plusieurs lettres de cet alphabet se voyaient ainsi attribuées une terminaison en pulaar qui renvoie à une image bien précise. C’était là un procédé pédagogique pour faciliter l’assimilation de l’alphabet par les élèves.

Le brigadier-chef «Sareedu» présentait plusieurs traits caractéristiques. Il était le seul parmi les gardes à avoir une pipe et une tabatière kilométriques dont la beauté attestait qu’elles étaient passées entre les mains d’artisans chevronnés. Court et trapu, ses oreilles se dressaient sur une tête de forme triangulaire. Il avait un gros ventre. Et c’est ce gros ventre qui inspira à tonton Youssouf Gueye le surnom de «Sareedu». Et à dire vrai, le ventre du brigadier-chef Lehbib ressemblait et évoquait la lettre «Sareedu».

Ainsi était tonton Youssouf Gueye. Valeur intellectuelle sûre, homme de culture, l’auteur de «Rella Galo Thiongane ou les voies de l’honneur» nous aurait produit, si son projet de livre avait pu se concrétiser, l´oeuvre littéraire maîtresse de sa vie. À la fois témoin et acteur, il aurait sans aucun doute mis tout son talent d’écrivain, sa prodigieuse mémoire et son style suave à la rédaction de J’étais à Oualata : récit de notre détention.
Nous aurions eu là, avec sa plume savoureuse, une brillante radioscopie de l’un des visages hideux et exécrables du racisme d’État en Mauritanie : le système carcéral raciste.
Hélas ! il ne survécut pas aux terribles conditions de détention de Oualata. Il en mourut. Avec lui, J’étais à Oualata, dont la rédaction mentale était sans doute presque achevée. »

Boye Alassane Harouna

WWW.FLAMNET.INFO

1 septembre 2006

REF:
[1] J’ÉTAIS À OULATA- LE RACISME d’État EN MAURITANIE- L’Harmattan, 1999. Page 131 à 137
[2] Parmi les textes de Ten Youssouf Gueye :
– Rella Galo Thiongane ou les voies de l’honneur (roman)
– À l’orée du Sahel (recueil de nouvelles)
– Quelques aspects de la littérature pulaar

 

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FLAMNET-ARCHIVES : 25ème anniversaire de la mort en détention de nos martyrs de Oualata ; BIOGRAPHIE DE BA ALASSANE OUMAR Par la famille du martyr

altAlassane Oumar BAH naquit le 20 janvier 1949 à Niamey au Niger, pays qu’il quitta depuis sa tendre enfance. Son père, Oumar Abdoulaye BAH décédé le 15 septembre 1981, est originaire de Cidee, un village situé à 5 km à l’est de Boggee, dans le pays des HalayBe. Après sa retraite en 1958 avec le grade d’adjudant de la gendarmerie et médaillé militaire et décoré de la Légion d’honneur, il s’installa à Boggee. Sa mère, Fatimata Adama DIA est décédée le 17 août 2004 à Boggee. Elle était issue d’une nombreuse famille d’une vingtaine de frères et soeurs.

Alassane Oumar BAH entra à l’école primaire en 1956 à Demet où il vivait avec son grand-père. Puis il allait terminer ses études primaires à Saarandoogu BaabaaBe où il obtint son certificat d’études primaires et réussit à ses examens d’entrèe en 6ème en juin 1965. Ce qui lui permit d’entrer en octobre de la même année au collège de Boggee.

Il finit par abandonner ses études secondaires en 5ème pour faire sa carrière dans la Gendarmerie nationale, encouragé par son vaillant père. Il fit sa formation à l’Ecole de la Gendarmerie de Rosso. Sa première affectation fut à Tidjikja. Ce qui lui permit de parcourir la région administrative du Tagant où il apprit à parler couramment le Hassâniya. Deux années plus tard, il fut affecté à la Brigade de Gendarmerie de Selibaabi dans le Gidimaxa où sa compétence fut très appréciée par ses supérieurs. Sa générosité, son humanisme lui attirèrent la grande estime de la population de Selibaabi qui n’oublie pas et garde toujours de bons souvenirs de ce Kalajjo (ressortissant du pays des HalayBe). Après Selibaabi, il fut affecté successivement à KayhayDi, à Timmbadara où il sera adjoint au commandant de brigade, à Ayoun el Atrouss et à Neema.

 Alassane Oumar BAH fut orienté dans la branche du secrétariat et passa avec succès tous les examens professionnels : 1er, 2è degré….., Maréchal des logis chef.En 1977, il fut affecté alors à la Compagnie de Gendarmerie de KayhayDi comme chef secrétaire. A l’époque, aucun message chiffré n’avait de secret pour ce brillant Maréchal des logis chef. En 1978, il eut l’occasion de faire une formation au Maroc. A son retour il monta au grade d’adjudant. Il est affecté alors au Secrétariat du Comité militaire de salut national (C.M.S.N.) puis un peu plus tard au S.E.R.A.D.

En 1985, Alassane Oumar BAH eut une nouvelle occasion d’effectuer une seconde formation à l’étranger, cette fois en France. Avec son nouveau grade d’Adjudant chef de la gendarmerie, il resta au Service administratif et de la comptabilité jusqu’à son arrestation en octobre 1987. Condamné en prison à perpétuité lors du fameux procés du mensonge organisé par le régime du colonel Maouya Ould Sid’Ahmed Taya et son allié, le colonel Ely Ould Mohamed Vall, il fut transféré le 9 décembre 1987 à Oualata, après les exécutions capitales de ses camarades, les lieutenants Saydou SIH, Seydi BAH et Amadou SARR 3 jours auparavant.

A la prison mortuaire de Oualata, Alassane Oumar Abdoulaye BAH, Alassane Fatimata Adama BAH sera marqué physiquement, mais avec beaucoup de dignité, jusqu’à son décés survenu le jeudi 26 août 1988, par les séquelles des tortures que lui avaient fait subir ses geôliers beydanes.

Alassane Oumar Abdoulaye BAH, Alassane Fatimata Adama BAH était marié et père de sept enfants. Toute sa famille vit aujourd’hui, avec dignement le sacrifice de leur père et la lutte continue.

 La famille du feu Ba Alassane Oumar

 

FLAMNET- le 26 août 2006

www.flamnet.info

 

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