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FLAMNET-AGORA: Parler de décentralisation ne constitue pas une hérésie!
A peine la proposition d’autonomie des Forces de Libérations des Africains de Mauritanie (FLAM) présentée, lors du dernier congrès de ce mouvement tenue le 29 août à Nouakchott, qu’une partie de la classe politique, particulièrement celle proche du pouvoir, est vent debout pour dénoncer un séparatisme rampant. Ould Maham promet de combattre « les extrémistes et les promoteurs de la division ». Le président du Ravah est allé encore plus loin en appelant les autorités du pays à « frapper d’une main de fer sur tout groupe ou individu à tendance raciste ou séparatiste ».
Pourtant l’organisation de la Mauritanie en régions autonomes ou la mise en place d’une décentralisation très avancée est une proposition de bon sens. Il est clair que ceux qui ont menacé le Président des FLAM et les militants de son mouvement sont en déphasage des réalités d’aujourd’hui et n’ont jamais pris la peine de s’intéresser un tant soit peu aux évolutions en cours dans leur pays. Sinon ils auraient remarqué que l’autonomie, la décentralisation (poussée ou non) et la déconcentration sont des concepts à la mode et une tendance lourde dans notre monde actuel et que la Mauritanie en prendra le chemin tôt ou tard. Sinon ils auraient découvert qu’il a existé un projet de Livre Blanc de la Décentralisation en Mauritanie initiée par l’ancien ministère de la Décentralisation et de l’Aménagement du Territoire et soutenu tout le long de son élaboration par le ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation. Le projet a été financé par la coopération espagnole.
Ce Livre Blanc de la Décentralisation « propose un état des lieux de la décentralisation en Mauritanie » sans tabous et parle de l’évolution future de certaines divisions administratives de l’état central vers un cadre de collectivité territoriale autonome (commune et région). Voilà le terme « autonomie » lâché depuis Décembre 2009 et pas un seul homme politique n’a accusé les ministères concernés ni les hommes qui ont réalisé ce livre de séparatistes ou de promoteurs de la division.
Les auteurs du Livre Blanc trouvent que « la décentralisation est un mode d’administration qui vise à favoriser l’épanouissement de la démocratie locale et participative ». Ils vont même jusqu’à affirmer que « le respect de l’unité n’interdit pas de déterminer le lieu de l’impulsion politique, qui peut se placer au niveau du pouvoir central, ou au plus près des populations administrées constituées en collectivités reconnues ». Enfin toutes les déclarations des Premier Ministre depuis 2007 ont comporté un volet « Décentralisation et Aménagement du Territoire » confirmant la priorité qu’accordent les gouvernements successifs à cette tendance. Comme le remarquent les auteurs du Livre Blanc, « le mouvement ne semble plus devoir reculer ».
Sur le principe, les FLAM ont raison de proposer plus de décentralisation dans la gouvernance du territoire et relancer le débat sur un sujet d’avenir. Par contre le contenu de leur proposition est, à mon avis, plutôt succinct, et le découpage envisagé est loin d’être révolutionnaire et réaliste.
C’est une réalité, et les auteurs du Livre Blanc n’ont pas manqué de le souligner, plus le territoire est vaste, plus les relais locaux sont indispensables. Proposer 4 régions seulement pour un pays de plus d’1 millions de km2 c’est rendre ces entités ingouvernables localement. Ce découpage fut d’ailleurs expérimenté sur le terrain, à une unité près, par le colonisateur dès 1907. L’arrêté du 23 novembre 1912 confirme donc le découpage du territoire en 5 cercles : l’Adrar, le Trarza, le Brakna, le Gorgol et le Tagant. Puis viendront 5 autres cercles compléter le quadrillage du pays par l’administration coloniale : le Guidimakha, l’Assaba, les 2 Hodhs (qui dépendaient du Soudan français) et le Tiris Zemmour. Plus tard et bien après l’indépendance, 2 autres régions verront le jour (Dakhlit Nouadhibou et l’Inchiri) en plus du district de Nouakchott. Ce découpage, on le voit, a une réalité historique qu’il ne faut pas négliger.
Il est vrai que, comme le soulignent les auteurs du Livre Blanc, « ces régions présentent de fortes disparités en termes de superficies, de population et de ressources ». Elles sont même source d’injustice en ce qui concerne la représentation de chacune au niveau du Parlement. (Ce volet fera l’objet d’un écrit prochainement). Il est donc nécessaire, dès lors que l’on a retenu le principe d’une décentralisation, de réaliser un nouveau découpage du territoire comme le veulent les FLAM mais pas celui qu’elles proposent.
Parce que le Diable se cache dans les détails, je vois mal les Soninkés accepter de se séparer d’une région (le Guidimakha) où ils sont les leaders pour se diluer dans une autre région (Fuuta-Waalo Barak-Guidimakha) dominée par les halpuulars où ils n’auront, au mieux, à jouer que les seconds rôles. Les Wolofs sont aussi dans le même cas puisqu’ils arrivent cahin-caha à exister au Trarza alors que dans la région englobant toute la vallée, ils le pourront de moins en moins. Et il n’a pas été question de la forte minorité hassanophone, historiquement souvent implantée dans la vallée, et qui voudrait continuer à jouer le rôle qui était le sien dans les anciennes entités du Gorgol, du Brakna et du Guidimakha.
Oui ! Il faut donc réinventer de nouveaux équilibres qui peuvent, cette fois, passer par les régions existantes dont les contours peuvent être modifiés pour la circonstance. Dans tous les cas, la gestion des collectivités territoriales depuis le centre a montré ses limites. Et toute réforme régionale ou toute décentralisation non accompagnée par une réforme de l’Etat est vouée à l’échec. En cela, la proposition des FLAM est intéressante et « mérite d’être discutée » comme l’a dit le Président de Tewassoul. Parler de décentralisation, de déconcentration ou même d’autonomie ne constitue pas une hérésie dans un pays qui se veut démocratique.
Ahmed Jiddou ALY
Racisme: Lettre « poignante » d’une étudiante « africaine » aux Tunisiens !
« Je me présente, Mariam Touré, pour les intimes « Karaba », pour la plupart d’entre vous « Kahloucha » « Guirda Guirda ». Je suis, officiellement, une Malienne (mais selon certains de vos dires, de nationalité « Africaine ») qui vit depuis près de 3 ans en Tunisie ou pays européen pour d’autres.
En quittant mon pays il y a quelques années, je souriais à l’idée de découvrir cette Tunisie dont tout le monde parlait, le « Paris Africain », la « Dame de tous les éloges », le pays de tous les droits, la patrie de la liberté et de la tolérance. Hmmmmm naif est celui qui met la charrue avant les boeufs.
Helas, la phase d’émerveillement passée, je me suis rendu compte que de l’autre côté du miroir se cachait une face plus sombre, plus lugubre: une société infectée par le racisme. Infectée me direz-vous, un mot fort! Mais quel autre terme voulez-vous que j’emploie quand chaque jour passée en son sein est presque un calvaire, quand chaque mot, insulte, humiliation que l’on subit est un supplice, quand chaque regard haineux posé sur moi est un fardeau? « Infecté » serait plutôt un euphémisme.
Là vous me direz, « Tu ne devrais pas juger tout un pays pour les actions de certains ». Je vous repondrai, « Certes, mais quand on se fait agresser devant des personnes qui ne disent rien, quand on se fait insulter devant des individus qui ne bougent pas, quand on est touché de façon déplacée dans un transport en commun devant des personnes qui en rient ou préfèrent ignorer l’action, que voulez-vous que je vous dise? » Pomme, orange, poire ou raisin, ce sont tous des fruits pour moi.
Au début, j’accusais l’ignorance, le non éveil des mentalités mais aujourd’hui, j’accuse les intellectuels qui sont au courant de tout ça mais ne mettent en place aucun moyen de les prévenir, j’accuse les intellectuels qui me disent « Ne te laisse pas faire Mariam, affrontes-les »…ohh vous savez, j’adorai mais je ne veux pas que mon père ait à payer des frais d’hôpitaux ou ma mère à pleurer mon décès.
Que seriez-vous si du jour au lendemain je decidais de m’en aller, d’amener avec moi les milliers d’euros qui permettent à votre économie de sortir la tête de l’eau? Que seriez-vous si du jour au lendemain mes frères et soeurs « Africains » faisaient la même chose et vous tournaient le dos? Que seriez vous si du jour au lendemain les éloges que j’ai une fois entendus sur vous devenaient des avertissements « N’y allez pas. Ils n’en valent pas la peine ».
Ne prenez point mes mots pour une insulte, mon but ce n’est pas de vous insulter car si je decidais de vous rendre le quart des mots que vous m’avez jetés à la figure, 24h ne suffiraient point.
Prenez-les comme les cris d’une soeur perdue qui ne comprend pas en quoi sa couleur de peau est source de moquerie. Prenez-les comme la rage d’une soeur qui compte les jours qui la séparent de la délivrance, partir et ne plus jamais en entendre parler. Partir et ne plus jamais penser à revenir.
Prenez-les comme les larmes d’une soeur qui se rend compte qu’ils ont réussi à nous séparer. Plus qu’une guerre matérielle, ils ont créé une tumeur intellectuelle, sociale: le racisme, l’ignorance, la haine pour nous diviser.
Prenez mes mots comme ceux de tous ceux qui, comme moi, posent le pied sur le sol de l’ » Ifrikiya » la tête pleine de rêves et en repartent le coeur plein de déceptions……. »
Mariam Touré
FLAMNET-AGORA: LA MAURITANIE, AUTREFOIS UN RÊVE…Par Amadou Alpha BA
Le nouveau mandat autoproclamé de Aziz est bien inauguré. Le village de Niabina a été choisi pour les festivités commémoratives. Toute une tribu, appuyée par les services d’ordre de l’état, a infligé une punition collective à ce village, comme pour rappeler aux populations meurtries de la vallée que 1989 n’est pas encore dans les oubliettes de la politique. Punir toute une communauté pour le forfait commis par un individu s’appelle de l’injustice. Mais punir toute une collectivité sur la base d’accusations fallacieuses non fondées, tout simplement parce que l’accusation est bleue et que l’accusé est vert, j’en perds mon pulaar. N’en parlez pas. Aziz a prêté serment. Son discours a éclairci Niabina. Ceux qui oseront s’attaquer au racisme, ceux qui indexeront la discrimination raciale, ceux qui accuseront les esclavagistes, ceux qui indexeront les corrupteurs et les corrompus, ceux qui dénonceront le népotisme et le favoritisme, ceux-là seront les diviseurs du peuple. Ceux-là seront sévèrement châtiés. La preuve, il la donna. Il nomma un chef de gouvernement. Un chef qui a déjà fait ses preuves en la matière. Un chef qui ne peut recevoir de conseils d’un noir. Un chef qui ne peut avoir de noir comme chargé de mission. Il nomma un ministre, un spécialiste de la légitimation du droit de cuissage. Celui-là sera notre imam en chef. Il luttera contre les séquelles du droit de cuissage. Et pour couronner le tout, le manipulateur des faux dialogues morts nés est nommé chef des applaudisseurs de l’UPR. En gagnant ses galons, il ne manipulera plus non seulement l’opposition, mais le peuple en entier pour lui faire avaler sans douleurs les couleuvres du Chef suprême. Désormais, il faudra avaler sans bruits les expropriations foncières, avaler le génocide biométrique, avaler le négationnisme de l’esclavage. Il faut accepter et légitimer le droit des gouvernants à bouffer l’argent du peuple. Il faut applaudir la corruption et le népotisme, ces « malheurs fondamentaux de notre peuple » qui font la force et la fierté de nos chefs.
Et pourtant, les signaux sont plus qu’alarmistes. Le pouvoir se radicalise dans son extrémisme au moment où le peuple, ou du moins les ethnicismes crient leurs ras-le-bol. Le pouvoir est honni et les politiques décrédibilisés.
Le Manifeste des Haratines, l’appel des wolofs, le cri de cœur des soninkés, les znagas, les « guerriers maures », tout le monde de son côté crie son désespoir, et chacun pleure sa détresse. Des tribus qui confectionnent les listes électorales des partis politiques. Des chefs de tribus qui présentent plusieurs listes dites concurrentes dans des partis dits opposés. Depuis toujours, nous assistons, osons nous l’avouer, à un reniement des fondamentaux de la démocratie, sans pourtant oser, ne serait-ce que franchir le pas de la dénonciation. Cela s’appelle lâcheté démocratique. Quand la démocratie est prise en otage par les tenants d’un système voué aux gémonies, quand la démocratie ne rime plus avec les préoccupations fondamentales d’un peuple asservie par des lobbies politico-affairistes, alors la voie politique perd le nord, et les voix des politiques ne seront plus que cris dans le désert. Et pourtant. Il y a des dizaines d’années, le manifeste dit des 19 tirait la sonnette d’alarme. Il y a des dizaines d’années, El Hor lançait le cri du désespoir des damnés du désert. Depuis des dizaines d’années les victimes ne cessent de crier. La lutte continue, comme aiment à le dire les Flamistes. Mais le système s’arcboute. Les assassinats d’opposants sont passés par là. Le massacre des innocents est passé par là. Les déportations et leurs séquelles sont passées par pertes et profits dans les oubliettes de la démagogie. L’esclavagiste fait la loi. L’esclavagiste est juge et geôlier. La discrimination est légitimée aussi bien par le plus fort que par la victime. Nul n’a de droit. Il n’existe que des privilèges et des passe-droits. Le droit ne se prend pas. Il se mendie. A une exception près, le seul droit non négociable, le seul respecté par tous et toutes, c’est le droit à la corruption. Même le mendiant de la rue est corrompu. Même le chef est corrupteur. Fiers de leur consensus moribond, ils sont les seuls bénis par nos oulémas. Ces oulémas gardiens du statut quo, qui légitiment l’esclavage et le droit de cuissage, qui bénissent l’expropriation foncière à leur propre profit.
Une année de 1992, l’acte fondant la démocratie est signé. Les mouvements qui ne s’inscrivent pas dans la ligne sont voués aux gémonies. El Hor se meurt à petits feux. Le nationalisme noir diabolisé. La lutte continue.
La lutte est reprise par le système. Elle devient policée et polie. Elle légitime la corruption et accepte les passe-droits. Elle n’exige plus de droits, elle mendie le droit. L’esclavage n’existe plus, les séquelles sont négociables. Le mot racisme est tabou. La discrimination absente du vocabulaire. L’exclusion sociale se négocie par la part du gâteau. Et ça ne s’appelle pas corruption. Ceux qui devaient être les premiers élèves des cours d’alphabétisation sont nos instituteurs. Et malhonnêtement, nous continuons à nous poser les questions sur ce qui ne va pas dans notre Ecole. Ceux qui devaient dormir en prison pour vol, corruption, népotisme et toute sorte de trafics d’influence sont nos policiers enquêteurs, ils sont nos juges, nos procureurs. Et la toute nouvelle trouvaille de promotion de ces serviteurs dévoués du système, ils seront chargés de l’Agence de suivi de la lutte contre la corruption ! Et nous avons déjà leur feuille de route, car n’y seront promus que les grands spécialistes du maquillage et du blanchiment des gros forfaits des chefs.
Le peuple observe. La victime ne comprend plus. On ne sait plus où donner de la tête. Chez les politiques, tout le monde a raison. Et pourtant tout le monde est pourri. Ils sont tous minables. Alors le peuple, disons l’ethnie, la tribu, prend sa plume et crie au complot.
Le gouvernement, les partis, la société civile, voilà le trio désormais voué aux gémonies. On ne s’exprimera plus par les idées. On ne luttera plus par la conviction sur le sens. Les identités raciale, tribale, féodale, et clanique deviennent les lieux d’expression des sentiments et ressentiments. L’ethnie comme la tribu, devient l’outil par excellence de la lutte contre la mendicité des droits. Au choc des idées se substituera le combat des nationalités, à la réflexion la passion, et à la lutte la bagarre.
Quand la dictature est têtue et que la démocratie est corrompue, la politique échoue. Les politiques sont voués aux gémonies. Le peuple se disloque. Le pays devient lambeaux. On commence à parier sur sa viabilité, sur son existence. Pauvre Mauritanie. Autrefois un rêve, aujourd’hui le lit de nos malheurs.
Amadou Alpha BA.
L´équation FLAM= ethno-chauvins Nasséro-baathistes peut-elle s´écrire?par Kaaw Touré
Depuis la tenue du dernier congrès des FLAM, les partisans du statu-quo, et certains plumitifs en mal de “refoulement” ressortent la grosse batterie de la “solution finale” contre les FLAM devenues FPC(Forces progressistes pour le changement). Des attaques repétées, haineuses, mal fondées et pour tout dire foncièrement malveillantes. Plus c´est gros, plus ça passe et ça casse! Hélas, cela ne fait plus d´effet dans l´état actuel des choses.
Leur mission: diabolisation des FLAM! En les colorant d´une couleur qui n´existe que dans leur structure de conscience, traduisant leur paradigme qui est celui de l´idéologie raciste, exclusiviste et haineuse. L´opinion publique mauritanienne a suffisamment fait justice de certaines accusations absurdes, erronées, pour que nous n´ayons plus besoin de revenir sur certaines de ces inepties. Ceux qui confondent l´effet et la cause ont encore un recyclage philosophique à rattraper chez leurs maitres de Bagdad. Mais peut-on seulement nous expliquer les causes de la déportation massive des seuls négro-africains hors du pays en 1989, de l´extermination des centaines d´autres dans des casernes et dans la vallée?
De ce grossier postulat, les porte-faix du Système et autres tristes guignols de la même écurie semblent se decouvrir une nouvelle sordide besogne, une croisade contre les FLAM qui ” doivent-être vomi (e)s” au même titre que les déporteurs, les tortionnaires, les geôliers et autres idéologues de l´exclusion et du racisme d´Etat. Quelle injustice!
Il n´est pas besoin d´une longue dissertation pour montrer que cette assertion relève de l´amalgame et d´une volonté manifeste de jeter le discrédit sur les FLAM à des fins que le monde imagine. Sans nous étendre, rappelons que notre projet de société se fonde sur le caractère multinational de la Mauritanie où Arabes et Négro-africains auraient les mêmes droits, où le fait d´être arabe, noir, haratine, Zenaga ne serait ipso-facto une condition rédhibitoire. Ce qui est en porte-à-faux avec l´idéologie des nationalistes arabes qui dénie aux Négro-africains tout droit et veut construire une Mauritanie exclusivement arabe. Les thèses des nationalistes arabes ne constituent point un secret, elles ont été accompagnées par des actes ignobles à l´encontre de la communauté négro-africaine.
www.flamnet.info
L´HOMMAGE DE LA GRANDE COMBATTANTE DE LA LIBERTÉ, NOTRE CAMARADE Mariame Kane AU PRÉSIDENT SAMBA THIAM

” J’ai été impressionnée par sa résistance face à cet État raciste et ennemi de notre pays . J’ai découvert un homme brave, déterminé et convaincu. Si nous voulons être crédibles et être fidèles à nos idées, nous devrons lui reconnaître sa bravoure et son intégrité devant le peuple. LLC”.
KO GOONGA TAN WELI ALLA!
Source: Facebook.




