Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Entre pouvoir et COD: Les hostilités reprennent

altAprès une trêve consécutive à la blessure par balles du président Mohamed Ould Abdel Aziz, suivie d’un bref retour du président de la République à Nouakchott, pour marquer la fête de l’Indépendance et frapper les esprits, lors d’un accueil populaire haut en couleurs , les hostilités, entre le pouvoir et la Coordination de l’Opposition Démocratique (COD), un collectif d’une douzaine de partis politiques, ont repris.
De fait, ce break, dans la farouche bataille entre les tenants des commandes de l’Etat et le « front du refus » était terminé dès le jeudi 22 octobre dernier. Soit 48 heures avant le jour annoncé du retour présidentiel, avec l’organisation d’un méga-meeting, par les amis du nouveau président en exercice, Ahmed Ould Sidi Baba. Une manifestation qui draina, ce jour-là, des dizaines de milliers d’habitants de la capitale.
Dix jours après avoir « boycotté » les activités officielles organisées lors de la célébration du 52ème anniversaire de l’accession de la Mauritanie à la souveraineté nationale, la COD tenait à marquer cet événement à sa manière et suivant un timing décalé, au cours de la nuit du jeudi 6 au vendredi 7 décembre. Non pas un meeting ou une marche, mais une soirée commémorative qui se voulait, également, cadre de réflexion. Ainsi l’opposition entendait-elle évaluer le parcours d’une « dame » déjà vieille de 52 ans – un cap dépassant largement le seuil de la maturité, pour les individus, mais toujours celui de la jeunesse, voire de l’enfance, à l’échelle d’un Etat – et dégager les perspectives d’avenir, en élucidant un certain nombre de repères et de leçons tirés du passé.

Soirée mort-née

Un projet étouffé dans l’œuf. Une soirée finalement avortée car interdite par l’administration, en dépit d’une autorisation initiale de l’autorité territorialement compétente (hakem du Ksar). Pour tuer les intentions présumées « belliqueuses » de la COD, les forces de police ont été massivement déployées sur toutes les issues menant à la mosquée Ben Abass, ce haut-lieu symbole de toutes « les prouesses populaires » d’une opposition décidée à garder le cap de la rue, pour continuer à mettre les bâtons dans les roues d’un pouvoir sourd aux injonctions de départ avant la limite fixée par le calendrier républicain.
Déterminée à écarter la moindre « menace » de perturbation de l’ordre et de la tranquillité publique, la police a confisqué tous les éléments de la logistique devant servir à organiser la soirée : tapis, piquets de clôture, chaises, bâches, etc. et chasser les militants trouvés sur les lieux. Motif invoqué par le wali de Nouakchott : le parti informant de la soirée, au nom de la COD, est « dépourvu de légitimité et la situation sécuritaire ne permet pas l’organisation de la manifestation ».

La COD crie à la confiscation des libertés

Cette attitude des autorités administratives est vivement dénoncée par la Coordination. Elle y voit « une nouvelle preuve de la nature totalitaire du régime, de la violation, par celui-ci, des lois de la République et principes de la démocratie, ainsi que de son mépris envers le peuple mauritanien. Il témoigne, également, de l’irresponsabilité d’un pouvoir, qui ne trouve ainsi, comme réponse à son rejet par le peuple mauritanien, que le recours à l’arbitraire, la provocation de l’opposition pour l’inciter à la violence et au désordre ». Extrait d’une déclaration publiée au lendemain de l’interdiction, laquelle revient, également, sur « des provocations et agressions » à domicile, visant un de ses dirigeants, un ancien chef de l’Etat et un journaliste, ainsi que « l’outrage aux tribus et aux individus, dans les rues et sur les ondes ».
En réponse à cette montée de la tension, la COD prend à témoin l’opinion nationale et internationale, et réaffirme sa détermination à poursuivre le combat pacifique et démocratique pour mettre fin à un régime « dépourvu des aptitudes les plus élémentaires pour gouverner un pays comme la Mauritanie ». Ce retour à la rhétorique des mauvais jours, avec l’usage d’expression comme « violation de la Constitution, manipulation des institutions et incitation à la violence » montre, clairement, que les rapports, entre le pouvoir et la frange radicale de l’opposition, n’empruntent pas la voie de l’apaisement.

Ambiance délétère et forclusion des institutions

Cette ambiance politique de plus en plus délétère coïncide avec un contexte de forclusion des institutions de la République : Sénat dont la majorité des sièges auraient dus être renouvelés, suivant le principe du tiers tournant ; députés et conseillers municipaux qui ont fini de « bouffer » leur mandat, depuis une année. Un constat préoccupant, alors que rien ne semble permettre de dégager une date exacte, pour la tenue d’élections en vue du renouvellement de ces instances.
Dans ces conditions, il faut être d’un optimisme inébranlable pour croire à la réussite de l’initiative de Messaoud Ould Boulkheir, président de l’Assemblée nationale et leader de l’Alliance Populaire Progressiste (APP), visant à déboucher sur un gouvernement de large consensus avant des échéances électorales toujours fuyantes. Et pourtant : il est largement temps que le pouvoir et la COD mettent fin à la « danse de guerre », pour imaginer, ensemble, une sortie de crise. Entre la certitude que confère la « légitimité des urnes du 18 juillet 2009 », brandie par Mohamed Ould Abdel Aziz, et la « tare originelle du putsch militaire du 6 août 2008 », qui sert d’argument à la COD, il faut absolument trouver un compris, afin que le dialogue entre, enfin, dans la culture politique des Mauritaniens.
Une démarche pratique et pragmatique de haute portée politique, en ces temps de recherche d’antidote aux coups d’Etat, ce mal récurrent qui illustre la fragilité des institutions du pays, depuis près de cinq ans, et contre lequel le gouvernement a adopté une disposition constitutionnelle fin-novembre. Laquelle n’offre, évidemment, aucune garantie absolue, puisque le premier réflexe d’un putschiste consiste, toujours, à suspendre la Constitution…

Source: Le Calame

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Démission à marche forcée

alt« Moi, Cheick Modibo Diarra démissionne avec tout mon gouvernement, ce mardi 11 décembre 2012. Je m’excuse auprès de l’ensemble des populations du Mali qui souffrent de cette crise sous plusieurs formes, et cela à tous les niveaux. Je remercie les membres du gouvernement, tous leurs collaborateurs pour les efforts dont ils n’ont pas fait économie. » Par ces mots, Cheick Modibo Diarra a surpris l’ensemble de la communauté internationale et c’est en dénouant le fil des événements que l’on comprend cette déclaration. Arrêté à son domicile dans la nuit par des militaires sur ordre d’Amadou Haya Sanogo (président du comité militaire de suivi de la réforme des forces de défense et de sécurité et ancien chef des auteurs du coup d’Etat de mars dernier) le premier ministre a du renoncer à un voyage pour Paris officiellement pour des soins médicaux Cheick Modibo Diarra est ensuite emmené selon des informations de RFI, dans un 4X4, entouré d’hommes en armes direction le camp de Kati, le quartier général du capitaine Sanogo. Se serait après un entretien avec le capitaine qu’il enregistre cette déclaration diffusée à la télévision malienne. Il aurait ensuite été relâché, puis ramené à son domicile ou il est actuellement en résidence surveillée.

« Le premier ministre est en résidence surveillée. Il ne peut pas recevoir qui il veut, ou aller où il veut. Il y a des militaires à sa résidence et il n’est pas libre de ses mouvements. » selon un membre de la famille de M. Diarra.

Rien n’a filtré sur les raisons de cette arrestation et surtout de cette démission, mais selon plusieurs observateurs, la tension montait « au sein du triumvirat primature – présidence – armée, qui dirige actuellement le pays. Les divergences étaient visibles à propos de la situation dans le nord du Mali aux mains des djihadistes (et sur l’organisation) journées dites de concertations nationales »

Cheick Modibo Diarra s’est prononcé à plusieurs reprises en faveur d’une intervention étrangère rapide. La veille de sa démission, l’Union Européenne avait d’ailleurs pris la décision d’envoyer dans le pays 400 militaires début 2013 pour former l’armée malienne en vue de la reconquête du nord. Cette initiative était la première concrétisation d’un engagement étranger sur le terrain, alors qu’est attendu avant Noël un feu vert de l’ONU sur le déploiement d’une force internationale.

Les ex putschistes préféraient pour leur part compter sur leur propre armée. Pour Bakary Mariko porte parole de l’ex junte, « l’armée malienne a les ressources  nécessaires et la volonté d’aller libérer son pays ». « Si la communauté  internationale doit tarder, l’armée malienne prendra ses responsabilités pour  libérer son territoire ».

Ces observations et ces désaccords au sommet de l’État confortent les propos de Jean Yves Le Drian, ministre de la défense française, pour qui « La situation au Mali est très complexe. Il y a depuis un certain temps une espèce de triumvirat à la tête de l’Etat (…) Manifestement le processus de réconciliation nationale, qui est indispensable pour que le Mali retrouve sa souveraineté, a quelques difficultés à se mettre en œuvre».

Dans le même temps, Paris condamnait les circonstances de la démission de Cheick Modibo Diarra et appelait à la nomination rapide d’un nouveau gouvernement. Catherine Ashton haute représentante de l’Union Européenne pour les Affaires étrangères appelait pour sa part « les militaires à cesser d’interférer dans la vie politique et à appuyer le processus de transition vers le retour à l’ordre constitutionnel ».

En réponse, Bakary Mariko assurait à France 24 que « Le Premier ministre sera remplacé dans les heures qui viennent par le Président de la République et que l’ensemble des forces vives du Mali, avec son armée, vont prendre les décisions qui s’imposent pour sortir le Mali de la crise institutionnelle ».

Cette nouvelle crise institutionnelle au Mali intervient surtout dans un climat social bouillant. La « concertation nationale » qui devait se tenir à partir d’aujourd’hui avec pour but d’établir une « feuille de route » pour les mois à venir entre les acteurs politiques, militaires, sociaux et les organisations de la société civile a une nouvelle fois été reporté. La semaine dernière, une grève des transporteurs a paralysé les agglomérations du pays alors que dans le même temps, les petits commerçants fermaient boutiques.

Source: Slateafrique

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Retour du Taayisme : Sans avenir, une certaine jeunesse mauritanienne bêche dans le passé

altL’initiative qui vient d’être lancée par de jeunes Mauritaniens pour faire revivre l’héritage du Taayisme sonne le glas d’une crise profonde qui risque d’emporter l’existence de la Mauritanie. C’est en parti l’avis de l’ancien Envoyé Spécial des Nations Unies, l’ambassadeur Ahmedou Ould Abdallahi, dans une interview qu’il vient d’accorder à notre confrère “Essevir”. En effet, la jeunesse mauritanienne, qui représente plus de 66% de la population, cherche des repères où s’accrocher, face à un horizon obstrué. Enfermée dans le cercle vicieux du chômage et prisonnière d’un univers où les antivaleurs et les chamailleries politiques servent de référence, la jeunesse crée ses propres codes où la déviance devient souvent une panacée. Analyse.

Un groupe de jeunes a pris l’initiative de faire revivre l’héritage de l’ancien président Maaouiya Ould Sid’Ahmed Taya (1984-2005). L’idée, explicitée au cours d’une conférence de presse organisée à ce sujet et à laquelle avait pris part un public nostalgique de ce régime, serait de recenser les prétendues réalisations de ces vingt et une années de règne sous prétexte qu’il s’agirait de faits et de gestes historiques à conserver et à restituer aux prochaines générations.

A écouter les épanchements des uns et les réminiscences des autres, à assister à certaines transes à la limite de l’illumination sur cet “âge d’or” de la Mauritanie qui ont émaillé cette rencontre avec les médias, on mesure combien la peur du présent et le vide ressenti face à un avenir sombre, peuvent susciter des retours nostalgiques au passé, même si ce passé est synonyme pour d’autres de terreur, de fantôme d’âmes assagis par l’injustice et la barbarie, de gabegie, de faux chiffres macroéconomiques, etc. Ce sentiment qui mine la jeunesse mauritanienne a été talentueusement analysé par l’ambassadeur Ahmedou Ould Abdallahi, ancien Envoyé spécial des Nations Unies, dans une interview accordée hier au périodique “Essevir”.

Selon lui, aussi bien les régimes politiques qui se sont succédés à la tête du pays que l’élite intellectuelle sont responsables de la situation dramatique que vit aujourd’hui cette jeunesse. Celle-ci ne dispose pas de l’expertise ni de l’expérience des anciennes générations plus imprégnées des réalités, soulignera-t-il, ajoutant que le mal de la jeunesse mauritanienne est qu’elle a perdu toute confiance en l’avenir. Pour elle, l’horizon est un mur imperméable où viennent buter invariablement leurs plus ordinaires ambitions, décrocher un emploi, trouver un revenu stable pour vivre et faire vivre leur famille, et par delà tout, participer à la construction nationale, consolider les assises de l’Etat et réaliser le bonheur de tout un peuple. Ainsi, le mal de la jeunesse mauritanienne serait indépendant de sa volonté et relèverait de ce qu’il appellera la responsabilité collective de la société, faisant remarquer que plus de 66% de la population a moins de 30 ans et vit sans aucune perspective d’emploi.

La plupart d’entre les jeunes sont partis à l’aventure dans l’espoir de réaliser leur rêve, même au prix d’un statut d’apatride ou celui de citoyens d’ailleurs. Pour Ahmedou Ould Abdallahi, cette situation est grave et menacerait l’unité et l’avenir du pays d’une manière générale. Même Nouakchott, dira-t-il en substance, la capitale du pays, est sur le plan économique plus fragile que d’autres capitales comme Ouagadougou ou Bamako, “ne parlons même pas de Dakar, de Casablanca ou d’Alger” semble-t-il regretter.

L’amère réalité que vivent aujourd’hui les jeunes mauritaniens, selon l’ancien envoyé spécial des Nations Unies, est qu’ils sont à la recherche désespérée d’un avenir culturel, économique et social. Sans résultat. Pour Ahmedou Ould Abdallahi, cette situation est un réel danger pour notre avenir en tant qu’Etat normal où sa jeunesse ambitionne de travailler et de produire pour son pays. Il trouve dans cette recherche éperdue du filet protecteur, la source de toutes les déviations qui minent la jeunesse. Le désespoir et le mal de vivre poussent cette frange vers la conquête de nouveaux espaces d’expression et d’épanouissement qui ne sont pas forcément légaux ou moraux.

Ce qui expliquerait le basculement de beaucoup d’entre eux dans la violence, et expliquerait en partie la présence de plus en plus importante de jeunes combattants mauritaniens dans les rangs des réseaux terroristes dans le Nord Mali. D’autres partent gonfler les rangs interminables des candidats à l’émigration clandestine ou intègrent les gangs criminels de trafiquants d’armes et de drogue, s’ils ne s’inscrivent dans le banditisme urbain. Les plus malchanceux, ce que le président Mohamed Ould Abdel Aziz nomme dédaigneusement les diplômés littéraires (juristes, économistes, géographes, historiens, etc) viennent fleurir la “piraterie électronique” et tirent par sites interposés sur tout ce qui bouge. Les moins inventifs se rabattent sur des icônes désuets, comme l’ancien président Ould Taya, pour s’en servir comme épanchais ou comme trompe-la-faim.

Cheikh Aïdara

Source: L’authentique


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Mauritanie: Arrestation de 20 enseignants grévistes

altLa Police mauritanienne a arrêté, ce dimanche 9 décembre à Nouakchott, 20 enseignants grévistes, selon Ahmedou Ould Idey OuId Mohamed Radhi, secrétaire général du Syndicat indépendant des professeurs du secondaire (SIPES).

Les grévistes réclament l’annulation de la note de service 174 en date du 18 septembre 2012 portant l’affectation de 108 fonctionnaires parmi les meilleurs professeurs nationaux, ce suite à leur participation à des grèves légales.

Le SIPES a d’ailleurs décrèté le Mardi 11 décembre 2O12 journée nationale de solidarité avec les professeurs arbitrairement mutés mais aussi de réclamation de négociations sérieuses sur les revendications.

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Rappel à Dieu du Khalife général des Tidianes

altDakar, 9 dec (APS) – Le Khalife général des Tidianes, Mouhamadou Mansour Sy, s’est éteint dans la nuit de samedi à dimanche en France à l’âge de 87 ans, a-t-on appris de sources médiatiques. Celui qu’on surnommait “Borom Daradji” (le directeur de l’école coranique) pour sa grande érudition s’était rendu dans l’Hexagone pour des soins médicaux.

Le chef de l’Etat, Macky sall, a rendu hommage, dimanche à Dakar, au Khalife général des Tidianes, Mouhamadou Mansour Sy, décédé la veille à Paris, soulignant que sa disparition est une ‘’grande perte’’ pour le Sénégal et la Ummah islamique. ”L’annonce du décès du Khalife général des Tidianes est une triste nouvelle (…) Mais il faut accepter la volonté de Dieu. Serigne Mouhamadou Mansour Sy était un grand Khalife, sa disparition est une perte pour le Sénégal et la Ummah’’, a dit le président Sall en wolof à la télévison nationale.
Il a salué la ‘’dimension intellectuelle’’ du défunt Khalife qui, a-t-il ajouté, était ‘’généreux dans le partage de son immense savoir’’.
Macky Sall a présenté ses condoléances à la famille du défunt, à tout le Sénégal et à la Ummah.
Le chef de l’Etat a aussi assuré que le gouvernement ne ménagera aucun effort pour aider la famille au sujet du rapatriement du corps de Serigne Mouhamadou Mansour Sy.
Le Khalife général des Tidianes, Mouhamadou Mansour Sy, s’est éteint dimanche en France à l’âge de 87 ans.
Celui qu’on surnommait “Borom Daradji” (le directeur de l’école coranique) pour sa grande érudition s’était rendu dans l’Hexagone pour des soins médicaux.
Serigne Mansour avait accédé à la tête de la tarikha tidjanya en septembre 1997, suite au rappel à Dieu de son oncle paternel, Serigne Abdoul Aziz Sy ‘’Dabakh’’.

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