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Afrique du Sud: ce que cache la réélection de Zuma à la tête de l’ANC
Jacob Zuma l’a emporté lors du congrès de l’ANC, au pouvoir en Afrique du Sud. Mais il va diriger un parti qui peut difficilement cacher sa crise. Nombre de hauts responsables ont renoncé à faire partie des instances exécutives de ce parti historique.
Jacob Zuma, au centre, pendant le congrès de l’ANC, Mangaung, 17 décembre. © REUTERS/Mike Hutchings.
Jacob Zuma, 70 ans, va rester président de l’ANC jusqu’en 2017, et pouvoir briguer un second mandat en 2014, sans personne pour lui mettre des bâtons dans les roues.
Son vice-président et rival à la présidence du parti, Kgalema Motlanthe, devrait être remplacé par le nouveau vice-président de l’ANC, Cyril Ramaphosa, 60 ans, qui fait son grand retour en politique.
Mais la victoire de Zuma lors du congrès de l’ANC à Mangaung (Bloemfontein), du 16 au 20 décembre, cache difficilement les tensions qui minent l’ancien mouvement de libération nationale.
Trevor Manuel, l’ancien ministre des Finances (1996-2008), reconnu à l’international pour sa bonne gestion dans les gouvernements de Nelson Mandela et Thabo Mbeki, était dans un placard doré de ministre du Plan, depuis 2009.
Il a rendu le premier son tablier, annonçant, dès le 15 décembre, son intention de renoncer à toute nomination dans les instances exécutives nationales de l’ANC. Le père de la nation «arc-en-ciel», Desmond Tutu, lui aurait soufflé qu’il «n’a rien à faire dans ce gouvernement», mais Trevor Manuel assure que c’est surtout pour céder la place aux jeunes qu’il prend sa retraite anticipée, à 56 ans.
Kgalema Motlanthe a lui aussi renoncé à être élu par la base du parti au sein du Conseil exécutif national (NEC) de l’ANC, un organe de direction collégiale qui prend toutes les décisions importantes.
Une façon de «renforcer la démocratie», dit-il, mais aussi d’assumer son choix d’avoir contesté la présidence d’un parti dans lequel il risque d’être ostracisé par le camp des pro-Zuma —comme l’a été, avant lui, Thabo Mbeki.
D’autres ont suivi son exemple: de manière étonnante, Mac Maharaj, ancien ministre des Transports sous Mandela, devenu porte-parole de Jacob Zuma, mais aussi John Block, le président de l’ANC dans la province du Cap septentrionnal.
L’ANC, le parti «absolument sans conséquences»
Un autre héros de la lutte contre l’apartheid, Jay Naidoo, ancien président de la Banque de développement de l’Afrique australe (DBSA), ex-ministre sous Mandela et ancien secrétaire général du Congrès des syndicats sud-africains (Cosatu), a renoncé à faire partie des instances exécutives nationales de l’ANC.
Idem pour Zwelinzima Vavi, l’actuel secrétaire général du Cosatu, qui refuse de s’aligner sur la position du président de la même centrale syndicale, Sdumo Dlamini, un proche allié de Jacob Zuma.
Zwelinzima Vavi, soupçonné de vouloir fonder son propre parti, a reçu des menaces de mort peu avant le congrès de l’ANC. Il s’est montré très critique à l’égard de la gestion de Jacob Zuma, et revendique son droit à une critique publique qui passe par de nombreux Tweets.
Dans un jeu de mots, Vavi appelle notamment l’ANC à cesser d’être le parti «absolument sans conséquences» (Absolutely No Consequences, ANC), qu’il s’agisse de la corruption ou de l’absence de manuels scolaires dans les salles de classe.
Il demande par ailleurs à ce que les responsables du gouvernement cessent d’être impliqués dans des affaires privées tant qu’ils touchent un salaire de l’Etat.
«Si nous ne pouvons pas changer cela, notre pays va être mangé par des chiens», assène-t-il.
Autres signes de la crise qui couve dans les syndicats noirs: Frans Baleni, secrétaire général du Syndicat national des mineurs (NUM) et Irvin Jim, secrétaire général du Syndicat national des métallos (Numsa), ont refusé leur nomination au NEC.
De même que Jeremy Cronin, le secrétaire général adjoint du Parti communiste sud-africain (SACP), qui forme avec le Cosatu et l’ANC l’alliance «tripartite» au pouvoir depuis 1994. Une alliance profondément divisée sur la politique libérale du gouvernement et l’absence de politique sociale d’envergure ou de redistribution des richesses.
Cyril Ramaphosa, milliardaire et vice-président
Ces défections sont un désaveu pour Zuma, et un avertissement à Cyril Ramaphosa. La présence de ce milliardaire noir au sommet de l’Etat n’ira pas sans poser de problème à l’aile gauche du parti.
Comment Cyril Ramaphosa va-t-il concilier ses nouvelles fonctions et ses nombreuses affaires? Le propriétaire de la chaîne de fastfood Mc Donald’s et président de la société de telecommunications MTN —entre autres— a devancé les critiques, en annonçant le 19 décembre, avoir lancé un «passage en revue» de ses intérêts privés, pour éviter tout conflit d’intérêt.
Cet ancien secrétaire général de l’ANC, que Nelson Mandela aurait aimé voir lui succéder, en 1999, avait été évincé par Thabo Mbeki. Il s’est recyclé après 1994 dans les affaires avec succès, tout en restant populaire au sein de l’ANC, ayant toujours été réélu membre du NEC.
Or, Cyril Ramaphosa s’est attiré des critiques cette année, et pas seulement pour avoir tenté d’acheter un rhinocéros lors d’une vente aux enchères, à 18 millions de rands, un prix aussi exorbitant que scandaleux pour le commun des mortels sud-africains.
Il a aussi été mis en cause dans le massacre des mineurs de Marikana, en tant que membre du conseil d’administration de Lonmin, la société de platine dont les salariés ont été réprimés.
Il avait envoyé un mail la veille du massacre, enjoignant la direction d’user de la manière forte contre des grévistes taxés de «criminels». Des mineurs qui avaient, il est vrai, taillé en pièces deux policiers quelques jours plus tôt, mettant la police sur la défensive.
Pourquoi Cyril Ramaphosa s’apprête-t-il à renoncer à ses intérêts privés, considérables, «pour devenir l’adjoint d’un homme qu’il a déjà surpassé dans sa carrière et qui est maintenant largement considéré comme le leader le plus inepte que l’ANC ait jamais eu?»
Allister Sparks, écrivain et commentateur avisé de la politique sud-africaine, espère que c’est pour le meilleur: Ramaphosa ne servira certainement pas «de papier peint» dans les bureaux de la présidence, écrit-il.
Jacob Zuma, accusé de n’avoir produit aucun résultat, serait décidé à redresser la barre, avec les compétences d’un Ramaphosa.
Des processus de vote contestés en justice
Autre source d’inquiétude: les dérives non démocratiques de l’ANC sous Jacob Zuma. Pour la première fois cette année, des joutes sans merci ont émaillé le processus de vote pour les listes se disputant la direction de l’ANC, au niveau des provinces.
A tel point que que des responsables de l’ANC dans la province de l’Etat libre ont saisi la Cour constitutionnelle pour contester la présence de délégués de leur province à Mangaung qui n’ont pas été élus de manière régulière, et faire annuler le congrès de l’ANC.
Leur plainte repose sur l’organisation de branches «parallèles» de l’ANC dans leur province. Leur objectif: obtenir une nouvelle conférence de l’ANC dans les six mois. Le même processus judiciaire pourrait être engagé par des responsables de l’ANC dans la province du Nord-Ouest, où les divisions ont aussi perturbé les procédures de vote.
Comment expliquer par ailleurs que le président Zuma, dont la cote de popularité a baissé, l’ait emporté aussi massivement à Mangaung —avec 2983 des 3.977 suffrages exprimés par la base du parti? Et ce, alors qu’un sondage du très sérieux institut TNS South Africa, publié le 17 décembre, crédite Kgalema Motlanthe de 70% d’opinions positives, contre 52% pour Zuma?
Réponse enflammée de Zackie Achmat, militant de l’ONG Treatment Action Campaign (TAC), mais aussi membre de l’ANC depuis 32 ans:
«C’est une victoire des corrompus, d’une faction de fonctionnaires et de leurs homologues tribaux (allusion au clan zoulou dont s’est entouré Zuma, ndlr). C’est la fin de l’ANC en tant que parti du progrès, de la liberté et de la justice sociale.»
Sur un ton plus mesuré, Frank Chikane, une autre grande figure de la lutte contre l’apartheid, ancien directeur général de la présidence sous Thabo Mbeki, estime que l’ANC doit surmonter les divisions entre ses différentes factions.
«Vous pouvez venir ici et danser, et gagner, mais en fait, les masses vont vous juger», a-t-il déclaré au quotidien Business Day. Et d’appeler Jacob Zuma à rassembler le parti et ne pas laisser partir les personnes les plus compétentes, ainsi qu’à tolérer des opinions contraires.
Sabine Cessou
Slateafrique
Mauritanie: “Tous les moyens sont bons pour écarter les noirs” (TPMN)
Tous les moyens sont bons pour écarter et écraser les noirs en Mauritanie, a estimé Abdoul Birane Wane, coordinateur du mouvement Touche Pas à Ma Nationalité (TPMN) dans un communiqué parvenu à Alakhbar.
«Ce Dimanche 23 Décembre marque la mise en place de nouvelles règles coercitives imposées aux noirs: présenter obligatoirement la pièce d’identité des parents pour être enrôlé, mesure dépourvue de toute logique et qui ne respecte guère la procédure d’enrôlement», a-t-il martelé.
Selon le coordinateur, “ces nouvelles mesures confirment nos inquiétudes selon lesquelles la citoyenneté des noirs dépend totalement de commissions racistes entièrement Arabo-berbères”.
“TPMN met le régime raciste en garde et promet une réaction rapide pour la défense du droit des noirs à la nationalité. Le mouvement demande en même temps à ses militants de se mobiliser et de se tenir prêts pour barrer une fois de plus la route à l’Etat raciste”.
Le communiqué rappelle enfin que “le 5 mai 2011 démarraient les opérations d’enrôlement discriminatoires et racistes à l’endroit des négro-mauritaniens.C’est dans ces conditions que le mouvement “touche pas à ma nationalité” après des mois de réflexion et de préparation émerge et commence à occuper la rue à partir du 30 juin 2011 pour contester énergiquement les recensements en question au prix de sacrifices obligatoires: arrestations, tortures, intimidations et assassinat”.
Source: Al Akhbar
Hollande et l’Afrique: le changement, c’est pas maintenant
Le président français veut changer la nature des relations entre la France et l’Afrique. Mais a-t-il les moyens de ses ambitions?
François Hollande lors de son discours de Dakar, le 12 octobre 2012. © BERTRAND LANGLOIS
«Le temps de la Françafrique est révolu: il y a la France, il y a l’Afrique, il y a le partenariat entre la France et l’Afrique, avec des relations fondées sur le respect, la clarté et la solidarité», avait clamé François Hollande, le 12 octobre 2012, devant l’Assemblée nationale sénégalaise.
Lançant avec une mâle assurance:
«Les émissaires, les intermédiaires et les officines trouvent désormais porte close à la présidence de la République française, comme dans les ministères.»
Soit! Il n’y aurait donc plus de «sorciers blancs» dans les antichambres de l’Elysée. Mais rien n’atteste que cette race soit en voie de totale disparition. Et de toute façon, la Françafrique ne se réduit pas aux porteurs de valises.
Elle est aussi la somme d’intérêts militaires, stratégiques, commerciaux, industriels, financiers et culturels que la France a toujours défendus bec et ongles dans ses anciennes colonies, sous De Gaulle, Mitterrand, comme sous Chirac.
En sifflant la fin de la Françafrique, François Hollande a voulu jeter un pavé dans le marigot. Mais, sur le terrain africain, la politique de la France est toujours dictée par ses intérêts. Pourrait-il en être autrement?
Etat des lieux à l’occasion de la visite du président français en Algérie.
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Hollande assume totalement l’héritage de Sarkozy
Depuis son arrivée au pouvoir, il y a sept mois, le chef de l’Etat français n’a fait aucun inventaire de l’héritage de son prédécesseur Nicolas Sarkozy, caractérisé par des interventions brutales en Libye ou en Côte d’Ivoire.
Il n’a aucunement remis en cause la présence militaire française en Afrique, les bases permanentes à Djibouti ou au Gabon, l’éternelle opération militaire Epervier au Tchad (déclenchée en 1986), le déploiement de la force Licorne en Côte d’Ivoire…
La base militaire de Dakar a été fermée (en 2010) et le contingent français réduit à moins de cinq cent hommes. Mais c’était une décision de Sarkozy. Pour 2013, le budget de la Défense régresse très légèrement, mais celui des OPEX (Opérations extérieures) n’est pas réduit alors que la France effectue son retrait d’Afghanistan.
Il ne s’agit pas de juger ici du bien-fondé de l’engagement français sur des théâtres extérieurs, mais de constater que Hollande s’inscrit dans une totale synergie, sauf en Afghanistan, avec l’action de son prédécesseur.
Navigation à vue dans la crise malienne
Dès le 11 juin, le président français s’inquiétait «de la menace d’installation de groupes terroristes au Nord-Mali»
«Il y a, disait-il, une intervention extérieure qui déstabilise le Mali et qui installe des groupes dont la vocation est une intervention qui va bien au-delà du Mali, en Afrique et peut-être au-delà.»
Et il fixait un cap:
«Cette menace existe, c’est aux Africains de la conjurer, à eux de décider. La Cédéao (Communauté économique des Etats de l’Afrique de l’Ouest) en est à la fois l’instrument juridique et l’instrument éventuellement militaire.»
Six mois plus tard, on est revenu à la case départ. Le capitaine Sanogo a repris les commandes militaires du pays, la force de la Cédéao n’est toujours pas vraiment constituée, la résolution de l’ONU pas votée tandis que les islamistes ont étendu leur influence sur le Nord-Mali.
De plus une intervention militaire est impossible dans les trois mois à venir à cause des vents de sable qui contrarient les opérations aériennes.
Et, pour couronner le tout, la France veut désormais s’abriter, non plus derrière la seule Cédéao, jugée inopérante, mais derrière une force européenne ayant pour mission de former les soldats maliens.
Pourquoi ne pas y avoir pensé plus tôt? Bref, sur le théâtre malien, le bateau France ressemble à une coquille de noix, ballottée par les événements.
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On entend peu la voix de la France
Omniprésente sur le terrain syrien où elle est à la pointe du combat pour dénoncer les violations des droits de l’homme commises par le régime al Assad, la France est beaucoup plus discrète quand de tels faits se reproduisent en République démocratique du Congo, au Mali ou même en Côte d’Ivoire.
Dans cette ancienne vitrine de la France en Afrique, c’est l’ambassadeur américain en poste à Abidjan qui se permet de presser Ouattara, le président ivoirien, d’accélérer le mouvement pour établir un véritable état de droit, pour faire cesser les détentions arbitraires et même les tortures dénoncées par des ONG comme Amnesty International.
«Nous ne sommes pas là pour donner des leçons», avait jugé Pierre Moscovici, en visite quelques jours plus tôt dans la capitale économique ivoirienne.
Quant à Jean-Christophe Cambadélis, le chargé des relations internationales au Parti socialiste, il est aux abonnés absents. A l’automne 2010, il avait pourtant fait le voyage en Côte d’Ivoire pour soutenir Laurent Gbagbo, jusque-là «infréquentable» (selon le mot de François Hollande).
En ne faisant pas entendre sa voix de façon invariable sur tous les théâtres de conflit, la France, «patrie des droits de l’homme» risque de perdre sa crédibilité, déjà bien entamée. Bref, elle doit parler partout sur le même ton ou… se taire.
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Le voyage à Kinshasa, un coup de com manqué
Lors du sommet de la Francophonie dans la capitale de la RDC (les 13 et 14 octobre 2012), François Hollande avait délivré une leçon de démocratie à Laurent-Désiré Kabila, le président congolais.
Il l’avait assortie d’un exercice de théâtre digne de grand Guignol, faisant poireauter Kabila, qui s’épongeait le front, pendant quarante-deux minutes. Contraignant son voisin Blaise Compaoré, le président burkinabé gendarme de la France en Afrique de l’Ouest, à s’asseoir prématurément ou à cesser ses applaudissements pour imiter le chef de l’Etat français.
On sait que Compaoré n’a guère apprécié cette comédie de gestes. Il n’est pas le seul. Dans de nombreux cercles africains, même les plus hostiles à la Françafrique, la démonstration de Hollande a été jugée avec sévérité et interprétée comme un «manque de respect» à la fonction d’un chef d’Etat africain.
On attend donc de voir si François Hollande va renouveler son numéro avec Abdelaziz Bouteflika, qui ne passe pas, lui non plus, pour un expert en démocratie.
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Le PS n’a pas de politique africaine
Les années Mitterrand de 1981 à 1995 ont été marquées par le naufrage des illusions et des grands principes, sanctionné par l’affaire Elf ou les démêlés judiciaires de «Papamadit», Jean-Christophe, le fils de Mitterrand.
On décelait toutefois un fil conducteur dans cette politique, celui de la défense des intérêts français en Afrique. On percevait une ligne de conduite machiavélique, celle du «droit» consistant à recevoir les opposants aux dictateurs africains rue Solférino (le siège du parti socialiste français), et celle du «tordu» et de la realpolitik incarnée par le ministre des Affaires étrangères de l’époque, Roland Dumas.
Aujourd’hui, «les socialistes sont empêtrés dans les difficultés économiques et leur principale préoccupation est de savoir ce que les Français trouveront dans leurs assiettes. L’Afrique, c’est la dernière de leurs préoccupations», juge un membre du PS un peu désabusé.
«C’est la Corrèze avant le Zambèze». La «commission Afrique», qui se réunissait deux fois par mois, a disparu au milieu des années 2000. François Hollande, durant sa campagne électorale, s’est entouré d’un «pôle Afrique» aux allures de cour de miracles.
Elu, il a fait disparaître la cellule Afrique élyséenne, ne gardant qu’un poste de conseiller, occupé par Hélène Le Gall.
Mais, si les chefs d’Etat africains continuent à défiler à l’Elysée, une étape toujours obligée dans leurs voyages internationaux, la France est de moins en moins leur interlocuteur privilégié.
Le Gabonais Ali Bongo, qui a rencontré, il y a peu, des hommes d’affaires londoniens, a fait étape aux Etats-Unis, au Qatar et au Mexique, évite de plus en plus l’étape de Paris, le Tchadien Idriss Déby pique, au sortir de son entretien, un coup de sang sur la «confusion» régnant autour de l’intervention au Mali.
La France apparaît de plus en plus comme une puissance secondaire et beaucoup de présidents de l’ancien pré carré africain lorgnent vers des pays beaucoup moins regardants sur les concepts de démocratie et de défense des droits de l’homme, comme la Chine, l’Inde ou le Brésil.
II ne suffit donc de proclamer la fin de la France-Afrique, d’admonester publiquement tel ou tel «dictateur». Mais d’être capable d’imposer une autre politique en Afrique. Et sur ce terrain là, il n’est pas sûr que François Hollande ait les moyens de ses ambitions.
Philippe Duval
for Slateafrique
Urgent : Décès de l’ancien président Moustapha Ould Mohamed Salek
L’ancien président mauritanien Moustapaha Ould Mohamed Salek est décédé, mercredi, dans un hôpital parisien à l’âge de 76 ans.
Feu Moustapha Ould Mohamed Salek était arrivé au pouvoir en juillet 1978 à la faveur du coup d’Etat militaire ayant déposé l’ancien président Mocatr Ould Daddah.
L’ancien président mauritanien avait été admis à l’unité des soins intensifs asuite à la détérioration de son état de santé.
Le 12 décembre dernier, le président mauritanien Mohamed Ould Abdel Aziz s’était rendu à son chevet et avait donné des instructions aux autorités mauritaniennes pour perdre toutes les mesures nécessaires pour la prise en charge de son traitement.
A cette occasion, la présidence de la république a décrété un deuil national de trois jours sur l’ensemble du territoire national.
Source: ANI
Conférence des FLAM à Massy: devoir de mémoire et refus de l´impunité
Le département à la culture et la jeunesse de la section Europe occidentale des Flam ( Forces de libération africaines de Mauritanie) vous convie à une conférence animée par notre compatriote et grand poète pulaar, Guelongal BA sur le thème: “Devoir de mémoire, refus de l’impunité, le combat du militant”.
Samedi, 29 décembre2012, à partir de 14h00. Lieu: Centre international de la CIMADE, 80 rue du 8 mai 1945, 91 300 Massy.
La lutte continue!
Le secrétariat à la communication- Flam- Europe de l’Ouest.



