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Mise au point sur le manifeste des Hratin
Depuis sa création Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA) a adopté une méthode nouvelle et authentique de lutte, fondée sur la transparence dans l’expression de ses positions. Son combat a pour objectif la fondation d’un Etat de droit et l’édification d’une société d’égalité et de justice. IRA a démontré sa détermination à lutter contre le système tribal et ses organes de contrainte, à la fois symboliques et matériels, par l’usage de la critique objective. Notre organisation a appris aux mauritaniens, l’écoute de la vérité morale d’où, désormais, certains troubles d’audition et de motricité dans l’ensemble du corps social.
Notre modèle de lutte s’est avéré efficace du point de vue des résultats ; en un peu de temps. IRA a été attentive aux appels venant des groupes de Hratin habitués à la clandestinité et aux manœuvres velléitaires, en dépit de leur implication, avec nous, dans quelques-uns des objectifs et des principes. Notre acceptation du travail avec ces groupes s’est traduite par la participation, avec d’autres partenaires de la gauche réformiste, à la conception puis la rédaction d’un document commun, dans le but de réaliser un diagnostic de la problématique Hratin, suivi des perspectives concrètes de leur émancipation. Il s’agissait de poser les germes d’une coordination, avec toutes les parties qui partagent la conviction, afin de lever l’injustice et l’iniquité contre les élites et les masses d’esclaves et anciens esclaves en Mauritanie.
Justement, à cause du caractère confidentiel des réunions et délibérations, autour du document proposé, nous avons été surpris par la « fuite » du texte vers les media conservateurs dont l’hostilité à la cause s’expose sans vergogne. La circulation du projet, au sein des directions de partis politiqués et jusque dans les services de sécurité a révélé la divulgation de toutes les versions réactualisées. L’indignation succéda à l’étonnement, lorsque nous avons appris combien d’efforts certains membres de cette initiative consentent-ils pour coordonner avec les traitres même à la cause Hratin, depuis des années identifiés comme tels, auprès des pouvoirs mauritaniens ; parmi ladite engeance, nourrie à la sève de la délation et du retournement de veste, nous avons pu identifier des éléments des renseignements qui opéraient récemment à Genève et à Nouakchott, en utilisant des titres fictifs, des identités modelables, sous le profil éculé de la prétendue et fameuse « lutte contre l’extrémisme Hratin ».
Pour toutes ces raisons, IRA, qui avait exprimé, à huis clos, l’adoption du contenu du document, vient, par la présente mise au point, mettre un terme aux suspicions autour de la divulgation du texte ; dans le but de couper court aux manipulations et manœuvres d’infiltration obliques, notre organisation engage tous les partenaires impliqués depuis le début, à publier leur position et de se dévoiler, avec courage.
Aussi, au nom de personnes vulnérables, des militants sans défense, des volontaires anonymes, nous récusons, maintenant, la poursuite des réunions clandestines et appelons, le reste des groupes et les individus à afficher leur point de vue, en guise de respect pour la lutte nationale d’émancipation démocratique.
Nouakchott le 16 Janvier
La commission de communication
Meeting de l’opposition: La COD fustige la politique d’Aziz
Les leaders de la Coordination de l’Opposition Démocratique COD ont tenu mercredi 16 janvier un meeting populaire à la place Ibn Abbass au cours duquel ils ont fustigé l’actuelle politique du président mauritanien Mohamed Ould Abdelaziz caractérisée par “la cherté de la vie et l’insécurité”.
Les leaders de la COD ont en outre dénoncé la prolifération des crimes et la déliquescence du système éducative.
A propos des familles déplacées en Tarhil et d’autres quartiers ajoute l’opposition “les pauvres qui résidaient au centre ville de Nouakchott ont été déplacés vers des quartiers précaires et éloignés pour revendre leurs terrains aux hommes d’affaires proche d’Aziz et certaines personnalités influentes”.
Elle a exprimé aussi sa solidarité avec certains mouvements à l’image de l’IRA, mouvement de 25 février qui refusent la politique d’Aziz et luttent pour une vie décente du citoyen lambda.
Algérie : les ravisseurs réclament ” l’arrêt de l’agression” au Mali
Le groupe islamiste armé qui a revendiqué mercredi 16 janvier la prise d’otages sur un site gazier du géant pétrolier britannique BP près d’In Amenas, dans l’est de l’Algérie, réclame notamment “l’arrêt de l’agression” au Mali.MAURITANIE: D’anciens réfugiés privés de terres et de papiers d’identité.
PK6/ROSSO/NOUAKCHOTT , 13 janvier 2013 (IRIN) – Depuis 2008, quelque 25 000 réfugiés mauritaniens, qui ont fui les violences de 1989 et ont vécu au Sénégal pendant près de 20 ans, sont rentrés en Mauritanie, mais en dépit des efforts considérables déployés pour les réinstaller dans leur village d’origine, bon nombre d’entre eux n’ont toujours pas de papiers d’identité et/ou d’accès à leurs anciennes terres.
Des dizaines de milliers de Mauritaniens noirs ont fui les massacres à caractère ethnique perpétrés par les forces de sécurité au début des années 1990. Certains ont fui vers le Mali, mais la plupart ont trouvé refuge au Sénégal.
Aliou Moussa So est à la tête d’une communauté de rapatriés composée de 73 familles installées dans le village de PK6, à 6 km de Rosso, au sud de la Mauritanie, non loin de la frontière sénégalaise. Comme la plupart des rapatriés, il a fui en 1989 et est revenu en 2008, date à laquelle le Haut Commissariat des Nations Unies pour les réfugiés (HCR) a lancé l’opération de rapatriement des réfugiés.
La plupart des rapatriés étaient originaires du village de PK6 qui, à l’époque, s’appelait « Wellingara » ou « un joli endroit à visiter » dans la langue locale, le Peular.
Moussa So s’est énervé lorsque les journalistes d’IRIN lui ont posé des questions sur ses problèmes. « Je ne vais pas vous parler de tous les problèmes que j’ai eus, on y passerait la nuit. J’en ai assez de répondre à vos questions, vous, les gens qui arrivez en 4×4 – c’est tout ce que les gens font quand ils arrivent ici, ils viennent, ils nous posent des questions et ils ne font rien ».
PK6 est un village composé de quelques abris à moitié construits, faits de briques, disséminés autour d’un petit magasin proposant une demi-douzaine de sacs de céréales, et de quelques abris en fer qui ont été couverts de tapis pour les protéger du soleil.
Le HCR a donné des matériaux aux rapatriés pour construire 150 abris en briques ; lorsque les financements ont commencé à manquer, l’organisation leur a fourni des plaques de tôle ondulée et des piliers en bois.
L’opération de rapatriement organisée par l’agence a pris fin en mars 2012 : au total, 24 536 réfugiés ont été rapatriés et 14 000 personnes ont été réinstallées au Sénégal.
Accès aux terres
Le problème des rapatriés du PK6 est qu’ils n’ont pas accès aux terres qu’ils cultivaient autrefois – environ 14 hectares ont été vendus à une tierce personne (dont ils ne connaissent pas l’identité) – et bon nombre d’entre eux n’ont pas les papiers d’identité nécessaires pour faire valoir leurs revendications.
Moussa So s’est « plaint à tout le monde », y compris l’Agence nationale d’appui et d’insertion des réfugiés (ANAIR), le maire de Nouakchott, le ministre de l’Intérieur, « même le président de la République ». Des responsables du ministère de l’Intérieur ont rendu visite au villageois l’année dernière, mais depuis rien n’a changé, a-t-il dit.
« Je commence à perdre espoir », a dit M. So. « Nous sommes épuisés. Nous sommes des agriculteurs. Sans champs, comment allons-nous survivre ? ».
Un grand nombre de rapatriés sont confrontés au même problème, a dit Oumar Diop, responsable de la Clinique Juridique de Rosso, un organisme en partie subventionné par Oxfam et par les Nations Unies, qui aide les rapatriés à récupérer leurs terres.
« Nous suivons de nombreuses personnes qui se battent pour récupérer leurs terres. Nous défendons leur action au niveau du district (“ouaddi”), et nous nous adresserons au ministre de [l’Intérieur] s’il le faut », a expliqué M. Diop.
Actuellement, la Clinique traite seize dossiers, mais M. Diop est exaspéré. « Dans la majorité des dossiers, il n’y a tout simplement pas de solution », a-t-il dit. Sur 640 dossiers, seuls 115 ont été résolus, a-t-il ajouté.
Selon Ndiawar Kane, directeur de l’ANAIR, le taux de résolution est plus élevé, et 400 dossiers ont été traités.
Un des problèmes est que les terres n’ont jamais appartenu aux villageois, dit M. Kane. Dans les années 1980, la majorité des terres étaient propriété de l’État. Après la fuite des villageois, les terres ont été partagées entre les habitants, y compris des chefs de village.
Propriété privée du sol
Depuis cette époque, le droit de la propriété privée du sol s’est développé en Mauritanie, et les chefs d’entreprise et les hauts responsables ont commencé à acheter des terres – la plupart d’entre eux vivaient à Nouakchott ou dans d’autres villes et les géraient à distance. « Bon nombre de contrats signés à l’époque étaient assez flous », a dit M. Kane, « nous ne sommes pas habitués à la propriété individuelle du sol ici ».
Afin d’apaiser les tensions, dans certains cas, le gouvernement et l’ANAIR ont essayé de trouver un accord avec les habitants locaux pour que les rapatriés récupèrent une partie de leurs terres. Mais l’ANAIR n’a pas le droit d’intervenir dans les questions de propriété foncière – pas plus que le HCR. Ces dossiers sont du ressort du bureau des affaires civiles, qui est responsable de l’enregistrement du statut des personnes, et du ministère de l’Intérieur, indique le gouvernement.
« Nous pouvons essayer de trouver une solution aux petits problèmes », a dit M. Kane. En 2008, l’ANAIR, le HCR et d’autres organismes ont présenté un rapport dressant une liste des principales doléances des rapatriés, ainsi que des priorités des chefs du district et de la région, et du ministère de l’Intérieur. Quatre ans plus tard, les principaux problèmes n’ont pas été résolus.
De la difficulté d’obtenir une carte d’identité
Obtenir des papiers d’identité est un processus compliqué, a reconnu M. Kane, mais bon nombre de Mauritaniens sont confrontés à ces difficultés, dit-il – c’est un problème national.
Les rapatriés qui avaient été enregistrés en tant que réfugiés par le HCR ont été enregistrés par l’État civil (autorités civiles) mauritanien, qui leur a donné un Formulaire de rapatriement volontaire (FRV) leur permettant de se déplacer librement. Un accord a été trouvé avec l’administration civile, stipulant que les deux formulaires leur permettraient d’obtenir une carte d’identité.
L’accord de rapatriement tripartite signé par le Sénégal, la Mauritanie et le HCR en novembre 2007 prévoyait que les rapatriés mauritaniens obtiendraient leurs documents de citoyenneté dans un délai de trois mois après leur arrivée.
Mais des centaines de rapatriés n’ont toujours pas reçu leurs papiers, indique la Clinique Juridique. Sans carte d’identité, ils ont des difficultés à bénéficier des soins de santé ou à inscrire leurs enfants à l’école en Mauritanie. Cela complique aussi les déplacements dans ce pays doté de multiples points de contrôle.
Selon M. Kane, le problème se situe au niveau de l’administration civile, qui ne dispose pas des ressources adéquates pour établir des documents d’identité pour les rapatriés, et qui n’a pas été restructurée, comme cela avait été conseillé. Des centaines de dossiers sont bloqués dans son système, indique M. Diop.
Une minorité de rapatriés – ceux qui ont fait partie du premier convoi – sont revenus en Mauritanie sans les actes de naissance de leurs enfants nés au Sénégal. Une solution a été trouvée lors de négociations entre l’ANAIR, le HCR et les autorités sénégalaises. M. Diop ne connait pas l’issue de chaque dossier.
Des rapatriés indiquent que les autorités civiles ont choisi de ne pas résoudre leurs problèmes.
Selon un défenseur des réfugiés, les rapatriés ont une part de responsabilité : il faut payer 1 000 ouguiyas (3,40 dollars) pour récupérer une carte d’identité, une somme que certains rapatriés refusent de payer.
Aide de l’ANAIR
Les habitants du village de PK6 n’ont pas été abandonnés, a dit M. Kane. Grâce à l’ANAIR, le village dispose d’une source d’eau ; l’association des rapatriés a reçu des matériaux pour bâtir un magasin communautaire qui vend des céréales à un prix réduit et du gaz de cuisine destiné à la vente. L’association des femmes a obtenu une meuleuse pour que les femmes n’aient pas à parcourir de longues distances pour acheter de la farine ; l’ANAIR leur a également permis d’ouvrir une teinturerie et leur a fourni des clôtures pour protéger leurs jardins maraîchers des animaux et des organismes nuisibles.
L’ANAIR a distribué 91 meuleuses dans les villages de rapatriés dans le cadre des efforts générateurs de revenus entrepris dans bon nombre des 124 villages où les anciens réfugiés se sont réinstallés.
Les villageois de PK6 ont accès à 18 hectares de terres, a-t-il dit, dont six ont été transformés en jardins maraîchers.
Moussa So reconnait que l’ANAIR a fourni de l’aide. « Cela nous a aidé. Mais lorsque nous nous sommes plaints pour nos papiers, nous avons reçu du gaz de cuisine », a-t-il dit, en montrant plusieurs bonbonnes de gaz de cuisine empilées dans son abri.
Les rapatriés disposent de petits jardins maraîchers, mais ils n’ont pas accès aux terres pour cultiver du riz, a dit Moussa So. Les rapatriés arrivent à joindre les deux bouts grâce au petit commerce ou aux activités de teinturerie.
Selon Elise Villechalane, porte-parole du HCR à Nouakchott, le fait que 80 pour cent des rapatriés soient restés dans les régions où ils sont revenus est une preuve de succès. Le HCR était chargé de l’enregistrement et du rapatriement de plus de 24 000 personnes dans 124 villages. « L’opération n’a pas été facile », a-t-elle dit.
Les rapatriés interrogés par les journalistes d’IRIN ne veulent pas repartir – ils sont enfin chez eux – mais ils veulent retrouver leur ancienne vie. « Autrefois, nous étions agriculteurs. Nous nous en sortions. Aujourd’hui, nous dépendons de l’aide extérieure », a dit M. So, utilisant l’expression Peulhar « boofni », que l’on pourrait traduire par « Comment un sac vide peut-il se tenir debout ?”
Source : IRIN
Mali: Les groupes islamistes “mieux équipés et mieux entraînés que prévu”
Les forces militaires françaises au Mali affrontent des groupes islamistes bien équipés, bien armés et bien entraînes, dotés d’un matériel moderne, sophistiqué, a-t-on déclaré dimanche dans l’entourage du président François Hollande.
A l’origine, on pouvait penser qu’il s’agissait de quelques soudards à bord de Toyota avec quelques armes, selon cette source.
Ils se révèlent en réalité bien équipés, bien armés et bien entraînés, ajoute-t-on de même source, notant que les groupes islamistes ont récupéré en Libye un matériel moderne sophistiqué, beaucoup plus robuste et efficace que ce qu’on pouvait imaginer.
Ce qui nous a beaucoup frappés, c’est la modernité de leur équipement, leur entraînement et leur capacité à s’en servir, affirme cette source. Ces groupes armés ont montré comment ils pouvaient endommager un hélicoptère et blesser mortellement son pilote, a-t-on souligné.
Une référence au pilote français d’un hélicoptère de combat mortellement blessé vendredi lors d’une intervention contre une colonne qui se dirigeait vers deux villes de la partie sud du Mali, Mopti et Sévaré.
Selon le ministère français de la Défense, ce militaire a été tué par un tir d’arme légère d’un combattant islamiste alors qu’il se trouvait dans un hélicoptère Gazelle.
L’armée française mène depuis vendredi des raids aériens contre les groupes armés islamistes au Mali pour stopper leur avancée dans le centre du pays.
Concernant la suite de l’opération française, le mot important c’est “l’africanisation”, c’est-à-dire le déploiement rapide de la force africaine. La situation au Mali justifie l’accélération de son déploiement parce que c’est aux Africains de rétablir l’intégrité du Mali, indique-t-on à l’Elysée.
Le déploiement de la mission africaine Misma et celui de la mission européenne de formation (400 à 450 formateurs apportés par les pays de l’UE avec la France comme nation cadre) devraient démarrer dans les prochains jours.
Il s’agit non seulement de stopper l’offensive des groupes islamistes vers le sud du Mali mais de les amener à quitter le Nord du pays et ses principales villes qu’ils occupent: Gao, Tombouctou et Kidal, a précisé l’entourage de M. Hollande.
Les pays africains ont réalisé combien ces groupes, puissamment armés, étaient dangereux et capables au bout d’un certain nombre de mois de faire tomber d’autres Etats de la région qui sont fragiles par un effet domino.
M. Hollande, qui a réuni à partir de 14h00 GMT un troisième conseil de défense à l’Elysée sur le Mali, s’est entretenu par téléphone avec les présidents sud-africain et nigérian, Jacob Zuma et Goodluck Jonathan, a indiqué la présidence de la République.
Source: Al Akhbar



