Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Communiqué de presse: Rencontre entre les FLAM et des organisations politiques et de la société civile à Nouakchott

altDans le cadre de ses rencontres avec les acteurs politiques, les militants de la société civile et les Mauritaniens en général, le camarade Ibrahima Mifo Sow Vice-président des FLAM, accompagné du camarade Mamadou Wane Secrétaire national chargé de la jeunesse et des droits humains, a été reçu respectivement par ces différents partis et associations :

Le jeudi 09 mai 2013 par :

–     Le parti El wiam, la délégation était composée par: Boidiel Ould Houmeid Président du parti, Mariem Baba Sy 4 ème vice présidente, Gaye El hadj Secrétaire exécutif , Idoumou Ould Abdallah Ould JEYID Secrétaire permanent et Ahmed TRAORE Secrétaire exécutif

–     Le REVE présidé par LO Souleymane en compagnie de plusieurs membres du bureau dont le vice président Doudou Kholl, Sy Moussa conseiller, Soumaré Mamadou chargé de l´éducation, Thiam Mamadou secrétaire permanent, Raby Diallo trésorière, Abdoulaye Deh et Ismaila Sow membres.

–    Le MPR, par le président du parti Dr Kane Hamidou Baba et son Secrétaire permanent M. Aidara .

Le samedi 11 mai 2013

Les FLAM ont été récues par Tawassoul , la délégation de ce parti était composée par Jemil ould Mansour président du parti et Oumar El Hadj Mahmoud Ba vice-président.

–    Le Covire présidé par Abou Sy, Sidibé Abou secrétaire général, Ngaidé Ali Moktar coordonateur, Fatimata Mamadou Barry présidente des veuves, Fadiga Tijane délégué médical, Sow Ibrahima secretaire général et d´autres membres du bureau.

–    Le parti de l´Unite et du developpement présidé par Barro Mouhamed accompagné par Sidi Ould Ahmed Maouloud, Kane Cheihk Boutar, Dieng Amadou Farba ,Taglu Ould Cheihkna président de la commission chargée de coordination de l´action politique.

–    Le parti Moustaqbel présidé par Mouhamed Ould Borbos accompagné de Samory Ould Beye président du Conseil national du parti.

–     Rencontre avec LE COVIRE présidé par Mamadou Alhousseynou Kane accompagné de Abou Guéye secrétaire général du REVE, Sy Yaya secrétaire général de Coremi, Sy ABOUBECRYNE président de Coremi, Maimouna Alpha Sy secrétaire générale des veuves et Bocar Lamtoro président des orphelins.

Dimanche 12 mai 2013

Rencontre avec le parti du renouveau démocratique présidé par Moustapha Ould Abeidarahmane accompagné par Yahya Ould Baba.

–     Le parti UDP , par Ousmane Racine Sanghott vice- président, Ndiaye Mouhamed secrétaire général, Gani Diawara membre du comité exécutif, Dr Mouhamed Mahmoud Ould ELY, de Ba Silèye Ali député du parti, Hamdi Ould Woddu maire adjoint de Vra , du magistrat Moussa ould Ghawi

–    Le parti Hatem présidé par Saleh Ould Hanena , accompagné du vice pdt Izidbih ould Bechir , de Ahmed Ould Jeylani chargé des affaires politiques, de Cheikhna Ould Lemine chargé des affaires sociales.

–    Le parti du Sursaut présidée par Lalla Mint Chrif , Hacen Ould Amar directeur du cabinet , Cheikh Ahmed Ould Telmou président de la commission politique du parti.

       Lundi 13 mai 2013

–          Rencontre avec le parti UPR , représenté par :Mouhamed Mahmoud Ould Jaafar , secrétaire exécutif , chargé des affaires politiques , Khadjata Diallo deuxième vice présidente et Ba Bocar Soulé membre du conseil national du parti.

Les échanges et discussions avec ces différents responsables politiques et associations de la société civile ont porté sur le redéploiement des FLAM et sur le problème de l’unité nationale. Tous ont salué le retour des FLAM et loué cette initiative de dialogue avec les différentes forces politiques du pays. Les échanges ont été chaleureux et respecteux et le contact sera maintenu.

Stockholm le 14 mai 2013

Le département de la Communication et de la presse

www.flamnet.info

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Ibrahima Mifo Sow, vice-président des FLAM au Quotidien de Nouakchott : « A chaque pas que pose un homme politique, nous les premiers, il y a toujours un calcul derrière …»

Malt. Sow est en Mauritanie pour préparer le grand retour au pays des Forces de Libération Africaines de Mauritanie (Flam) après plus de 30 ans d’exil. Raison pour laquelle le vice- président des Flam n’a pas le sommeil facile depuis qu’il a débarqué à Nouakchott, accaparé qu’il est, par son calendrier chargé. Il n’empêche, Ibrahima Mifo Sow s’est prêté volontiers à nos questions et y a répondu sans détour.

Quotidien de Nouakchott : M. Sow, présentez-vous brièvement à nos nombreux lecteurs car sans doute il y’a ceux qui vous connaissent et ceux plus jeunes qui ne vous connaissent pas.
Ibrahima Mifo Sow : Je suis Fuutanké de souche multiséculaire et mauritanien de naissance et de fibre patriotique. J’ai enseigné le français au lycée de Sélibaby et presque à Kaédi. Je me suis trouvé très tôt impliqué dans la vie associative et militante. Cela m’a valu beaucoup d’années d’exil et d’éloignement.

QDN : Vous êtes le vice-président des Forces de Libération Africaine de Mauritanie dépêché sur place pour préparer le retour au bercail du mouvement après plus de 30 ans d’exil. Selon-vous, qu’est-ce qui a changé dans la situation politique du pays pour justifier cette décision de rentrer définitivement au pays ?

Les FLAM n’avaient pas choisi l’exil, elles y avaient été contraintes par la politique répressive du dictateur Ould Taya. Cet exil nous a servis fort opportunément comme option stratégique pour poursuivre notre combat. S’il est indéniable que notre résistance à partir de l’extérieur a conduit à des acquis importants, il n’en reste pas moins vrai que nous sommes restés toujours conscients que c’est de l’intérieur que la victoire décisive sera remportée. C’est pourquoi nous n’avons jamais cessé de nous y préparer. Il y a certainement sur la situation politique nationale des avancées réelles qui élargissent les opportunités pour un débat serein et de fond sur les questions qui conditionnent la coexistence de nos composantes nationales, mais je peux vous assurer que notre décision de revenir tient beaucoup plus de l’évaluation conclusive des facteurs internes à notre organisation. En tout état de cause, les raisons qui ont motivé la création des FLAM en 1983 restent plus actuelles que jamais, à savoir des discriminations raciales, l’esclavage, la volonté affirmée de l’Etat de falsifier l’identité culturelle de notre pays et l’accaparement oppressif des biens du pays par une seule de nos communautés. Nous revenons donc pour continuer le combat avec nos populations qui n’ont cessé de nous réclamer.

QDN : Ou alors est-ce que ce n’est pas la lassitude et le manque de visibilité de l’avenir de l’organisation qui installe le découragement ?
Je ne sais pas où vous voyez le découragement mais en tout cas pas dans nos rangs. Nos militants sont des hommes et des femmes de devoir, et l’ardeur militante qui les a toujours caractérisés est rendue encore plus vive par la perspective du retour. Nous avons toujours eu une idée claire de ce que nous voulons faire et de ce que nous voulons que notre pays devienne. Par dessus tout, nous gardons une foi inébranlable en la lutte que nous menons parce que convaincus que notre cause est juste et que les causes justes finissent presque toujours par triompher.


QDN : Vous avez été reçu en audience par Ould Abdel Aziz. Jusque-là vous n’avez pas dit grand-chose sur cette entrevue sinon que de rendre public un communiqué laconique expliquant ce qui a été abordé dans le cadre du redéploiement FLAM en Mauritanie. Lors de la conférence de presse de samedi passé, vous vous êtes limité à répéter les termes du communiqué. Hors Mohamed Ould Abdel Aziz n’est pas dupe. Comme bon nombre de mauritaniens avertis de la chose politique, s’il a accepté de vous recevoir c’est que derrière cela, se profile des calculs politiques. Parce qu’il sait que l’organisation a perdu de sa combativité depuis qu’elle s’est divisée et qu’un mouvement de désaffection grandissant s’est emparé de ses rangs en plus des pressions exercées par les pays d’accueil qui incitent à rentrer au pays parce qu’ils estiment que les raisons de l’exil sont devenues obsolètes. Qu’en dites-vous ?

D’abord je constate que vous vous livrez davantage à un commentaire que vous ne posez des questions ! Vous dites que Ould Abdel Aziz n’est pas dupe, que derrière son attitude se cachent “des calculs politiques”. Puis-je vous demander de me citer un seul politicien, digne de ce nom, qui agit gratuitement, sans calcul ? A chaque pas que pose un homme politique, nous les premiers, il y a toujours un calcul derrière … c’est le b-a-ba même de la politique ! Vous justifiez ensuite son attitude par “la désaffection grandissante qui s’est emparée de nos rangs “ Rien n’est plus gratuit ! Mais croyez-vous que si notre organisation était moribonde qu’il se serait hasardé à lui accorder une quelconque attention ? Rassurez-vous, nos rangs sont plus solides que jamais. Quant à l’assertion sur la prétendue pression des pays étrangers, elle tient beaucoup plus de la spéculation que de la connaissance de la gestion du statut des refugiés et des immigrés dans ces pays. Croyez-moi, ces pays sont plus intéressés par notre insertion dans leur tissu social qu’à se débarrasser de nous! La France et les USA ont plutôt d’autres soucis.

QDN : Ne pensez-vous pas d’ailleurs que l’enrôlement biométrique en cours à l’étranger, constitue un piège pour les nombreux exilés car, ceux qui sont sans-papiers et qui n’auront pas pu le faire, vont devenir des apatrides. Ceux qui ont acquis une autre nationalité vont perdre la mauritanienne et seront de ce fait disqualifiés pour poser les problèmes des négro-africains de Mauritanie, et ce d’autant plus que leurs enfants sont déconnectés du pays et sont condamnés à constituer un groupe marginalisé par les pays d’accueil durement frappés par la crise économique et sociale ?

Oui nous le pensons, nous partageons votre inquiétude, mais vous devez savoir que nous avons été, parmi les premiers à décrypter les buts inavoués de cet enrôlement qui vise à priver les Négro-mauritaniens en général, et la Diaspora en particulier de la nationalité mauritanienne. Pour le reste, nous nous battrons pour que les droits civils et politiques de tous les Mauritaniens soient respectés et en particulier, que la double nationalité – qui est une richesse – soit une réalité.

QDN : A l’heure où l’étau se resserre sur la marginalisation de la composante négro-africaine croyez-vous pouvoir convaincre de votre projet de société afin de résoudre définitivement la question nationale et sociale ?
Nous ne pouvons préjuger de rien … mais nous disons simplement de laisser libre cours aux idées et projets des uns et des autres, le peuple sera seul juge !


QDN : Vous avez déclaré que le président des FLAM va rentrer dans trois ou quatre mois au plus. M. Sow, pouvez-vous être plus précis sur la question ?

Non ! N’est-ce pas suffisant comme précision, “à la mauritanienne”? Les FLAM sont en ordre pour le retour.

Propos recueillis par Moussa Diop

Le quotidien de NKTT du 13 mai 2013

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Il y a 40 ans, l’activiste de gauche Omar Blondin Diop mourait en détention à Gorée

altIl y a 40 ans, le 11 mai 1973, survenait, à Gorée, la mort en détention d’Omar Blondin Diop, jeune opposant à la politique “pro-occidentale’’ et “antipopulaire’’ du pouvoir de Léopold Sédar Senghor, et porteur d’un idéal révolutionnaire, d’idées d’égalité entre tous. Il avait 26 ans.

Le 14 mai 1973, le quotidien gouvernemental Le Soleil, reprenant le communiqué de l’administration pénitentiaire, écrit : “La commission de surveillance des prisons (…) a constaté que le détenu Oumar Blondin Diop s’était donné la mort par pendaison dans sa chambre, aux environs de deux heures du matin’’.

Diop est mort dans sa cellule, à la prison centrale de Gorée où il avait été interné, depuis sa condamnation, à trois ans de réclusion, pour “atteinte à la sûreté de l’Etat’’, par un Tribunal spécial, le 23 mars 1972.

Le journal Le Soleil relayait la version officielle du suicide, alors qu’une partie de l’opinion nationale et internationale penchait plutôt pour la thèse de l’assassinat d’un jeune homme engagé dans le combat pour la libération de l’Afrique.

Omar Blondin Diop, au vu de son engagement et de ses prises de position politiques, était devenu le symbole d’une génération de refus d’une politique néocoloniale, un acteur majeur de l’agitation politique et syndicale alors en cours depuis 1968.

La thèse officielle selon laquelle le jeune gauchiste s’est donné la mort “par pendaison’’, est contestée par le père de la victime, le médecin Ibrahima Blondin Diop, qui avait porté plainte à l’époque pour “coups et blessures volontaires ayant entrainé la mort et pour non-assistance à personne en danger’’.

Dans son essai intitulé “Sénégal notre pirogue’’ (Présence Africaine, 2007), Roland Colin, directeur de cabinet du président du Conseil Mamadou Dia (1957-62), raconte qu’Omar Blondin Diop avait reçu, en détention, la visite de Jean Collin, ministre de l’Intérieur, avec lequel il eut une altercation. “Le ministre de l’Intérieur, a-t-on su en fin de compte, aurait donné l’ordre au gardien de le châtier. Le lendemain, il fut retrouvé pendu dans sa cellule’’, écrit Roland Colin.

Le juge d’instruction Moustapha Touré qui avait inculpé les trois gardes de la prison de Gorée pour meurtre, fut relevé de ses fonctions et dessaisi du dossier. “Mohamed a été le premier à dire qu’il n’y avait pas de suicide et que son frère avait été battu à mort. Oumar Blondin gémissait, soupirait, d’après les déclarations de son frère’’, soutient Moustapha Touré.

Alors que des voix soutenaient qu’Omar Blondin Diop a été inhumé en catimini au cimetière des Abattoirs sur la Corniche-Ouest, le ministre de l’Information Daouda Sow signalait, lors d’une conférence de presse (tenue…), que le défunt a été “enterré samedi (12 mai) en présence de son père et de ses parents proches’’.

Issu de la moyenne classe sénégalaise d’après indépendance, Omar Blondin Diop est né le 18 septembre 1946 à Niamey, au Niger. Admis à l’Ecole normale supérieure de Saint-Cloud, il était adjoint de Daniel Cohn-Bendit, animateur du “Mouvement du 22 mars’’.

Diop prend une part active à la campagne électorale du trotskiste Alain Krivine, responsable de la Ligue communiste et participe aussi aux évènements de Mai-68. Pour “activités subversives’’, il est exclu de l’Ecole normale supérieure de Saint-Cloud et expulsé de France par le gouvernement français en 1969.

À Paris, le jeune activiste politique avait rencontré Jean-Luc Godard pour qui il joue son propre rôle dans ‘’La Chinoise’’, en 1967. Dans ce film, cinq jeunes gens passent leurs vacances d’été dans un appartement qu’on leur a prêté : Véronique, étudiante en philosophie, Guillaume, acteur, Kirilov, peintre venu de l’ex-Union soviétique, Yvonne, paysanne, Henri, scientifique proche du Parti communiste français.

Ensemble, ils essaient de vivre en appliquant les principes de Mao Zedong, leurs journées dans cette retraite sont une succession de cours et de débats sur le marxisme-léninisme et la Révolution culturelle. Véronique projette alors d’assassiner un dignitaire soviétique de passage à Paris.

Pendant l’hivernage 1969, Landing Savané et Omar Blondin Diop rentrent à Dakar pour “travailler à promouvoir le processus révolutionnaire’’, rappelle une note publiée en septembre 2011 sur le site Internet de And Jëf/Parti africain pour la démocratie et le socialisme (AJ/PADS).

Le premier a terminé ses études et travaille à la Direction de la statistique comme chef de division, le second a décidé de suspendre les siennes. Avec leurs amis, ils avaient créé le Mouvement des jeunesses marxistes léninistes (MJML), en 1970.

Le ministre de l’Information, Daouda Sow, signalait, lors d’une conférence de presse, le 15 mai, que le président Senghor était intervenu “personnellement’’ et “avec insistance auprès du président de la République française (Georges Pompidou)’’, pour faire lever la mesure d’exclusion et d’expulsion qui frappait Omar Blondin Diop.

“Malgré la réticence des autorités françaises, le chef de l’Etat devait avoir satisfaction’’, expliquait M. Sow, précisant qu’Omar Blondin Diop avait pu retourner, en septembre 1971 en France, “comme boursier du Sénégal’’, et réintégrer l’Ecole normale supérieure de Saint-Cloud.

Dans ses activités, le MJML, son mouvement, essayait de s’implanter en milieu paysan dans les régions périphériques et dans le bassin arachidier ainsi que dans certaines grandes zones ouvrières (Thiès, Taïba, Richard-Toll notamment). C’est ainsi qu’il réussit à faire échouer la campagne d’explication de la politique de jeunesse de l’Union progressiste sénégalaise (UPS).

Plusieurs ruptures en 1972 au sein du mouvement maoïste, notamment celle intervenue entre le groupe animé par Omar Blondin Diop, tenant des orientations qualifiées de ‘’gauchistes’’, et celui de Landing Savané, partisan d’une “ligne de masse maoïste authentique basée sur une action politique, moins spectaculaire mais plus féconde, de liaison avec les masses ouvrières et paysannes’’, relève le site Internet d’AJ/PADS (septembre 2011).

Landing Savané forme le groupe Reenu-Rew. Les frères Blondin Diop, eux, quittent le MJML pour créer le Comité d’initiative pour une action révolutionnaire permanente (CIARP).

Dans un article critique titré “Les suicidés’’ du président Senghor’’, l’hebdomadaire socialiste “L’Unité’’, (n°65, 18-24 mai 1973), note que le Sénégal est “un grand pays qui garde depuis 10 ans en prison Mamadou Dia’’, ancien président du Conseil (1957-62).

Le journal ajoute : “Léopold Sédar Senghor est un ancien élève de l’Ecole normale supérieure, un poète de la négritude, un ami personnel de Georges Pompidou et un chaud partisan de la coopération avec la France. Mais on meurt dans ses prisons, comme en Espagne. Et ceci nous importe plus que cela’’.

En 1971, plusieurs militants et sympathisants maoïstes avaient été arrêtés à l’occasion des grèves scolaires et universitaires. Des étudiants furent exclus de l’Université de Dakar pour faits de grève et résistance violente aux autorités. Le pouvoir exclut aussi de l’Université de Dakar des jeunes militants de gauche comme Marie Angélique Sagna, Amadou Top, Abdoulaye Bathily, Mamadou Diop Decroix et l’intégration forcée des garçons, dans l’armée en 1971.

Sur les conséquences politiques de la mort d’Omar Blondin Diop, Pathé Diagne soutient qu’elles seront “très importantes, mais fort peu connues’’, soulignant l’émoi que l’événement tragique “jeta sur l’opinion internationale fortement remuée par ses amis de l’extérieur’’.

Dans son essai intitulé “Léopold S. Senghor ou la négritude servante. De la francophonie au Festival panafricain d’Alger. Trente ans après’’ (L’Harmattan, 2006), Diagne relève que “cette mort amena à mobiliser Cheikh Anta Diop et Abdoulaye Ly, par le biais de Amath Bâ, ancien président de la FEANF (Fédération des étudiants d’Afrique noire en France), pour voir, avec les partisans de Mamadou Dia, comment obliger Senghor à démocratiser le régime’’.

“C’est là l’origine du Rassemblement national démocratique’’, le dernier parti politique fondé par le savant sénégalais Cheikh Anta Diop, qui était un ami intime d’Ibrahima Blondin Diop, père d’Omar Blondin.

Source: Seneweb

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Le tabou du racisme en Tunisie.

De temps en temps, un fait divers émerge. Une fois, on lit qu’un homme burkinabè a été malmené lors d’une escale à l’aéroport de Tunis-Carthage. Une autre fois, alors qu’un immeuble d’étudiants africains subsahariens à Tunis est pris à parti par des Tunisiens la police embarque… la victime plutôt que les assaillants. Au cours d’une émission de télévision, une élue de l’Assemblée Constituante tunisienne qui, en réponse à l’activiste noire tunisienne Jamila Kahara exposant les injures raciales et les discriminations qu’elle a personnellement vécues, lui assène qu’elle « imagine » et qu’elle est « trop sensible ».


Le tabou du racisme en Tunisie
 

Les 10 à 20% de Tunisiens à la peau sombre ont chacun leur lot d’anecdotes à raconter attestant du racisme ordinaire vécu au sein de la société tunisienne – et sont totalement absents des hautes fonctions et de la scène médiatique.

Le racisme, tel qu’il est vécu par les Tunisiens noirs et les ressortissants subsahariens est une réalité peu exposée mais bien réelle.

Au niveau des organisations internationales, cela fait longtemps pourtant qu’on identifie le malaise ; à titre d’exemple, le Comité pour l’Elimination de la Discrimination Raciale de l’ONU s’inquiète, dans son rapport de 2009 (pdf à télécharger ci-contre), des discriminations en Tunisie et préconise de faire évoluer les cadres législatifs.

Malgré cela, au niveau des autorités tunisiennes, et ce même après la révolution, rien n’est fait et rien n’est proposé.

statu quo maintenu

Au contraire, le statu quo est fermement maintenu : le Ministère de la Justice a offert une fin de non-recevoir à la demande d’ADAM, une association représentant les Noirs de Tunisie, d’interdire la pratique d’un autre âge consistant à mentionner sur certains actes de naissance la mention atig (en arabe : affranchi) renvoyant directement à la période esclavagiste (les Noirs Tunisiens sont pourtant loin d’être tous descendants d’esclaves).

La racine du problème, c’est que la diversité est un tabou en Tunisie, institutionnalisé à l’époque de Bourguiba. Dans sa volonté d’aligner tous les Tunisiens au sein d’un Etat-nation « moderne », mentionner les spécificités et la pluralité de la société tunisienne est rendu impossible, car perçu comme une volonté de semer la division.

Le caractère profondément africain de l’identité tunisienne subit le même sort : relégué au rang d’ « archaïsme » par une classe politique et intellectuelle qui ne daigne concevoir la Tunisie que comme un cocktail entre Orient et Occident.

Cette aversion à la diversité et à l’africanité s’est maintenue jusque aujourd’hui et se perpétue comme un dogme jamais remis en cause, y compris au sommet de l’Etat : le président Moncef Marzouki, dans son livre récemment publié « L’invention d’une démocratie », écrit que le peuple tunisien est « homogène, sans minorités », et définit l’identité tunisienne comme une

b[ « coupe géologique » à plusieurs couches, à savoir « arabo-musulmane […] ottomane […] occidentale ».]b

Aux yeux mêmes de son président, la Tunisie n’est ni diverse, ni africaine !

Rien dans la Constitution

Cette soigneuse censure s’inscrit jusque même les textes officiels. La nouvelle Constitution, issue de 18 mois de travaux de l’Assemblée Constituante aujourd’hui en phase de finalisation clôt la Tunisie dans une identité exclusivement « arabo-musulmane » au lieu de l’ouvrir également sur sa dimension africaine et méditerranéenne.

C’est grâce à ce mythe de la Tunisie homogène et non-africaine que le racisme est invisibilisé et soigneusement exclu des débats : puisque nous sommes tous strictement identiques, le racisme ne peut exister, il ne sert donc à rien d’en parler ! CQFD.

Les initiatives civiles existent pourtant pour parler du problème et le combattre. Des associations comme ADAM ou les grévistes de la faim du camp de réfugiés de Choucha (majoritairement subsahariens) tentent de faire évoluer les choses, bien que les plus importantes organisations de défense des droits (tels que la Ligue Tunisienne des Droits de l’Homme) restent étrangement timides et évasifs sur le sujet.

La principale difficulté de la lutte antiraciste en Tunisie provient du fait que le racisme (l’injure raciale ou la discrimination raciale) comme délit n’existe tout simplement pas dans le code pénal tunisien. Il est donc impossible pour une victime de déposer plainte.

Une situation d’autant plus alarmante que la police se rend souvent responsable et/ou complice d’actes à caractère raciste et que les responsables politiques n’inscrivent cette situation intolérable dans un Etat de droit ni dans leurs agendas, ni dans les débats.

Révolution de la dignité

Une contradiction douloureuse pour un pays qui a mené une révolution de la dignité il y a deux ans à peine.

La tradition de la lutte syndicale et de la lutte féministe est forte en Tunisie. Celle de la lutte anti-raciste l’est bien moins.

Pourtant, ces causes ne s’opposent pas ; au contraire, à bien des égards elles pourraient parfaitement se conjuguer. Nous peinons encore peut-être à comprendre que les divers systèmes de domination s’imbriquent les uns dans les autres et n’entravent ainsi que plus efficacement la progression de la Tunisie vers un destin plus clément.

Peut-être attendons-nous encore notre Angela Davis tunisienne ?

Ines El-Shikh
source: rue89.com

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Le Vice-président des FLAM: « Nous irons dans tous les recoins de la Mauritanie pour annoncer la bonne nouvelle : le retour des FLAM en Mauritanie »

altLa salle des conférences du Chinguitti Palace a refusé du monde en cet après-midi du samedi 04 mai 2013 à l’occasion de la conférence de presse animée par le vice-président des Forces de Libération Africaines de Mauritanie (FLAM), le camarade Ibrahima Mifo Sow. Cette rencontre avec la presse et les militants et sympathisants du mouvement était d’autant plus attendue que, quelques jours auparavant, M. Sow avait été reçu par le Président de la République, entrevue ayant défrayé la chronique par l’effet de surprise provoqué et les réactions de satisfaction ou d’incomprehension qu’elle a soulevées.

 

C’était donc l’occasion pour le vice-président des FLAM de mettre fin aux rumeurs les plus folles qui ont fait suite à la visite rendue au général putschiste.« Nous n’avions rien à négocier avec Aziz. « Nous sommes allés le voir pour l’informer officiellement du retour des Flam. Il n’y avait rien à négocier avec lui et nous n’avons pas demandé un régime particulier pour notre mouvement. Il s’agissait pour nous de le mettre devant ses responsabilités et de prendre ainsi à témoin l’opinion nationale et internationale », dit en substance M. Sow. Et le vice-président d’ajouter que la rencontre avec le Président Aziz s’inscrit dans une campagne d’information tous azimuts ciblant l’ensemble des responsables et des formations politiques mais touchant également tous les citoyens du pays afin de leur annoncer le redéploiement du mouvement dans la mère patrie : « Nous irons dans toutes les mosquées, dans tous les recoins de Mauritanie pour annoncer la bonne nouvelle, lancera-t-il. »

 

Quant aux nombreuses questions sur le devenir des FLAM, le vice-président dira que le mouvement demeure pour le moment dans la configuration qui a toujours été la sienne mais qu’une évolution vers une autre structure plus large intégrant d’autres forces engagées pour les mêmes idéaux n’était pas à exclure : « Nous nous déterminerons quand l’ensemble des cadres du mouvement seront rentrés. Pour le moment, ma mission est d’assurer la réussite de ce retour car de cela dépendra en grande partie l’avenir des Flam et donc du règlement définitif de la question nationale.

 

Répondant à des questions relatives au positionnement des Flam sur l’échiquier politique national, M. Ibrahima Mifo Sow dira que le mouvement se démarque nettement du pouvoir qui est l’incarnation du système raciste et esclavagiste qui régit la Mauritanie depuis l’indépendance mais qu’il ne se reconnait pas non plus dans l’opposition traditionnelle qui s’accommode du système et dont les préoccupations sont purement électoralistes.

 

Le vice-président a enfin salué le travail des organisations de défense des droits de l’homme telles que TPMN et IRA dont le discours dira-t-il est le même que celui des Flam. Il regrettera la scission de TPMN et s’engagera à faire de son mieux pour réconcilier les deux tendances.

De notre envoyé spécial depuis Nouakchott.

FLAMNET.

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