Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Les évènements de Kaëdi: communiqué de TPMN

altDepuis le début des affrontements intercommunautaires qui se sont déroulés le dimanche 07 juillet 2013 à Kaédi, cette ville vit sous le régime de la terreur et des abus de toutes sortes. Les forces de l’ordre, au mépris des règles les plus élémentaires des droits de l’homme, pratiquent des rafles dans les domiciles, des arrestations arbitraires et des tortures. Circonstances aggravantes, ces exactions ne ciblent que la seule communauté noire.
De tels agissements ne sont guère surprenants pour qui connaît la nature raciste et esclavagiste du régime qui nous gouverne.

Touche pas à ma nationalité tient l’Etat responsable de l’intégrité physique et morale des victimes de ces arrestations arbitraires dont il exige la libération immédiate et sans condition. Nous rappelons qu’à ce jour plus d’une trentaine de jeunes négro-mauritaniens injustement arrêtés sont détenus sans jugement dans les locaux de la police et de la gendarmerie de Kaédi.
Touche pas à ma nationalité qui a pu visiter certains des détenus a recueilli auprès de ceux-ci des témoignages sur la pratique systématique de la torture pour les amener à endosser la responsabilité des dégâts matériels causés par les émeutes.

 

Nouakchott le 13/07/2013
Pour la coordination,
Alassane DIA

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La COD enterre l’initiative de Messaoud

C’est peut être le grand tournant de la crise politique en Mauritanie : Lors de son meeting de dimanche, sur la mythique place Ibn Abass, la Coordination de l’Opposition Démocratique (COD) est revenue à son slogan des débuts d’un «printemps mauritanien» qui a du mal à aboutir, réitèrant son appel au départ du président Mohamed Ould Abdel Aziz et annonçant son refus de participer aux futures élections    La COD enterre l’initiative de Messaoud

 
Sans le dire ouvertement, la Coordination de l’opposition démocratique ne s’engage plus dans le processus de sortie de crise que préconise l’initiative du président de l’Assemblée nationale, Messaou Ould Boulkheir. Le retour à la case départ, avec l’appel au « rahil » du président Aziz et l’impossibilité pour la COD de prendre part à des élections alors que lui est encore au pouvoir, ne sont-ils pas des prises de position à mettre directement en rapport avec ce qui se passe en Egypte ? Sauf que dans le pays des Pharaons, se sont les militaires qui ont chassé du pouvoir un président démocratiquement élu (et dont la COD réclame le rétablissement) ! La comparaison s’arrête au fait que le « soulèvement » popuaire en Egypte qui a poussé les militaires à reprendre le pouvoir des mains du président Mohamed Morsi, donne des idée à la COD.

C’est ce que le chef de file de l’opposition démocratique et président du Rassemblement des forces démocratique (Rfd), Ahmed Ould Daddah, signifie en disant que le peuple mauritanien n’est pas « moins militant que le autres », dans une allusion on ne peut plus clair à ce qui se passe en Egypte. Pour lui, il faut tout entreprendre maintenant, de manière volontariste mais ferme, pour soutirer le pays à la mainmise d’un groupe d’officiers qui accaparent et dévoient un processus démocratique qui avait pourtant été bien engagé en 2005.

On le voit donc, la COD est échaudée par les évènements d’Egypte et le dernier meeting de la place Ibn Abass était venu lui donner de ardeurs pour relancer son combat politique contre le pouvoir. Elle a sans doute réalisé qu’il est déjà trop tard pour préparer des élections municipales et législatives voulu par le pouvoir dans cinq mois mais qui s’annoncent comme un véritable camouflet pour elle. Peut être pire qu’en 2009, quand elle s’était lancée, tête baissée, dans une élection présidentielle perdue d’avance parce qu’au moment où les candidats de l’opposition dénonçaient le putsch contre le président Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, le général Aziz avait tout mis en place pour « civiliser » un pouvoir pris par la force le 6 août 2008. C’est pour éviter le même traquenard que la COD prend le risque du boycott – parce qu’on doute qu’elle ait vraiment les moyens de faire partir Aziz – et ne joue plus à quitte ou double en acceptant le plan de sortie de crise de Messaoud.

Pourtant, la déclaration de Mohamed Ould Khlil, l’un des dirigeants de l’Union des forces de progrès (Ufp), si elle engage la COD, est maladroite. Refuser toute participation à une élection qui se tiendrait ici et maintenant c’est assumer un boycott aux conséquences très lourdes mais surtout que le pouvoir puisse maintenant organiser les municipales et législatives en se disant que les « absents ont toujours tort ». Certes, il reste que la COD peut miser encore sur la pression de la communauté internationale pour qu’il y ait des élections consensuelles, mais non sur le « combat » de Messaoud pour faire passer une initiative qui ne prévoit nullement le départ du président Aziz ! L’homme qui est au pouvoir en Mauritanie depuis le 6 août 2008, par un coup de force contre Sidi Mohamed Ould Cheikh Abdallahi, puis une victoire à l’élection du 18 juillet 2009, ne partira pourtant pas par des manifestations épisodiques sur la place Ibn Abass, surtout que pour le moment sa légitimité est fondée par la présence d’un parlement qui lui est largement favorable et un plébiscite populaire qui ne sera remis en cause par de nouvelles élections.

C’est dire que le changement « qualitatif » dans la manière de mobiliser les militants, ne suffira pas pour ébranler les assises d’un pouvoir qui en a vu bien d’autres. Quand le « printemps arabe » emportait tout sur son passage et que la jeunesse mauritanienne s’essayait avec ardeur aux révoltes (on oserait parler de « révolutions » avec ce qui vient d’arriver en Egypte) qui ont emporté les régimes de Ben Ali, Moubarak, Kadhafi et Ali Abdallah Saleh.

Tout laisse croire donc que la COD fait encore fausse route. Avec une appréciation erronée du terrain politique en Mauritanie à partir d’évènements qui se passent ailleurs. Elle oublie la nature foncièrement pacifique des Mauritaniens qui ont compris, depuis la chute de Taya, que les hommes politiques de tous bords excellent dans le jeu et n’ont, pour la plupart que des intérêts. Alors les Mauritaniens observent les empoignades entre la majorité et l’opposition, écoutent les discours mirobolants des uns et des autres mais se refusent à trancher autrement que par les urnes. Même s’ils savent, là aussi, qu’il s’agit d’une futilité « démocratique » mais avec un moindre mal.

Source: Elhourriya

 

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Alerte: la liste des détenus au commissariat de Kaëdi

Ils sont toujours dans les filets de l´Etat raciste et esclavagiste de Nouakchott:


– Gando Dia
– Maissou Salli Sy
– Aboubakry Ba
– Diawli Mamadou Moussa
– Abdoul Sy
– Aly Baba Ndiaye
– Ousmane Thierno Ndiaye.

Mobilisons -nous pour leur Libération. LLC!

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Les FLAM dans le Tooro: au contact du pays réel, le compte-rendu de notre envoyé spécial

altFLAMNET: Une délégation des Flam conduite par notre camarade Ibrahima Mifo Sow vice-président des Flam et comprenant les camarades Mamadou Wane et Hamat Diallo s’est rendue le 4 et 5 juillet 2013 en mission de contact de proximité dans le Trarza. La mission a notamment visité les villages de Salnde ( Madina Fanaye ), Gnakwar, Dar Essalam, Gourel Moussa, Djolly, Fada, Gawdal, Ganki Toro, Madina Ndiaybe, Mboul et Palkone. Partout où elle est passée, la délégation a fait l’objet d’un accueil enthousiaste et chaleureux.

Cette visite des Flam revêtait un triple objectif: annoncer le retour imminent du Président de l’organisation, s’imprêgner du vécu quotidien des populations et, conséquemment , les remobiliser dans le cadre de la défense de leurs droits.

Le Vice-président a fait des exposés exhaustifs sur les péripéties de la longue lutte de résistance patriotique contre la domination hégémonique d’une composante nationale sur les autres. Il a ainsi replacé le combat héroique des Flam dans la logique du devoir de relève générationnelle. Il dira que son mouvement a initié un combat pacifique en atttirant l’attention du pouvoir de l’époque sur la situation des discriminations généralisées. Le Manifeste n’avait qu’un seul objectif, celui d’inviter les leaders de toutes nos ethnies à un dialogue franc et responsable pour la prise en charge consensuelle de notre avenir en commun. Mais face aux dérives ethno-génocidaires du régime de O/ Taya, les Flam se sont vaillamment défendues sur tous les fronts.

A l’issue de cette introduction instructive, le camarade Sow s’est fait fort de transmettre la bonne nouvelle que tout le monde attendait. Il dira que son organisation revient pour continuer le combat avec son peuple. Il a assuré que les Flam seront partout où la dignité des Mauritaniens est à rétablir, partout où les opprimés et les exclus seront à défendre. Il a invité ses interlocuteurs à s’associer aux Flam et à tous les combattants de la liberté pour la défense de leur droit à une citoyenne pleine et entière. Il leur fera comprendre que ce combat est le leur, que personne venant d’ailleurs ne l’assumera à leur place.

Le message du retour des Flam a été accueilli avec enthousiasme et ferveur. Partout, dans ces 11villages visités, les intervenants ( responsables religieux, chefs coutumiers, hommes, femmes et jeunes ) ont exprimé leurs espoirs de voir leurs interêts mieux défendus maintenant que les Flam sont revenues parmi eux. Beaucoup d’entre eux ont déjà pratiqué les Flam dont ils connaissent la détermination et la disponibilité aux sacrifices pour servir l’intérêt commun. Ils ont presque tous fait remarquer qu’ils n’avaient auparavant droit qu’à la visite de politiciens à la chasse de leurs suffrages. Ils se sont dit remobilisés comme jamais aupravant pour la prise en mains fermes de leur destin.

 

Ces populations étaient d’autant plus reconfortées qu’elles se sentaient jusque-là abandonnées à elles-mêmes face aux implacables difficultés délibéremment entretenues par les autorités pour les amener à renoncer à vivre sur les terres de leurs ancêtres. Elles se sont ouvertes aux missionnaires des Flam, énumérant dans les détails les peines de leur quotidien.

Le lot commun ici est fait, entre autres, de l’accaparement de leurs terres par des bandes de nouveaux venus, l’impossible enrôlement à l’état civil, difficile accès à l’eau potable. Les exemples emblématiques ont été cités comme ceux de Gnakwar ( le village natal de feu le lieutenant Sall Oumar, supplicié à Inal ) dont l’espace vital est allègrement violé par une exploitation agricole d’un promoteur allogène. Partout ailleurs, les   terres sont mises en coupes réglées par une poignées de privilégiés qui ne cédent aux autochtones que la portion inexploitable. Ainsi, du village de Gourel Moussa aux confins de celui de Djolly et sur une longueur allant des bords du fleuve Sénégal aux berges du lac Kiray rêgne en maitre un seul propriétaire. Ailleurs, ce sont des centaines d’hectares frauduleusement octroyés à de riches promoteurs qui pillent, sans scrupules aucun, le couvert végétal transformé en charbons de bois, bloquent les voies de desserte entre les villages et, comble de l’ironie, s’érigent en négociants véreux de la terre qui ne leur appartient pas. A Djolly même, le pire a été frôlé le 16 juin passé quand 5 familles allogènes ont tenté de s’accaparer de 20 ha sur 48 mis en valeur par la SONADER au détriment d’une centaine de familles autochtones. L’incident a dégénéré en bataille rangée occasionnant blessés et arrestations. A Fada, les rapatriés campent toujours, 3 ans après leur retour de la déportation, sur des terres inondables alors que leur village natal, dont ils ont été séparés d’une rue, reste occupé par des populations venues d’ailleurs. Le cas du villlage de Gawdal est encore plus dramatique parce qu’il concerne l’accès à l’eau potable. En effet, le seul puits à eau pure dont les populations se servaient se trouvent maintenant bloqué par des digues et des conduites d’eau érigées en barrières infranchissables par une exploitation agro-pastorale pakistanaise. Les populations sont contraintes désormais à aller puiser l’eau de rivière à plus de 2 kms. A ce jour, toutes les démarches entreprises à l’endroit des autorités communales et régionales pour que les propriètaires du projet daignent aménager une voie d’accès à ce puits vital sont restées vaines.

Quant aux problèmes d’état civil que rencontrent les populations locales, ils sont tout simplement incrompréhensibles. Ces populations essentiellement rapatriées ont bien passé les tests inquisitoires de vérification de leur citoyenneté avant que l’Etat mauritanien n’accepte leur retour. Pour elles, l’obtention des documents définitifs ne devrait relever que de simples formalités. Mais que non! Des embûches continuent d’être posées sur le chemin de leur réhabilitation citoyenne par une administration tatillonne, foncièrement incompétente et manifestement idéologisée.

Notons que le président de la République a été informé de tous ces problèmes à l’occasion de sa récente visite dans le Trarza. C’est un délégué venu de Gourel Moussa dûment mandaté par les rapatriés qui l’en a saisi. Il ne peut plus donc se dérober. En tout état de cause, les frustrations et le raz-le-bol y ont atteint un tel degré que la prise en compte urgente des droits de ces citoyens ne peut plus être différé sans consèquences.

La délégation des Flam se félicite du succès éclatant de cette mission caractérisée par une parfaite symbiose de vues et d’engagement entre le mouvement et ces populations. Ces dernières ont marqué leur adhésion au discours des Flam et à leur message pour le rassemblement de toutes et de tous pour que prévalent dans notre pays la justice et l’égalité entre les Mauritaniens. Ces populations ont promis une mobilisation exemplaire pour accueillir dans la ferveur militante le président des Flam et ses collaborateurs.

 

La lutte continue!

Le département de la communication.

www.flamnet.info

 

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Mauritanie: Violences communautaires à Kaédi: Plusieurs personnes blessées

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ALAKHBAR (Nouakchott)-Des violences intercommunautaires se sont éclatées, ce dimanche, autour du marché central de la ville de Kaédi, dans le sud de la Mauritanie, provoquant plusieurs blessés et la fermeture du marché en question.

Une bagarre entre un commerçant maure et une vielle femme négro-mauritanienne, du nom de Néné Dégué, a été à l’origine des affrontements qui ont vite dégénéré nécessitant l’intervention des Forces de l’ordre, selon des sources locales.

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