Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Category Archives: presse

Retour des FLAM : La glace est brisée

altAnnoncé pour la fin du mois béni de Ramadan, le retour des FLAM approche à grand pas. Envoyé à Nouakchott pour préparer le terrain, Ibrahima Mifo Sow, le vice-président du mouvement, continue à peaufiner le programme d’accueil. La commission mise sur pied pour l’occasion met les bouchées doubles. L’éclaireur-maison a battu un important travail de contacts et de sensibilisation, auprès de tous les acteurs politiques de la place. Lourde mission, pour le vice-président des FLAM, car il s’agissait de déconstruire bien des stéréotypes et le mythe échafaudé autour de ce mouvement. Pour ne pas dire affabulation, tant fut « dévoyé » le contenu même du « Manifeste du négro-mauritanien opprimé », publié en 1986 et aussitôt falsifié par le pouvoir de l’époque. Non seulement, on qualifia les FLAM d’ennemis de la République mais, aussi et surtout, de sanguinaires acharnés à « tuer tous les maures blancs ». Tout le travail consiste, aujourd’hui, à combler le fossé ainsi creusé, terriblement approfondi par les évènements de 1989 et 1990. Une période qui sera justement mise à profit, par le système en place, pour régler les comptes à ces « effrontés » et, donc, à « casser du noir ». Rares furent les cercles politiques maures qui ne cédèrent pas à la propagande. Une atmosphère de suspicion et de méfiance qui ébranla durablement l’unité nationale du pays. Les rumeurs infâmantes et les critiques étaient si fortes que certains négro-mauritaniens furent eux-mêmes gagnés par la psychose de l’époque. Certains d’entre eux continuent à accuser les FLAM d’être, avec la publication de leur pamphlet, à l’origine de tous les malheurs de la communauté négro-mauritanienne. Si certains s’en méfient, d’autres croient à une simple fabrication du système d’Ould Taya, pour « dénégrifier » le pays. C’est dire combien la tâche du vice-président des FLAM était ardue. Ibrahima Mifo Sow a donc dû, au cours des nombreuses rencontres avec les acteurs politiques, les organisations de la société civile – organisations des victimes de la répression militaire, des rescapés et des orphelins, des associations de jeunes, etc. – déconstruire, avant de remettre les choses à leur place, c’est-à-dire, informer des fondamentaux du projet de société de son mouvement, en vue de fonder un parti politique. Faisant œuvre de pédagogie, il a démontré, à tous ces interlocuteurs, que les FLAM se battent pour une Mauritanie unie, une Mauritanie où tous ses fils ont place et jouissent des mêmes droits ; une Mauritanie fondée sur l’égalité des chances et de la justice ; en somme, une Mauritanie égalitaire. Si les FLAM ont décidé de se redéployer en Mauritanie, c’est qu’une de leurs principales revendications – le retour des déportés – a été réalisée, même si la situation des rapatriés est loin d’être rose. Pour le reste, le combat se jouera à l’intérieur, auprès d’autres forces nationales de progrès.

L’émissaire des FLAM a, également, effectué des sorties à l’intérieur du pays, pour tâter le terrain et discuter avec ceux pour lesquels se bat le mouvement. Là aussi, les discussions ont porté sur les raisons qui avaient poussé à la fondation du mouvement, ses objectifs, l’exil et, enfin, la décision de revenir au pays, pour mener le combat de l’intérieur. Le vice-président Sow a, ainsi, mis à profit son séjour pour se rendre sur divers sites de réfugiés. Une occasion de retrouvailles émouvantes et, parfois, pathétiques. Les discussions avec les hôtes ont porté sur les difficultés à s’enrôler, notamment avec les nombreuses erreurs de nom, les sites d’accueil, les problèmes à recouvrer les terres, ce qui ressemble à une espèce d’« étouffement » de certains villages, par des périmètres rizicoles, attribués abusivement par l’administration, etc.

Même si la mission de prospection des FLAM n’a pas dressé de bilan, force est de constater qu’elle a réussi, à tout le moins, à briser la glace. Le mouvement, considéré, jusqu’ici, comme « peste », a réussi à se faire écouter. Le message est passé, il reste à transformer l’essai, en réservant un bon accueil à la délégation présidentielle du mouvement.

DL- LE CALAME du 24 juillet 2013

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Ould Boilil : les législatives et les municipales auront bien lieu en octobre prochain

altLe ministre de l’Intérieur, Mohamed Ould Boïlil, a déclaré hier soir devant les cadres du Hodh El Chargui, que «les élections législatives et municipales auront lieu comme prévu par la CENI en octobre prochain».

Le ministre de l’Intérieur a affirmé que les autorités n’ont épargné aucun effort pour qu’il y ait consensus sur ces élections qui ont longtemps été reportées «pour satisfaire les souhaits certaines personnes qui ne savent pas exactement sur qu’elles cherchaient ». Le ministre a affirmé par ailleurs que tout est prêt, au niveau de l’administration et de la CENI, pour un scrutin transparent.

S’adressant aux cadres et notables du Hodh El Chargui, qui ne cessent d’exprimer un certain mécontentement ces derniers temps, le ministre a promis à ceux qui ne seraient pas cooptés pour la candidature à la candidature aux postes éligibles, qu’ils seront promus à de meilleurs postes au niveau administratif.

Ould Boilil est accompagné dans cette campagne de sensibilisation en plein ramadan par le ministre du Développement rural, Brahim O M’Bareck.

 

TAQADOUMY

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MISE AU POINT DES RAPATRIÉS MAURITANIENS DU SÉNÉGAL

altDans une déclaration rendue publique hier à l’issue de l’audience que le Président de la république lui a accordée à l’issue de sa mission, Mme Nada Assaad Merheb, Représentante du HCR en Mauritanie a affirmé que « 24 000 réfugiés mauritaniens du Sénégal ont été rapatriés et réinsérés dans des conditions dignes et sécurisées avec l’engagement et les efforts déployés par les autorités mauritaniennes ».

Sans verser dans le négationnisme absolu, force est de reconnaître que depuis leur retour volontaire en 2008, les rapatriés du Sénégal continuent de se débattre dans une situation inextricable en raison de la non application des clauses de l’Accord tripartite signé entre les gouvernements mauritanien et sénégalais et les associations de réfugiés.

Le HCR s’est désengagé laissant en suspens plusieurs problèmes aigus tels que l’obtention des pièces d’état-civil, les permis d’occuper, l’accès aux services sociaux de base etc.

5 ans après leur retour au terroir, les rapatriés scrutent toujours l’horizon en espérant des lendemains meilleurs.

Mamadou Abdoul Sow

Secrétaire général de l’Union nationale des rapatriés du Sénégal

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Mauritanie: les médias publics appartiennent au citoyen, pas au président de la République(O. Daddah)

altALAKHBAR (Nouakchott)-Le président en exercice de la Coordination de l’opposition démocratique (COD), Ahmed Ould Dadda, a rappelé aux autorités du pays que “les médias publics ne sont pas la propriété du président de la République ou d’un ministre”. “Les médias publics appartiennent plutôt au peuple mauritanien et leur rôle c’est d’aller chercher l’information et la traiter pour la transmettre au citoyen“, a précisé Ahmed Dadda qui organisait une cérémonie de rupture de jeûne à l’endroit des journalistes.

Et pour lui, on se trompera si aujourd’hui, avec le développement de l’internet et des réseaux sociaux, on imagine pouvoir censurer l’information ou la déformer. “L’adage dit: On peut tromper tout le monde pendant un moment ou certains tout le temps, mais pas tout le monde tout le temps” Ahmed Daddah a, dans la même lancée, rappelé le devoir de reconnaître le rôle fondamental de la presse laquelle constitue le quatrième pouvoir dans les pays démocratiques et éclaire l’opinion publique de façon indépendante, honnête et responsable. 

Il a regretté que le gouvernement mauritanien “ne soit pas conscient de ce rôle très important de la presse et qu’il ne vous entoure pas de toute l’attention nécessaire et ne mette pas à votre disposition les moyens financiers et matériels que vous méritez et que le rôle qui vous incombe implique“.

Quant à la COD, Ahmed Daddah a dit qu’elle œuvre à faciliter la travail de la presse en lui fournissant ce qu’elle a besoin en information et en participer aux débats animés par les journalistes.

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Evénements interraciaux à Kaédi : « Dénoncer la gestion ethnique des conflits »

Plusieurs dizaines de personnes se sont regroupés lundi 22 juillet 2013 devant le Ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation à la suite de l’appel du Syndicat National des Etudiants de Mauritanie (SNEM) pour demander la libération des personnes détenues à Kaédi et l’arrêt des poursuites qui visent des jeunes de Kaédi.

La devanture du Ministère de l’Intérieur et de la Décentralisation a abrité hier un sit-in organisé par le Syndicat National des Etudiants de Mauritanie réclamant la libération des personnes détenues à Kaédi.

« La justice a échoué dés le départ : libérez nos frères de Kaédi », « Non aux arrestations discriminatoires », « Non à l’injustice », « Non à la gestion ethnique des conflits », « Non à la torture », « Non au racisme d’Etat » …

Tels étaient en autres les slogans que l’on pouvait lire sur les banderoles et pancartes brandies par les manifestants. Une centaine de jeunes avait fait le déplacement occupant la rue pendant plusieurs minutes.

Approché par nos soins, le secrétaire général devait expliquer le mouvement du jour par les termes suivants : « nous organisons ce sit-in pour exiger la libération sans conditionnelle des 9 personnes détenues arbitrairement à Kaédi. Et nous dénonçons les formes tortures que subissent nos frères à Kaédi ».

« Nous sommes là aujourd’hui pour dénoncer cette injustice qui a toujours été présente dans ce pays depuis 1960, une injustice dans l’acte que l’on rencontre partout, dans les ministères, les écoles, les universités, les institutions publiques. Aujourd’hui, c’est l’expression d’un cumul de frustrations » devait-il ajouter.

Venu soutenir le SNEM, le coordinateur du mouvement Touche Pas A Ma Nationalité (TPMN), M. Abdoul Birane Wane a souligné : « on est dans la même logique.9 représentants de la société civile dont des membres de TPMN sont en état d’arrestation à Kaédi à la suite des affrontements avec la police. Ces jeunes doivent être libérés sans condition et c’est pourquoi nous sommes revenus pour continuer cette action ».

Les propos de notre interlocuteur devenaient de moins en moins perceptibles du fait du bruit des manifestants, scandant les revendications du jour. Après près de deux heures d’horloge de présence sur les lieux, les manifestants devaient se disperser, promettant de revenir tantôt, et plusieurs fois encore, jusqu’à la libération de détenus de Kaédi. Il faut noter que le président du parti Arc-en-ciel, M. Alassane Hamady Soma Ba dit Balass et ses militants étaient de la partie.

Cheikh Oumar Ndiaye- L´Authentique.

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