Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Quand le pouvoir pousse la CAP dans les bras de la COD

Le scénario que j’ai évoqué, il y a plusieurs mois, est en train de se réaliser : Un revirement spectaculaire de la Coalition pour une Alternance Pacifique (CAP), allié objectif avec la Convergence patriotique (Adil, MPR, RD) provoqué par le « reniement » du dialogue de septembre 2011 par un pouvoir préparant des élections municipales et législatives – presque – sans concertation !  


Quand le pouvoir pousse la CAP dans les bras de la COD  
 

Du coup, tout ce que la Coordination de l’opposition démocratique (COD) donnait pour vrai, concernant le manque de transparence du scrutin attendu, l’unilatéralisme des décisions qu’on fait supporter pourtant à la Commission électorale nationale indépendante (CENI) et le côté machiavélique du pouvoir, est en train de lui donner raison. La preuve : Cette inquiétude exprimée par les leaders des partis de l’opposition dialoguiste (3 partis) auxquels se sont joints en cours de route trois autres sortis de la Majorité face à ce qu’ils ont appelé « la situation politique préoccupante vécue par le pays ».
Il y a sans doute qu’en plus de ce qui ressemble à une fuite en avant, dans la non observation des résultats du dialogue de 2011, la campagne électorale avant l’heure à laquelle s’adonnent les ministres de la République depuis près de deux semaines, laisse perplexe une opposition dialoguiste qui ne sait plus à quel saint se vouer. Le président Aziz est déconnecté, vraisemblablement par choix stratégique, de la politique. Il préfère les visites sur le terrain (après Nouadhibou et le Trarza, il s’apprête à organiser son « show » « rencontre avec le peuple » à Néma) et les appels du pied à la jeunesse (nomination de la présidente du Sursaut à la tête du département de la Culture et présence remarquée au Stade olympique lors du match Mauritanie – Sénégal pour une place aux phases finales du CHAN).
  On me dira que ces actes ne sont pas loin de la politique puisqu’ils sont une sorte de valeur ajoutée à l’action du Président et de son gouvernement mais ils s’éloignent, en quelque sorte, de ces tournées ministérielles à l’intérieur du pays où le social et l’économique ne sont que des prétextes pour battre campagne au nom de l’Union pour la République (UPR), parti au pouvoir qui vient d’ailleurs de constituer des missions appelées à prendre le relai des ministres ! Des missions qui mettent à contribution beaucoup de hauts cadres de l’administration qui, sans doute, se prendront en charge en tant que tels. Tout comme les ministres…en campagne. Et c’est cela qui fausse déjà les règles du jeu. Et fâche l’opposition dialoguiste risquant de provoquer une rupture dont le président Aziz n’a réellement pas besoin. 
 

 
Source: noorinfo

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Ibrahima Moctar Sarr, président de l’AJD/MR : ‘’Le système de domination et d’exclusion qui caractérise notre pays est arrivé à terme’’

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Le Calame : Une algarade ayant opposé un jeune commerçant et une vieille dame a dégénéré en émeutes à Kaédi. A votre avis, comment cet incident, après tant d’autres, il est vrai, a-t-il pu ainsi tourner ?

– Ibrahima Moctar Sarr : Nous avons largement développé notre position, dans la déclaration que nous avons publiée le 11 du mois courant. Si je dois y revenir, puisque la répétition est pédagogique, je rappellerais ce que nous n’avons cessé de clamer, à savoir que le système de domination et d’exclusion qui caractérise notre pays est arrivé à terme et, jusqu’à sa destruction, nous assisterons, fréquemment, à des manifestations revêtant ce caractère de conflit interethnique.

Après les événements de 1989, les populations négro-africaines qui ont subi le martyr ont prouvé trois choses essentielles. En un, leur esprit patriotique. Les déportations et les massacres, les humiliations de toutes sortes et, même, l’exclusion renforcée ne les ont pas amenées à renoncer à la Mauritanie. Ceux qui n’avaient pas quitté le pays sont restés, pour résister, et ceux qui avaient été déportés sont revenus, dès que les conditions se sont présentées, après vingt ans d’exil.

En deux, leur sens du pardon. A aucun moment, l’on a vu des actes de vengeance de leur part, alors que la discrimination s’est accentuée. Malgré des exactions de toutes sortes, ils ont toujours prôné la réconciliation nationale, dans le cadre d’un règlement global de la question de la cohabitation, avec son corollaire, le règlement définitif du passif humanitaire. Mon parti en a fait son programme. Moi-même, pendant les deux campagnes électorales auxquelles j’ai participé, en 2007et 2009, j’ai fait de la réconciliation nationale mon credo.

En trois, les Négro-africains, principalement les jeunes, montrent, chaque jour, leur impatience à voir l’Etat prendre en charge leurs préoccupations. Ils semblent de plus en plus désespérés de celui-ci et n’acceptent plus de subir, passivement, les exactions, d’où qu’elles viennent. Depuis l’enrôlement, beaucoup d’événements se sont produits, revêtant ce caractère racial ou ethnique. La position de l’AJD/MR a été de sonner l’alarme, afin que les Mauritaniens de bonne volonté se recherchent et établissent un pacte national de bonne cohabitation, pour une refondation du pays, sur des bases égalitaires. Il est possible de faire l’économie des drames comme ceux que nous avons déjà connus, si le régime en place fait acte de courage politique, comme les blancs d’Afrique du Sud l’ont fait. Mais il faut que la classe politique, dans son ensemble, et la société civile le veuillent car le régime, à lui seul, ne peut pas régler, fondamentalement, le problème du système. Quand nous sommes allés à la majorité, c’était pour travailler en ce sens. Les premières mesures qu’ils avaient annoncées nous avaient alléchés, malheureusement, nous avons dû reconnaître que le Président et ses amis de l’armée ne sont pas prêts à ce changement.

 

– Chaque fois qu’un incident se produit dans la vallée, les forces de l’ordre répriment, arrêtent et emprisonnent les manifestants. Ne pensez-vous pas que l’administration porte quelque part, une lourde responsabilité, dans ce genre d’événements ?

– Dans le cas de Kaédi, il est tout à fait naturel que les forces de l’ordre s’interposent, pour éviter le drame. Le problème est que les forces de l’ordre revêtent, elles-mêmes, un caractère ethnique et n’agissent pas dans la stricte neutralité civique. Dès lors, elles apparaissent, aux yeux des Négro-africains, comme des forces de répression partisanes. Les événements de 1989-1991 l’ont largement prouvé.

 

– Qu’est-ce qui peut justifier, à votre avis, le refus des différents pouvoirs de nommer, le long de la vallée, des gouverneurs, des hakems, des commissaires de police, des commandants de compagnies et des chefs de brigade de la gendarmerie négro-mauritaniens, s’il en reste encore ?

– Depuis la première République et, surtout, après les événements raciaux de 1966, les dirigeants du pays, qui n’avaient pas cherché à régler le problème de cohabitation par la seule façon qui sied, avaient opté pour l’assimilation et l’intégration raciale. Il avait été décidé de ne pas nommer, à des postes de responsabilité en une région, quiconque en fut ressortissant. L’argument était que cela favoriserait le régionalisme, etc. Vous trouverez que le peu d’administrateurs négro-africains qui existent sont, toujours, envoyés en pays maure, loin de la vallée. Dans le cas du Sud, cela s’est traduit par une sorte d’occupation à la coloniale. Exactement comme, je me souviens, à Boghé, vers les années 1955-1960, quand tous les toubabs se retrouvaient le soir, à la lumière des lampes Pétromax, pour traiter des problèmes des indigènes, dans ce qu’on appelait  « chez le Commandant ! », l’administrateur de la ville. Aucun notable ne s’y hasardait et les quelques rares mauritaniens qu’on y rencontrait étaient des domestiques, des cuisiniers ou autres boys-serveurs.

– Que préconise votre parti pour corriger ces disfonctionnements ?

– Encore une fois, il ne s’agit pas de régler les problèmes de manière parcellaire. Il y a un problème, global, de cohabitation, qui nécessite un partage du pouvoir politique et une redistribution des richesses nationales, pour permettre aux régions de se prendre en charge, dans le cadre d’une décentralisation très avancée, si l’on ne va pas vers l’autonomie pure et simple. En attendant, il faut, au moins, que les administrateurs soient au fait des réalités culturelles du milieu où ils servent. Qu’ils parlent leurs langues et respectent leurs us et coutumes.

– Dans un récent communiqué, AJD/MR, parlant de l’enrôlement des citoyens dans la vallée, évoque une « épuration biométrique ». Comment se manifeste-t-elle, concrètement, sur le terrain ?

– Si un Mauritanien, reconnu comme tel, légalement, depuis sa naissance, se voit, un jour, refuser d’entrer en possession des papiers qui lui conféraient cette qualité, uniquement par une manipulation des méthodes d’enrôlement, quel sera son sort ? Il n’est pas reconnu comme mauritanien, il est dans la même situation que ceux qui avaient été déportés et dont on a détruit les pièces. Nos compatriotes actuellement en Europe, qui ne peuvent pas justifier de carte de séjour française exigée par les autorités mauritaniennes, ne sont pas considérés comme prétendant à leur mauritanité. Que vont-ils devenir ?

– La surenchère politique continue, entre la majorité présidentielle et la COD. Pensez-vous que, dans un tel climat et compte tenu des préparatifs de la CENI, les Mauritaniens pourraient aller aux urnes, en octobre prochain ?

– Nous travaillons dans le cadre de l’initiative de Messaoud Ould Boullkheïr, pour rapprocher les positions des deux camps. Rien ne dit encore que nous n’allons pas réussir. La CENI et la date arrêtée deviendront des questions secondaires, une fois que le dialogue aboutit à un consensus.

– Maintenez-vous votre position d’aller aux élections, même si le consensus préconisé par l’initiative du président Messaoud n’aboutit pas ?

– Ce que nous avons dit est ceci : notre option est d’aller aux élections. Au cas où il n’y aurait pas d’accord, les mouvements qui composent l’initiative de Messaoud vont analyser, ensemble, la situation et prendre position. Quant à l’AJD/MR, elle se réserve le droit de voir la position à adopter par rapport à cette analyse.

– Où en est votre demande d’abrogation de la loi d’amnistie des auteurs des exactions de 1990/91, déposée au Parlement, en février dernier ?

– Le député Kane Hamidou Baba a repris à sa charge la proposition de loi, pour modifier la loi de 1993. Il l’a soumise à ses pairs de l’Assemblée nationale. Nous ne savons pas encore où il en est, avec la pétition qu’il leur avait présentée.

 

Source: Le calame


    

    

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Mauritanie: Démarrage du recensement administratif à vocation électorale

ALAKHBAR (Nouakchott)- Le Recensement Administratif à Vocation Electorale a démarré, ce jeudi, sur toute l’étendue du territoire nationale et se poursuivra jusqu’au 7 septembre.

Le recensement lancé par l’Office National des Statistiques et la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) vise à établir les listes électorales en perspectives des prochaines échéances électorales.

Selon le président de la CENI, Abdallahi Ould Soueid’Ahmed, ce recensement concerne toute personne ayant au moins 18ans et détenant d’une carte d’identité.

Dans ce cadre, des missions vont être dépêchées à l’étranger pour recenser les mauritaniens à l’étranger.

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Mauritanie: Démarrage du recensement administratif à vocation électorale

ALAKHBAR (Nouakchott)- Le Recensement Administratif à Vocation Electorale a démarré, ce jeudi, sur toute l’étendue du territoire nationale et se poursuivra jusqu’au 7 septembre.

Le recensement lancé par l’Office National des Statistiques et la Commission Electorale Nationale Indépendante (CENI) vise à établir les listes électorales en perspectives des prochaines échéances électorales.

Selon le président de la CENI, Abdallahi Ould Soueid’Ahmed, ce recensement concerne toute personne ayant au moins 18ans et détenant d’une carte d’identité.

Dans ce cadre, des missions vont être dépêchées à l’étranger pour recenser les mauritaniens à l’étranger.

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Nouakchott: Un policier tabassé au centre d’enrôlement de Sebkha

ALAKHBAR (Nouakchott)- Un policier du nom de Dramane Camara a été tabassé mardi aucentre d’enrôlement de Sebkha (Nouakchott) par un jeune émigré du nom de Demba Sokhona venu de la France pour se faire enrôler à l’état civil biométrique.

Selon plusieurs témoins, qui se sont confiés à Alakhbar, le policier avait l’habitude d’arnaquer les personnes dont il est chargé de vérifier la conformité des documents avant l’opération d’enrôlement.

Ayant entendu les nouvelles du policier, le jeune émigré, qui s’est rendu mardi au centre d’enrôlement, ne pouvait pas supporter que l’agent vérifie ses documents, car pour l’émigré il s’agissait là d’un début d’arnaque.

Une dispute s’en est suivie entre les deux et le jeune émigré se jeta sur le policier le blessant grièvement au pied. Il a été aussitôt mis en garde à vue au commissariat de Sebkha 2 en attendant d’être présenté mardi devant le Parquet.

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