Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Redéploiement des FLAM en Mauritanie: La délégation présidentielle bientôt à Nouakchott

altLe compte à rebours pour  le retour  des Forces de Libération Africaine de Mauritanie (FLAM) a commencé, depuis quelques jours. Selon les sources du mouvement, la date  est même très imminente. C’es  pourquoi les préparatifs pour l’accueil de la délégation présidentielle battent leur plein. La commission d’accueil de la délégation, de la sensibilisation et de mobilisation met la dernière main aux préparatifs.
A cette occasion, les FLAM se sont dotées d’un  siège officiel  à Sekbka, non de loin de l’hôtel IKRAMA.  Le siège où s’est rendu le reporter du Calame  est une belle et grande bâtisse, composée de plusieurs pièces  à usage de bureaux, de salle de conférence,  de réunions  et d’autres accessoires. Sur place, le  vice-président des FLAM, Ibrahima Mifo Sow, envoyé depuis  des mois  en Mauritanie pour prospecter le terrain et préparer  l’arrivée de la délégation présidentielle co-supervisait, avec  Mamadou Sada Wane, président de la commission d’accueil, des travaux d’équipement du siège. Des chaises  étaient posées dans les couloirs, des  meubles de bureaux  en instance de montage… Une certaine effervescence  régnait dans ce nouveau siège  où se sont  retrouvés, ce vendredi, 13 septembre 2013, des cadres locaux  du mouvement auxquels se sont joints  d’autres, venus de l’étranger. Le stress se lisait sur  les visages car l’équipe de supervision s’apprête là, à relever un gros challenge : réussir  un  grand accueil, à  vivre un grand moment de retrouvailles  des  militants et sympathisants que les douloureux évènements de 1986 à 1990 ont  contraint à l’exil, à travers  le monde. Un rêve qui se transforme en réalité.
Outre l’accueil que la commission voudrait grandiose, le programme  du président Samba Thiam comporte  également  un meeting populaire, des audiences avec les responsables du  mouvement,  une conférence de presse. La délégation présidentielle  effectuera ensuite une tournée à l’intérieur du pays.


Source: Le calame

    

    

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Alassane Hamady Soma Ba, président du parti Arc-en-ciel : “Les bambaras sont les oubliés de ce pays, pourtant ils ont fondé Atar!”

Le microcosme politique mauritanien compte très peu de personnages du genre de caractère entier d’Alassane Hamady Soma Ba. Richissime homme d’affaires dans les années 80, il est l’une des victimes-figures de proue de ceux qui ont tout perdu à cause d’un système d’état qui a pensé la domination économique, politique et culturelle d’un groupe communautaire exclusif de ce pays. Effacé depuis du paysage social du pays, il revient en force, en politique, sans langue bois, avec des idées pour sortir du carcan des partis politiques, autant du pouvoir que de l’opposition classique, décrite comme “crypto-personnelle”. Entretien avec un homme révolté contre un système “inique et machiavélique”, mais qui ne conçoit la solution pour ce pays, que dans une cohabitation pensée et à réaliser réellement.  


Alassane Hamadi Ba, dit Balas. Crédit : Noorinfo/MLK  

Alassane Hamadi Ba, dit Balas. Crédit : Noorinfo/MLK  

 

 

Vous avez obtenu votre récépissé il y a trois ans. Depuis le parti n’a pas tenu d’activités jusqu’à votre assemblée générale d’il y a quelques jours. Que s’est-il passé?
   
  En réalité on était en hibernation depuis tout ce temps. Pour trois raisons objectives. 
   
La première était que mes amis et moi voulions soutenir Aziz qui avait fait des promesses jamais tenues par aucun dirigeant de ce pays depuis sa naissance en 1960, et pleines d’espoirs, et qui ne pouvaient laisser aucun mauritanien indifférent, aussi bien sur la question de la cohabitation, que sur la répartition des richesses entre les mauritaniens, donc pour enfin une justice sociale entre tous les mauritaniens qui seraient désormais égaux en droit et en devoirs. 
   
  Malheureusement, très tôt, je me suis rendu compte que c’était un leurre, un bluff. Je l’avais prévenu que je le quitterais en cas de non-respect des engagements. Sincèrement, j’étais très loin d’imaginer qu’un responsable de ce rang et de surcroît officier supérieur dont on nous dit toujours que la parole est sacrée allait opérer un revirement à 180 degrés. J’ai donc mis en veille le démarrage des activités du parti. 
   
  La deuxième raison est que les membres fondateurs de mon parti qui me pensaient très proches du cercle décisionnaire du pouvoir et qui s’étaient agglutinés autour de moi sans conviction politique s’étaient subitement volatilisés, comme la neige fond au soleil, quand ils ont constaté que je n’étais plus en odeur de sainteté auprès d’Aziz.
   
  La troisième raison est plus personnelle et médicale. J’ai eu un accident au cours d’une simple opération de la cataracte, mon ophtalmo m’a troué la cornée et m’a rendu aveugle. Grâce à Allah, le Guérisseur de tous les maux, j’ai retrouvé ma vue après une greffe a Paris. Je redis encore une fois Merci à mon Seigneur, Al Hamdoulilahi!
   
  Quand j’ai retrouvé ma vue, le désir du combat m’est revenu. Et d’entretiens en entretiens sur les radios privées et la télévision privée , les auditeurs et téléspectateurs m’ont incité à reprendre mes activités politiques. C’était véritablement une demande de personnes qui m’avaient entendu et qui me disaient que j’avais rallumé une flamme en eux. D’où la reprise de mes activités politiques, portée par la tenue d’une assemblée générale le 31 août dernier où un bureau exécutif a été formé. 

 


Alassane Hamady Soma Ba, président du parti Arc-en-ciel :   Quel projet de société portez-vous?
   
  La Mauritanie ne manque que d’une seule chose: des gouvernants capables et surtout soucieux du bien-être de CHACUN de ses citoyens. Allah lui a fourni tout le reste : ses eaux sont peuplées de toutes les espèces prisées de poissons, ses vallées sont fertiles et peuvent nous rendre autosuffisant en nourritures, ses mines malheureusement bradées à des multinationales voraces, sont d’une richesse inouïe, et avec un petit nombre de bouches à nourrir, à chausser, à loger, a soigner, a instruire ou à habiller. 
   
  C’est bien la preuve qu’Allah nous aime et qu’il nous a gâté. Seul malheur dans ce tableau : des mauvais gouvernants qui ne pensent qu’à eux-mêmes et à leurs fils biologiques. Allez à Paris sur les champs-Elyses, l’avenue la plus chère au monde, vous y trouverez des hôtels 4 étoiles  appartenant à des mauritaniens, allez à Casablanca, à Las Palmas, à Nice, à Los Angeles, en Floride vous trouverez des centaines de villas cossues appartenant à des mauritaniens. Est-ce acceptable tout cela quand la pauvre ménagère ne parvient même plus à mettre quelque chose dans son panier, quand les malades sillonnent les rues et les bureaux avec leurs ordonnances entre les doigts. Non ! c’est criminel.
   
  Cette succession de mauvais gouvernants voraces n’est pas un sort d’Allah! les peuples n’ont que les dirigeants qu’ils méritent. Boutons-les tous dehors, auditons-les tous et reversons nos biens volés dans notre trésor public et nous ne tendrons plus la main ni au Qatar, ni au Koweit, ni à aucune autre puissance. La mal-gouvernance sempiternelle est le seul problème de ce pays.
   
  La cohabitation est le socle des problèmes mauritaniens. Et ce problème majeur est entretenu par une minorité au pouvoir.
   
Quelles solutions préconisez-vous? 
   
  Honnêtement, à ce moment de notre histoire, la solution ne peut venir que des mauritaniens eux-mêmes qui doivent prendre conscience de leur situation. Les moutons de Panurge à un moment doivent sortir des rangs et toiser le berger. Et arrêter d’espérer son avenir par rapport à de misérables avantages gratinés par une élite toute aussi misérable à laquelle ils s’accrochent.
   
  Mais j’ai bon espoir : Aziz a provoqué le déclic. Tous les espoirs fondés sur Aziz ont été déçus en moins de deux ans! Plus personne ne croira cette classe politique. J’espère que ce sera un déclic historique! Et j’espère participer à la création d’un de ces vecteurs de ce mouvement d’éveil social et politique de masse.

 


 
La structure organisationnelle de votre parti est assez unique en son genre… Comment le décririez-vous?
   
  Le bureau exécutif, déjà formé, est chapeauté par un conseil externe de sages chargé de veiller au respect et au suivi de l’éthique politique et morale du parti. ces sages ne sont pas membres du parti. Leur honnêteté intellectuelle, leur probité morale sont reconnues, pour certains depuis l’époque de Mokhtar Ould Daddah. On a dressé leur liste et on les a invités à veiller à ce que les objectifs du parti ne soient jamais perdus de vue, notamment la lutte pour consacrer une réelle et effective cohabitation. Tout mouvement risque l’écueil de l’embourbement politique et de la corruption.
   
  Alassane Borty Diallo est le président d’honneur. Deux présidents actifs : moi et un premier vice-président arabo-berbère. C’est cette structure organisationnelle qui doit exister dans toutes les institutions publiques du pays : partout où il y a un président arabo-berbère, son vice-président doit être un noir, et vice-versa. Ce vice-président sera chargé de renforcer l’axe de l’Afrique arabe, car même de ce côté nos relations battent de l’aile. Ces gens ne croient plus en notre oligarchie menteuse, cupide et vorace.
   
  Il y a cinq vice-présidents : Un pour chaque communauté : entre le parti et les arabo-berbères, entre le parti et les Soninkés, entre le parti et les harratines, mais également un lien avec les wolofs, un autre avec les Pulaars, et même les bambaras, car on nous les fait oublier tout le temps! Pourquoi sont-ils les éternels oubliés de ce pays? Ce sont eux pourtant qui ont crée Atar ! Depuis l’empire du Ghana. Dans la falsification de l’histoire en Mauritanie on veut balayer tout ça. A Boutilimit, à Mbout, à Timbedra, à Aioun El Atrouss, à Nema ils y sont nombreux et mauritaniens bon teint. Non à la falsification de l’histoire mauritanienne! Si on les efface demain ce sera le tour des Wolofs, ensuite les Soninkes et encore les Pulaars, étant donné que la purge de 1989 a avorté.
   
  Nous nous sommes chargés de la redynamisation des relations entre la Mauritanie et l’Afrique noire. Cette oligarchie dont on parlait nous a coupé de cette part identitaire de notre pays, en nous extirpant de la CEDEAO de l’OCAM. Même, n’ont-ils pas tenté de sortir la Mauritanie de L’OMVS et du CILS ?
   
  A travers ce type d’organisation nous voulons consacrer les notions de TRANSPARENCE, de l’unité et de l’égalité. D’ailleurs, toutes nos réunions de bureau politique seront accessibles a tous. Un observateur par séance.
   
  Notre Commission nationale chargée de la cohabitation est présidée par un brillant marabout et un fils de chérif connu de tous les mauritaniens .. Il y aura également nos représentants itinérants, sur l’ensemble des cinq continents, et toutes les parties de l’Afrique où repose une forte diaspora mauritanienne. Car comme je le dis souvent : notre force viendra de l’extérieur, car l’intérieur a été anesthésié par 53 ans de marasme, de torpeur, de couardise. Ceux qui ont grandi hors du système peuvent aider à faire basculer les choses.

 


En pulaar sur la devanture :  

En pulaar sur la devanture : “La maison de Hammadi Sooma Bah” du nom de son père. Crédit : Noorinfo/MLK  

Participerez-vous aux prochaines élections législatives et municipales?
   
  Nous allons y participer. On ne se laisse pas mener dans la guéguerre entre le pouvoir et une opposition crypto-personnelle. Nous y serons pour que notre discours soit entendu. Avec le temps nous espérons être une véritable avalanche.
   
  Dans ce premier temps, nous n’allons pas disperser nos forces, mais nous présenter dans quelques communes seulement. Même aux législatives nous comptons nous présenter.
   
  Depuis Ahmed Daddah jusqu’à boydiel, en passant par Messaoud et Moustapha Ould Abderrahmane, sans oublier Kane Hamidou Baba, et sanghott Ousmane Racine, tous ont fait l’accumulation de leurs preuves négatives, pour que les mauritaniens les plus profanes fassent la différence. On peut leur dire “Mooorr“* quitte à ce qu’arc-en-ciel soit un singleton. On va tous les mettre à nu pour que le peuple mauritanien se réveille!
   
Un dernier mot particulier? 
   
  Le combat commence. Je ne prononcerai pas encore mon dernier mot (rires).
   
Propos recueillis par Mamoudou Lamine Kane
   
“Mooorr”: onomatopée signifiant le dégoût et suggérant la honte envers les actes moralement répréhensibles d’un individu.

 

Noorinfo



 

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Oumar Diagne: Où va la Mauritanie ?

altTrop de choses, dans ce pays, sont troublantes et l’avenir semble très incertain. Le racisme, l’esclavage, la pauvreté, les discriminations minent le quotidien dans une atmosphère où l’absence de conscience ou où, des   consciences volontairement  anesthésiées  se propagent dans  l’air ambiant et assombrissent le ciel.  

Après des années de militantisme, je me suis interrogé sur ce qui fait que la situation n’évolue guère. J’ai donc jugé utile de prendre du recul et de mener une analyse.  

Mon constat est que l’idée d’un Etat moderne n’est pas encore ancrée dans la mentalité des populations. Plus grave encore est que ceux qui sont considérés comme des acteurs politiques manquent de culture générale, critique et étatique.  

L’essence de l’Etat est de protéger. «  Le but de la République est la sécurité des particuliers », nous dit Hobbes. Or, en Mauritanie, on assiste à un Etat où l’exclusion est la base de l’organisation de la société : exclusion d’origine raciale, sociale et économique.  

En ce qui concerne l’exclusion raciale, elle pourrit la situation du pays depuis son indépendance. Elle a atteint son summum avec les massacres, la déportation, les assassinats, les emprisonnements  des Négro-mauritaniens en1989. Aujourd’hui, elle continue à travers  la volonté du pouvoir mauritanien d’exclure le maximum de Négro-mauritaniens de l’état civil.  

Pour ce qui est  de l’esclavage, il s’agit de l’un des pires crimes que nous pouvons  connaître en ce XXIème siècle, des siècles après Rousseau, un des pères de la philosophie des lumières, celle de la raison. Pour Rousseau, tous les hommes naissent égaux en droit car tous naissent libres.  

  La  Mauritanie est  un des rares pays au monde où l’esclavage, sous sa forme ancienne,  demeure encore. Cela devrait pousser les Mauritaniens à s’interroger sur eux-mêmes, sur leur état d’arriération. Ils devraient en avoir honte. Malheureusement, tel n’est pas le cas. La société mauritanienne est une société inégalitaire, fière, où le vent de l’esprit de Rousseau passe encore inaperçu, car les oreilles sont bouchées par les lourdeurs des traditions. Il faut noter que, plus on est ignorant et aveugle d’esprit, plus il est plus aisé d’être fier de soi.  

Pour ce qui est de l’exclusion économique, une minorité s’accapare aujourd’hui de la richesse du pays.  « Depuis son accession au pouvoir, le Président Aziz, malgré ses promesses, a passé son temps à construire sa propre fortune au lieu de gouverner. Il fait main basse sur l’ensemble de l’économie mauritanienne, de l’exploitation des ressources naturelles aux banques, en passant par la pêche et les projets d’infrastructures.  

« Pour s’assurer du bon fonctionnement de sa machine à laver l’argent, Aziz doit employer en permanence un gang de courtisans qu’il enrichit tout en les chargeant de dissimuler ses propres avoirs. Qui sont les prête-noms qu’il utilise pour blanchir sa fortune fraîchement acquise ? Cette nouvelle classe d’hommes d’affaires maquignons, qui tous travaillent pour Aziz, sont en train de mettre en coupe réglée l’économie du pays. Pas un secteur n’échappe à leur voracité. » 1        

La gestion de l’Etat, en Mauritanie, repose sur  l’ethnie, la tribu, le clan, la courtisanerie.  Les richesses  sont, par conséquent,  mal réparties et ne résultent guère d’un mérite quelconque.   

Comment sortir de cette situation ?  

« Le changement institutionnel peut être amorcé ou engendré par un déplacement ou des modifications dans la dynamique des rapports de force au sein même des fonctions ou des postes clés de l’institution, par un changement idéologique, un scandale qui révèle la disparité trop grande entre des finalités et des pratiques ou le décalage entre les vertus. » 2  

Pour ce qui est de la dynamique des rapports de force en Mauritanie au niveau des postes clés, il est certain qu’elle n’est pas  en faveur de forces de progrès, de justice, d’égalité ou de fraternité. Au contraire, ce sont des forces rétrogrades, féodales, soucieuses de s’accaparer des richesses du pays qui y dominent. On peut donc difficilement espérer un changement idéologique au sommet de l’Etat.  

Concernant  un scandale qui révèle la disparité trop grande entre des finalités et des pratiques ou le décalage entre les vertus les changements, je peux dire que peu de choses scandalisent les Mauritaniens y compris l’assassinat de leurs  propres compatriotes ou frères. On l’a vu lors des événements de 1989. Même les populations victimes semblent peu choquées. On a vu de nombreux Négro-africains au côté du pouvoir. On peut même se demander si le Mauritanien a des valeurs humaines. Mes propos peuvent paraître forts  mais je suis convaincu de la pertinence de cette question.  

Quelles sont les valeurs des Mauritaniens ? Quelle est la finalité de l’Etat mauritanien ? Les valeurs des Mauritaniens sont dominées par l’appartenance ethnique, tribale, clanique, l’argent gagné facilement. La mentalité qui domine au sein de la société est inégalitaire, inhumaine. Elle frôle la barbarie.  

Pour ce qui est de la finalité de l’Etat mauritanien,  il n’y en a guère d’un point de vue collectif. L’Etat est là pour servir ceux qui en tiennent  les manettes. Cette manière de voir le rôle de l’Etat est très partagée. D’une manière générale, les opposants ont  les mêmes valeurs que ceux qui sont au pouvoir. C’est surtout pour cette raison que je demeure sceptique quant à l’avenir de ce pays.  

Les opposants mauritaniens, dans leur majorité, partagent les mêmes valeurs que ceux au pouvoir.  

On parle de démocratie mais on n’est pas pour la liberté de conscience.  

On lutte contre  le racisme mais on n’est pas pour l’égalité des Hommes. On croit aux castes. On le vit fièrement sans regret ni honte.  

On est contre l’esclavage mais on est pour le maintien du statut féodal de la femme en Mauritanie. Ou en tout cas, dans la pratique, on soumet son épouse, la considère comme inférieure à soi.  

On accuse le Président de voler les richesses du pays, d’entretenir la misère mais une fois arrivé au pouvoir, on agit de la même manière que lui.  

Il est aussi certain que si l’opposition venait au pouvoir les pratiques ne changeraient pas de beaucoup.  

Tout cela rend pessimiste. Mais le pessimisme  n’empêche pas d’agir. Il peut même rendre plus fort car rien ne peut décourager le pessimiste actif. La Mauritanie a besoin  d’une rupture épistémologique, d’un changement de paradigmes, de disque.  

Oumar Diagne  
Ecrivain      

 

 Source:  Oumar Diagne

 

 

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Scrutins législatifs et municipaux : Au profit des frères et des cousins

Alors que le COD et le président Mohamed Ould Abdel Aziz poursuivent leur jeu de nerfs autour des prochaines consultations électorales, avec des échos de plus en plus persistants relatifs à de fortes pressions exercées sur les deux parties par des « pays amis » pour dépasser la crise politique persistante en Mauritanie, les scrutins envisagés ont ouvert une véritable course pour l’accès aux fonctions électives, avec en soubassement le retour en force du népotisme et du tribalisme.  


Scrutins législatifs et municipaux : Au profit des frères et des cousins  
 

 

  Les partis de la Coordination de l’opposition démocratique (COD) continuent de maintenir le suspens quant à leur participation ou non aux prochaines élections législatives et municipales de novembre 2013.
   
  Prévue dimanche 1er septembre dernier, la décision finale des leaders de l’opposition dite radicale semble courir de report en report, les réunions de la COD s’éternisant sans qu’une position commune officielle ne soit prise. De sources proches de ces milieux, la décision des partis de la COD reste suspendue aux éventuelles nouvelles concessions que le pouvoir du président Mohamed Ould Abdel Aziz pourrait amener à leur concéder. Il est en effet de plus en plus question de négociations en coulisses entre les différents acteurs, de pressions sous la table exercées par certains partenaires clés de la Mauritanie pour amener l’opposition et les autorités à s’entendre sur des points afin qu’aucun boycott ne vienne prolonger une crise politique qui n’a que trop durer. C’est dans ce cadre que s’inscrirait l’intermédiation confiée, selon certaines sources, à Messaoud Ould Boulkheïr, président de l’Assemblée nationale et figure de proue de la scène politique nationale.
   
Pendant que d’âpres négociations se déroulent ainsi dans les coulisses, les partis de la majorité et plusieurs autres partis dont certains se réclament de l’opposition et d’autres de la COD participationniste, s’étripent pour s’arracher sièges au Parlement et dans les prochains conseils municipaux. Au sein du parti-Etat, plusieurs sources de presse évoquent un retour en force du népotisme et du tribalisme. Au détriment du mérite et de la compétence, plusieurs ministres du gouvernement et hauts fonctionnaires de l’Etat ou encore cadres influents du parti-Etat, l’Union Pour la République (UPR) s’activeraient ainsi à mettre à l’étrier électif leur propre frère ou leur cousin. La politique devient de ce fait, sous les tropiques du ciel mauritanien, une affaire de famille et de succession, dont l’objectif loin de servir la Nation et les populations, se résumerait à des partages de prébendes au sein des cercles familiaux restreints. La populace ne servirait dans ce jeu de dupes, que de strapontin servant à mener à des ambitions personnelles visant la préservation d’un héritage politique que certains clans et tribus s’adjugent.
   
  A tout seigneur tout honneur, le Premier ministre Moulaye Ould Mohamed Laghdaf a été cité par certaines sources de presse pour son entremise en faveur de son frangin qu’il aurait avancé comme candidat à la mairie de NBeïkatt Lehouach, son fief d’origine. A son tour, le tout nouveau ministre de la Santé aurait poussé son propre frère pour un poste de député au Hodh Charghi. Il en serait de même pour le Commissaire à la Sécurité Alimentaire qui aurait lui aussi mis en selle son propre frère pour la députation au nom de l’UPR. Même scénario adopté par la ministre de la Fonction Publique qui a mis aux devant sa sœur sur la liste à la députation réservée aux femmes. L’ambassadeur de la Mauritanie au Qatar ne serait pas du reste, lui qui a proposé également son frère pour la mairie de Oum Avnadach au Hodh Charghi.    
  Ceux qui pensaient que ce phénomène était uniquement circonscrit dans les deux Hodhs où la force du tribalisme et des chefferies traditionnelles reste encore prégnante ont dû déchanter en apprenant qu’au Trarza aussi, un des leaders de l’UPR dans la région, s’activerait de son côté pour placer son frère à la tête de la commune de R’Kiz, suite à des ententes avec des ensembles tribaux locaux. L’un des députés transfuges de l’opposition et qui est entré au parti EL Wiam, est en campagne au Trarza, pour ses neveux qu’il souhait présenter à la députation à Rosso et la municipale à Mederdra.
   
  Ce phénomène ne concernerait pas cependant, selon les sources, les seuls partis de la majorité, en l’occurrence l’UPR, mais toucherait aussi certains partis de l’opposition qui défendent dans leur discours des principes comme la démocratie, l’égalité des chances entre Mauritaniens et le culte du mérite, à l’image du RFD d’Ahmed Ould Daddah, qui selon les mêmes sources, userait des mêmes méthodes liées au mérite par naissance. C’est dans ce cadre que l’un de ses vice-présidents, Ould Moine envisagerait, de propulser son fils pour la députation du parti dans la liste nationale au cas où l’option de la participation l’emporterait. Il en serait de même pour plusieurs autres cadres influents de la COD qui chercheraient à mettre en selle leurs propres frères ou fils.
   
  Alors que les grands échassiers de la confrontation politique, la COD et Ould Abdel Aziz en l’occurrence, continuent leur jeu de Yo-yo, certains partis politiques, sûrs de leur assise populaire présumée, piaffent d’impatience pour aller aux charbons, quelles que soient les conditions dans lesquelles les prochains scrutins seront organisés. A la limite, certains de ces partis qui se réclament de l’opposition modérée ou dite « responsable », comme EL Wiam, Sawab, et dans une moindre mesure, ADEL, Renouveau Démocratique et Mouvement Pour la Rénovation, trouvent les garanties actuelles assez suffisantes pour prendre part aux élections. Ce qui aux yeux de leurs détracteurs relèverait de la naïveté politique, si d’autres ne vont pas plus loin en voyant dans leur démarche un opportunisme inopportun qu’ils risquent de payer cher. Leurs partisans croient cependant que seules les élections pourront sortir le pays de la crise dans laquelle celui-ci se débat depuis des années et qu’il est temps de repartir sur de nouvelles bases avec des institutions légitimes. A la limite, ils accusent les partisans de la COD boycottistes d’être des perturbateurs qui cherchent plus à sanctionner un homme, Mohamed Ould Abdel Aziz, qu’à œuvrer pour l’intérêt national.
   
  Le débat politique est ainsi en pleine ébullition en Mauritanie, à l’heure où la plupart des analystes voient dans les scrutins de novembre 2013 le plus grand enjeu politique que la Mauritanie ait connu ces dernières dix années. Il s’agit en fait, selon ce point de vue, d’un combat de survie entre une COD laminée en 2009 par des scores qu’elle continue de considérer comme truqués et un parti-Etat qui va pour la première fois au feu et cherche à prouver son leadership politique sur la scène nationale.
   
JOB   Lu sur l’authentique 

 

Noorinfo

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Entretien avec Moustapha Touré, coordinateur des associations et collectifs des réfugiés Mauritaniens au Sénégal et au Mali

altBoubacar Sow : Que répondez-vous aux rumeurs persistantes selon lesquelles le réfugiés mauritaniens qui sont restés au Sénégal et au Mali après les opérations de rapatriement auraient acquis la nationalité sénégalaise ou Malienne ?

Moustapha Touré : Si je ne m’abuse, une rumeur signifie littéralement un bruit confus de voix ou par extension un bruit qui coure. Faut-il laisser à leurs confusions ceux qui font courir le bruit selon lequel les réfugiés mauritaniens au Mali et au Sénégal auraient acquis la nationalité de leur pays d’asile ? Ou bien faut-il chercher à savoir ce qui se cache derrière une telle rumeur ? Je vous ferais tout d’abord remarquer, si vous avez bonne souvenance, que l’ex-président ould Taya premier responsable des déportations des citoyens noirs mauritaniens lors des événements liés à la politique d’épuration ethnique en 1989 et qu’on appelle communément les « événement de 89 », ne disait-il pas avec une légèreté déconcertante qu’il n’avait expulsé aucun mauritanien que tous ceux qui avaient été expulsés de Mauritanie vers le Sénégal ou le Mali étaient des étrangers ? En faveur, de l’éviction d’Ould Taya emporté par le coup d’état militaire d’aout 2005 et de l’arrivée au pouvoir de Sidi ould cheikh Abdallah ex-président démocratiquement élu en 2007, près de 20000 réfugiés mauritaniens au Sénégal vont bénéficier entre janvier 2008 et mars 2011 de rapatriements volontaires sous l’égide du Haut Commissariat des nations unies pour les réfugiés. Les réfugiés mauritaniens qui n’ont pas opté pour le rapatriement volontaire, pour les raisons que je vous livre au cours de cette interview, bénéficient aujourd’hui au Sénégal de documents biométriques d’identité de réfugié valable cinq ans et renouvelable et sont sous la protection internationale du HCR. Ceux qui veulent leur contester leur statut à travers des rumeurs selon lesquelles ils ont acquis la nationalité de leur pays d’asile, s’illusionnent. Leurs illusions sont à la hauteur de leur indécence, de leurs esprits chauvins nourris par une obsession de l’arabité de bas-étage qui prône une Mauritanie qui doit être dominée forcement par les nomades maures arabisés et qui sans vergogne peuvent décréter, souvent avec une sauvagerie et une brutalité d’un autre âge, que des citoyens noirs mauritaniens soient déchus de leurs nationalité, sans aucune forme de procès comme lors de leurs expulsions massives en 1989.

Il n’ ya rien de neuf sous le soleil, si l’on sait que c’est cette vision raciste et hégémoniste qui a conduit une frange de la population maure de Mauritanie, leurs idéologues et le régime putschiste du chef d’état de fait de notre pays à savoir le général Mohamed Ould Abdel Aziz, à soutenir le Mouvement National pour la Libération de l’Azawad ( MNLA). Un mouvement de touaregs maliens, qui sous couvert de sécession, a ouvert la voie ayant conduit à l’occupation du nord Mali aux mouvements jihadistes prônant la guerre sainte et  alliés de Alquaida au Maghreb Islamique(AQMI), à savoir le Mouvement pour la jihad en Afrique de l’ouest (Mujoa) et le mouvement Ançar Dine. Par ailleurs, aujourd’hui, personne ne doute du rôle joué par le chef d’état mauritanien visant à soutenir les projets sécessionniste du MNLA qui suite à l’occupation des villes du nord Mali et la déroute de l’armée malienne avait, le 6 avril 2012, déclaré l’autodétermination et l’indépendance de l’Azawad. Ce rôle du général Mohamed Ould Abdel Aziz est prouvé par la présence en Mauritanie des représentants du MNLA, du Haut conseil pour l’Unité de l’Azawad(HCUA), du Mouvement arabe de l’Azawad(MAA) qui lors d’une réunion publique tenue en aout 2013 ont affirmé leur unité « dans un projet unique et un plan d’action unique pour les azawadis ». Heureusement que cette conjugaisons de forces hostiles n’a pas eu raison de l’unité politique et territoriale de la république du Mali, grâce à la mobilisation sans faille de la communauté internationale et notamment grâce aux armées françaises, tchadiennes et maliennes qui ont joué un rôle décisif dans la libération du territoire malien. Ne croyez surtout pas que nous faisons un amalgame entre les fauteurs de troubles et les réfugiés touaregs du Mali qui ont dû fuir la guerre occasionnée par les sécessionnistes du MNLA et leurs mercenaires d’ Aqmi afin de trouver refuge en Mauritanie, en Algérie, au Niger et au Burkina Faso. Cet amalgame n’est pas à exclure, nous le savons pour l’avoir subi. Notre coordination des associations et collectifs des réfugiés mauritaniens au Sénégal et au Mali est solidaire des réfugiés maliens et comprend mieux que quiconque leur désarroi actuel. Nous leur souhaitons de tout cœur un retour prochain dans leur pays. Un retour d’autant plus possible avec la brillante élection en aout 2013 du président Ibrahima Boubacar Keita comme président du Mali, qui a fait de la réconciliation nationale la priorité des priorités dans son pays qui a renoué avec l’ordre constitutionnel, suite au coup d’état militaire de mars 2012 ayant emporté le l’ex-président Amadou Toumani Touré. Un coup d’état dirigé par le capitaine Amadou Haya Sanogo nommé récemment au grade de Général dans l’armée et dont le rôle ne saurait être minimisé dans la normalisation politique au Mali. Par ailleurs, nous pensons que ceux qui caressent l’idée de réaliser aujourd’hui le projet colonial d’organisation commune des régions sahariennes (OCRS)-qui visait à l’époque la création d’un espace saharien à l’abri des Etats maghrébins qui venait d’accéder à l’indépendance et mue par la découverte du fer et du cuivre en Mauritanie et du gaz en Algérie –doivent déchanter. A cet égard, qu’ils comprennent qu’aucun Etat de la zone sahélo-saharienne ne sera l’objet d’une partition afin de se prêter à ce projet maléfique. Nous sommes pour le respect strict du principe d’intangibilité des frontières héritées de la colonisation et   fondé sur le principe de l’uti possedetis (faire avec ce que l’on a) cher à l’ancienne organisation de l’union africaine (OUA) remplacée aujourd’hui par l’Union africaine qui aussi l’a adopté. Aussi, nous sommes pour le retour de tous les réfugiés mauritaniens au Sénégal et au Mali qui en auront fait volontairement la demande. Mais dans un autre contexte sociopolitique qui n’est pas celui trouble de la Mauritanie du général Mohamed Ould Abdel Aziz.

Boubacar Sow : Quel message avez-vous à transmettre au président Mohamed Ould Abdel Aziz en visite officielle au Sénégal ?

Moustapha Touré : Si nous avons un message à transmettre au général Abdel Aziz, c’est de lui demander, par sa démission, de mettre fin à l’instabilité politique de notre pays qui est devenu ingouvernable depuis son malheureux coup d’état d’aout 2008. Ce coup d’état est à l’origine de la démission forcée de l’ex-président Sidi ould Cheikh Abdallahi et ruinera tous les espoirs de réconciliation nationale dans notre pays et freiné le règlement définitif de la question des réfugiés mauritaniens au Sénégal et au Mali et celui du passif humanitaire. Un règlement de ces questions que l’ex-président avait pris en charge en exprimant la compassion de la république aux victimes, en appelant à la mobilisation et à la tolérance de tous les mauritaniens et en sollicitant l’appui du HCR et des partenaires au développement. C’est l’occasion de rappeler qu’il y a une fausse idée véhiculée par certains représentants d’institutions internationales selon laquelle l’insertion des rapatriés du Sénégal est une réussite, quand on sait que bon nombre de ces réfugiés n’ont pas jusqu’à aujourd’hui des pièces d’identité et n’ont pas accès à d’autres documents d’état civil. Ceux d’entre eux qui avaient été dépossédés de leurs terres agricoles, de leurs biens ou qui avaient perdu leurs emplois lors des expulsions massives de 1989 n’ont pas été réhabilités, pour l’essentiel, dans leurs droits. N’est-ce pas sous le régime politique d’Abdel Aziz qu’est mis en œuvre le recensement démographique discriminatoire, qui dans la perspective d’établissement d’un nouveau système d’identification sécurisé des citoyens mauritaniens a fini par constituer une stratégie perverse visant à dénier aux noirs mauritaniens des droits civils, en tant que citoyens et du même coup à leur dénier des droits civiques. N’est-ce pas le général Abdel Aziz qui a forcé l’ex-président Sidi ould Cheikh à la démission, après une crise politique qui a duré plus d’une année et qui devait aboutir à une solution de sortie de crise grâce aux accords de Dakar signé en juin 2009 entre Le général Abdel Aziz et les opposants à son putsch militaire de 2008. Des accords censés conduire à une élection présidentielle consensuelle. Une fois élu comme président dans des conditions floues, le général Abdel Aziz a rejeté tous les autres points importants de ces accords concernant la nécessité d’une poursuite du dialogue national sur des points qui peuvent renforcer la réconciliation nationale. Par ailleurs, tous les acteurs représentatifs de la classe politique et de la société civils qui ont approché le Général pour discuter des questions jugées cruciales pour le pays l’ont fait à leurs dépends. Vous comprenez alors pourquoi n’ont pas été tenues les élections législatives et locales dont les échéances sont largement dépassées et qui sont à chaque fois reportée. Si vous ajoutez à cela les accusations graves portées contre Mohamed ould Abdel Aziz en tant que chef d’état, par le député français Noel Mamère et selon lesquelles ce premier serait un parrain du trafic de drogue et un soutien aux mouvements jihadisme du nord Mali, vous comprendrez pourquoi je pense que Mohamed ould Aziz doit démissionner, pour l’intérêt suprême de la Mauritanie et permettre l’organisation d’une transition politique..

Boubacar Sow : Etes-vous prêt à rencontrer le Président Mohamed Ould Abdel Aziz ?

Moustapha Touré : En tant qu’organisation de réfugiés nous ne saurions discuter avec un quelconque interlocuteur sans que le HCR ne joue un rôle d’interface. Car, nous n’oublions jamais que nous bénéficions d’une protection internationale de la part de cette institution onusienne grâce aux autorités sénégalaises, et que nous remercions au passage.

En ce qui concerne la question des réfugiés mauritaniens en général et plus particulièrement ceux qui sont au Mali et au Sénégal, nous estimons que son règlement doit être pris en compte, comme nous l’avions déclaré en aout 2012, dans le cadre de la stratégie intégrée des nations unies pour le sahel renvoyant à la résolution 2056(2012) basée sur la « bonne gouvernance dans l’ensemble de la région, des mécanismes de sécurité nationaux et régionaux capables de faire face aux menaces frontalières, et l’intégration des plans d’interventions humanitaires et de développement afin d’assurer la résilience à long terme ». Cette stratégie est aujourd’hui intégrée à la Mission multidimensionnelle intégrée des nations unies pour la stabilisation au Mali (MINUSMA) qui a pris le relais de la mission internationale de soutien au Mali sous conduite africaine. Nous espérons que les accords de Ouagadougou entre les rebelles touaregs et le gouvernement maliens faciliteront la réconciliation nationale au Mali qui a bénéficié d’une aide financière de la communauté internationale importante de 3,5 milliard d’euros que celle-ci s’est  engagée à mobiliser. La création, au Mali, d’un ministère de la réconciliation nationale et du développement du nord témoigne d’une volonté réelle des maliens de se réconcilier, c’est ce type de démarche engagée par l’ex-président mauritanien, Sidi ould Cheikh Abdallahi démocratiquement élu en 2007, que le malheureux coup d’état du général Mohamed ould Abdel Aziz a interrompue en aout 2008.

Propos recueilli par Boubacar Sow

Dakar, le 10 septembre 2013

Source: Le calame

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