Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

Category Archives: presse

Retour des FLAM : Derniers réglages

altComme nous l’avions annoncé récemment, l’arrivée de la délégation du président  des Flam, M. Samba Thiam n’est qu’une question  de quelques petits jours. Le vice président du Front, Ibrahima Mifo Sow se démène pour les derniers réglages. Selon une source du Front, les questions administratives, pour ne pas dire politique sont presque  totalement réglées, ce qui du coup va permettre sous peu de fixer la date de l’arrivée de la délégation présidentielle.
Pendant ce temps, les travaux de préparation de l’accueil se poursuivent activement au siège du mouvement où règne, déjà, une ambiance de fête.
La commission d’accueil, que préside Wane Mamadou Saada, composée de plus d’une centaine de personnes, renforcée par des cadres de la diaspora, venus d’un peu partout met les bouchées doubles. Objectif : réussir un accueil imposant  à la délégation officielle du front.
Comme annoncé, le programme   du président  Samba Thiam reste inchangé : accueil et meeting populaires, conférence de presse et concertation avec la classe politique.
Outre l’accueil que la commission voudrait grandiose comporte  également  un meeting populaire,  des audiences avec les responsables du  mouvement,  une conférence de presse.
Pour un grand rassemblement politique
Le président Thiam mettra à profit les audiences et  autres rencontres politiques, pour dévoiler et vulgariser, auprès  des acteurs politiques, la vision politique des FLAM. Il  s’agit d’approfondir  les démarches que le vice président Sow a eu à effectuer au cours des nombreuses rencontres depuis son arrivée, à Nouakchott, il y a déjà plusieurs mois. Pour M. Sow, les FLAM prônent un vaste rassemblement politique en vue de peser beaucoup plus  significativement sur la scène politique. Et

même si les  FLAM  ne vont pas présenter  de candidats lors des prochaines élections, elles entendent « les influencer  par leur action et leur présence sur le terrain».

 

Source: Le calame

Partagez

Allocution du représentant d’IRA-Mauritanie au conseil des droits de l’homme des nations unies à Genève, Khali Ould Maouloud

altIRA (initiative de résurgence pour le mouvement abolitionniste créer en 2008) lutte contre toutes formes de discriminations et particulièrement l’esclavage en Mauritanie.
Avec une population de 3,5 millions d’habitants la Mauritanie est un trait d’union  entre le monde arabe et le monde africain. Cette population est composée de 20% d’Arabo-berbères qui détiennent le pouvoir économico-social et politique, les 80% restant sont d’origines Négro-africaine dont 45% d’Haratine (esclaves affranchis) avec plus de la moitié esclaves à ce jour.
Les Haratine ont subi un transfert de civilisation, comme les Antillais ou les noirs Américains. Par conséquent, ils ignorent leur société d’origine. Ils forment la communauté la plus marginalisée de Mauritanie.
  Leur exclusion du système, qu’il soit traditionnel ou moderne, conduit à une privation de toute forme de savoir qui aurait pu participer à leur émancipation.
Les esclavagistes s’épanouissent sur la base de cette ignorance entretenue par différents moyens tels que leur maintenance dans l’ignorance, une fausse interprétation de la religion et en les isolant le plus possible de la population éveillée. Toutes les composantes de la société mauritanienne sont concernées par l’esclavage.
A savoir les Arabo-berbères et les Négro-Mauritaniens (Haall-pulaar, Soninké, Wolof et Bambara). L’esclavage est vécu comme un problème de conscience dans ces différents milieux. L’existence des castes impose, aujourd’hui, dans cette communauté, des inégalités statutaires entre individus qui sont communément admises. Toutes démarches tendant à remettre en cause l’esclavage butera contre des intérêts économiques, juridiques, politiques etc., quelle que soit la communauté considérée.
Première prise de conscience dans les années 1970 avec le mouvement El hor (Mouvement pour la libération et l’émancipation des Haratine) a été créée le 5 mars 1978, accompagné  d’une pression internationale, en découle une première loi sur l’abolition de l’esclavage en 1981.
Article 1 : L’esclavage sous toutes ses formes est aboli définitivement sur toute l’étendue du territoire de la République Islamique de Mauritanie.
Malgré la promulgation de cette loi, le pays étant soumis à la loi de la charia islamique qui a pour référence quelques oulémas esclavagistes qui imposèrent l’article 2 conformément à la charia.
Article 2 : Conformément à la charia, cette abolition donnera lieu à une compensation au profit des ayant droits.
Quelques années plus tard on a vu naître SOS  esclaves, mais ce fut uniquement sous formes de déclarations, puis dans les années 2000 le premier mouvement IRA qui suscita l’engouement populaire avec des caravanes de sensibilisations.
En effet, IRA s’est distinguée  par ses actions spectaculaires, par l’incinération du code négrier, la dénonciation permanente des cas d’esclavages et de les porter au-devant des tribunaux, des sit in devant des institutions publiques afin d’obtenir justice.
Au moment où je vous parle, notre délégation IRA avec son président se trouvent à 200km de la capitale pour porter secours à une jeune fille de 18 ans, asservie depuis sa naissance, esclave par ascendance  venant de subir des maltraitances physiques et psychologiques par ses bourreaux qui ne sont autres que des haut-fonctionnaires de l’État ce qui complique la démarche juridique.
Suite à la pression de la rue et une prise de conscience de tous les négro-africains ainsi qu’une partie de la population arabo berbères ; quant aux problèmes de l’esclavages qui enchainent notre pays et l’empêche de s’épanouir ; Le gouvernement a promulgué en 2007 la première loi condamnant l’esclavage même si l’application reste difficile (juge et partie).
Loi n° 2007 – 048 du 3 septembre 2007 portant incrimination de l’esclavage et réprimant les pratiques esclavagistes
Malgré ces petites avancées nous devons maintenir la pression et soutenir toutes les initiatives visant à améliorer les conditions de 80% de la population mauritanienne (négro-africaine) en vue d’obtenir une équité et l’accès aux droits. Cela doit commencer entre autres par respecter ses engagements en appliquant efficacement les lois promulguées ou ratifiées.
En dépit de toutes les richesses dont regorge le pays : l’une des côtes les plus poissonneuse du monde, le cuivre, le phosphate, le fer, l’or et depuis trois ans le pétrole en ajoutant les subventions extérieurs notre pays fait partie des pays les plus pauvres du monde. Nous émettons alors l’hypothèse facile que la richesse est concentrée entre les mains des 20% de la population (Arabo-berbères).
Enfin, selon le rapporteur spécial des Nations unies sur les formes contemporaines de racisme et de discrimination raciale Mr. Mutuma Ruteere a achevé une mission d’évaluation en Mauritanie. Il confirme qu’il existe toujours dans le pays des victimes de pratiques analogues à l’esclavage, le rapporteur a plaidé pour un amendement à la loi anti-esclavage de 2007 qui permette aux ONG de se porter partie civile au nom des victimes afin de mieux lutter contre l’impunité.
Genève  13 septembre 2013

Biram Dah Abeid
Président de l’Initiative de Résurgence
du Mouvement Abolitionniste (IRA-Mauritanie)
Prix Weimar 2011 Prix Front Line Défenders 2013
Tel: 0022247576797
0022232002425
 
 
Source: IRA Mauritanie
 
Partagez

Mon identité wolof Mauritanien

Comme le disait Antonio Gramsci « Ceux qui vivent véritablement ne peuvent s’empêcher d’être citoyen et partisan. L’indifférence est synonyme d’aboulie, de lâcheté, de non-vie.

C’est la fatalité, ce sur quoi on ne peut pas compter, ce qui bouleverse les programmes, qui bouscule les plans les mieux étudiés, c’est la matière brute qui étrangle l’intelligence.

Ce qui se produit, le mal qui s’abat sur nous tous, arrive parce que la masse des hommes abdique face à sa volonté, laisse promulguer des lois que seule la révolte pourra abroger, laisse monter au pouvoir des hommes que seule la mutinerie pourra renverser. C’est pourquoi je hais les indifférents ».

Rassurez-vous ce n’est nullement pas un appel au communautarisme, mais pour moi une manière de revendiquer les valeurs de références traditionnelles, culturelles, linguistiques et politiques de ma communauté.

Oui, faisant parti de cette Mauritanie des taiseux, cette Mauritanie qui ne fait pas de bruit, cette Mauritanie bien élevée qui ne veut pas déranger, cette Mauritanie qui travaille dure, cette Mauritanie respectueuse des lois et institutions de la république islamique,  cette Mauritanie qu’aucun gouvernement ne cherche à ménager tant on la sait docile, ne manifeste pas, ne brûle pas de pneu, cette Mauritanie gentille et indifférente des wolofs, oui indifférente.

Le wolof n’a pas de leader en Mauritanie, absent sur toutes les sphères étatiques, et pourtant cette communauté regorge d’intellectuels, de grands penseurs, de technocrates  mais tous vivent dans l’ombre et restent indifférents, ce qui explique la marginalisation de cette communauté.

Une communauté en danger de mort, victime d’ostracisme, les quelques noms qui sont au devant de la scène politique mauritanienne, qui sont sensés la défendre sont la que pour se sucrer, pour leur clan et leur famille.

A nous les jeunes de ne pas rester indifférents face a cette situation, a nous de relevez ce défi,  a nous de se battre pour notre communauté, pour sa survie, car rester indifférents face a cette situation serait une suicide et annoncera une mort certaine de la communauté.

Chacun doit se demander s’il a fait son devoir et chercher à faire valoir sa volonté dans l’intérêt général pour que les choses change. La Mauritanie a besoin de tout ces fils, même issus des groupes minoritaires pour continuer son combat dans l’éradication des injustices et son insertion dans le cercle des nations émergentes.

La jeunesse wolof se cherche et a besoin de repère. C’est dans l’intérêt de tous, de travailler et s’impliquer d’avantage dans la politique, afin de participer au développement de la Mauritanie.  Que DIEU bénisse la Mauritanie et tout les Mauritaniens.

Fall Mohameden

Source: Cridem

Partagez

les FLAM au sommet prochainement à Nouakchott

altInauguration du siège des FLAM prochainement à la Sebkha dans la capitale mauritanienne suivie de meetings et de conférences avant des visites à l’intérieur du pays.  

C’est toute l’organisation au sommet du mouvement qui va se déplacer à Nouakchott. Un rendez-vous avec l’histoire dont les grandes lignes se résument à la longue marche des flamistes depuis les arrestations, l’emprisonnement et la mort de plusieurs d’entre eux suite à la publication du Manifeste du négro-mauritanien en 86 en passant par la déportation des milliers de négro-mauritaniens dont des centaines ont fini dans des fosses communes à Sorimalé lors des événements de 89 et l’assassinat de 28 soldats à Inal.  

Le sens de ce redéploiement c’est la construction d’une autre Mauritanie pluriculturelle et démocratique  

Adulés par les militants et honnis par le régime de Ould Taya, les FLAM veulent rentrer à Nouakchott par la grande porte. Ils ont en effet rendez-vous avec l’histoire en inaugurant prochainement leur premier siège à la Sebkha qui sera le symbole de leur intégration dans la société mauritanienne après trente années d’exil.  

Cette histoire se confond avec la longue marche des flamistes depuis l’arrestation et l’emprisonnement des cerveaux du Manifeste du négro-mauritanien en 86 avant la mort de plusieurs d’entre eux dans les geôles de Oualata.  

C’est à Nouakchott que le régime de Ould Taya a décidé en toute impunité de déporter des milliers de négro mauritaniens au Sénégal et au Mali et de massacrer des centaines de villageois agriculteurs et éleveurs à Sorimalé lors des événements de 89 avant d’assassiner les 28 soldats à Inal à la veille de l’indépendance du pays en 90.Le sens de l’inauguration prochaine des locaux des FLAM ne se résume pas à cette page sombre de l’histoire de la Mauritanie.  

  Il ne s’agit pas pour le président Samba Thiam et sa forte délégation de ressasser le passé mais de construire sur ces ruines une nouvelle Mauritanie où chaque communauté aura sa place ses droits et ses devoirs. Une Mauritanie pluriculturelle et démocratique.  

En choisissant la Sebkha, les dirigeants des FLAM entendent se rapprocher des plus démunis et surtout les plus vulnérables notamment la population analphabète. Les observateurs s’attendent à plus de clarifications sur les intentions politiques du mouvement et les chances de réussite du redéploiement entamé depuis bientôt une année.  

Cette interrogation est devenue aux yeux de la classe politique et de l’opinion publique, l’une des plus sensibles du fait que le mouvement a été longtemps diabolisé par le pouvoir et les extrémistes arabisants d’obédience nasséristes et baathistes.  

Nul doute qu’on pourrait avoir un début de réponse dans les meetings populaires et conférences qui suivront l’événement prélude aux visites à l’intérieur du pays. Une seconde étape pour rassurer les populations et poursuivre l’implantation du mouvement. Ce qui va se passer dans les jours à venir est un nouveau test pour les FLAM pour la renaissance surtout qui devra passer par un suivi des options clairement affichées dans le cadre du redéploiement.  

La piste pour la création d’un parti politique n’est pas à exclure même si l’expérience amère des militants anti-esclavagistes du RAG est encore toute fraîche dans les mémoires mais c’est surtout du côté du foisonnement des partis négro mauritaniens qu’il faudrait regarder.  

Cette diversité n’est pas pour favoriser l’émergence d’un leadership nécessaire pour la convergence des luttes. L’essentiel pour les FLAM c’est de redonner confiance à toute cette frange de la population mauritanienne opprimée pour des lendemains meilleurs dont le fondement réside dans une société arc-en-ciel.  

Source: Baba Kane

Partagez

Dialogue, vous avez dit «dialogue» ?

Il ne se passe pas un jour sans que nos médias nous donnent de fausses informations sur les attitudes politiques des uns et des autres. On nous dit ici que les Ambassadeurs européens et américain s’en mêlent. Alors que c’est faux. Et là que le Président de la République serait sur le point de rencontrer le Chef de file de l’Opposition. Alors que c’est faux. Là encore que la Coordination a mis sur pied une Commission chargée de dialoguer avec le pouvoir. Alors qu’il n’est pas encore question de dialoguer.  


Dialogue, vous avez dit «dialogue» ?  
 

 

On nous dit encore que le Premier ministre Dr Moulaye Ould Mohamed Laghdaf a rencontré d’autres figures autres que Jemil Mansour de Tawaçoul et qu’il aurait été disposé à entrer en discussion avec la COD. Tout ça est faux.
  En réalité, chaque camp a exprimé ses prédispositions à dialoguer avec l’autre camp, sans toutefois définir les modalités de ce dialogue, encore sa forme et son objet. Aucun des camps ne sachant précisément ce qu’il veut, ni ce que veut son vis-à-vis, on ne peut rien faire de concret. On sent chez chacun une sorte d’hésitation à aller de l’avant pour dépasser les attitudes de rejet qui ont caractérisé les relations politiques. Ce qui oblige à un sur-place que rompent des déclarations tantôt «participationnistes» tantôt «boycottistes» de quelques figures plus ou moins emblématiques de la COD. Ici on n’accepte pas de faire le mea culpa – «l’autocritique» comme diraient nos amis de gauche – qui permet de rompre avec le refus d’agir et de prendre l’initiative. Du coup, on continue à subir et à courir derrière les évènements. Plus grave, on répète les erreurs du passé et on évite de faire l’analyse froide de la situation.
  Comme en juin 2009, quand les Accords de Dakar ont été paraphés en attendant leur signature à Nouakchott puis leur mise en œuvre, on espère «gagner du temps» en tergiversant, en hésitant à y aller, en discutant indéfiniment de l’attitude à avoir… Au même moment, comme en 2009, le jeu continue de l’autre côté par la préparation des élections dont l’échéance a été fixée et définitivement fixée. Comme en 2009, la COD perd le temps au lieu d’en gagner. On se rappelle quand ses leaders avaient cru à un possible report s’ils continuaient à «manœuvrer» et à ruser, alors que la date du 18 juillet se rapprochait inexorablement et que le principal challenger pour eux continuait lui à sillonner le pays, de village en campement. C’est ici qu’il faut chercher l’explication de la large avance prise par le candidat Mohamed Ould Abdel Aziz et qaui s’est traduite par un passage au premier tour avec près de 53%.
  Aujourd’hui encore, les mêmes leaders s’obligent à rester sur Nouakchott – à Tevraq Zeina précisément – pour discuter d’un sujet consommé à l’avance : des élections dont la date a été fixée une première fois pour le 12 octobre avant d’être reportée au 24 novembre pour permettre qu’un maximum de partis soit embarqué.
  Il est certain qu’au sein de la COD, il n’y aura pas d’accord sur le boycott ou sur la participation. Certains partis ne peuvent se permettre de boycotter parce que cet acte est synonyme pour eux de suicide politique. C’est le cas de Tawaçoul qui a toutes les chances de bien s’en sortir pour une première bataille au nom du parti. C’est en fait le seul parti de l’Opposition qui semble avoir bien préparé ces élections à travers campagnes, prêches, actions sociales… Les moyens de mener campagne ne lui manquant pas, Tawaçoul est le premier parti lésé par l’indécision de ses partenaires.
  L’Union des forces du progrès (UFP) fait partie de ceux qui sont «idéologiquement» opposé à tout boycott. Le «compromis historique» de l’ère Moawiya avait pour justification principale la nécessité d’exploiter toute brèche et toute ouverture pour «cultiver son jardin». Ce parti élitiste a une base rurale qu’il ne peut abandonner et qu’il ne peut convaincre du boycott. Même son aile «tagantoise» (de Tagant) ne peut se résoudre à s’exclure au moment où elle croit ouvertes devant elle toutes les chances de conquérir Tijikja, El Qidiya, Moudjéria…
Reste le Rassemblement des forces démocratiques (RFD) qui semble le plus lourd à entrainer sur la voie de la participation et même du dialogue avec le pouvoir. Le boycott est une vieille habitude chez les leaders de ce parti. Même s’ils doivent avoir tiré la conclusion quant à l’inefficacité d’une telle attitude (au contraire), rien n’indique qu’ils sauront tirer les conclusions nécessaires des expériences du passé. Personne ne reconnait parmi eux que le boycott de 1992 a pris la forme d’un «péché originel» pour ce qui est du ratage démocratique historique de l’époque. Sans remettre en cause le pouvoir en place, l’attitude boycott l’a plutôt servi.
  Au sein de la COD, c’est le consensus qui prime : le RFD, l’UFP ou Tawaçoul ne peuvent décider sans l’accord de l’UNAD, du RDU ou du PLEJ. C’est ainsi que ce corps s’interdit le mouvement et s’empêche d’être dynamique. Autant dire que l’attente sera longue. La décision de participer ou non ne sera prise qu’à la dernière heure. Comme toujours…
Mohamed Fall Ould Oumere   oumeir.blogspot.com  

 

Noorinfo

Partagez