Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Afrique du Nord: L’international berbère entre érosion et résistance

Du Maroc à l’Égypte, en passant par le Mali et le Niger, les Berbères occupent une place à part. Souvent marginalisée par les États, la culture amazigh a survécu. Au prix d’une lutte constante.  


Manifestation de Berbères, à Tripoli en janvier 2013. © Reuters  

Manifestation de Berbères, à Tripoli en janvier 2013. © Reuters  

 

 

Maroc
Du bout des lèvres…  
Un juillet 2011, le Maroc est devenu le premier pays à reconnaître la langue amazigh comme langue officielle. C’est à la fois une victoire et un défi pour les militants de la diversité culturelle au sein du royaume. Car il y a loin de la coupe aux lèvres. Un exemple : les prénoms. Régulièrement, des officiers de l’état civil rechignent à enregistrer des prénoms à consonance amazigh, voire refusent. Les parents les plus motivés vont jusqu’au contentieux administratif, les autres rejoignent la cohorte des déçus, blessés et amers de voir une partie de leur identité niée. Mohand Laenser, le ministre de l’Intérieur, a annoncé en avril une énième levée de l’interdiction. Dans les faits, une ancienne circulaire a été renvoyée aux services administratifs, ce qui n’a pas empêché un père résidant en Espagne de se voir refuser l’inscription de sa fille Sifaw au consulat marocain de Valence, en mai.    
La généralisation de l’enseignement de la langue, lancée en 2003, n’avance pas. En 2012, seuls 2 % des écoles et 15 % des élèves y avaient accès, selon les chiffres du ministère de l’Éducation nationale. Pour rappel, l’objectif est d’en faire une langue d’enseignement obligatoire pour tous. Le débat politique sur le tifinagh, la graphie retenue officiellement en 2003, affleure à nouveau. À l’époque, 31 des 33 partis représentés au Parlement avaient opté pour le tifinagh, un choix du mouvement amazigh qui permettait d’éviter la graphie arabe ou latine. Or le Parti de la justice et du développement (PJD) et l’Istiqlal, qui s’y étaient opposés, mènent aujourd’hui respectivement la coalition gouvernementale et l’opposition parlementaire.    
  Depuis l’indépendance, le « berbérisme » était regardé avec suspicion par les nouvelles élites nationalistes. Il a longtemps été associé au colonialisme à cause du dahir berbère [décret de 1930, qui a instauré des tribunaux coutumiers] puis dominé par le modèle panarabe, alors porté par les idéologies nassériste et baasiste. Pourtant, les Amazighs existent. C’est même une évidence anthropologique. Et plutôt trois fois qu’une. Dans le Rif (Nord), dans le centre du pays, et dans le Souss (Sud), on parle respectivement tarifit, tamazight et tachelhit. Ces trois dialectes – le terme est impropre et peut froisser certaines susceptibilités – reflètent les variantes régionales d’une langue et d’une culture restées vivaces.

  C’est la défense de ce patrimoine qui préside à la fondation, en 1967, de l’Association marocaine de recherche et d’échanges culturels (Amrec). La neutralité de son nom témoigne de son caractère universitaire. Dès les années 1970, le mouvement prend un tournant plus politique, avec la création, en 1978, de l’association Tamaynut. Il s’agit d’internationaliser la question amazigh, en mobilisant la diaspora (lire p. 31) et en s’appuyant sur les textes protecteurs des droits de l’homme, notamment les conventions internationales sur les droits culturels et linguistiques. En 1991, Tamaynut traduit la déclaration universelle des droits de l’homme en tamazight. Dans les années 1990 et 2000, la jonction se fait avec le mouvement altermondialiste, dans le sillage des forums sociaux.

 


Aza:symbole de la liberté et symbole de la résistance chez les amazighs  

Aza:symbole de la liberté et symbole de la résistance chez les amazighs  

Algérie
Printemps fugace    
  Kabyles, Chaouis, Mozabites, Touaregs, Chenouis… Ils seraient quelque 7,5 millions à faire partie de cette communauté berbère, descendants des Amazighs qui peuplaient déjà l’Afrique du Nord plusieurs siècles avant Jésus-Christ. Bien qu’ils constituent presque un quart de la population et que de grandes figures de cette communauté aient activement pris part à la guerre de libération, les Berbères ont subi une politique d’exclusion de la part du pouvoir central. Dans les années 1960 et 1970, il était même très malvenu de se revendiquer amazigh, et certains militants de cette cause – comme l’écrivain Mouloud Mammeri ou des chanteurs Ferhat Mehenni et Idir – ont été persécutés ou contraints à l’exil. Au lendemain de l’indépendance, dans une Algérie régie par un parti unique, le Front de libération nationale (FLN), la question relevait du tabou. Il a fallu le Printemps berbère d’avril 1980 pour que les autorités acceptent de reconnaître le berbère comme composante de l’identité et de la culture algériennes, aux côtés de l’arabité et de l’islam.    
  Le paradoxe est que plusieurs personnalités berbères ont exercé ou exercent encore de très hautes fonctions. L’ancien président Liamine Zéroual et l’ex-chef du gouvernement Ali Benflis sont chaouis, originaires de Batna (dans les Aurès). Abdelmalek Sellal, l’actuel Premier ministre, et Ahmed Ouyahia, son prédécesseur, sont kabyles. Des généraux aussi : Mohamed Mediène, dit Toufik, patron des services de renseignements, est issu de la petite Kabylie ; Gaïd Salah, vice-ministre de la Défense et chef d’état-major, ou Khaled Nezzar, l’ex-patron de l’armée, sont natifs de Batna.    
  Le tamazight est enseigné dans les établissements scolaires (primaire, collège et lycée) depuis la grève du cartable de 1994 à 1995, mais son apprentissage jusqu’au début des années 2000, sous l’autorité du Haut Commissariat à l’amazighité (HCA), se limite aux régions berbérophones par manque de moyens et d’enthousiasme des populations arabophones…
 
En avril 2001, la mort d’un lycéen enflamme la Kabylie et donne naissance à un mouvement citoyen, porteur de revendications politiques, sociales et culturelles contenues dans la fameuse « plateforme d’El Kseur ». Alger donnera satisfaction aux populations, en avril 2002, par l’insertion dans la Constitution d’un article reconnaissant le tamazight comme langue nationale et par le versement de compensations financières aux victimes de la répression. Si le mouvement populaire s’est depuis dissous et si ses animateurs sont retombés dans l’anonymat, onze ans plus tard les Berbères ne continuent pas moins de demander l’inscription dans la Constitution du tamazight comme langue officielle, au même titre que l’arabe.

 


Carte de la présence Amazigh en Afrique  

Carte de la présence Amazigh en Afrique  

Tunisie
Identité perdue    
  Au fil des invasions et des métissages, la Tunisie a perdu sa berbérité, que tous les pouvoirs successifs ont perçue comme un élément de sédition et de séparatisme. Si la révolution de 2011 a suscité un nouvel engouement pour les Amazighs, celui-ci relève surtout d’une réaction au débat qui entoure l’identité arabo-musulmane des Tunisiens. Associations et festivals sont souvent organisés pour perpétuer les traditions, bien que le texte de la loi fondamentale ne mentionne toujours pas les origines berbères de la Tunisie. Pourtant, plus de 150 000 locuteurs continueraient de pratiquer le chelha, l’idiome des ancêtres. « Sous Bourguiba et Ben Ali nous avons été marginalisés ; l’arabe et le français, langues de colonisation, ont pris le pas sur le berbère, qui semblait incompatible avec la modernité » explique Chérif Dergaa, originaire de Djerba, et membre de Culture et Patrimoine amazigh.
   
  Aujourd’hui, la question berbère est avant tout culturelle. Le mouvement reste trop timide pour aborder des questions politiques et constituer un rempart aux modèles politico-religieux importés du Moyen-Orient. Les courants religieux conservateurs sont fortement implantés dans des régions où les foyers berbères ont toujours été présents même s’ils s’amenuisent. L’héritage amazigh en tant que composante de l’identité du pays n’est reconnu que timidement. En revanche, les distributeurs de journaux à Tunis, tous originaires de Douiret, comme Mohamed Daadaa, le patron de la corporation, utilisent encore le chelha pour communiquer entre eux. Mais ni Brahim Kassas, ni Habib Bribech, ni Said Kharchoufi, élus à l’Assemblée nationale constituante, n’ont évoqué jusqu’à présent leurs racines berbères.

 


Des Berbères en Tunisie. © Charles Mahaux / TIPS / Photononstop  

Des Berbères en Tunisie. © Charles Mahaux / TIPS / Photononstop  

Mali-Niger
Guerres et paix    
  Parfois marginalisés au sein du monde berbère, les Touaregs (ou Kel Tamasheq), que des estimations très vagues situent à près de 3 millions d’individus, le sont plus sensiblement encore dans les États au sein desquels ils évoluent, et qui les perçoivent souvent comme des « corps étrangers ». L’anthropologue André Bourgeot notait au début des années 1990 qu’ils faisaient l’objet, selon qu’ils vivaient en Algérie, en Libye, au Burkina Faso, au Mali ou au Niger, de politiques « qui visaient soit à marginaliser […] soit à œuvrer à leur assimilation économique, politique et culturelle ». « Dans les deux cas, écrivait-il, marginalisation et/ou assimilation s’inscrivent dans une volonté des États indépendants de rompre avec la politique de la puissance coloniale », laquelle, après avoir détruit le pouvoir guerrier des Touaregs, les utilisa comme de précieux relais dans le Sahel et dans le Sahara. Au Niger et au Mali, deux États tournés vers l’Afrique noire, cette marginalisation, couplée à l’irrédentisme de certaines tribus, à la crise du nomadisme qui a suivi les indépendances et à l’exode vers la Libye des années 1970, n’a pas eu la même ampleur. Mais elle a eu les mêmes effets : aux revendications d’ordre communautaire ont succédé des révoltes armées, des accords de paix ou des répressions, puis un calme précaire, suivi de nouvelles révoltes.
   
  Au Mali, le problème est apparu dès l’indépendance, lorsque les notables de Kidal se sont opposés à leur intégration dans l’ensemble malien. Première rébellion dès 1963, violemment réprimée, deuxième en 1990 (et premiers accords de paix fragiles en 1992 et 1996), troisième en 2006, et la dernière en 2012, qui a provoqué l’irruption des mouvements jihadistes armés et la partition du pays. Cette crise est loin d’être réglée. Si une partie des Touaregs du Mali rejette la violence armée, et si des notables clament leur attachement à la nation malienne, beaucoup sont sensibles au rêve, sinon de l’indépendance, du moins de l’autonomie telle que prônée par le Mouvement national de libération de l’Azawad (MNLA).    
  Les leaders de la rébellion dénoncent le sous-développement du « pays » qu’ils partagent avec les Songhaïs, les Peuls, les Arabes et les Bellas. Une réalité que l’on ne nie pas à Bamako, où l’on rétorque cependant que des efforts ont été faits ces dernières décennies et où l’on met en avant l’intégration, souvent à marche forcée, de nombreux Touaregs (et Arabes) dans l’armée et l’administration.    
  Au même moment, au Niger, le spectre d’une troisième rébellion armée semble s’éloigner. Des efforts ont été consentis depuis la première révolte pour intégrer les Touaregs dans l’armée et l’administration (comme l’actuel Premier ministre, Brigi Rafini), et la décentralisation est effective depuis quatre ans. Le risque d’un nouveau soulèvement dans le Nord n’est cependant pas totalement écarté : alors que le Niger est considéré comme l’un des pays les plus pauvres du monde, le septentrion n’attire plus les touristes et ne profite pas pleinement des richesses de son sous-sol, ce qui alimente la colère des jeunes Touaregs, dont certains ont entrepris de rejoindre les groupes armés libyens ou les mafias locales.

 


Rebelles maliens du MNLA  

Rebelles maliens du MNLA  

Libye     
“Azul tagrawla !” (Bonjour révolution !)    
  Divine surprise de la révolution du 17 février ou menace contre l’identité unitaire de la Libye ? Qu’importe, la question amazigh est apparue sur la scène politique et une chose est certaine : le temps est révolu où Mouammar Kaddafi pouvait déclarer, péremptoire, que « l’amazighité a disparu ». Adepte des explications pseudo-historiques, il racontait que tous les habitants d’Afrique du Nord étaient originaires du Yémen, venus par voie terrestre (barr, en arabe, la répétition donnerait « berbère »). En septembre 2012, au lendemain de la chute de Tripoli, les drapeaux qui accueillirent Mustapha Abdeljalil, le président du Conseil national de transition (CNT), étaient majoritairement frappés d’un Z (en alphabet tifinagh, lire ci-dessous). Plus présents qu’en Cyrénaïque, où ils se concentrent dans l’oasis d’Oujla, les tigrawlin [rebelles] ont joué un rôle décisif sur le front de l’ouest. Dans le Djebel Nefoussa, ils ont été les premiers à réceptionner les armes venues de l’étranger et ont multiplié les foyers de résistance autour de la capitale. Certains de leurs leaders sont parvenus à gravir les échelons du CNT, comme Othman Ben Sassi ou Salem Gnane, compagnon de route de Mansour Kikhia, célèbre opposant à Kaddafi. Cet activisme n’a pourtant pas porté ses fruits sur le plan politique. Malgré quelques élus au Congrès national général (CNG), les rares voix amazighs sont comme éclipsées par la tension grandissante qui oppose le gouvernement d’Ali Zeidan, les Frères musulmans et les fédéralistes.
   
  Dans ce contexte, la revendication de l’officialisation de la langue et de la reconnaissance de la culture n’avance pas. Nouri Bousahmein, élu de Zouara, a succédé à Mohamed el-Megaryef comme président du CNG en juin dernier. C’est le plus haut poste jamais occupé par un Amazigh. Un symbole, sans plus. Quelques semaines plus tard, les élus amazighs ont décidé de se retirer du Parlement. « Nous n’acceptons pas que la Constitution soit adoptée selon un principe majoritaire, alors que nous sommes sous-représentés dans la Constituante », lancent-ils pour expliquer leur décision de boycotter la commission des 60. Fethi Benkhalifa, ancien conseiller du CNT et aujourd’hui président du Congrès mondial amazigh (CMA), principal rassemblement de la diaspora, menace : « Ceux qui nous croient faibles se trompent lourdement. Les Amazighs ont les moyens de résister. Ils l’ont montré sous Kaddafi, pendant la révolution du 17 février. Nous continuerons, s’il le faut. »

 


Égypte    
Une oasis dans la tourmente    
  Un havre de verdure en plein milieu du désert libyque : l’oasis de Siwa, palmiers et maisons de terre en guise de décor, abrite ce qui serait la seule population berbère d’Égypte. Située à la frontière de la Libye, la zone, autrefois très touristique, est aujourd’hui confrontée à l’instabilité non seulement de son voisin, mais aussi du pays tout entier. Comme leurs cousins de la région, les Berbères de Siwa ont longtemps dénoncé la marginalisation de leur culture par les pouvoirs successifs. Difficile cependant pour les 150 000 Amazighs de l’oasis de se faire entendre dans le pays le plus peuplé d’Afrique du Nord où la révolution a laissé place à un imbroglio politique.    
  Fin 2012, le Congrès mondial amazigh (CMA) s’inquiétait de l’attitude des Frères musulmans à leur égard. Relayé par l’Agence kabyle d’information Siwel, l’appel de la militante Amani El Ouahchi, conseillère au sein du CMA, était très vindicatif : les Amazighs égyptiens pourraient prendre les armes. L’oasis deviendrait alors, selon elle, un nouveau Sinaï, région régulièrement endeuillée par des attaques armées.
   
Source : JA 

 

 

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La tribu dans tous ses états

A peine les choix de l’Union pour la République (UPR) annoncés, que les mécontentements se sont exprimés. C’était attendu. Mais ce qui l’était moins, c’est le cadre dans lequel cette expression s’est faite : à travers la tribu.  


Manifestation des activistes du M25 contre le tribalisme en Mauritanie. Les militants mauritaniens estiment que  

Manifestation des activistes du M25 contre le tribalisme en Mauritanie. Les militants mauritaniens estiment que “favoriser une culture du drapeau” permettra de lutter contre la culture tribale.  

 

 

Au Hodh, en Assaba, au Trarza, des communiqués ont été publiés au nom de tribus mécontentes du choix fait par l’UPR. C’est ce qui choque.    
  Jamais des choix n’ont suscité autant de désapprobation «tribale». Allant jusqu’à amener à dénoncer des éléments de la tribu cooptés par le parti qu’on dit «au pouvoir». Jamais justement l’expression tribale et sectaire n’a été aussi forte en Mauritanie. Quelques raisons à cela.    
  D’abord la perte des repères «traditionnels» parmi lesquels ceux dits «idéologiques». Qui est qui aujourd’hui ? qui est de gauche ? qui est de droite ? qui est du centre ? qui est conservateur ? qui est progressiste ? qui est islamiste ? qui est laïc ? La laïcité existe-t-elle ici et sous quels aspects ? suffit-il de revendiquer un référentiel religieux pour être islamiste ? ou de ne pas le faire franchement pour ne pas l’être ?    
  Il y a aussi les repères «physiques» autour desquels s’articulaient les enjeux politiques locaux et nationaux. D’abord les intermédiaires qualifiés parfois de «grands électeurs» : notables et dignitaires de régimes qui ont toujours servi d’encadreurs de masses. Le pouvoir de Ould Aziz a, dès son avènement, déclaré la guerre à l’intermédiation et aux professionnels en la matière. Décapitant «l’industrie politique» et mettant fin au racolage en la matière. Sans asseoir quelque chose à la place. C’est ce qui explique que la scène semble aujourd’hui un peu perdue, et même chaotique par moments et dans certains microcosmes.    
Troisième raison et non des moindres, l’absence d’alternative autre que l’instinct grégaire qui nous réunifie autour de ce que nous avons été et non de ce que nous aurions voulu être. Il est toujours plus facile pour les formations politiques de jouer sur les fibres sectaires et primitives que de concevoir et de travailler pour un projet moderniste et citoyen. Surtout qu’avec la désaffection des populations, le refus de ces formations de prendre leurs responsabilités et leur incapacité à faire face aux défis, les partis politiques n’ont pas pu dépasser le stade de la gestation «démocratique». Leurs choix de boycott en 1992 et plus tard ont eu l’effet d’une IGV pour la démocratie naissante. Du coup, la scène politique n’est jamais arrivée à maturation.    
  Il est plus simple alors de rester dans les schémas traditionnels qui imposent à l’individu la sujétion au groupe restreint. C’est finalement aux autorités de réagir fortement et rapidement.    
  Toute expression franchement tribaliste, ethnique et/ou régionaliste publique doit être sanctionnée dans l’immédiat. Aucune faiblesse ne doit être acceptée par les autorités. Les élections concernent les partis et non l’administration publique. Toute protestation doit viser les partis et non les structures de l’Etat…  
On pourra m’opposer que l’Etat lui-même et ses représentants doivent se faire respecter. C’est vrai, d’autant plus que ces élections occasionnent des manquements graves. Quand on sait que les arbitrages sur la loi des finances ont été suspendus parce que les administrations n’ont pas le temps, on est en droit de s’inquiéter. Cette loi des finances doit être soumise au Parlement la première semaine de novembre pour permettre aux dépenses de l’Etat d’être ordonnées et d’être exécutées. Jusqu’au jour d’aujourd’hui, rien n’a été fait du travail préalable. A cause de la politique et des élections…
 
Le «shut down mauritanien» menace le pays qui se déchire entre soutiens et protagonistes de groupes tribaux qui n’entendent rien céder de ce qu’ils croient être une suprématie et qui n’est qu’un sentiment factice d’auto-consécration. L’Histoire nous apprend que tout ce que nous savons de nous-mêmes est juste ce que nous voulons savoir, ce que nous avons construit par nous-mêmes et sur le tard. Rien qui puisse justifier la déconstruction de l’Entité nationale.

 

Noorinfo

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Feuille de route pour un compromis politique proposée par Kane Hamidou Baba

altSelon des informations acquises des sources dignes de foi,  le président du Mouvement Pour la Refondation (MPR),  Kane Hamidou Baba a élaboré une feuille de route pour un compromis national visant à trouver un accord  sur les conditions-cadres à la tenue d’élections législatives et municipales transparentes, crédibles et consensuelles”.
La feuille de route renferme un texte de base qui s’articulent autour de cinq points, à savoir:
1-Renforcement des structures d’enrôlement à travers le pays et à l’étranger.
2-Gratuité de la carte d’identité et décentralisation de sa délivrance.
3-Mise en place d’une CENI représentative de toutes les sensibilités.
4-Mise en place d’un observatoire national des élections.
5-Mise en place d’une commission d’enquête parlementaire paritaire (Majorité-Opposition) sur l’Enrôlement et le Ravel.
La feuille de route stipule que ce texte soit soumis à tous les regroupements ou partis politiques, pour l’élaboration d’une synthèse portant sur les conditions minimales pour la participation de tous les partis qui le souhaitent, et l’annonce médiatique de l’Accord politique sur le texte de synthèse.
La feuille de route  renferme  aussi un autre volet concernant l’Agenda de mise en œuvre du contenu de l’Accord, qui consiste, lui aussi, à l’examen des mesures d’accompagnement pour la mise en œuvre de chaque point de l’Accord, détermination de la date pour la tenue des élections, et enfin l’organisation d’une cérémonie officielle d’adaptation  de la feuille de route. 

 
 
Source: Alakhbar
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LE MALI, LA MAURITANIE, LE MNLA : LE DESSOUS DES CARTES

altLe grand débat sur le problème Malien nous rappelle que cette question est toujours d’actualité. Les événements qui se sont produits ces derniers jours (attentats, attaques) confirment que le Mali est loin d’être stable, tout porte à croire que le conflit est loin de connaitre sa fin.  

Le nœud du problème est la question Touareg même si Aqmi se présente aujourd’hui comme une épineuse équation pour le Mali et pour la sous-région.  

Rappelons que quelques années après l’indépendance, précisément en 1962 la première insurrection touareg a eu lieu, elle a été réprimée dans le sang. Toujours est-il qu’il fallait voir en cette révolte les prémices d’une déstabilisation du Mali avec des enjeux géopolitiques considérables pour des Etats voisins comme la Mauritanie.  

Agissant au nom du droit des peuples de l’Azawad à l’autodétermination, les mouvements de lutte touareg n’ont jamais renoncé à ce principe. La rébellion au début des années 1990 au Mali et au Niger respectivement dirigés à l’époque par les généraux Moussa Traoré et Ali Saibou le confirme.  

Quel est l’objectif véritable des mouvements armés touareg dont le plus célèbre est le MNLA? Quels sont les enjeux pour les Etats voisins? Et quel est le grand projet tenu jusque là secret par les Touaregs et leurs soutiens?  

  Les nationalistes arabes ont toujours nourri l’ambition de créer un vaste Etat arabo-berbère s’étendant du nord du Mali au Soudan. C’est une importante bande qui serait l’espace vital de ces peuples et qui regrouperait le nord Mali, une partie du Niger, le Tchad et le Soudan et qui sera en contact direct avec les limites sud du Sahara lui même rattaché au Maghreb (Afrique blanche). Ce projet était difficile à réaliser dès lors que les pays en question sont habités par d’autres populations. Il fallait donc procéder par une solution radicale, éliminer tout ce qui est noir. Ce n’est pas un hasard qu’en Mauritanie et au Soudan des génocides aient été orchestrés contre les noirs et qu’en même temps les touaregs prenaient les armes au Mali et au Niger avec l’appui de la Mauritanie, de l’Algérie et de la Libye. Combien de touareg étaient et sont encore dans la garde présidentielle en Mauritanie?  

Ce qui est important pour nous c’est démontrer la responsabilité de la Mauritanie dans la déstabilisation de ces voisins du Sud du Sahara. Pour rappel, Nouakchott a déjà soutenu les indépendantistes de Casamance par le biais de la Guinée Bissau en litige frontalier avec le Sénégal à l’époque, en fournissant armes et argent. La présence de la famille du défunt général Bissau-guinéen Ansoumane Mané (principal perturbateur à l’époque) à Nouakchott  en 2001 est un secret de polichinelle.  

L’arrivé du général  Aziz au pouvoir marque une implication plus profonde de Nouakchott dans le problème malien. Retenons que l’armée Mauritanienne avait à plusieurs reprises mené des incursions en territoire malien au nom de la lutte contre le terrorisme musulman, ce qui était un moyen efficace de mesurer les capacités réelles de l’armée malienne. Un événement non négligeable vient précipiter les choses, la chute du guide libyen. Des unités combattantes touaregs bien formées, expérimentées et équipées d’armes modernes reviennent au Mali. Le moment était alors propice pour ceux qui ont toujours rêvé du Grand Etat de l’ Azawad, et le Mali devait être le point de départ d’une vaste conquête.  

Des éléments troublants ne plaident pas en faveur de Nouakchott, le régime du général ne peut en aucun cas être innocent  par rapport aux accusations qui lui sont faites. Au début du conflit, des centaines de familles touaregs s’installent à Nouakchott comme “réfugiés” dans les quartiers de luxe avec femmes et enfants inscrits dans les plus grandes écoles de la capitale. Ne parlons pas de la présence indiscrète des leaders du MNLA, loin  de gêner le pouvoir en place qui semble d’ailleurs s’en enorgueillir.  

Pour le régime raciste, les touaregs comme les sahraouis d’ailleurs constituent une carte importante et ce pour de multiples raisons. Les intégrer constitue un gage d’un nouvel équilibre démographique en faveurs des Arabo-berbère et au détriment des noirs. Un autre aspect, l’entretien d’une milice touareg donne à la Mauritanie un moyen de pression efficace sur le Mali voisin du moment que la stabilité de ce dernier dépendra des calculs et intérêts du général baathiste.  

Dans ces conditions, quelles sont les responsabilités des Etats Africains et de la France ancienne métropole toujours présente?  

La France de Sarkozy avait clairement démontré son penchant pour un Etat de l’Azawad, et le caractère indivisible des Etats souverains? Et pourtant cette même  France a bien pris le soin de souligner dans sa constitution qui est la loi suprême que seul le caractère républicain de la France est immuable et que cette même République est indivisible. La France a pourtant combattu de manière énergique les séparatistes corses et basques au nom de l’indivisibilité de la République Française, alors pourquoi veut-elle que le Mali accepte la naissance de l’Etat de l’Azawad?  

Quant aux Etats Africains surtout voisins du Mali, leur implication directe était la seule attitude à adopter pour étouffer toute velléité  séparatiste. Le Mali pour sa part doit appliquer la logique très simple” si tu veux la paix prépare la guerre” en forgeant une armée républicaine et professionnelle et savoir user de la dissuasion.  

Khar Tenguella BA      

 

Source: boolumbal

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Comité d’Organisation d’Inal 2013

altEn avril 1989, des événement d’une gravité sans précédent ternissaient l’image, maintes fois malmenée, de la Mauritanie en matière de racisme. Un conflit entre le Sénégal et la Mauritanie s’est soldé par une déportation de plus d’une centaine de milliers de mauritaniens noirs non arabes vers le Sénégal et le Mali.  

En 1990, le régime du colonel Taya, dans sa volonté de faire du pays un État purement arabe poursuit sa politique d’épuration ethnique au sein des forces armées dont le bilan ce chiffre en centaines d’exécutions sommaires en sus des tortures dans bases militeras (Inal,Jreida, Azlatt, Tiguint, Akjout…), transformés en camps de concentration.  

Le comité d’organisation d’Inal, issu de la diaspora mauritanienne en Europe,soucieuse de préserver la cohésion au sein de la nation mauritanienne, demeure convaincu, que les précurseurs de la concorde restent le devoir de justice,l’obligation de réparation et le devoir de mémoire.  

Si le devoir de mémoire permet la réhabilitation des victimes,elle permet également aux générations futures de se prémunir de telles atrocités. Il constitue donc un enjeu majeur pour l’avenir de notre nation. Le sens de notre démarche dans l’organisation du pèlerinage d’Inal trouve toute sa justification dans l’essence même de cette perspective.  

Fort de l’expérience d’Inal 2011 et 2012, le comité d’organisation est conscient qu’une logistique importante devra être engagée pour la réussite de ce pèlerinage. Aussi compte-t-elle, encore cette année, sur l’aide de toutes les bonnes volontés afin de mener à bien sa mission.  

Contacts :  
Mahamadou SY : 0620034654  
Abou SARR : 0650502028  
Abou N’DIAYE : 0644917772  
Adama WAGNE 0650409382  
Mariam KANE : 0662862964  
Hamet FOFANA : 0630950828  
Demba N’DIAYE 0626853273  
Ousmane DIA : 0689549986  

Ou toute autre personne faisant partie du comité  

Paris, le 15 octobre 2013  
Le président du comité  
Mahamadou SY

 

Source: boolumbal

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