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Le Président de la République: “La Mauritanie veillera à continuer à jouer pleinement son rôle dans le maintien de la sécurité dans le Sahel et Sahara
Koweït-city, 19/11/2013 – Le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz a réaffirmé au cours de la séance d’ouverture du 3ème sommet arabo-africain dont les travaux ont été ouverts mardi à dans la capitale de l’Etat du Koweït, que la “La Mauritanie veillera à continuer à jouer pleinement son rôle dans le maintien de la sécurité dans le Sahel et Sahara”
Il a également ajouté dans son discours que la
Mauritanie à encouragé l’investissement étranger en général et arabe et africain en particulier, à travers la création d’une zone franche à Nouadhibou, notre capitale économique, et l’adoption d’un code d’investissement incitatif Voici une traduction intégrale de ce discours:
“Votre Altesse l’Emir Cheikh Sabah Al Ahmed Al
Jaber Al Sabah, Emir de l’Etat frère du Koweït, Président du 3ème sommet afro-arabe, Majestés, Altesses, Excellences, Mesdames et Messieurs,
Il m’est particulièrement agréable d’exprimer mes
vifs remerciements et ma profonde gratitude à l’endroit de mon Frère, Son Altesse l’Emir Cheikh Sabah Al Ahmed Al Jaber Al Sabah, et à travers lui, au gouvernement et au peuple de l’Etat du Koweït pour l’accueil chaleureux et l’hospitalité généreuse dont nous sommes l’objet, ma délégation et moi-même depuis notre arrivée dans ce beau pays, le Koweït.
Majestés, Altesses, Excellences, Mesdames et Messieurs,
Le Présent sommet afro-arabe organisé sous le
thème partenaires dans le développement et l’investissement se tient dans un contexte régional t international particulier.
En effet notre région est confrontée à des
défis majeurs dans le domaine de la paix, de la sécurité et du développement économique et social.
Au niveau international, les répercussions de
la crise économique des changements climatiques et des défis sécuritaires représentent toujours une source de préoccupations pour la communauté internationale. Majestés, Altesses, Excellences, Mesdames et Messieurs,
Unis par la géographie et l’histoire, les arabes
et les africains ont bâti ensemble des civilisations brillantes qui ont contribué de manière significative, à l’évolution de l’humanité. Notre destin commun, à l’heure des grands
blocs politiques économiques, nous oblige aujourd’hui, à renforcer davantage nos liens de solidarité et de partenariat.
Et pour que notre région retrouve la place qui
fût la sienne et joue pleinement son rôle dans la paix et de la stabilité internationales, nous devons intensifier les échanges entre nos Etats et donner aussi un exemple réussi de la coopération
Sud- Sud.
Majestés, Altesses, Excellences, Mesdames et Messieurs,
La Mauritanie a constitué, à travers l’histoire et en raison de sa position géographique privilégiée, un pont d’échanges culturels dynamique entre l’Afrique et le monde arabe.
Les érudits de Chinguitty ont contribué à la diffusion
des valeurs de paix, de fraternité à travers le continent africain, contribuant ainsi à la mise en place d’un modèle unique de coexistence, de fraternité et de solidarité entre les peuples arabes et africains, et renforçant davantage les liens culturels, économiques et sociaux entre ces peuples.
Les villes anciennes bâties sur les parcours
caravaniers continuent à témoigner de la solidarité de ses liens. En effet, Majestés, Altesses, Excellences,
Mesdames et Messieurs
La Mauritanie a oeuvré, sans relâche, au cours
de ces 4 dernières années pour contribuer au règlement de plusieurs conflits régionaux au service de la paix et la sécurité internationale. Elle a également tenu à réactiver les organismes arabo-africains communs, tels que l’union africaine et l’organisation pour la mise en valeur du fleuve Sénégal qui constituent un modèle de coopération entre les pays de la sous-région.
Notre pays à encouragé l’investissement
étranger en général et arabe et africain en particulier, à travers la création d’une zone franche à Nouadhibou, notre capitale économique, et l’adoption d’un code d’investissement incitatif.
Conscient du fait que la paix et le
développement sont indissociables, nous avons très tôt pressé les menaces terroristes à travers le renforcement de la justice sociale l’encouragement d’un dialogue avec les extrémistes, et l’affrontement avec force et détermination des groupes terroristes. Nous avons également lutté contre la criminalité transfrontalière et maitrisé notre état civil, en utilisant des outils biométriques ; et pris des dispositions à même de sécuriser les points de passage de nos frontières Majestés, Altesses, Excellences, Mesdames et Messieurs
Le terrorisme constitue aujourd’hui le plus grand
défis pour les pays du Sahel et du Sahara, il ne sera éradiqué que par des efforts concertés des pays africains et arabes, et la mise en place d’une stratégie intégrée qui prend en compte les dimensions politiques sociales, économiques, culturelles et sécuritaires.
La Mauritanie veillera à continuer à jouer pleinement son rôle dans le maintien de la sécurité dans le Sahel et Sahara. Majestés, Altesses, Excellences, Mesdames et Messieurs,
Les défis auxquels est confrontée notre région nous obligent à mettre en oeuvre la stratégie afro-arabe et le plan d’action conjoint 2011-2016 et à redynamiser les mécanismes de concertation et de coopération dans le cadre de notre vision globale pour répondre aux aspirations de nos peuples pour plus de solidarité et d’intégration.
Enfin, sous saluons l’initiative de Son Altesse , l’Emir Cheikh Sabah Al Ahmed Al Jaber Al Sabah, Emir de l’Etat du Koweït qu’il a annoncée aujourd’hui au profit de projets de développement dans notre sous-région pour un montant d’un milliard de dollars et le prix d’encouragement pour les recherches en matière de développement en Afrique pour un montant d’un million de dollars. Avant de terminer mon discours, je souhaite plein succès pour les travaux de notre sommet et je présente nos condoléances au gouvernement et au peuple libanais frères ainsi qu’aux familles des victimes qui ont péris dans l’acte terroriste barbare commis aujourd’hui dans la capitale Beirout. Je vous remercie,
We Salamou
Aleikoum We rahmatoullahi Taala we barakatouhou.”
Source: AMI
Sommet arabo-africain : le Koweït octroie un milliard de dollars à l’Afrique

Les dirigeants africains et arabes sont réunis depuis ce mardi matin au Koweït à l’occasion du 3e sommet arabo-africain. L’occasion pour l’Afrique et les pays du Proche et Moyen-Orient de promouvoir leurs relations économiques.
En panne depuis 2010 suite au “Printemps arabe”, ce sommet, placé sous le thème “Partenaires pour le développement et l’investissement”, a repris de plus belle. L’émir du Koweït, Sheikh Sabah Al Ahmad al-Jabar Al-Sabah a annoncé dès l’ouverture du sommet que son pays versera un milliard de dollars (740,5 millions d’euros, environ 500 milliards de francs CFA) de prêts à faibles taux d’intérêt à des pays africains dans les cinq prochaines années.
« J’ai ordonné aux responsables du Fonds koweïtien pour le Développement économique arabe d’accorder des prêts à faibles taux d’intérêt d’une valeur d’un milliard de dollars à l’Afrique durant les cinq prochaines années », a déclaré Sheikh Sabah.
Ce sont au total trente-quatre chefs d’Etat, sept Vice-présidents, trois Premier ministres et différentes délégations et organisations de 71 pays qui étaient attendus à ce sommet. Une série de mesures et de résolutions devraient être approuvées durant cet événement qui rassemble de riches monarchies pétrolières et des pays africains qui figurent parmi les plus pauvres au monde.
Un marché commun afro-arabe pourrait voir le jour dans les prochaines années. Ce marché représente près de 1,2 milliard d’habitants. Cette probabilité sera en tout cas au centre des discussions pendant ces deux prochains jours.
L’Afrique en attente d’investissements
Autre objectif de cet important forum économique : développer le flux d’investissement vers l’Afrique. Le continent, qui dispose d’un énorme potentiel, souffre d’un déficit aigu d’investissement.
Les participants à ce 3e sommet arabo-africain échangeront donc sur les différents moyens d’accélérer les investissements en Afrique. Selon la Banque mondiale, l’Afrique a besoin d’environ 30 milliards de dollars à investir dans les domaines de l’énergie et de l’électricité.
Le taux de croissance de 5% en 2012 devrait passer à 4,8% en 2013, d’après les estimations du Fonds monétaire international (FMI), avant de rebondir à 5,1% en 2014. Avec un sous-sol qui représente 12% des réserves mondiales de pétrole et 42% des gisements d’or ainsi que la récente découverte d’importantes quantités de gaz naturel au large des côtes est du continent, le continent a un potentiel économique non négligeable.
Un potentiel que les pays arabes entendent exploiter en partenariat avec l’Afrique dans le cadre de l’application de projets conjoints et en encourageant les investissements entre les deux régions. Un échange gagnant-gagnant qui passe notamment par la protection des travailleurs migrants africains dans les pays du Golfe. A ce titre, un comité de coordination afro-arabe sur la migration pour aider à protéger les travailleurs migrants est en cours d’étude.
Source: afrik.com
Coopération économique: Les chefs d’Etat arabes et africains réunis à Koweït
Les chefs d’Etat arabes et africains tiennent mardi un sommet à Koweït pour promouvoir les relations économiques entre les riches monarchies pétrolières du Golfe et l’Afrique en quête d’investisseurs. Ce sommet de deux jours est le premier depuis 2010, date à laquelle les dirigeants des pays membres de la Ligue arabe et de l’Union africaine (UA) s’étaient réunis en Libye peu avant le Printemps arabe qui a balayé des régimes autoritaires, y compris à Tripoli.
Trente-quatre chefs d’Etat, sept vice-présidents et trois Premiers ministres ont confirmé leur présence au sommet, auquel sont attendues des délégations de 71 pays et organisations.
Les participants devraient approuver une série de mesures et de résolutions, adoptées dimanche par leurs ministres des Affaires étrangères et destinées à renforcer la coopération entre les deux blocs régionaux qui comptent parmi leurs membres les riches monarchies pétrolières arabes et des pays africains parmi les plus pauvres au monde.
Le ministre koweïtien des Affaires étrangères, cheikh Sabah Khaled Al-Sabah, a indiqué que le sommet, placé sous le thème “Partenaires pour le développement et l’investissement”, devrait discuter de la possibilité de créer un marché commun afro-arabe, pour une population de quelque 1,2 milliard d’habitants.
Les participants au sommet doivent se concerter également sur les moyens d’accélérer le flux de capitaux vers l’Afrique, qui a un énorme potentiel mais qui souffre d’un déficit aigu d’investissement.
Selon la Banque mondiale, l’Afrique a besoin d’environ 30 milliards de dollars à investir dans les domaines de l’énergie et de l’électricité.
L’Afrique a enregistré une croissance de 5% en 2012, d’après le Fonds monétaire international (FMI). Ce taux devrait légèrement baisser cette année, à 4,8%, avant de rebondir à 5,1% en 2014, selon les prévisions du FMI.
En outre, le sous-sol de l’Afrique recèle 12% des réserves mondiales de pétrole et 42% des gisements d’or. La récente découverte de grandes quantités de gaz naturel au large des côtes est de l’Afrique confirme l’importance économique du continent noir.
Pour leur part, les monarchies pétrolières du Golfe comptent des avoirs de quelque 2.000 milliards de dollars, accumulés à la faveur des cours élevés du brut et placés, en grande partie, aux Etats-Unis et en Europe.
Le deuxième sommet tenu en Libye il y a trois ans avait adopté une stratégie de partenariat arabo-africain et un plan d’action commune pour la période 2011/2016 avec l’ambition d’accroître les investissements, les échanges commerciaux et les projets économiques conjoints.
Mais sa mise en œuvre a été très lente, en partie à cause des troubles provoqués depuis 2011 dans les pays du Printemps arabe où les dirigeants de la Tunisie, de la Libye, d’Egypte et du Yémen ont été renversés sous la pression de la rue, et de la guerre civile qui secoue la Syrie.
Le sommet doit examiner la mise en place d’un mécanisme financier arabo-africain pour apporter les moyens nécessaires à l’application des projets conjoints et encourager le flux des investissements entre les deux régions.
La création d’un comité de coordination afro-arabe sur la migration pour aider à protéger les travailleurs migrants est également à l’ordre du jour.
AFP
Libye: on avait pensé à tout, sauf à l’après-Kadhafi
La pagaille a atteint son paroxysme en Libye au point que l’on est tenté de dire que le pays va à vau-l’eau. Tout se passe comme si la démonstration de force organisée le 9 novembre dernier à Benghazi par le pouvoir central, a envenimé la situation, puisque, depuis lors, il ne se passe pas un seul jour sans que l’on assiste à des affrontements violents et meurtriers entre les milices les plus puissantes et les mieux organisées du pays.
Mali : le général Sanogo devant la justice
Ce mardi 19 novembre 2013, le général Amadou Sanogo doit se présenter devant la justice malienne. Selon une source judiciaire malienne, il doit être interrogé sur une première affaire: le contre coup d’Etat du 30 avril 2012. Ce jour là, alors qu’il venait de prendre le pouvoir quasiment un mois avant, une nouvelle tentative de putsch survient. Les militaires sont arrêtés, d’autres torturés, d’autres encore portés disparus. Sanogo a-t-il joué un rôle ? C’est ce que la justice veut savoir.
Finalement, c’est en principe ce mardi à 9 heures (TU), que le général Amadou Sanogo se présente devant le juge d’instruction Yaya Karambé.
Il sera dans un premier temps entendu sur l’affaire de la tentative du contrecoup d’Etat du 30 avril 2012. Ce jour-là, des militaires maliens, notamment des Bérets rouges, tentent de renverser le général Amadou Sanogo qui, quasiment un mois avant prenait le pouvoir par un coup d’Etat.
De nombreuses questions
Ils échouent, une terrible répression s’abat sur eux. Certains Bérets rouges seront torturés à l’électricité, d’autre seront portés disparus ou encore purement et simplement exécutés. Le général Amadou Sanogo était-il impliqué dans cette tuerie ? A-t-il donné des ordres ? En d’autres termes et selon l’expression consacrée, est-il responsable mais pas coupable ?
La justice malienne veut savoir, surtout au moment où des compagnons du même général ont tenu des témoignages qui l’accablent. L’entourage du juge d’instruction Yaya Karembé prévient : nul n’est au-dessus de la loi au Mali.
Source: RFI




