Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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L’inévitable alternance burkinabè

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       Un Burkinabè dans une rue de Ouagadougou / Reuters         
Un Burkinabè dans une rue de Ouagadougou / Reuters

La vague de démissions au sein du parti de Blaise Compaoré ressemble à un chant du cygne.

«Le président ne rompt pas. Il préfère laisser s’installer l’indifférence. Aux autres d’avoir la force de s’en aller.»

Cette méthode mitterrandienne dans la gestion du pouvoir, si bien dépeinte par Roland Dumas, pourrait bel et bien s’appliquer à la démarche du président Blaise Compaoré. Effectivement, Roch, Salif, Simon que certains appelaient les «fanatiques» du président, eux qui faisaient partie de la cour, ont enfin trouvé en eux, «la force de s’en aller». En démissionnant avec fracas du parti présidentiel, le CDP, ces trois ténors de la vie politique nationale assument très clairement leur rupture politique avec le régime Compaoré. Qu’on le veuille ou non, les départs de Roch, Salif et Simon du CDP signent la fin brutale de leur longue amitié politique avec le président Compaoré.

La fin d’une époque

Par conviction politique, par ambition personnelle, ces trois ténors ne souhaitent plus pousser le président Compaoré à une nouvelle candidature à la présidentielle de 2015. En d’autres termes, ils ont choisi de lui indiquer la porte de sortie au terme de son mandat actuel. Evidemment, Roch, Salif et Simon ne peuvent pas jouer «les Messieurs propres», eux qui faisaient partie de ce petit clan aux intérêts partagés, prêts à prendre tous les risques pour maintenir en place le régime Compaoré.

Tous les connaisseurs de la vie politique burkinabè aiment à souligner que Salif Diallo, qui traîne toujours sa réputation de «conspirateur», a partagé tous les secrets du président. Aujourd’hui, il a choisi de «dé-diviniser» son ex-mentor. Au Burkina Faso, avec ces démissions en cascade au CDP, c’est tout un monde, politiquement, qui se défait. Et, au CDP, on broie du noir.

Derrière les déclarations rassurantes, voire viriles, les premiers responsables du parti présidentiel, les militants, sont sonnés, désemparés, perdus. Ils sont en colère, en voyant les dirigeants de leur appareil politique impuissants, comme s’ils craignaient tous d’être engloutis par le flot d’angoisses engendré par les démissionnaires. Pour se défendre et contre-attaquer, les dirigeants du CDP font le dos rond. Jamais Machiavel n’a fait nulle part l’actualité comme au Burkina, en ce moment. Ainsi, à l’instar de la description pessimiste de la nature humaine faite par Machiavel dans Le Prince, on entend les ténors du CDP affirmer que les démissionnaires sont ingrats, changeants, simulateurs, traîtres, avides de gains et de gloire. Pourtant, Machiavel lui-même précisait que, parce qu’il est l’œuvre des hommes, «l’art politique» devrait prendre en compte ces derniers avec leurs défauts et leurs vertus, leurs forces et leurs faiblesses.

C’est sous cet angle machiavélien qu’il faut saisir la portée politique du «mea culpa» de Roch Kaboré concernant ses errements et égarements sur la révision de l’article 37 de la Constitution. Evidemment, ce repentir, si rare chez les politiciens, ne peut que le grandir dans sa nouvelle démarche politique. Il faut prendre au sérieux ces démissionnaires lorsqu’ils proclament leur désir de paix et leur attachement au système républicain de limitation des mandats. En démasquant les erreurs fatales qui ont affaibli, moralement et politiquement le Burkina, les démissionnaires rendent un service utile à l’avenir de notre système démocratique. L’histoire enseigne que partout où une démocratie dégénère, elle peut se transformer en tyrannie.

Zéphirin Diabré, doit changer de stratégie

Face aux démissions de ses fidèles compagnons du parti qu’ils avaient fondé ensemble, Blaise Compaoré, un habitué des situations politiques les plus difficiles, est placé devant un choix épineux. Très franchement, il est dans une situation critique, car rien n’indique qu’il s’attendait à être lâché par ces trois fidèles en vue. Que va-t-il décider?

Il fera tout pour maintenir son pouvoir, et s’il le faut, il reculera pour mieux sauter. Mais avec les démissions de Roch, Salif et Simon, désormais, ceux qui se battent pour l’alternance au Burkina ont plus de foi que ceux qui se battent pour maintenir le statu quo.

A l’heure actuelle, plus rien ne semble pouvoir arrêter les démissionnaires, décidés à aller jusqu’au bout de leur entreprise politique, avec la création annoncée de leur propre parti. Ce qui est certain, nous n’avons pas affaire à des novices en politique. Salif, Roch, Simon sont des meneurs politiques populaires, disposant d’une réelle et solide assise militante sur le territoire national. Du coup, l’opposition burkinabè incarnée par Zéphirin Diabré est condamné à repenser sa stratégie politique. Car, le dénouement salutaire de la crise d’identité politique que traversait le CDP, entraîne, de facto, une reconfiguration inédite de la scène politique nationale.

D’ailleurs, au sein de l’actuelle Assemblée nationale, nombre de députés CDP proches des démissionnaires, mais craignant des représailles, vont continuer à soutenir du bout des lèvres leur «parti» dont ils ne partagent pas la nouvelle orientation dans leur for intérieur. Bien sûr, la politique, art de l’évaluation et de la décision, est du reste une passion humaine que seuls «les romanciers» savent si bien dépeindre. Au Burkina, on assiste au crépuscule politique d’une époque et rien ne sera plus comme avant.

Une chose est sûre et certaine, Roch a son plan et la certitude de son destin. Homme de réseaux, connaissant parfaitement l’appareil d’Etat, doté d’un charisme et d’un talent politique réel, Roch ne manque pas d’ambitions pour la présidentielle de 2015. Et il a les moyens nécessaires pour accomplir son nouveau destin politique. Mais l’homme réussira-t-il à briser auprès du peuple burkinabè, son image d’homme de continuité du régime Compaoré ? Rien n’est moins sûr. Mais quoi qu’il en soit, avec ces démissions au sein du CDP, au Burkina, l’alternance devient, enfin, possible.

Source: le pays

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Algérie : “Femmes de Noirs”

Celles qui se marient à des immigrés subsahariens, souvent en situation irrégulière, sont rejetées par leurs familles et par la société.  


Maudites, mécréantes, effrontées… C’est ainsi que l’on désigne Selma, Meriem, Nadia et bien d’autres Algériennes depuis qu’elles ont “commis l’irréparable” en épousant “le Noir” ou “le chrétien”. Ces femmes, guidées par leurs sentiments indubitables, ont scellé leur destin… avec des migrants subsahariens irréguliers. Mais en n’écoutant que leur cœur elles ont défié leurs familles. Elles ont bousculé une certaine culture de leur pays et heurté la sensibilité religieuse d’une société pas encore prête à tolérer les différences et à accepter les convictions des uns et des autres. 
   
  Fin septembre, banlieue algéroise. La brise marine fouette les visages émaciés de quelques Subsahariens bercés par le rêve d’un horizon méditerranéen incertain. Un mirage hors de portée qu’ils tentent malgré tout de saisir à partir d’un pays, l’Algérie, qui les tolère hypocritement… et les rejette subtilement. 
   
  Au milieu de ce magma d’“infrahumains”, Julien, Came­rounais, établi illégalement depuis dix ans à Alger, accepte de nous raconter ses déboires et ceux de la femme qui a consenti à partager avec lui “le meilleur et le pire”. 
   
Apatrides. Un témoignage par procuration, sommes-nous tentés de dire. Car Selma, son épouse, 39 ans, cadre dans une entreprise privée, refuse de se mettre sous le feu des projecteurs par peur de représailles. “Quand elle a appris à ses parents qu’elle aimait un Camerounais, donc un Noir, et de confession chrétienne, elle a failli être lynchée. Aussitôt, sa famille a exigé un certificat de virginité et un test antisida. Craignant pour sa vie, Selma n’a pas eu besoin de trop réfléchir pour quitter le domicile parental et venir vivre sous mon toit.” En guise de maison, une carcasse de villa louée à 13 000 dinars algériens par mois [120 euros] et occupée par une quarantaine de personnes de différentes communautés de l’Afrique subsaharienne. 
   
“Nous avons deux enfants, non inscrits à l’état civil de la commune et scolarisés dans une école privée, parce qu’aux yeux de la loi algérienne nous ne sommes pas reconnus comme mari et femme. Et, même si nos deux petits sont nés ici, ils sont apatride parce que l’Algérie ne reconnaît pas le droit du sol”, explique-t-il, la colère à peine contenue. 
   
  Partir en quête de couples mixtes à Alger et dans les environs, c’est comme partir en guerre tant le sujet est tabou. “Pourquoi cherchez-vous à fouiller dans la vie intime des gens, si ce n’est pour foutre davantage la pagaille ?” nous accueille celui qui dit s’appeler Abdallah, musulman, mais pas plus chanceux que Julien. “Ce que je peux dire, c’est que chez les Algériens ce n’est pas uniquement la religion qui représente un frein dans le sacrement d’une union. Je dirais même que c’est un gros prétexte pour nous rejeter. Le problème, c’est notre couleur, sinon comment expliquer que vous acceptiez que vos filles et vos garçons épousent des Européens et des Européennes de confession chrétienne ? J’ai la réponse : parce qu’ils sont de l’Occident, donc de couleur blanche. C’est une question de racisme…”
 
Reniée et maudite. Meriem est une des seules Algériennes qui aient accepté de raconter leur amertume, avec la condition toutefois qu’on ne cite ni son vrai prénom, ni la ville où elle réside, encore moins sa profession. Un pacte vite signé avec celle qui dit avoir trouvé la solution à son problème en convolant en justes noces dans le pays de son conjoint, le Mali. “J’ai en fait contourné la loi de mon pays, et ce n’est pas interdit”, confesse d’emblée Meriem, fonctionnaire. 
   
  Pourtant, cela ne lui a pas permis d’obtenir la bénédiction de sa famille, ni de bénéficier des lois de son pays. “En Algérie je suis mariée religieusement et légitimement, étant donné que mon mari est musulman, mais civilement on n’est pas reconnu comme tels…” Et elle continue, éplorée : “Parce que j’ai épousé un Noir – il faut appeler un chat un chat –, je suis reniée par mes parents, maudite par mon quartier et rejetée par mes collègues de travail. Un poids lourd à porter pour une femme qui n’a cherché qu’un peu de bonheur sans s’assujettir aux règles irrationnelles d’un environnement rétrograde…” 
   
L’avis d’un théologien, imam d’une mosquée à Alger, est net : “La femme algérienne a le droit d’épouser qui elle veut, Subsaharien, Américain, Indien ou Chinois, pour peu que son époux soit musulman. S’il ne l’est pas, il a l’obligation de se convertir à l’islam, sinon l’union sera considérée comme de la fornication, et donc comme un péché.” 
   
Un député du Front de libération nationale (FLN), le parti au pouvoir, le Dr Boua­lem Bousmaha, président de la Commission des relations extérieures à l’Assemblée populaire nationale (Parlement algérien), a souligné lors d’un bref entretien : “L’Algérie ne s’est jamais départie de ses engagements humanitaires vis-à-vis de tous les peuples, qu’ils soient du Sahara-Occidental, de la Syrie ou de l’Afrique subsaharienne. Mais ceux qui sont établis illégalement sur le territoire algérien et qui veulent bénéficier des droits de scolarité et de santé doivent se conformer aux lois algériennes et aux textes et traités internationaux régissant l’immigration clandestine.” Une déclaration vague qui est loin de rassurer des milliers de Subsahariens, dont une majorité, résidant depuis des années dans les villes algériennes, souhaitent obtenir un titre de séjour, un contrat de travail, ou carrément la nationalité algérienne.
   
  Main-d’œuvre. La loi algérienne n° 08-11 du 25 juin 2008 relative aux conditions d’entrée, de séjour et de circulation des étrangers en Algérie est encore plus dissuasive et plus répressive, puisque dans son article 48 elle stipule : “Le fait de contracter un mariage mixte aux seules fins d’obtenir ou de faire obtenir une carte de résident, ou aux seules fins d’acquérir ou de faire acquérir la nationalité algérienne, est puni d’un emprisonnement de deux à cinq ans et d’une amende de 50 000 à 500 000 dinars algériens [de 460 à 4 600 euros].” 
   
Et, comme les lois sont trop rigides, les migrants irréguliers usent fatalement de subterfuges pour ne pas tomber sous le coup de cette loi et pour échapper à la répression, comme nous l’explique Soulimane. “Sachant que je n’ai droit qu’à trois mois de séjour en Algérie, avant que ce délai n’expire je quitte le territoire en direction de mon pays ou de la Tunisie, et je retourne en Algérie le jour même ou vingt-quatre heures plus tard. Comme ça je gagne trois autres mois de séjour. J’ai recours à ce procédé depuis dix ans. Quant au travail, ici on est très sollicités parce que l’Algérie manque beaucoup de main-d’œuvre. Parmi nous il y a des artisans (maçons, peintres en bâtiment, agriculteurs…). Il faut dire qu’on ne chôme pas. Alors, pourquoi l’Etat algérien s’obstine-t-il à ne pas régulariser notre situation ?” 
   
Couleur et religion. Nadia, la quarantaine, exprime son ras-le-bol. “Quand j’ai connu un Subsaharien à Maghnia, on m’a prise pour une folle. N’y a-t-il plus de jeunes Algériens pour que tu portes ton dévolu sur un Noir ? m’ont-ils dit. Puis, ressentant un peu de gêne en faisant référence à la couleur de mon ami, ils se sont ravisés en évoquant la religion. Je leur ai cloué le bec en leur apprenant que mon mari avait pris soin de se convertir à l’islam en public (dans une mosquée) avant de demander ma main. Aujourd’hui, on ne me désigne plus par mon prénom, Nadia, mais par le sobriquet ‘la femme du Noir’…” Couturière, la “femme du Noir” fait remarquer avec humour mais amertume : “La vérité, c’est qu’on ne veut pas d’un Black pour épouser une Blanche, mais qu’on fait la queue devant chez moi pour que mon Black leur répare leurs téléphones portables en professionnel et à bas prix.” Comme quoi on n’a que faire d’un “kahlouch” [“Noir” en dialecte algérien], mais de ses mains habiles et de son intelligence, si… ! 
   
—Chahredine Berriah
Publié le 30 novembre 2013 dans El-Watan (extraits) Alger

 

Noorinfo

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La Mauritanie et le Mali appellent dans un communiqué conjoint au renforcement de la coopération bilatérale et décident de créer une compagnie aérienne

altNouakchott,  12/01/2014  –  Au terme d’une visite d’Etat, de trois jours, effectuée en Mauritanie (les 10, 11 et 12 janvier 2014) par le Président malien son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar Keita, à la tête d’une importante délégation, sur invitation de son ami et frère Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, le communiqué conjoint suivant, sanctionnant cette visite a été paraphé entre les deux parties.
Nous vous livrons le texte intégral de ce communiqué:
“A l’aimable invitation de Son frère et ami, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République Islamique de Mauritanie, Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar Keita, Président de la République du Mali a effectué, les 10, 11 et 12 janvier 2014, une visite d’Etat en République Islamique de Mauritanie, à la tête d’une importante délégation comprenant notamment: le Ministre de la Réconciliation nationale et du Développement des régions du Nord, le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, le Ministre de l’Administration Territoriale, le Ministre de l’Equipement et des Transports, le Ministre de l’Hydraulique, et le Ministre du Travail, des Affaires Sociales et Humanitaires ainsi que de hauts fonctionnaires, des opérateurs économiques, des notabilités et des personnalités religieuses.
Cette visite s’inscrit dans le cadre de la concertation et du dialogue permanent entre les deux Chefs d’Etat et vise la consolidation des relations d’amitié et de fraternelle coopération existant entre les deux pays.
Au cours de cette visite, Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar Keita, Président de la République du Mali, a eu des entretiens en tête-à-tête avec Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République Islamique de Mauritanie, entretiens qui ont porté sur le renforcement des relations bilatérales ainsi que sur les questions sous-régionales, africaines et internationales d’intérêt commun.
Ces entretiens, élargis par la suite, aux deux délégations ont été marqués par une parfaite identité de vues sur les sujets abordés.
Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République Islamique de Mauritanie a félicité Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar Keita pour sa brillante élection à la magistrature suprême de son pays et pour le déroulement parfait des élections législatives de novembre dernier.
Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar Keita, Président de la République du Mali a également félicité Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République Islamique de Mauritanie pour le succès enregistré au cours des élections législatives et municipales de novembre 2013.
Abordant les relations bilatérales, en particulier la situation sécuritaire dans la sous-région sahélo-saharienne, les deux Chefs d’Etat se sont réjouis de la restauration de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Mali et de la défaite des groupes terroristes qui évoluaient dans le nord du pays.

Ils ont convenu de renforcer la coopération entre les forces armées et de sécurité des deux pays à travers des rencontres périodiques, l’échange régulier d’informations et la concertation étroite entre les Etats-majors.
Dans ce cadre, un procès verbal a été signé entre les deux chefs d’Etat major des armées.
Les deux Chefs d’Etat ont convenu de ne tolérer sur leurs territoires respectifs la présence d’aucun groupe armé ou terroriste potentiellement déstabilisateur pour l’un ou l’autre.

Ils ont appelé à une coopération accrue entre tous les Etats de la bande sahélo-saharienne pour coordonner les opérations de lutte contre les groupes armés terroristes, les narcotrafiquants et les trafics illicites de toute sorte.
Ils ont également réaffirmé la ferme détermination de leurs gouvernements respectifs à appliquer les recommandations issues de la 12ème session de la Grande Commission Mixte de Coopération tenue à Nouakchott, les 27 et 28 juillet 2011, notamment dans les secteurs de l’énergie, du commerce, de l’élevage, du transport, de l’hydraulique et de l’assainissement.
Dans le domaine de l’énergie, les deux Chefs d’Etat ont hautement apprécié le niveau de coopération entre les deux pays en particulier l’accord entre les deux sociétés d’électricités, la SOMELEC et l’EDM concernant la fourniture d’excédents en électricité au Mali.
Par ailleurs, les deux Chefs d’Etat engagent les départements concernés à entreprendre, dans les meilleurs délais, les démarches relatives à la réalisation d’une nouvelle ligne d’interconnexion électrique.
Dans le domaine du commerce, une rencontre a eu lieu entre les opérateurs privés des deux parties et a abouti aux recommandations suivantes:
– L’amélioration des infrastructures pour inciter les opérateurs économiques à investir davantage;
– Une réduction du coût des transactions par la diminution du nombre de postes de contrôle;
– Un allègement des procédures administratives par la suppression des barrières non-tarifaires;
– Une plus grande ouverture des marchés pour garantir des gains de compétitivité;
– L’harmonisation des frais liés à la lettre de voiture;
– La mise en place d’un système de suivi électronique des camions;
– Le soutien des autorités à la promotion des pôles de développement notamment le port sec à Gogui;
– L’inscription du Port Autonome de Nouakchott dit Port de l’amitié dans les priorités d’échange entre les deux pays;
– La volonté de favoriser l’approvisionnement du marché malien en produit pétrolier liquides et de gaz à travers l’axe de la Mauritanie;
– Et la création d’un Conseil d’Affaires Mauritano-malien pour la mise en oeuvre et le suivi des relations entre les secteurs privés des deux pays.
Dans le domaine de l’agriculture et de l’élevage, les deux parties ont convenu de redynamiser la coopération et à mettre en exécution les recommandations de la 12ème session de la Grande Commission Mixte de Coopération tenue à Nouakchott en juillet 2011:
– révision de l’accord de transhumance 2005 et création de comité de suivi de la transhumance;
– signature d’accord sanitaire: renforcement de collaboration dans le suivi, la prévention et la lutte contre les maladies ;
– renforcement de la collaboration pour le développement du pastoralisme;
– échange dans les domaines de la recherche agronomique et vétérinaire, échanges commerciaux et la mise aux normes de qualité des produits de l’élevage
– Redynamiser la collaboration dans le domaine de la prévention et de la lutte contre le criquet pèlerin et les autres ennemis des cultures;
– Instaurer une collaboration dans les domaines de la recherche, de la formation et la vulgarisation et la signature d’un protocole d’accord dans le domaine;

– Inviter les départements respectifs chargés de la sécurité alimentaire à développer une coopération régionale.
Dans le domaine de transport les deux Chefs d’Etat engagent les départements de l’équipement et des transports des deux pays d’instruire leurs administrations concernées à l’effet:
– d’actualiser l’accord de transport et de transit maritime;
– d’accélérer la réalisation des projets routiers transfrontaliers et la réalisation du port sec de Gogui;
– de mettre en place le comité de suivi et d’évaluation des mesures prises lors de la rencontre de Bamako, janvier-février 2012, sur le développement du Corridor Nouakchott-Bamako;
– d’étudier la faisabilité de la création des stations de pesage de véhicules (juxtaposé);
– un accord en matière de recherche et sauvetage d’aéronefs en détresse;
– la création d’une compagnie aérienne communautaire (Mauritanie, Mali et Niger), un comité ad-hoc a été mis en place et dont la première rencontre se tiendra à Bamako les 17 et 18 janvier 2014 et aura comme mission entre autre de dresser un chronogramme de la mise en oeuvre de la dite compagnie.
Les deux Chefs d’Etat ont invité les Ministres des Affaires Etrangères des deux pays à réunir le plus rapidement possible, le Comité Paritaire de suivi, en perspective de la prochaine réunion de la Grande Commission Mixte devant se tenir à Bamako.
Les deux Chefs d’Etat ont instruit les ministres concernés à l’effet de veiller au respect des dispositions de la Convention d’Etablissement et de libre Circulation des personnes et des biens, entre les deux pays. A cet effet les deux ministres en charge de l’Administration Territoriale ont convenu de relancer la coopération entre les autorités administratives frontalières, et ont porté un intérêt particulier à la redynamisation du processus de matérialisation des frontières afin de promouvoir l’intégration des populations frontalières.
La partie mauritanienne a rassuré la partie malienne quant au rapatriement volontaire des refugiés qui désirent rentrer au Mali, en attendant la finalisation de l’accord tripartite devant permettre le retour conformément aux standards internationaux.
Au plan sous-régional, les deux Chefs d’Etat se sont félicités de l’évolution harmonieuse et positive de l’OMVS, qui constitue un modèle d’intégration entre les pays membres Son Excellence Monsieur Mohamed OULD ABDEL AZIZ, Président de la République Islamique de Mauritanie a félicité Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République du Mali, pour la cérémonie de la pose de la première pierre de nouveaux ouvrages hydroélectriques à Kayes.
Ils ont également exprimé leur attachement au CILSS et au projet de la Grande Muraille Verte qui jouent un rôle important dans la réduction des effets négatifs de la sécheresse dans les pays sahéliens.
Abordant la situation sur le continent africain, les deux Chefs d’Etat ont réaffirmé leur attachement à la coopération régionale et à l’intégration africaine prônée par l’Union Africaine dans la recherche de solutions aux crises multiformes qui secouent l’Afrique, dans le cadre de l’architecture de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine.
S’agissant de la situation en Palestine, les deux Présidents ont réaffirmé leur satisfaction quant à l’adoption de la résolution de l’Assemblée Générale des Nations-Unies conférant à la Palestine le statut d’Etat observateur et réitéré leur soutien agissant au droit inaliénable du peuple palestinien à instaurer son Etat souverain sur les frontières du 4 juin 1967 avec pour Capitale Al Quds Al Sharif.
Concernant la Syrie, ils ont déploré la persistance de l’escalade militaire et appelé les acteurs impliqués à parvenir à une solution politique juste et durable dans le respect de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et de la cohésion nationale de la Syrie, en renouvelant leur soutien aux efforts louables de l’émissaire conjoint des Nations-Unies et de la Ligue des Etats Arabes, Monsieur Lakhdar Al Ibrahimi en vu de la tenue de la conférence de Genève II.
Abordant la situation internationale, les deux Chefs d’Etat ont rappelé la position africaine pour la réforme du Système des Nations Unies, y compris l’élargissement du Conseil de Sécurité et l’institutionnalisation de relations équilibrées entre lui et l’Assemblée Générale.
Au cours de son séjour en République Islamique de Mauritanie, Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République du Mali a visité des centres d’intérêts de la Capitale Nouakchott, de la capitale économique Nouadhibou et de la ville de Chami. Il a également félicité Son Excellence Monsieur le Président Mohamed OULD ABDEL AZIZ pour les progrès accomplis sur la voie de la consolidation des acquis démocratiques, du développement économique, du progrès social, de l’ancrage de l’Etat de Droit et de la Stabilité des institutions politiques de la Mauritanie.
Il a, enfin, remercié le Gouvernement et le peuple mauritaniens frères qui ont accueilli, dans la fraternité et la solidarité leurs frères maliens, réfugiés en Mauritanie, suite aux douloureux événements dans le Nord de la République soeur du Mali.
Au terme de sa visite d’Etat en Mauritanie, Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République du Mali a exprimé ses vifs remerciements et sa profonde gratitude à Son Excellence Monsieur Mohamed OULD ABDEL AZIZ, Président de la République Islamique de Mauritanie, au Peuple et au Gouvernement mauritaniens pour l’accueil chaleureux et fraternel ainsi que l’hospitalité généreuse, les égards prévenants et les soins attentifs qui lui ont été réservés ainsi qu’à sa délégation.
Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République du Mali a adressé une invitation à Son Excellence Monsieur Mohamed OULD ABDEL AZIZ, Président de la République Islamique de Mauritanie à l’effet d’effectuer une visite officielle en République du Mali. Cette invitation a été acceptée avec grand plaisir et sa date sera fixée par voie diplomatique.
Fait à Nouakchott, le dimanche 12 janvier 2014, en deux versions arabe et français, les deux textes faisant foi”.

 
 
 
Source: AMI

 

Nouakchott,  12/01/2014  –  Au terme d’une visite d’Etat, de trois jours, effectuée en Mauritanie (les 10, 11 et 12 janvier 2014) par le Président malien son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar Keita, à la tête d’une importante délégation, sur invitation de son ami et frère Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, le communiqué conjoint suivant, sanctionnant cette visite a été paraphé entre les deux parties.
Nous vous livrons le texte intégral de ce communiqué:
“A l’aimable invitation de Son frère et ami, Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République Islamique de Mauritanie, Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar Keita, Président de la République du Mali a effectué, les 10, 11 et 12 janvier 2014, une visite d’Etat en République Islamique de Mauritanie, à la tête d’une importante délégation comprenant notamment: le Ministre de la Réconciliation nationale et du Développement des régions du Nord, le Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération Internationale, le Ministre de l’Administration Territoriale, le Ministre de l’Equipement et des Transports, le Ministre de l’Hydraulique, et le Ministre du Travail, des Affaires Sociales et Humanitaires ainsi que de hauts fonctionnaires, des opérateurs économiques, des notabilités et des personnalités religieuses.
Cette visite s’inscrit dans le cadre de la concertation et du dialogue permanent entre les deux Chefs d’Etat et vise la consolidation des relations d’amitié et de fraternelle coopération existant entre les deux pays.
Au cours de cette visite, Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar Keita, Président de la République du Mali, a eu des entretiens en tête-à-tête avec Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République Islamique de Mauritanie, entretiens qui ont porté sur le renforcement des relations bilatérales ainsi que sur les questions sous-régionales, africaines et internationales d’intérêt commun.
Ces entretiens, élargis par la suite, aux deux délégations ont été marqués par une parfaite identité de vues sur les sujets abordés.
Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République Islamique de Mauritanie a félicité Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar Keita pour sa brillante élection à la magistrature suprême de son pays et pour le déroulement parfait des élections législatives de novembre dernier.
Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar Keita, Président de la République du Mali a également félicité Son Excellence Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, Président de la République Islamique de Mauritanie pour le succès enregistré au cours des élections législatives et municipales de novembre 2013.
Abordant les relations bilatérales, en particulier la situation sécuritaire dans la sous-région sahélo-saharienne, les deux Chefs d’Etat se sont réjouis de la restauration de la souveraineté et de l’intégrité territoriale du Mali et de la défaite des groupes terroristes qui évoluaient dans le nord du pays.

Ils ont convenu de renforcer la coopération entre les forces armées et de sécurité des deux pays à travers des rencontres périodiques, l’échange régulier d’informations et la concertation étroite entre les Etats-majors.
Dans ce cadre, un procès verbal a été signé entre les deux chefs d’Etat major des armées.
Les deux Chefs d’Etat ont convenu de ne tolérer sur leurs territoires respectifs la présence d’aucun groupe armé ou terroriste potentiellement déstabilisateur pour l’un ou l’autre.

Ils ont appelé à une coopération accrue entre tous les Etats de la bande sahélo-saharienne pour coordonner les opérations de lutte contre les groupes armés terroristes, les narcotrafiquants et les trafics illicites de toute sorte.
Ils ont également réaffirmé la ferme détermination de leurs gouvernements respectifs à appliquer les recommandations issues de la 12ème session de la Grande Commission Mixte de Coopération tenue à Nouakchott, les 27 et 28 juillet 2011, notamment dans les secteurs de l’énergie, du commerce, de l’élevage, du transport, de l’hydraulique et de l’assainissement.
Dans le domaine de l’énergie, les deux Chefs d’Etat ont hautement apprécié le niveau de coopération entre les deux pays en particulier l’accord entre les deux sociétés d’électricités, la SOMELEC et l’EDM concernant la fourniture d’excédents en électricité au Mali.
Par ailleurs, les deux Chefs d’Etat engagent les départements concernés à entreprendre, dans les meilleurs délais, les démarches relatives à la réalisation d’une nouvelle ligne d’interconnexion électrique.
Dans le domaine du commerce, une rencontre a eu lieu entre les opérateurs privés des deux parties et a abouti aux recommandations suivantes:
– L’amélioration des infrastructures pour inciter les opérateurs économiques à investir davantage;
– Une réduction du coût des transactions par la diminution du nombre de postes de contrôle;
– Un allègement des procédures administratives par la suppression des barrières non-tarifaires;
– Une plus grande ouverture des marchés pour garantir des gains de compétitivité;
– L’harmonisation des frais liés à la lettre de voiture;
– La mise en place d’un système de suivi électronique des camions;
– Le soutien des autorités à la promotion des pôles de développement notamment le port sec à Gogui;
– L’inscription du Port Autonome de Nouakchott dit Port de l’amitié dans les priorités d’échange entre les deux pays;
– La volonté de favoriser l’approvisionnement du marché malien en produit pétrolier liquides et de gaz à travers l’axe de la Mauritanie;
– Et la création d’un Conseil d’Affaires Mauritano-malien pour la mise en oeuvre et le suivi des relations entre les secteurs privés des deux pays.
Dans le domaine de l’agriculture et de l’élevage, les deux parties ont convenu de redynamiser la coopération et à mettre en exécution les recommandations de la 12ème session de la Grande Commission Mixte de Coopération tenue à Nouakchott en juillet 2011:
– révision de l’accord de transhumance 2005 et création de comité de suivi de la transhumance;
– signature d’accord sanitaire: renforcement de collaboration dans le suivi, la prévention et la lutte contre les maladies ;
– renforcement de la collaboration pour le développement du pastoralisme;
– échange dans les domaines de la recherche agronomique et vétérinaire, échanges commerciaux et la mise aux normes de qualité des produits de l’élevage
– Redynamiser la collaboration dans le domaine de la prévention et de la lutte contre le criquet pèlerin et les autres ennemis des cultures;
– Instaurer une collaboration dans les domaines de la recherche, de la formation et la vulgarisation et la signature d’un protocole d’accord dans le domaine;

– Inviter les départements respectifs chargés de la sécurité alimentaire à développer une coopération régionale.
Dans le domaine de transport les deux Chefs d’Etat engagent les départements de l’équipement et des transports des deux pays d’instruire leurs administrations concernées à l’effet:
– d’actualiser l’accord de transport et de transit maritime;
– d’accélérer la réalisation des projets routiers transfrontaliers et la réalisation du port sec de Gogui;
– de mettre en place le comité de suivi et d’évaluation des mesures prises lors de la rencontre de Bamako, janvier-février 2012, sur le développement du Corridor Nouakchott-Bamako;
– d’étudier la faisabilité de la création des stations de pesage de véhicules (juxtaposé);
– un accord en matière de recherche et sauvetage d’aéronefs en détresse;
– la création d’une compagnie aérienne communautaire (Mauritanie, Mali et Niger), un comité ad-hoc a été mis en place et dont la première rencontre se tiendra à Bamako les 17 et 18 janvier 2014 et aura comme mission entre autre de dresser un chronogramme de la mise en oeuvre de la dite compagnie.
Les deux Chefs d’Etat ont invité les Ministres des Affaires Etrangères des deux pays à réunir le plus rapidement possible, le Comité Paritaire de suivi, en perspective de la prochaine réunion de la Grande Commission Mixte devant se tenir à Bamako.
Les deux Chefs d’Etat ont instruit les ministres concernés à l’effet de veiller au respect des dispositions de la Convention d’Etablissement et de libre Circulation des personnes et des biens, entre les deux pays. A cet effet les deux ministres en charge de l’Administration Territoriale ont convenu de relancer la coopération entre les autorités administratives frontalières, et ont porté un intérêt particulier à la redynamisation du processus de matérialisation des frontières afin de promouvoir l’intégration des populations frontalières.
La partie mauritanienne a rassuré la partie malienne quant au rapatriement volontaire des refugiés qui désirent rentrer au Mali, en attendant la finalisation de l’accord tripartite devant permettre le retour conformément aux standards internationaux.
Au plan sous-régional, les deux Chefs d’Etat se sont félicités de l’évolution harmonieuse et positive de l’OMVS, qui constitue un modèle d’intégration entre les pays membres Son Excellence Monsieur Mohamed OULD ABDEL AZIZ, Président de la République Islamique de Mauritanie a félicité Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République du Mali, pour la cérémonie de la pose de la première pierre de nouveaux ouvrages hydroélectriques à Kayes.
Ils ont également exprimé leur attachement au CILSS et au projet de la Grande Muraille Verte qui jouent un rôle important dans la réduction des effets négatifs de la sécheresse dans les pays sahéliens.
Abordant la situation sur le continent africain, les deux Chefs d’Etat ont réaffirmé leur attachement à la coopération régionale et à l’intégration africaine prônée par l’Union Africaine dans la recherche de solutions aux crises multiformes qui secouent l’Afrique, dans le cadre de l’architecture de Paix et de Sécurité de l’Union Africaine.
S’agissant de la situation en Palestine, les deux Présidents ont réaffirmé leur satisfaction quant à l’adoption de la résolution de l’Assemblée Générale des Nations-Unies conférant à la Palestine le statut d’Etat observateur et réitéré leur soutien agissant au droit inaliénable du peuple palestinien à instaurer son Etat souverain sur les frontières du 4 juin 1967 avec pour Capitale Al Quds Al Sharif.
Concernant la Syrie, ils ont déploré la persistance de l’escalade militaire et appelé les acteurs impliqués à parvenir à une solution politique juste et durable dans le respect de la souveraineté, de l’intégrité territoriale et de la cohésion nationale de la Syrie, en renouvelant leur soutien aux efforts louables de l’émissaire conjoint des Nations-Unies et de la Ligue des Etats Arabes, Monsieur Lakhdar Al Ibrahimi en vu de la tenue de la conférence de Genève II.
Abordant la situation internationale, les deux Chefs d’Etat ont rappelé la position africaine pour la réforme du Système des Nations Unies, y compris l’élargissement du Conseil de Sécurité et l’institutionnalisation de relations équilibrées entre lui et l’Assemblée Générale.
Au cours de son séjour en République Islamique de Mauritanie, Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République du Mali a visité des centres d’intérêts de la Capitale Nouakchott, de la capitale économique Nouadhibou et de la ville de Chami. Il a également félicité Son Excellence Monsieur le Président Mohamed OULD ABDEL AZIZ pour les progrès accomplis sur la voie de la consolidation des acquis démocratiques, du développement économique, du progrès social, de l’ancrage de l’Etat de Droit et de la Stabilité des institutions politiques de la Mauritanie.
Il a, enfin, remercié le Gouvernement et le peuple mauritaniens frères qui ont accueilli, dans la fraternité et la solidarité leurs frères maliens, réfugiés en Mauritanie, suite aux douloureux événements dans le Nord de la République soeur du Mali.
Au terme de sa visite d’Etat en Mauritanie, Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République du Mali a exprimé ses vifs remerciements et sa profonde gratitude à Son Excellence Monsieur Mohamed OULD ABDEL AZIZ, Président de la République Islamique de Mauritanie, au Peuple et au Gouvernement mauritaniens pour l’accueil chaleureux et fraternel ainsi que l’hospitalité généreuse, les égards prévenants et les soins attentifs qui lui ont été réservés ainsi qu’à sa délégation.
Son Excellence Monsieur Ibrahim Boubacar KEITA, Président de la République du Mali a adressé une invitation à Son Excellence Monsieur Mohamed OULD ABDEL AZIZ, Président de la République Islamique de Mauritanie à l’effet d’effectuer une visite officielle en République du Mali. Cette invitation a été acceptée avec grand plaisir et sa date sera fixée par voie diplomatique.
Fait à Nouakchott, le dimanche 12 janvier 2014, en deux versions arabe et français, les deux textes faisant foi”.

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Le Président de la République : ” La Mauritanie n’est pa laïque et l’Islam et le Prophète sont au-dessus de tout”

altLe Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, a déclaré que ” La Mauritanie n’est pa laïque et que l’Islam et le Prophète MOHAMED, Paix et Salut sur Lui (PSL) sont au-dessus de tout. L’atteinte à la religion de l’Etat et du peuple n’est permise d’aucune manière qui soit”.
Le Président de la République dira en accueillant devant le portail du Palais présidentiel la marche de soutien au Prophète MOHAMED (PSL) que :
” Au nom d’Allah le tout miséricorsieux, le très miséricorsieux et Prière sur le plus noble des envoyés , MOHAMED (PSL).
Chers citoyens, chers musulmans
Je vous remercie de tout coeur pour votre présence massive en ce lieu pour condamner le crime commis par un individu contre l’Islam, la religion de notre peuple, de notre pays, la République Islamique de Mauritanie.
Comme j’ai eu à le préciser par le passé et le réaffirme aujourd’hui, la Mauritanie n’est pas laîque. L’action que vous entreprenez aujourd’hui est le minimum à faire pour protester contre ce crime contre notre religion sacrée et je vous assure en conséquence que le Gouvernement et moi-même ne ménagerons aucun effort pour protéger et défendre cette religion et ses symboles sacrés.
Tout le monde doit comprendre que ce pays est un Etat islamique et que la démocratie ne signifie pas l’atteinte aux valeurs et symboles sacrés de la religion.
Je souligne, une fois encore, que le Président de la République et le Gouvernement vont prendre toutes les mesures pour protéger l’Islam, que la justice suivra son cours et que le concerné est actuellement entre les mains de celle-ci dans le cadre de l’enquête.
L’Etat s’acquittera de son devoir dans cette affaire comme vous vous êtes acquittés du votre. Toutes les mesures appropriées seront prises dans ce sens.
J’adresse un message à tous et repète une fois encore que la démocratie n’autorise pas l’atteinte à la religion. Et aux journalistes, aux sites électroniques et aux télévisions, je dis que la religion est au-dessus de tout et d’aucune manière il n’est permis d’y attenter et sous aucun prétexte, pour la simple raison que l’Islam est la religion du peuple mauritanien et il en sera ainsi toujours quel soit le niveau de la démocratie et des libertés.
Je vous remercie encore une fois pour votre mobilisation pour le soutien à votre religion et pour votre sens du devoir.

Assalamou Aleykoum “.

 

Source: AMI

 

 

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La coopération au menu de la visite du président malien en Mauritanie

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Le président IBK est arrivé ce vendredi 10 janvier en Mauritanie pour une visite de trois jours. L’occasion d’un premier tête-à-tête officiel entre les deux chefs d’Etat, mais aussi ressouder les relations entre les deux pays, souvent crispées ces dernières années, en particulier du temps d’ATT.

Nouakchott accusait alors régulièrement Bamako de laxisme face aux groupes terroristes. Aujourd’hui, les deux chefs d’Etat affichent leur bonne entente, une nécessité pour construire une meilleure coopération, notamment en matière de sécurité.

La rencontre, tout en restant solennelle, se veut cordiale. Souriant à sa descente d’avion, le président Ibrahim Boubacar Keïta partage une accolade avec son homologue mauritanien. Les épouses des deux chefs d’Etat sont là et échangent les nouvelles depuis leur dernière rencontre au Sommet de l’Elysée en décembre dernier.

« Nous avons tout en commun »

Cordialité affichée également dans le salon d’honneur de l’aéroport au travers de quelques plaisanteries. Depuis plusieurs années, les relations entre la Mauritanie et le Mali étaient souvent crispées.

Mais face aux nombreux défis, et en particulier sécuritaires, partagés par les deux pays, les présidents IBK et Ould Abdel Aziz ont récemment affiché leur volonté de mieux coopérer.

« Nous avons tout en commun : l’histoire, la géographie, l’anthropologie, beaucoup de choses qui nous font obligation de cheminer ensemble », a souligné le président malien.

Une solidarité de mise

« La solidarité entre les peuples est plus que jamais requise pour affronter les multiples défis auxquels nos pays font face, échanger et convenir d’une politique commune est la meilleure chose que nous puissions faire au profit de nos peuples », a-t-il ajouté.

Le président malien est accompagné d’une importante délégation qui comprend le chef d’état-major général des armées et sept ministres dont les ministres de la Réconciliation et du développement du Nord, des Affaires étrangères, de l’Economie, et celui du Commerce.

« Il est important pour chacun d’établir un contact direct avec son homologue afin de construire des ponts solides dans tous les domaines de la coopération », a précisé un officiel.

 

Source: RFI

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