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La Mauritanie bonne dernière des pays profitant de leurs ressources naturelles
Le Calame – Selon un récent rapport du Fonds Monétaire International, la Mauritanie serait le pays qui profiterait le moins au monde de ses nombreuses ressources naturelles.
Ainsi, le fer, le cuivre, l’or et le pétrole n’auraient aucune répercussion positive significative sur les conditions de vie des populations nationales. En revanche, un petit cercle de lobbies d’affairistes en profite largement à travers des commissions obtenues dans des conditions douteuses, pressions via personnalités influentes civiles et militaires sur les administrations (ministères et sociétés) chargées de gérer les départements ayant en charge la gestion de ces ressources.
Ces interférences expliquent les grosses fortunes qui ont émergé ces dernières années et dont les propriétaires nouvellement enrichis se sont investis dans les bâtiments publics, la pêche, les banques, le commerce général et autres diverses activités économiques touchant tous les secteurs de la vie économique nationale.
Les grosses recettes de certaines sociétés nationales n’ont pas d’impact visible ni sur le quotidien des citoyens (augmentation substantielle des salaires, diminution des impôts ou baisse effective des prix des denrées de première nécessité) ni sur l’économie du pays (en termes de grandes infrastructures nationales comme les autoroutes, les ponts, les aéroports aux normes internationales, les échangeurs, les universités, les hôpitaux modernes convenablement équipés).
En 2011 par exemple, la SNIM a vendu pour 404 milliards. Et puisque la Mauritanie détient 73% de son capital, une part importante de ce montant est allée dans les caisses du trésor. La MCM verse chaque année au moins une trentaine de milliards et La société de l’or un montant non moins substantiel respectivement estimé à 17 et 20% de leur chiffre d’affaires. Où sont allés tous ces importants montants ?
Auxquels il faut ajouter les recettes fiscales et douanières qui dépassent les 300 milliards chaque année. Des prestations économiques obtenues grâce a la hausse ces dernières années des prix des ressources premières sur le marché international ( par exemple, l’once d’or est passée de 700 dollars à 1800 et la tonne de fer de 30 dollars à 170 ).
Contrairement à ce que racontent certains économistes tendancieux, cette éclaircie n’est le résultat d’une quelconque politique économique que l’Etat aurait mise en place. D’ailleurs plusieurs des conventions en vertu desquelles ces importants montants sont obtenus ont été négociées en 2005. Ainsi comme les hommes, il y a aussi les bons et les méchants rapports. Nos experts ont malheureusement la fâcheuse habitude de ne citer que ceux qui les arrangent.
CSJCE: «La fondation d’une Cour spéciale de justice pour crimes d’esclavage est une énième fuite en avant du pouvoir de Mohamed Ould Abdel Aziz», déclare Samory Ould Bèye
De retour d’un long séjour à l’étranger, Samory a tenu à marquer son étonnement de voir le pouvoir en place fonder une Cour spéciale chargée de juger les auteurs de crimes d’esclavage. Dans un bref entretien avec le reporter du Calame, le président du Conseil National du parti Moustaqbel, membre de la Coordination de l’Opposition Démocratique (COD), estime que ce n’est qu’une « énième fuite en avant : le système en place n’a aucune volonté, au-delà, bien entendu, de l’effet d’annonce, de régler définitivement cette question de droits humains ». Et Ould Bèye d’enfoncer le clou : « ce ne sont pas des textes inertes qui vont solder cette pratique abjecte mais leur traduction dans les faits. Depuis les années 80, diverses tentatives ont été initiées, par les pouvoirs qui se sont succédé à la tête de la Mauritanie, mais toujours sans impact réel sur le drame des esclaves. Parce que, tout simplement, les maîtres ne veulent pas scier la branche sur laquelle ils sont assis. Le système en place protège et encourage les esclavagistes, par l’impunité dont ils jouissent devant les tribunaux ». Ould Bèye énumère, alors, les textes adoptés, de 1980 à 2007, et évoque la récente fondation d’une Agence Nationale de Lutte contre les Séquelles de l’esclavage, d’Insertion et de Lutte contre la Pauvreté (ANLSILP). Et de s’interroger : « Qu’ont-elles changé, ces mesures, dans la pratique, quotidienne, de l’esclavage ? Les faits révélés, régulièrement, par les organisations de défense des victimes de l’esclavage, démontrent que cette pratique a encore de beaux jours devant elle mais, nous qui les combattons, nous n’allons pas baisser les bras, au contraire, nous nous battrons jusqu’à la victoire, comme contre l’Apartheid en Afrique du Sud ».
Source: le calame
Des imams pour un dialogue politique avant la présidentielle
Plusieurs imams rassemblés dans le cadre d’une structure visant à rapprocher les protagonistes de la scène politique ont invité à la mise en place d’un dialogue consensuel et inclusif de toutes les forces politiques, a appris lundi mauriweb.info.
Dans un communiqué diffusé pour la circonstance, les imams mettent en garde contre la crise politique qui couve dans le pays au moment où dans le monde entier et plus spécifiquement dans sa région africaine et arabe, les troubles politiques et sécuritaires menacent la stabilité de plusieurs pays.
Les Imams qui regrettent, par ailleurs, les autodafés et les blasphèmes enregistrés récemment dans le pays indiquent encore que les dernières élections législatives et municipales ont été marquées par l’absence d’un consensus politique entre les différents acteurs.
Les imams inscrivant leur appel dans le cadre de leur souci de la stabilité et de la sécurité du pays exhortent tous les acteurs politiques (Pouvoir et Opposition) à engager à la veille de l’élection présidentielle prochaine, un dialogue politique consensuel et serein pour préserver la stabilité et la paix sociale dans le pays. Les imams proposent, dans ce cadre, que des mesures de transparence de la future élection soient prises pour rassurer tous les prétendants à la magistrature suprême.
Cette initiative des imams regroupe, rappelle-t-on, plusieurs érudits mauritaniens.
Source: mauriweb
Syndicats: «Les hommes d’affaires sont en train d’affamer les dockers avec la complicité du gouvernement»
Dix-neuf centrales syndicales mauritaniens viennent d’affirmer, au cours d’un point de presse, tenu ce lundi, au siège de la CNTM, que les hommes d’affaires exportateurs des produits de première nécessité sont en train, avec la complicité du gouvernement mauritanien, d’affamer les dockers du port pour les contraindre à se plier à leur diktat. Cette sortie des syndicats intervient après le constat d’échec des négociations qui se déroulaient avec les protagonistes. Des négociations qui ont achoppé, affirme Samory Ould Beye sur le potage des marchandises et le payement des primes de sortie TC, interrompus, unilatéralement par le plus gros exportateur du pays, depuis le mois de juillet dernier. Les syndicats affirment que les hommes d’affaires refusent de les payer, ce qui met dans une situation critique 5600 dockers. En effet, affirme l’un des syndicalistes, un docker qui pouvait gagner entre 50 et 60 mille Ouguiya par mois, se retrouve, aujourd’hui, avec moins de douze mille. Face à cette situation critique, le gouvernement n’a manifesté aucune volonté de trouver avec les syndicats une solution négociée. « Par ce point de presse, nous éclairons le peuple mauritanien sur le drame des dockers et mettons le gouvernement devant ses responsabilités», déclarent les syndicalistes. Affaire à suivre
Source: le calame
Communiqué à l’occasion de la journée internationale de la langue maternelle
A l’occasion de la célébration de la journée internationale de la langue maternelle, ce vendredi 21 février 2014, Touche pas à ma nationalité tient à rappeler l’Etat raciste et esclavagiste de Mauritanie à ses responsabilités quant à la place de plus en plus exigüe réservée aux langues négro-africaines et aux cultures qu’elles véhiculent dans l’espace public national.
Non content d’exclure ces langues de la sphère scolaire par l’arrêt de leur expérimentation dans l’enseignement primaire et la transformation de l’Institut des Langues Nationales en un département folklorique de l’Université de Nouakchott au mépris des différentes expertises tant nationales qu’internationales ayant toutes conclu au succès de l’expérience, voici que dans le cadre de la libéralisation des ondes l’Etat interdit à leurs locuteurs la possibilité d’ouvrir des stations privées de radio ou de télévision. Ces langues en effet feraient désordre dans le paysage audiovisuel mauritanien entièrement dévolu à la promotion de l’arabité du pays.
Touche pas à ma nationalité réitère l’exigence de la promotion et de l’officialisation de toutes les langues de Mauritanie sans exclusive pour qu’elles trouvent pleinement leur place non seulement dans le système éducatif mais aussi dans tous les domaines de la vie nationale.
L’Etat mauritanien se doit donc de se départir de ce racisme primaire qui sous-tend ses fondements et qui confine tous les citoyens non arabes au rang de citoyens de seconde zone. Il est impératif, pour éviter à la Mauritanie le sort peu enviable des pays qui se déchirent à travers le continent, que l’Etat raciste et esclavagiste qui nous gouverne fasse de la reconnaissance du droit à la diversité culturelle une réalité palpable seul gage d’une Mauritanie une et plurielle, conformément à ses engagements nationaux et internationaux.
Nouakchott, le 20 février 2014
Source: Le Calame



