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Mauritanie: l’expropriation des terres de la Vallée avance à grands pas
Depuis 89 les populations des régions du Sud de la Mauritanie sont confrontées à l’expropriation de leurs terres. De Rosso à Dar El Barka en passant par Boghé et Donnaye, le calvaire est le même. Les habitants semblent aujourd’hui à genou pour survivre. Une situation aggravée de plus en plus par la présence sur le terrain d’exploitants véreux nationaux avec la complicité des autorités locales et les investisseurs étrangers notamment saoudiens. Pour les autorités de Nouakchott il s’agit d’une mise en valeur des terres de la vallée pour satisfaire les 60 pour cent des besoins alimentaires de la Mauritanie alors que pour les ONG et associations nationales des Droits de l’Homme parlent de scandales fonciers du régime de Ould Aziz.
L’origine des litiges fonciers qui planent aujourd’hui sur les collectivités traditionnelles dans les régions du Sud remonte à l’ordonnance 83 révisée en 2000 et qui stipule que « les terres appartiennent à l’Etat et font partie de personnes privées et protégées en tant que telles les terres mises en valeur par ces dernières ». Autrement dit la terre appartient à ceux qui la travaillent et non qui la possèdent. C’est ainsi qu’en 89 après la déportation de près de trois quarts de la population de la vallée les terres ont été confisquées par l’Etat. Des milliers d’hectares sont entre les mains de nouveaux propriétaires c’est à dire l’Etat, les exploitants nationaux et les investisseurs étrangers au détriment des anciens propriétaires dont la plupart sont des rapatriés du Sénégal depuis 2009.
Boghé, Dar El Barka et Donnaye au bord du Fleuve Sénégal sont les principales localités qui souffrent des dommages collatéraux des événements de 89. Le gouvernement de Ould Laghdaf ne cache plus ses ambitions. Les projets agricoles fleurissent dont le dernier en date avec les fonds saoudiens pour la construction d’une usine laitière à Boghé prochainement. L’objectif est de satisfaire les 60 pour cent en besoin alimentaire des mauritaniens. Et pendant ce temps des villages entiers dans cette contrée du Brakna sont réduits à un strict minimum de possession de surfaces cultivables pour eux-mêmes avec la complicité des autorités locales. Les habitants ont l’impression de vivre des cauchemars interminables et d’avoir tout perdu. Mais pour les pouvoirs publics il s’agit ni plus ni moins qu’une mise en valeur des terres de la vallée alors que les ONG et associations nationales des droits de l’homme parle de scandales fonciers. Ce qui inquiète surtout les observateurs c’est la progression de l’expropriation des terres de la vallée au profit de l’agro-business qui coïncide avec la dissémination des rapatriés du Sénégal dans le Sud du pays dont la réintégration sociale pose un casse-tête pour le régime de Ould Aziz. Ce sont les chefs de village qui font l’objet d’ humiliations quotidiennes dans les postes de police pour des litiges fonciers . L’heure n’est pas à l’apaisement mais à la mobilisation..
Yaya Chérif KANE-Journaliste
Discours du Président Paul Kagame à l´occasion du 20ème anniversaire de la commémoration du Génocide contre les Tutsi
• Excellences Mesdames et Messieurs les Chefs d’Etat et de Gouvernement,
• Excellences Monsieur le Secrétaire Général des Nations-Unies,
• Excellence Madame la Présidente de la Commission de l’Union Africaine,
• Excellences Messsieurs les Anciens Chefs d’Etat et de Gouvernement,
• Mesdames et Messieurs les Représentants Officiels en provenance du monde entier,
• Honorables invités,
• Chers compatriotes,
Il n’y a pas de mots assez forts pour exprimer ma gratitude envers tous nos amis venus du monde entier pour s’associer à nous en un jour aussi important que celui-ci. Par la même occasion, j’aimerais aussi remercier tous ceux qui se sont tenus à nos côtés tout au long de l’incroyable voyage sur le chemin de la reconstruction du Rwanda.
Nous sommes ici rassemblés, pour rappeler à notre souvenir la mémoire de ceux qui ont perdu la vie pendant le génocide et pour réconforter ceux qui y ont survécu.
Tout en rendant hommage aux victimes toujours vivantes ou trépassées, nous saluons également l’inébranlable résilience de l’âme rwandaise, grâce à laquelle notre pays a pu survivre et renaître.
A nos parents, à nos enfants, à nos frères et soeurs qui ont survécu, aux Rwandais qui ont résisté à l’incitation au génocide ainsi qu’à ceux qui expriment leurs remords, je dis que c’est vous qui portez le fardeau de notre histoire.
Nous avons recherché la justice et la réconciliation du mieux que nous pouvions, mais cela ne ramène guère ce que nous avons perdu.
Au cours de ces vingt dernières années et à plusieurs reprises, les Rwandais ont payé de leur personne. Devant l’assemblée de vos communautés, vous vous êtes levés pour témoigner et vous avez écouté d’autres faire de même. Vous avez assumé vos responsabilités et vous avez offert le pardon.
Votre sacrifice est un pur don à la nation. Il est la semence d’où le nouveau Rwanda va grandir. Merci pour avoir permis à votre humanité et à votre patriotisme de prévaloir sur votre douleur et votre deuil.
Merci de tout coeur.
Faire la lumière sur notre histoire est un devoir de mémoire auquel nous ne pouvons nous soustraire. Derrière l’expression “Plus jamais ça”, il y a une histoire dont la vérité doit être dite intégralement, aussi dérangeante soit-elle.
Ceux qui ont planifié et mis en exécution le génocide étaient des Rwandais, mais son histoire et ses causes originelles vont bien au-delà de ce pays. C’est pour cette raison que les Rwandais continuent de rechercher l’explication la plus exhaustive possible sur ce qui s’est passé.
Nous le faisons avec l’humilité d’une nation qui s’est pratiquement détruite elle-même. Nous sommes néanmoins déterminés à recouvrer notre dignité en tant que peuple.
Vingt ans est un délai trop court ou trop long suivant la position d’où l’on se tient mais pour autant, rien ne justifie moralement les assimilations factices. Le temps qui passe ne devrait pas jeter le voile sur les faits, atténuer les responsabilités, ni transformer les victimes en méchants.
Aucun cadeau ne saurait persuader un peuple de changer son histoire. Aucun pays, même s’il arrivait à s’en convaincre lui-même, n’est assez puissant pour changer les faits. Après tout, “les faits sont têtus” comme on dit.
En conséquence, lorsque nous évoquons le rôle et la responsabilité des acteurs et institutions extérieures, c’est juste en raison du fait que la prévention du génocide exige de nous tous d’être au clair avec l’histoire, et non pour nous défausser de notre responsabilité sur les autres.
Tous les génocides commencent par une idéologie, un système de pensée qui dit: “les personnes appartenant à tel groupe sont moins que des êtres humains, ils méritent d’être exterminés”.
L’héritage le plus dévastateur de la domination européenne sur le Rwanda fut la transformation des distinctions sociales en “races”. Nous fumes classés et disséqués au point que la moindre différence était magnifiée, grossie et exagérée suivant un modèle inventé et importé d’ailleurs.
L’intention pour ce faire n’était ni scientifique ni bénin, mais idéologique: il s’agissait de légitimer la prétention coloniale de “civiliser” des populations “inférieures”, ce que nous ne sommes pas.
Cette idélogie était déjà admise en Europe au 19ème siècle, elle fut expérimentée et appliquée grâce à l’influence des missionnaires français qui s’établirent ici. Deux mille ans d’histoire du Rwanda furent réduites à l’état de caricature fondée sur des extraits de la Bible ou sur des mythes racontés aux explorateurs.
Les théories coloniales sur la société rwandaise imposèrent l’idée que l’hostilité entre des choses nommées “Hutu”, “Tutsi”, et “Twa” était permanente et nécessaire.
C’est ainsi que fut lancé ce qui deviendra le génocide des Tutsi tel que nous l’avons vu et vécu il y a 20 ans.
Avec la participation pleine et entière des autorités belges et des institutions catholiques, cette histoire inventée fut consacrée en fondement unique de l’organisation politique, comme si toute autre manière d’administrer et de développer le pays était inconcevable.
Tout cela a fini par générer la situation d’un pays au bord d’un état d’implosion génocidaire perpétuel.
Cela dit, les Africains ne se résignent plus à rester des otages passifs d’un monde qui n’attend pas grand chose d’eux. Nous écoutons et nous respectons les points de vue des autres. Mais en fin de compte, nous allons devoir prendre la responsabilité d’assumer nous-mêmes nos affaires.
Au Rwanda, nous nous fondons sur les valeurs humaines universelles, qui incluent notre culture et nos traditions, pour trouver des solutions modernes aux problèmes qui sont les nôtres.
La gestion de la diversité propre à notre société ne devrait pas donner l’impression que nous dénions la qualité unique de chaque Rwandais. Et si nous arrivions à nous forger une nouvelle identité nationale plus inclusive, en quoi cela serait-il une mauvaise chose?
Nous n’avons pas attendu de subir un génocide pour devenir un peuple meilleur. Cela n’aurait simplement pas dû arriver. Aucun autre pays, en Afrique ni ailleurs, ne devrait devenir “un autre Rwanda” ni même devoir mentionner ou non cette expression. Pourtant, si les choix d’un peuple ne sont pas guidés à la lumière de son histoire, le danger sera toujours là.
C’est pour cela que je dis aux Rwandais, ne nous laissons pas distraire. Notre approche est aussi radicale et sans précédent que la situation qui fut la nôtre.
Insister sur la volonté de trouver nos voies propres peut avoir un prix. Néanmoins, nous nous en tiendrons à notre ligne de conduite.
A nos amis de l’étranger, je sais que dans vos pays, vous accordez une grande importance à l’unité nationale quand elle y règne. Là où elle manque, vous travaillez pour la construire, exactement comme nous le faisons nous-mêmes.
Nous vous demandons d’aborder le Rwanda et l’Afrique avec un esprit ouvert, d’accepter que nos efforts sont menés de bonne foi pour le bien de nous tous.
Nous aimerions vous faire savoir que nous apprécions votre assistance, d’autant plus que nous pensons précisément que vous n’êtes en rien redevables à notre égard.
Le Rwanda était censé devenir un Etat failli.
Avec le regard d’aujourd’hui, il n’est pas difficile d’imaginer comment nous aurions pu finir.
Nous aurions pu devenir un protectorat permanent des Nations-Unies, sans grand espoir de retrouver un jour notre statut de nation.
Nous aurions pu laisser notre pays physiquement divisé en groupes affectés à telle ou telle zone et réputés inconciliables.
Nous aurions pu rester la proie d’une guerre civile interminable, avec un flux ininterrompu de réfugiés, nos enfants malades et sans instruction.
Mais nous n’avons pas fini comme ça. Ce sont les choix décidés par le peuple du Rwanda qui nous ont évité ces autres scénarios.
Après 1994, tout était prioritaire et notre peuple était complètement sinistré.
Nous avons cependant fait trois choix fondamentaux qui nous guident encore à ce jour.
En premier, nous avons choisi de rester ensemble.
Lorsque les réfugiés sont rentrés, nous avions choisi d’être ensemble.
Lorsque nous avons libéré les prévenus pour génocide en attendant de les faire comparaître devant les juridictions “Gacaca”, nous choisissions de rester ensemble.
Lorsque nous avons adopté une nouvelle Constitution inclusive qui puisse transcender les politiques basées sur la division et renforcé les droits des femmes en tant que partenaires à part entière de la reconstruction nationale pour la première fois, nous choisissions de rester ensemble.
Lorsque nous avons étendu à tous nos concitoyens l’ensemble des nouveaux avantages en matière de santé et d’éducation, nous choisissions de rester ensemble.
En second lieu, nous avons choisi de rendre compte envers nous-mêmes.
Lorsque nous décentralisons la responsabilité du pouvoir et la prise de décision vers les villes et les collines à travers l’ensemble du pays, nous rendons compte.
Lorsque nous travaillons avec des partenaires de développement pour nous assurer que leurs prestations bénéficieront à tous nos concitoyens, nous rendons compte.
Lorsque nous allouons des bourses d’étude et nommons des fonctionnaires sur base de leur mérite et sans discrimination, nous rendons compte.
Lorsque nous sanctionnons un fonctionnaire qui abuse de son pouvoir ou se compromet dans la corruption, quel que soit l’importance de son rang, nous rendons compte.
Il en résulte que notre peuple attend plus du gouvernement et il le mérite.
En troisième lieu, nous avons choisi de voir grand.
Lorsque les Rwandais ont libéré eux-mêmes leur pays, nous avions pensé grand.
Lorsque nous avons conçu “Vision 2020″ pour le Rwanda et que nous nous sommes astreints à atteindre nos objectifs de développement, nous avons pensé grand.
Lorsque nous avons décidé de faire du Rwanda un pays attrayant pour les entreprises, nous avons pensé grand.
Lorsque nous avons investi dans un réseau internet à haut débit capable d’atteindre tous les 30 districts de notre pays, nous avons pensé grand.
Lorsque nous sommes devenus un pays qui participe régulièrement à diverses missions de maintien de la paix des Nations Unies et de l’Unions Africaine, nous avons pensé grand.
Nous pouvons faire des erreurs comme n’importe quel autre pays. Quand ça nous arrive, nous en prenons note, nous apprenons et nous allons de l’avant.
Il y a beaucoup plus à faire devant nous que derrière. Les Rwandais sont prêts.
A l’occasion d’une autre commémoration du génocide il y a quelques années, j’avais rencontré un jeune homme qui avait survécu avec douze autres dans une fosse commune contenant près de 3000 d’où ils furent retirés du côté de Murambi.
Il vivait encore tout près de là, complètement esseulé. Quand il repéra des tueurs qu’il connaissait parmi ceux qui sortaient de prison à l’époque, il fut évidemment outré.
Quand je lui ai demandé comment il prenait tout ça, il m’a dit: ” je n’aurais pas pu le supporter à moins d’être convaincu que ces choix impossibles allaient nous conduire à quelque chose de mieux”.
Il y a vingt ans, le Rwanda n’avait plus qu’un passé et pas d’avenir.
Et pourtant, comme Fidel vient de nous le dire à l’instant, nous avons aujourd’hui quelques raisons de célébrer la vie de manière normale, alors que pour les autres, tout cela semble chose acquise depuis toujours.
Si le génocide témoigne de la stupéfiante capacité de l’être humain à soumettre ses semblables à la cruauté, les choix du Rwanda montrent ses capacités de renouveau.
A ce jour, la moitié de la population rwandaise est agée de 20 ans ou moins. Près des trois-quarts ont moins de 30 ans. Ils sont le Rwanda nouveau. De voir ces jeunes gens portant la Flamme du Souvenir dans tous les coins du pays au cours des trois derniers mois est un signe porteur d’un énorme espoir.
Si nous sommes tous rassemblés ici, c’est pour nous rappeler de ce qui s’est passé tout en nous réconfortant mutuellement.
Ce faisant, il nous faut garder en mémoire l’avenir prometteur auquel nous nous sommes résolus de parvenir.
Je vous remercie.
Paul Kagamé
Stade Amahoro | 7 avril 2014
Insolite. Hamdou Saleck, accapare 720 hectares, depuis 25 ans, sans aucun document.
Arc-en-ciel, le Pmc, réclame la démission du ministre de l’intérieur , le limogeage du wali du Barkna et la relève de leurs fonction le Hakem de Boghe et chef arrondissement de Dar El Barka.
Encore au nom de la transparence, et , toujours au nom de la transparence.
Jeudi 27 mars 2014, très tôt le matin, Mr Ahmedou ould Abdallahi, Wali du Brakna, m’appelle au téléphone, pour me signifier, que, enfin, Hamdou Saleck lui avait apporté les documents du périmètre agricole réclamés depuis le 02 mars 2014, à Donnaye.
Il nous fixa alors rendez-vous pour le lundi, 31 mars 2014, à Aleg.
Avant de raccrocher, il insista à nouveau, sur son désir de voir le conflit qui oppose Hamdou Saleck au village de Donnaye, se régler à l’amiable.
Après avoir raccroché, j’informais aussitôt, les notables de Donnaye, afin que nous nous retrouvions tous, à Aleg, dès lelundi matin.
Lundi, comme convenu, nous nous retrouvames tous à la wilaya accompagné du protagoniste des damnés de Donnaye.
Aussitôt entrés dans le bureau, le Wali demanda à Hamdou Saleck les documents, et ce dernier de lui dire qu’il les avait laissés dans sa voiture. Le Wali lui demanda, alors, d’aller les chercher. Ce qu’il fit.
Après avoir remis la chemise qui les contenait au Wali, ce dernier, l’ouvrit et nous exhiba quatre photocopies de lettre d’attribution, avant d’ajouter qu’elles ne règlent en rien l’énigme parce qu’aucune coordonnée topographique, ne figurait sur elles. Le meilleur topographe ne pourrait pas délimiter les parcelles; pour conclure,le Wali nous conseilla de trouver un arrangement à l’amiable, sinon qu’il fallait s’en remettre à la justice.
Je ne tardais pas à signifier à monsieur le Wali ma stupéfaction en le voyant se suffir de simples photocopies pour accréditer la prétention de Hamdou Saleck. J’attendais de voir, conformément à l’article 66 du décret d’application2010-080 de l’ordonnance 83-127, voir entre les mains du Wali un dossier complet composé de :
– des copies des affichages accrochés pendant 60 jours à l’arrondissement, et à la commune de Dar El Barka;
– du procès verbal du retrait de ces affichages;
– des copies de communiqués diffusés en arabe et en pulaar, dans les radios émettant dans cette zone;
– du procès verbal, de la commission foncière départementale approuvant l’attribution de cet espace pour en faire un périmètre agricole;
– d’une copie du cahier de charges, comme son nom l’indique, stipulant les engagements des uns et des autres;
– des plans de situation, sur lesquels toutes les informations et principalement l’échelle qui fait ressortir automatiquement les coordonnées GPS et la superficie du périmètre en question. Rien de tout cela, sinon des photocopies traficotées certainement, je m’étonnais de constater avec effarement, la cécité du Wali, juriste de formation, de surcroît, qui certainement, mieux que moi, était plus outillé en terme d’interprétation et de compréhension de l’esprit et de la lettre des lois de la république.
En plus, dans la présentation du Wali, je devais dire sa plaidoirie il nous égrenait la liste des quatre attributaires de parcelles de 30 hectares chacune délivrées: la première à Hamdou Saleck, les deuxième et troisième, à ses fils biologiques et la quatrième à son cousin.
Un élève du CE2, trouverait mentalement et instantanément, que 4 parcelles de 30 hectares chacune, ne feraient au total que 120 hectares, alors que Hamdou Saleck confisque près de 720 hectares, depuis bientôt 25 ans, sans apparemment aucun document légal, et cela, forcément, grâce à la complicité de toute l’administration territoriale du Brakna et à commencer par son premier chef, le Wali.
Puisque les photocopies de Hamdou Saleck, font foi, le Wali aurait dû lui demander, celles justifiant l’accaparement des 600 autres hectares! pour que la boucle soit bouclée.
Non, Mr le Wali est resté muet. Il a fallu que je demande à Hamdou Saleck, la justification des 600 autres hectares pour qu’il me dise qu’il avait sollicité une extension.
Mr le Wali ne peut ignorer, que , conformément à l’article 56 du décret d’application, on ne peut prétendre à une extension sans avoir réalisé au moins 50% de l’aménagement du périmètre, et ce, durant 5 (cinq ) années consécutives, constatation faite par la commission foncière départementale, pour obtenir la concession définitive.
Sans cette concession définitive on ne peut prétendre à aucune extension et encore moins y effectuer une quelconque transaction: vente, échange, donation, legs ou autre.
Je réclamais immédiatement la restitution de cet espace de 600 hectares pour lesquels Hamdou Saleck ne dispose même pas de photocopies de lettres d’attribution.
Je demande au Wali d’ordonner à ses services compétents de nous produire les doubles du dossier qui est certainement archivé.
Grande stupéfaction. Plus inimaginable encore, le Wali affirma qu’il n’y a plus aucune archive ni à Boghe, auprès de tous les services techniques, ni à la wilaya d’Aleg, qui selon l’étendue du périmètre ( 30 ha ) est du domaine d’attribution Wali.
Devant la flagrance partisane du Wali qui se manifeste par sa cécité juridique, il est inutile de relever que Mr Hamdou Saleck , même étant le père de ses deux fils, n’est pas habilité de parler en leur nom compte tenu de leur majorité; à moins de nous présenter des procurations notariées. Il y va de même pour son cousin.
En définitive, conformement à l’article 75 du décret d’application de l’ordonnance 83-127, ces lettres du Wali sont frappées de nullité.
Enfin, même si les intentions inavouées des instigateurs de cette loi depossessive et scélérate proposée au comité militaire de salut national et signée par le “respecté” Mohamed Khouna Ould Haidallah, se découvrent clairement dans la plupart des 29 articles de l’ordonnance du CMSN signée le 05 juin 1983, il faut reconnaître, à son corps défendant, qu’elle a édictée des procédures et défini les nombreuses conditions qui, si elles ne sont pas respectées, frapperaient les documents administratifs: soit de cause d’indirass, soit de nullité ou, soit de déchéance de fait.
Ces opérateurs ignorants, aveuglés par le désir démesuré du gain et du profit, et souvent très mal conseillés, en plus de la complicité évidente de l’ensemble des administrateurs véreux et cupides, verront leurs serpents se mordre les queues.
Face à cette complicité évidente de l’administration, les notables de Donnaye ont unanimement décidé de conduire le litige devant les tribunaux mauritaniens.
Quant à Arc-en-ciel, le parti mauritanien du concret, qui depuis le début n’a jamais voulu politiser son action, se voit aujourd’hui dans l’obligation de déclencher les techniques et ingéniosités politiques nécessaires, pour continuer à faire entendre la complainte de Donnaye, faire respecter les lois votées dans notre assemblée nationale, et faire triompher la raison , le droit, éradiquer à jamais le mensonge et la manigence d’état.
Dans le même cadre, depuis que le cas de Donnaye à surgi, d’autres cas similaires et aussi révoltants ont été confiés à Arc-en-ciel, le Parti mauritanien du concret.
Il s’agirait des cas de Aéré Mbar, Mboyo (Tessem1, Tessem2, Fetchi, Tetinguel, Ba Ngue, Thielaw ), Diatar, etc , etc.
Arc-en-ciel, le Pmc, réclame:
1/ la démission du ministre de l’intérieur qui constatera que ses injonctions faites au Wali du Brakna, par le biais de son secrétaire général, qui avaient pousser arc-en-ciel, le Pmc, de surseoir au sit in à la place des lamentation ( grilles présidence ), n’ont servi à rien.
2/ le limogeage immédiat du Wali du Brakna pour sa flagrante complicité dans cette arnaque foncière nationale.
3/ la relève du Hakim de Boghe et du chef d’arrondissement de Dar El Barka.
4/ la création d’une commission nationale pour auditer toutes les attributions des terres du Walo, du Toro, du Lao, du Nguenar, du Bossoya en un mot de la vallée du fleuve.
Arc-en-ciel,le Pmc, s’investira pour mobiliser toute la classe politique mauritanienne, la société civile, les syndicats, en un mot tout le peuple mauritanien pour que la justice et l’équité, triomphent.
Arc-en-ciel,le Pmc, lanceur d’alertes, s’assigne comme mission, d’éclairer la lanterne des mauritaniens, afin que d’autres n’abusent pas de leur religion.
Le Président
Alassane Hamady Soma Ba
Dit Balas .
J’approuve le Prof. Mohamed Hanavi dans Cridem: ‘IRA ça ne va pas! et ça n’ira pas!.’ et il a raison,,..
…il faut sauvez ce pays pendant qu’il est encore temps.
Marega Baba – Le réveil des courants identitaires et leur amplification ces dernières années, la pauvreté, la quasi-inexistence d’une éducation nationale, l’emprise marquante des courants obscurantistes sur la société, le chauvinisme qui gangrène les rouages de l’Etat, l’état de délabrement avancé des structures étatiques qui sont aujourd’hui dans l’incapacité de faire face à la moindre flambée généralisée de contestations virulentes et tout cela couronné par une crise politique endémique qui dure depuis plus sept ans n’ouvrent qu’une perspective sombre pour la Mauritanie.
Il faut effectivement éviter de souffler sur les braises et refuser toute utilisation malsaines des difficultés au sein de notre peuple et les injustices indéniables dont sont victimes les ethnies ou les communautés.
Il faut défendre l’unité nationale et lutter contre toutes les tentative de dresser nos communautés ou nos ethnies les unes contres les autres et combattre politiquement ceux qui en font un fond de commerce.
Mais la vérité est que tout cela ne suffit pas ne suffira absolument pas. Il est Certain, tant que les causes qui les créent, les nourrissent et les attisent ne sont pas réglées ou tout au moins apaisées, il est illusoire d’espérer un quelconque succès durable contre les conséquences. Toute accalmie n’est que éphémère, et prépare des lendemains qui pourraient déchanter.
Le salut de la Mauritanie ne pourrait venir que d’un pouvoir réellement démocratique avec des autorités compétentes qui sont à la hauteur de l’ampleur du désastre en préparation.
Donc un pouvoir prêt à :
– Mettre fin la corruption endémique qui gangrène à tous les niveaux des rouages de l’Etat.
– Engager avec détermination une lutte sincère contre toutes les formes de l’esclavage et de ses séquelles c’est-à-dire mettre fin aux souffrances inhumaines subies et que continue de subir une partie notre population.
– Chercher et à trouver des voies justes et les moyens pour apaiser les souffrances inconsolables des enfants, des veuves et des familles des victimes du passif humanitaire,
– Œuvrer avec détermination pour mettre fin aux frustrations, aux discriminations et à toutes les formes d’injustices dont sont victimes les populations négro-africaines.
A ce niveau, je me permets faire un témoignage qui me semble particulièrement marquant:
Au cours d’une rencontre récente avec des travailleurs mauritaniens dans un foyer parisien ( tous négro-africains) – comme chacun le sait, ces travailleurs vivent et font vivre leurs familles restées au pays au prix de leur sang parfois même au prix de leur vie- plusieurs d’entre eux ont intervenu pour décrire la situation inextricable et alarmante dans laquelle les autorités de leur propre pays ont décidé de les imposer depuis le déclenchement de l’enrôlement dit biométrique:
Ils vous expliquent que déjà certains entre eux, ils sont nombreux, ont désormais perdu non seulement leurs boulots et qu’ils ne peuvent même plus pouvoir rentrer chez eux, la Mauritanie, pour une simple raison inimaginable, ils n’ont plus de papiers. Il vous explique que le pire et le plus insupportable pour eux est aussi et surtout la situation de précarité que vivent leurs enfants en Mauritanie. Ils vous disent que leurs progénitures vivants au pays subissent les conséquences les plus désastreuses- pour un enfant- de leur non enrôlement. Ils vous informent que désormais ces enfants ne peuvent même plus s’inscrire et se présenter à leurs examens et concours.
Lorsque vous êtes devant ces hommes de trente à soixante ans et même plus, qui vous parlent de leurs conditions à vous, et que vous apercevez brusquement les nerfs qui lâchent et des larmes qui coulent à un coin de l’œil et qu’ils cherchent malgré tout à vous les cacher, alors vous comprenez vite combien les blessures sont profondes. Face à telle situation de grande détresse vous aurez vous même du mal à contenir les vôtres.
Au fil du temps, pendant que ces hommes expriment leur désarroi leur impuissance totale devant ce sort injuste qui les frappe, vous sentez l’émotion monter et se généraliser autour de vous, alors vous ne pouvez que quitter cette rencontre, le cœur gros, habité par un sentiment de révolte intense sourde et contenue. Et vous rentez chez-vous en étant marqué sans doute pour très longtemps.
Tout cela démontre l’intensité des frustrations, des injustices qui s’accumulent dans ce pays chaque jour un peu plus. Il apparait évident que ces malaises profondes ne pourraient pas être contenues encore pendant longtemps. Elles finiront inéluctablement par s’exprimer un jour, avec vigueur et très probablement avec brutalité.
La Mauritanie a besoin avec urgence d’un pouvoir avec des autorités compétentes, qui pourront lui épargner ce chaos en perspective, donc mettre fin aux souffrances que vivent l’ensemble des populations mauritaniennes dans leur diversité.
Il est aujourd’hui le devoir et de la responsabilité de tout patriote d’œuvrer pour éviter à ce peuple paisible de sombrer dans une violence aveugle qui n’épargnera personne : ni enfants, ni femmes ni vieillards. Loin de moi de toute idée d’exagération ou de catastrophisme, mais c’est ainsi que je sens ou je vois en tant que citoyen de ce pays, les choses venir, en m’inspirant sur des vécus de d’autres pays et de d’autres peuples.
Qu’Allah le tout puissant sauve la Mauritanie.
Maréga Baba/France
Le parallelisme de la politique de Mohamed Ould abdel Aziz et celle de Maouiya ould sidi Ahmed Taya
Le parallelisme de la politique de Mohamed Ould abdel Aziz et celle de Maouiya ould sidi Ahmed Taya.
1-L’enrollement des Mauritaniens en Mauritanie,
La trouvaille de Mohamed ould Abdel aziz est de mettre en oeuvre un recensement dont l’objectif est de diviser les Mauritaniens en deux groupes.
a) Le groupe des Mauritaniens authentiques.
Ces Mauritaniens sont essentiellement des Maures Blancs dont la Mauritanite ne souffrirait d’aucun doute.Sauf en quelque circonstances pour la consommation interne l’on refuse a un bebe Maure d’une mere Francaises le statut de mauritanien parce que n’etant pas ne en Mauritanie.Une abjection qui fait fi de la Premiere loi sur la nationalite des annees 1960 modifie par d’autres lois subsequentes des annnees 1973 et 1075 et qui ont garde le substrat tant du jus soli que du jus sanguini.Ces presedentes loi ont affermi la qualite et la fermete de la loi sur la nationalite,la rendant conforme et compatible avec les lois etrangeres.Le satut personnel d’un national Mauritanien ne pouvait soulever des desagrements majeurs au niveau des lois etrangeres.Cependant,la loi nouvelle sur la nationalite,concottees et elaborees pour des fins politiques plus que economiques et sociales est une loi vouee a l’echec.Elle ne survivra pas son geniteur qui,intellectuellement limite s’est embarque dans une optique qu’il pouvait comprendre:l’optique racial.Les extremistes lui ont fait comprendre que son predecesseur avait accompli une action louable en deportant une majorite de noirs,qui apparaissent aux yeux de ceux qui se considerent comme Mauritaniens authentiques comme des etrangers venus des pays voisins.
b) Le groupe des Mauritaniens douteux.
Ces Mauritaniens sont essentiellement d’origine,empruntons le concept,Negroafricaine.Les Haratines aussi appartiendraient a ce groupe dans la mesure ou ils partagent le meme sort quant a la finalite de l’enrollement.Dansl’optique de cetenrollement les populations originaires en majorite du trarza,Brakna,Gorgol,assaba ne seraient en definitive que des etrangers etque donc a exclure de l’enrollement.Quant aux autres noirs vivant dans les regions dites trab albeydane ils n’ont aucune chance d’etre recenses car les conditions posees sont souvent irrealisables.Demander par exemple a un fils unique de produire,l’enregistrement de son frere et ou de sa soeur aines pour s’enrôler est le comble de la bêtise. C’est aussi demander a un homme de 45ans de produire le certificats de mariage de ses parents et quelque fois comme disent les mauvaises langues de reciter des versets de coran.La finalite donc de ce programme est d’exclure le maximum de noirs et de haratines dans l’obtention des documents d’identification. La consequence premiere est que ces individus exclus n’ont aucune existence legale dans le pays et seront consideres comme des etrangers.Le noeud gordien pour ce pouvoir est comment expulser des gens qui ne sont pas de la nationalite mauritanienne.? C’est d’abord de determiner leur nationalite d’origine(ici c’est la nationalite Mauritanienne,meconnue par le pouvoir) étrangere et demander au pays etranger d’acceuillir son resortissant ensuite.Les pays limitrophes connaissent deja la logique du pouvoir Mauritanien par rapport aux noirs et c’est ce qui a explique l’echec de l’expulsion recente des noirs de la Mauritanie.Le senegal a acceuilli ses resortissants et renvoye en Mauritanie ceux qui n’avaient pas la nationlaite senegalaise.Idem pour le Mali.
L’echec de l’idee precedente ne peut donner qu’une alternative deja experimentee par l’Afrique du sud et L’etat d’israel>cette alternative consistera a cantonner les populations sans papiers dans des zones determinees pour limiter leur mouvement.La limitation de Mouvement doit necessairement etre accompagnee par la delivrance de documents qu’onappellera “pass”.Le pass permettra a un bogheen d’aller de chez lui a Aleg et inversement.L’echec de cette politique reside dans l’incapacite de ce pouvoir exclusiviste de gerer une telle situation ou des milliers d’individus essaient de controler des millions d’individus.La fin de l’Etat Mauritanien est proche a moins que…d’un sursaut extraordinaire des Mauritaniens partisans du systeme conscient du suide collectif en progression mettent fin au systeme comme en Afrique du sud pour sauver l’essentiel.Et,apparement ce n’est pas avec des iconauclastes et analphabetes aupouvoir que cela arrivera.
2- L’enrôlement des Mauritaniens à l’étranger.
Il n’a pratiquement pas d’echos sur l’enrôlement des Mauritaniens a l’etranger a l’exception de la France ou des milliers et des milliers d’immigres,de refugies protestent contre le refus des autorites de les enroller.
En Afrique du nord,de l’est et de l’ouest ainsi que en Afrique septentrionale etau sud les enrollements ne soulevent pas de vagues.Il semble que les Maures sont systematiquement recenses au niveau des ambassades et que les noirs ne sle sont pas.Alors pourquoi ces derniers ne protestent pas?Parce que tout simplement ils ne comprennent pas la logique derriere l’enrollement et l’information est tronquee.
Dans le moyen Orient les enrollement se font tres discretement au pres des ambassdes pour les Maures.L’ex president refugie au qatar s’est enrolle en allant directement a l’ambassade.Il aurait du perdre son statut de refugie sur place car quand onest refugie l’on ne peut retourner dans son pays d’origine a moins que les causes qui ont ete a l’origine de ton statut n’aient disparus.
Aux Etats unis l’enrollement n’est pas un sujet aussi enflamme qu ‘en europe.Ici soit on est refugie et on est detenteur d’une green card qui est le document de residence par excellence,soit on a gagne la lotterie pour la green card,soit on etait etudiant Mauritanien ayant regularise sa situation apres les etudes.
Dans les cas precedents la possibilite de devenir citoyen Americain est ouvert a tous sans discrimination.En faisant la demande de citoyennete celle ci est generalement accorde car les Mauritaniens maures ou noirs ne sont pas dans les transactions illegales et n’ont generallement pas enfreint les lois americaines.
Donc,tous les Mauritaniens qui ont la nationalite Americaine ont egalement sur leur passport la nationalite d’origine de leur pays mentionnees.”Mohamed ould Abdel aziz est citoyen Americain né en Mauritanie”.Tel apparait sur le passport la succession des mentions du statut de l’individu.
Je suis citoyen Americain d’origine Mauritanienne.Quel organe,quel pouvoir,quel service,individuellement ou collectivement peut me denier ma naissance Mauritanienne.(jus soli).Qu;en est il de ma Mauritanite,c’est a dire de ma citoyennete Mauritanienne ? Dans la nouvelle loi je dois demander au president de la republique de reconnaitre par decret ma double nationalite.Je n’en est pas besoin,c’est superfetatoire.
La Mauritanie ne peut exercer des pression sur le gouvernement Americain pour que soit supprime la mention de la Mauritanie sur mes papiers d’etat civil Americain ?.Alors ? La Mauritanie est inexistante en tant que Etat. C’est un consortium de tribus nomades dans l’espace ,le temps et intellectuellement a la recherche d’une identite elle meme inexistente.
Source:http://odh-mauritanie.com



