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La Présidence de la République convoque le collège électoral
AMI – La Présidence de la République a rendu public dimanche soir le communiqué suivant convoquant le collège électoral:
“La Présidence de la République communique:
Par décret en date de ce jour, le collège électoral est convoqué pour l’élection du Président de la République conformément aux dispopsitions suivantes:
Article 1er: Le collège électoral est convoqué le samedi 21 juin 2014, et en cas de second tour, le samedi 5 juillet 2014. Les membres des Forces Armées et de Sécurité, inscrits sur la liste électorale, votent le vendredi 20 juin 2014 et, en cas de second tour, vendredi 4 juillet 2014.
Article 2: Les déclarations de candidatures à l’élection du Président de la République sont adressées au Conseil Constitutionnel à compter de la publication du présent décret et doivent lui parvenir au plus tard le mercredi 7 mai 2014 à minuit.
Le Conseil Constitutionnel statue sur la régularité de la canditure et en donne récépissé.
Le Conseil Constitutionnel établit la liste provisoire des candidats à l’élection présidentielle et la rend publique le jeudi 8 mai 2014.
Le droit de réclamation contre l’établissement de la liste provisoire des candidats est ouvert à toute personne candidate.
Les réclamations doivent parvenir au Conseil Constitutionnel le vendredi 9 mai et le samedi 10 mai 2014. Il statue sur les réclamations dans les 48 heures qui suivent sa saisine.
Le Conseil Constitutionnel transmet la liste définitive des candidats au Gouvernement qui en assure la publication au plus tard le mercredi 21 mai 2014.
Article 3: La campagne électorale sera ouverte le vendredi 6 juin à 0 heure et close le jeudi 19 juin 2014 à minuit.
Article 4: Le scrutin sera ouvert à 7 heures et clos à 19 heures.
Article 5: Les opérations électorales relatives à l’élection présidentielle seront exécutées par la Commission Electotorale Nationale Indépendante (CENI).
Article 6: Le Conseil Constitutionnel proclame les résultats définitifs du scrutin.
Article 7: Le présent décret sera publié suivant la procédure d’urgence et au Journal Officiel de la République Islamique de Mauritanie”.
CAN 2015 : La Mauritanie se qualifie pour le deuxième tour des éliminatoires
En s’imposant dimanche 20 avril sur le terrain de l’Ile Maurice (0-2, aller 0-1), la Mauritanie a obtenu son ticket pour le deuxième tour des éliminatoires qui commence en septembre. Les hommes de Patrices Neveu ont marqué en fin de première période grâce au défenseur havrais Demba Sow (38eme, 0-1). Moulaye Ahmed a inscrit le deuxième but. « Les joueurs ont montré que la Mauritanie méritait d’aller dans le prochain chapeau. Offensivement, nous avons été présents tout en ayant un bloc défensif solide », a commenté au micro de RFI, Patrice Neveu, le coach mauritanien.
Source: rfi
Convocation du collège électoral le 21 jui 2014
La Présidence de la République a rendu public dimanche soir le communiqué suivant convoquant le collège électoral:
“La Présidence de la République communique:
Par décret en date de ce jour, le collège électoral est convoqué pour l’élection du Président de la République conformément aux dispopsitions suivantes:
Article 1er: Le collège électoral est convoqué le samedi 21 juin 2014, et en cas de second tour, le samedi 5 juillet 2014.
Les membres des Forces Armées et de Sécurité, inscrits sur la liste électorale, votent le vendredi 20 juin 2014 et, en cas de second tour, vendredi 4 juillet 2014.
Article 2: Les déclarations de candidatures à l’élection du Président de la République sont adressées au Conseil Constitutionnel à compter de la publication du présent décret et doivent lui parvenir au plus tard le mercredi 7 mai 2014 à minuit.
Le Conseil Constitutionnel statue sur la régularité de la canditure et en donne récépissé.
Le Conseil Constitutionnel établit la liste provisoire des candidats à l’élection présidentielle et la rend publique le jeudi 8 mai 2014.
Le droit de réclamation contre l’établissement de la liste provisoire des candidats est ouvert à toute personne candidate.
Les réclamations doivent parvenir au Conseil Constitutionnel le vendredi 9 mai et le samedi 10 mai 2014. Il statue sur les réclamations dans les 48 heures qui suivent sa saisine.
Le Conseil Constitutionnel transmet la liste définitive des candidats au Gouvernement qui en assure la publication au plus tard le mercredi 21 mai 2014.
Article 3: La campagne électorale sera ouverte le vendredi 6 juin à 0 heure et close le jeudi 19 juin 2014 à minuit.
Article 4: Le scrutin sera ouvert à 7 heures et clos à 19 heures.
Article 5: Les opérations électorales relatives à l’élection présidentielle seront exécutées par la Commission Electotorale Nationale Indépendante (CENI).
Article 6: Le Conseil Constitutionnel proclame les résultats définitifs du scrutin.
Article 7: Le présent décret sera publié suivant la procédure d’urgene et au Journal Officiel de la République Islamique de Mauritanie”.
Source: AMI
L’AMRS en marche de Boghé à Nouakchott: « Depuis notre rapatriement, le gouvernement n’a pas tenu ses promesses” (N’Diaye Ibrahima)
L’Association des Rapatriés Mauritaniens du Sénégal (ARMS) organise une longue marche de protestation allant de Boghe vers Nouakchott à partir du vendredi 25 avril prochain.
Le 25 avril marque l’anniversaire des graves troubles à caractère ethnique de 1989, qui ont fait plusieurs centaines de victimes de part et d’autre du fleuve Sénégal, et se sont prolongés en Mauritanie par la déportation vers le Sénégal de plusieurs dizaines de milliers de négros mauritaniens. N’Diaye Ibrahima, dit Couteau à Double Tranchant, président de l’association justifie cette initiative « Depuis notre rapatriement du Sénégal vers la Mauritanie, le gouvernement n’a pas tenu ses promesses. Les rapatriés installés sur les sites représentent 90% des populations déportées en 1989 (éleveurs, paysans et pêcheurs confondus). Nous vivons dans une situation de précarité insupportable, sous des habitats de fortune tels que des hangars, des cabanes, exposés aux intempéries, avec pour unique fortune deux (2) vaches laitières comme indemnisation. Quant aux fonctionnaires, ils n’ont pas tous été réintégrés par l’administration, et ceux qui ont eu cette chance, n’ont pas connu de reclassement et n’ont eu droit à aucune forme d’indemnisation ». L’objectif de la manifestation est d’amener les autorités à respecter leurs engagements pour une réintégration réussie des ex réfugiés, ajoute le président de l’association. Sur la base d’un accord tripartite entre les gouvernements de Mauritanie, du Sénégal et le Haut Commissariat des Nations Unies aux Réfugiés (HCR), signé en novembre 2007, prés de 25.000 mauritaniens réfugiés au Sénégal ont été rapatriés vers leur pays entre le 28 janvier 2008 et le 31 mars 2012.
Source: mauriweb
BIRAM DAH ABEID : “EN MAURITANIE, LES HARATINES SONT TRAITÉS COMME DES OBJETS”
Président de l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste, Biram Dah Abeid dénonce la subsistance de pratiques esclavagistes en Mauritanie.
Militant antiesclavagiste subversif, Biram Dah Abeid, lui-même descendant d’esclaves, est la bête noire du régime mauritanien depuis qu’il a, en 2008, fondé l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA). En 2012, il a été détenu plusieurs mois (sans avoir été jugé) pour avoir brûlé des écrits considérés par certains comme sacrés mais qu’il qualifie pour sa part d’esclavagistes et d’anti-islamiques. Ce passage par la case prison ne l’a pas dissuadé de poursuivre son combat. À 49 ans, Biram Dah Abeid, qui a reçu le prix des droits de l’homme des Nations unies en 2013, est candidat à l’élection présidentielle de juin prochain.
Jeune Afrique : Un Noir a-t-il les mêmes droits qu’un Maure aujourd’hui en Mauritanie ?
Biram Dah Abeid : Tout le monde sait très bien que non. Les Maures sont largement minoritaires, mais ils s’accaparent tous les leviers du pouvoir : politiques, économiques et administratifs. Ils représentent 90 % des membres du gouvernement, 100 % des hommes affaires, 95 % des officiers supérieurs… La discrimination est en contradiction avec les lois en vigueur, mais celles-ci sont faites seulement pour tromper les Occidentaux, qui se satisfont des apparences. La loi qui criminalise l’esclavage n’a jamais été appliquée : les Haratines, qui représentent 20 % de la population, sont toujours des esclaves par ascendance et, à ce titre, considérés comme la propriété des Arabo-Berbères. Ce sont des objets. Ils n’ont pas droit à l’éducation, à la propriété, à l’état civil…
>> Lire aussi : Esclavage, les dix pays africains les plus touchés
Peut-on parler de racisme ?
Bien sûr ! Dans les discours comme dans les pratiques. Les Maures se considèrent comme des Blancs, des “beïdane”, et nous appellent les “soudan”, les Noirs. Pour eux, c’est synonyme d’esclave.
À quel âge avez-vous pris conscience de tout cela ?
J’avais 8 ans. Quand je suis né, on transhumait, mes parents et moi, derrière nos animaux, des deux côtés du fleuve Sénégal. Nous ne vivions pas avec les Maures. Mais avec la sécheresse, nous nous sommes installés dans un bourg à 35 km de Rosso. Il y avait là-bas cinq familles maures et 300 familles négro-mauritaniennes. Mais c’étaient les Maures qui dirigeaient tout. Quand on avait des problèmes avec les enfants maures, on nous corrigeait, mais les enfants maures, eux, n’étaient jamais corrigés. Et quand l’État distribuait quelque chose aux populations, il fallait toujours passer par les Maures. C’est là que j’ai commencé à poser des questions à mon père.
Comment faire évoluer les mentalités ?
Les mentalités ont déjà évolué. Mais nous devons continuer. Il faut que le pouvoir cesse d’être le fait d’une minorité qui fonde sa gouvernance sur la discrimination. Pour cela, il faut que l’élite noire accepte d’enfreindre les règles et dénonce le discours officiel qui présente, de façon très hypocrite, la Mauritanie comme une nation multiethnique.
Propos recueillis par Rémi Carayol
Source : Jeune Afrique




