Category Archives: presse
DÉMISSION: ILS N´IRONT PLUS AVEC L´IRA ET IRONT AVEC LA MARCHE DES HARATINES.
Après nos échecs répétés à faire de l’Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA) une véritable organisation capable de respecter son règlement intérieur, ses instances de direction et ses procédures de prise des décisions les plus cruciales ;
Après que la décision de boycott de la Marche du Manifeste des Hratin qui aura lieu aujourd’hui, a été prise en dehors du Bureau Exécutif et pour des raisons qui continuent à nous échapper ;
Etant donné le fait que notre combat au sein d’IRA était motivé strictement par l’intérêt des Hratine et non pour servir quelqu’un ni pour nous servir nous-mêmes (et ce pour la simple raison que les Hratine ont plus besoin de reprendre confiance en eux-mêmes que de se fabriquer des symboles et encore moins des gourous);
Par respect à nos responsabilités historiques, par attachement à nos principes immuables de soutien aux opprimés, de luttes contre toutes les injustices, l’iniquité et le despotisme dont souffre, plus particulièrement, les Hratine et par soucis de ne pas être entrainés là où nous ne voulons pas aller ;
Etant donné tout ce qui précède, nous avons décidé de nous retirer d’IRA en souhaitant bonne continuation à nos amis et frères qui décident d’y rester…
Qu’Allah guide nos pas.
Nouakchott le 29 Avril 2014
– Brahim Ould Bilal Ould Abeid, Vice-president
– Mohamed Vall Ould Sidi Moyla, Vice-president
DÉMISSION: ILS N´IRONT PLUS AVEC L´IRA ET IRONT AVEC LA MARCHE DES HARATINES.
Après nos échecs répétés à faire de l’Initiative pour la Résurgence du mouvement Abolitionniste (IRA) une véritable organisation capable de respecter son règlement intérieur, ses instances de direction et ses procédures de prise des décisions les plus cruciales ;
Après que la décision de boycott de la Marche du Manifeste des Hratin qui aura lieu aujourd’hui, a été prise en dehors du Bureau Exécutif et pour des raisons qui continuent à nous échapper ;
Etant donné le fait que notre combat au sein d’IRA était motivé strictement par l’intérêt des Hratine et non pour servir quelqu’un ni pour nous servir nous-mêmes (et ce pour la simple raison que les Hratine ont plus besoin de reprendre confiance en eux-mêmes que de se fabriquer des symboles et encore moins des gourous);
Par respect à nos responsabilités historiques, par attachement à nos principes immuables de soutien aux opprimés, de luttes contre toutes les injustices, l’iniquité et le despotisme dont souffre, plus particulièrement, les Hratine et par soucis de ne pas être entrainés là où nous ne voulons pas aller ;
Etant donné tout ce qui précède, nous avons décidé de nous retirer d’IRA en souhaitant bonne continuation à nos amis et frères qui décident d’y rester…
Qu’Allah guide nos pas.
Nouakchott le 29 Avril 2014
– Brahim Ould Bilal Ould Abeid, Vice-president
– Mohamed Vall Ould Sidi Moyla, Vice-president
Marche de TPMN: la police interrompt un entretien avec 3 leaders negro-mauritaniens
ALAKKHBAR (Nouakchott)-Les forces de l’ordre mauritaniennes ont interrompu un entretien d’Alakhbar avec des personnalités Negro-mauritaniennes qui étaient venues soutenir la marche du mouvement Touche Pas à Ma Nationalité commémorant le 25ème anniversaire des déportations de 1989.
La marche qui allaient débuter du centre d’enrôlement à l’état civil biométrique de la Médina 3, un quartier au centre-ville de Nouakchott, a été dispersée à gaz lacrymogène.
Les trois personnalités sont Ba Mamadou Alassane, chef du parti PLEJ, Alassane Hamady Samba Ba Balas, leader du parti Arc-en-Ciel et Samba Thiam, le numéro 1 des Forces de Libération Africaines de Mauritanie (FLAM).
Ba Mamadou Alassane disait : « Le pouvoir mauritanien incarné par Ould Abdel Aziz est autocrate. Il ne respecte pas la liberté d’expression ni la liberté de manifestation qui sont pourtant garanties par la Constitution. Les jeunes de TPMN ne sont pas venus pour casser, mais pour exprimer leur solidarité envers les déportées de 1989 qui vivent une situation catastrophique”.
Alassane Hamady Samba Ba Balas affirmait: “La démocratie mauritanienne est bancale. Elle permet seulement à certains Mauritaniens de s’exprimer pour jeter de la poussière aux yeux de la Communauté internationale. Mais en réalité, on empêche la partie victime de la Mauritanie de s’exprimer. Le pouvoir veut qu’on oublie ce qui s’est passé en 1989: des déportations et de la destruction des biens économiques des Noirs mauritaniens. Nous refusons. Nous allons ancrer cela dans les mémoires”.
Samba Thiam soutenait “Nous sommes là pour témoigner notre solidarité aux jeunes de TPMN. Nous leur demandons d’user de leur droit de manifester tout en restant dans le cadre de la Constitution”.
Dia Alassane: “On refuse l’identité mauritanienne aux Noirs de Mauritanie”
ALAKHBAR (Nouakchott)-Le coordinateur du mouvement Touche Pas à Ma Nationalité (TPMN) estime qu’”on refuse l’identité mauritanienne aux Noirs de Mauritanie”. Alassane Dia était interviewé par Alakhbar quelques minutes après la dispersion de la marche de TPMN, samedi à Nouakchott. Le mouvement commémorait le 25ème anniversaire des déportations de 1989.
Plusieurs milliers de Noirs mauritaniens ont été déportés au Mali et au Sénégal suite aux événements de 1989 qui ont opposé la Mauritanie au Sénégal.
35 milles personnes parmi ces déportés sont volontairement rentrés au pays durant la période 1992 – 2008, selon les ONG mauritaniennes de défense des droits de l’homme.
Un accord triparti signé entre la Mauritanie, le Sénégal et le HCR a permis le retour organisé de 24 000 autres déportés.
Ce retour organisé a été bouclé en mars 2012 pendant que 10 Mille autres déportés sont restés au Mali. Ils ne sont concernés par aucun accord. 13 autres recensés par le HCR sont restés au Sénégal.
Alakhbar: Pourquoi TPMN marche en ce jour du 26 avril ?
Dia Alassane: Nous voulions organiser cette marche, pour commémorer le 25ème anniversaire des déportations de 1989. Nous voulions dire en même temps que les déportations continuent aujourd’hui en Mauritanie à l’interne, parce qu’on refuse l’identité mauritanienne aux Noirs de Mauritanie. On interdit aux Noirs mauritaniens les papiers d’état civil. Quand on vous interdit des papiers d’état civil, vous n’êtes plus rien. On se définit d’abord par son identité. Nous voulions également dénoncer le caractère raciste et discriminatoire de l’enrôlement de Mohamed Ould Abdel Aziz et de son régime raciste.
Alakhbar: Pourquoi n’avez-vous pas demandé une autorisation?
Dia Alassane: Nous n’avons pas à demander d’autorisation. C’est notre droit le plus absolu. Nous sommes libres de nous associer. Nous sommes libres de manifester. Nous avons seulement le devoir d’informer les autorités. Nous l’avons fait dans les délais et dans les règles de l’art. Mais les autorités ont tenu à interdire la marche. Et nous nous étions tenus à la faire.
Alakhbar: Y a-t-il eu des blessés ?
Dia Alassane: Il y a eu au moins un blessé. Il s’agit de notre militant Abdoulaye Kane. Il a été touché d’une grenade au dos. Ils (Les forces de l’ordre) nous ont dispersés à coup de grenade. Vous entendez les grenades! Ils ne nous ont même pas laissé nous rassembler.
Alakhbar: Qu’envisagez- vous faire maintenant ?
Dia Alassane: Pour l’instant, nous allons probablement nous disperser. Mais, nous allons nous retrouver pour revenir encore plus fort.
Mauritanie : la longue marche des rapatriés du Sénégal de Boghé à Nouakchott
Les rapatriés du Sénégal au sud de la Mauritanie sortent du silence et ils ont entamé cette semaine une marche à l’initiative de l’Association des Rapatriés du Sénégal pour protester contre les conditions difficiles auxquels ils sont confrontés depuis leur retour au bercail. Partis de Boghé les volontaires se dirigent vers la capitale. Au total 400 km à parcourir. C’est la plus longue marche des oubliés du règlement du passif humanitaire depuis 2008. Les autorités de Nouakchott avaient interrompu le processus de rapatriement en 2012 en commun accord avec le HCR , le Sénégal et la Mauritanie.
Les rapatriés du Sénégal disséminés dans les régions du Sud se mobilisent cette semaine à l’initiative de l’Association des Rapatriés du Sénégal pour une longue marche de 400 kilomètres de Boghé à Nouakchott pour protester contre les conditions difficiles des familles. Parmi le cortège de ces centaines de personnes sorties des camps de fortune ou tout simplement sympathisants ou appartenant à des mouvements citoyens ou de libération le secrétaire national des FLAM qui connaît bien cette dure réalité pour avoir été le responsable du camp de Ndioum au Sénégal lors des événements de 89. Wane Mamadou est au cœur de la volonté de son mouvement à prendre au sérieux le règlement du passif humanitaire abandonné par le régime de Ould Aziz depuis 2012 quand il avait interrompu le processus de rapatriement des réfugiés du Sénégal en accord avec les autres parties le HCR et le Sénégal. C’est clair que la participation des FLAM à cette marche a une portée nationale très significative. Le redéploiement engagé depuis deux années est une réalité. Secret de Polichinelle. Le président mauritanien a tourné la page même pour le reste des contingents qui continuent de vivoter au Sénégal. Officiellement ils sont plus de 20 000 à rentrer en Mauritanie. Et depuis aucune promesse n’a été tenue par celui qui pourtant avait demandé pardon à Kaédi en 2008 à la communauté négro mauritanienne pour les crimes commis par le régime de Ould Taya. La marche entamée cette semaine à Boghé interpelle Ould Aziz sur la transparence de la cohabitation et vise à sensibiliser l’opinion nationale sur cette situation insupportable pour des mauritaniens qui ont vécu 25 années d’exil et considérés aujourd’hui comme des étrangers chez eux dont beaucoup n’ont même pas leurs papiers et par conséquent n’accompliront même pas leur devoir de citoyen le 21 juin prochain. Quoique les autorités de Nouakchott fassent ce mouvement devrait laisser des traces pour relancer le débat sur la réconciliation nationale.
Yaya Cherif KANE-Journaliste.



