Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Echos de la campagne

altAziz insulte

Mohamed Ould Abdel Aziz, candidat à la présidentielle de juin 2014, a choisi de lancer sa campagne à partir de Kaédi. Selon lui, cette ville est particulièrement représentative de la Mauritanie, dans tous ses particularismes socio-culturels. C’est aussi de cette ville que le président Aziz a signé l’acte de règlement du passif humanitaire, à travers la fameuse prière posthume pour le repos de l’âme des milliers de mauritaniens tués au cours des tragiques évènements de 89/90. Mais au cours de son meeting de jeudi dernier, le 6 juin 2014, le président semble avoir renoué avec une vieille mauvaise habitude, consistant à s’en prendre, sans gants, à ses adversaires de l’opposition, et, cette fois, avec exagération. Selon lui, ils ne seraient qu’une bande de criminels, ne représentant strictement rien.

Boydiel promet

C’est depuis son QG, sis à quelques mètres du siège de la Mauritel, que le candidat Boydiel ould Houmeïd a lancé, lui, sa campagne. Avec un « kôlossal » engagement : augmenter dix fois le traitement des fonctionnaires de la fonction publique ! Une promesse vraiment alléchante qui risque de lui valoir les voix des travailleurs mauritaniens, réputés les plus mal payés de la sous-région. Ould Houmeïd a aussi promis de renforcer l’unité nationale et la justice, pour tous, étant entendu que les Harratines sont partie intégrante de la grande majorité beïdane. Vivement le contrepied de Birame et autres harratines qui prônent la spécificité des anciens esclaves !

Birame confiant

Depuis Aleg, le candidat Birame a promis d’être le premier Hartani à s’asseoir au Palais, avec, dit-il, sa « khadem » (esclave) et ses enfants. Le candidat a rappelé que la Mauritanie n’a jamais été dirigée, depuis sa fondation, que par un Beïdane. « Cette fois », a déclaré Birame, « que les Beïdanes attachent ça sur leur cœur : « Je suis le futur président de la Mauritanie » ! Il n’est pas surpris de l’absence des Beïdanes à son meeting : « Ce sont des esclavagistes dérangés par mes attaques contre les thèses qu’ils propagent, ici et là ». Selon les amis du candidat, le hakem et le maire de la ville auraient empêché les organisateurs du meeting d’utiliser l’électricité de la commune. Alors que pour le meeting du candidat Aziz, non seulement cette électricité a été utilisée mais le centre de la SOMELEC lui a équipé une voiture, portant logo officiel de la société publique, en prévision d’une toujours probable panne.

 

Sarr amadoue

Le candidat Ibrahima Moktar Sarr veut, cette fois, se faire comprendre par tous les Mauritaniens. La preuve : au cours de certaines des tranches télévisées accordées à l’AJD/MR, c’est un Arabe BCBG qui essaie, non sans peine, de faire passer le discours de l’homme du Fouta. « C’est son maure », dira quelqu’un. Vieille technique, en effet, que d’avoir son « Kowri », entre Maures, et son « Beïdani », entre Négro-africains. Normal, en période de campagne électorale pour la présidence de la République, les voix n’ont ni couleur ni saveur. Les principes peuvent attendre et il convient de bien diluer son zrig, afin de le faire ingurgiter à un maximum de personnes.

Le CSA distribue

Depuis samedi 7 juin 2014, les services du Commissariat à la sécurité alimentaire procèdent à des distributions gratuites d’importantes quantités de blé, d’huile et de haricots, dans les quatre communes de la moughataa de Boghé. Les populations d’Ould Birome, de Dar El Avia, de Dar El Barka et de Boghé ont obtenu, gratuitement, quelques provisions, providentielles en ces moments particulièrement difficiles de l’année. Du pain béni, la campagne électorale, pour ces localités réputées proches de l’opposition.

Tripatouillages, déjà ?

Au meeting du candidat Mohamed Ould Abdel Aziz, certains cadres de la wilaya ont sensibilisé des groupes de militants à réclamer le tripatouillage de la Constitution, en vue d’autoriser le président à briguer un troisième mandat pour achever ses nombreux chantiers. D’autres sont allés plus loin en demandant des changements radicaux, visant à transformer la république en monarchie.

 

Effet contraire

Selon leur zèle habituel, les gendarmes n’ont ménagé personne au cours du meeting. Bousculade et forte tension. Même devant le président, les pandores n’y sont pas allés avec le dos de la matraque. « Mais qu’est-ce qu’ils viennent foutre ici ? », s’est énervé le Boss. Alerté, leur chef les a fait rapidement déguerpir. Ils voulaient se faire voir, ils se sont fait avoir. Pauvres gendarmes !

La famille Ehl Cheikh Abdallahi à l’accueil

Entre Mohamed Ould Abdel Aziz et la famille d’Ehl Cheikh Abdallahi, le courant a cessé de passer, depuis que le général a eu l’outrecuidance de déposer Sidioca, le fils de la famille. Les nombreuses tentatives de réconciliation que le candidat Aziz aurait avancées, n’auraient pas fait mouche, à cause de la réticence du président déchu. Il y a quelques semaines, Ould Abdel Aziz aurait reçu l’ancien gouverneur adjoint de la BCM, Cheikh Sid’El Moktar Ould Cheikh Abdallahi. Cette audience semble avoir suffi pour que le chargé de mission à la Primature, débarqué en catastrophe se mobilise fortement, afin de réserver grand accueil au candidat-président. Sa maison, à l’entrée ouest de la ville, était pavoisée de photos et de banderoles à l’effigie du tombeur du cousin et de slogans vantant ses prétendues réalisations.

 

ADG contre Armée

L’administrateur directeur général de la SNIM, Mohamed Abdallahi Ould Oudaa, a fait des pieds et des mains et peut-être, même, de la tête, pour accéder au pied de la passerelle de l’avion transportant le candidat Aziz. Objectif : avoir la chance de saluer le président dans son « Aleg ». Mais apparemment, l’armée qui accompagne – entoure, cerne – Aziz ne l’entendait pas de la sorte et semblait mal s’accommoder de cette présence snimesque. Sécurité du président oblige ! Quasiment coups et blessures sur l’ADG, mais le bougre ne lâche pas prise. Le jeu semble valoir la chandelle. Compatissant un membre du protocole interviendra, pour permettre, enfin, au courtisan en sueur, de saluer son président. Courbature est bien le lot de la courbette…

 

Source: le calame

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Manifestation de soutien à Amintou Mint Moctar : « Non à la loi de la jungle »

altRédaction Cridem – Des dizaines de femmes de l’AFCF (Association mauritanienne des femmes chefs de familles) et d’autres organisations de défense des droits humains ont tenu sit-in lundi 09 juin à Nouakchott devant la présidence de la République.

Objet de la manifestation : apporter soutien a Aminetou Mint Moctar, présidente e l’AFCF. Mint Moctar est visé par « une fatwa » lancé par une organisation non reconnues dite « Amis du prophète. » Une « Fatwa » qui demande « la mise a mort» de la presidente de l’AFCF.

Le FONADH (forum national pour la défense des droits humains,) dans un communiqué rendu public le 07 juin, a écrit : « Au cours d’un entretien avec la presse relatif à la situation des droits de l’homme en Mauritanie, Aminétou a simplement exprimé son point vue en faveur du respect des droits humains dans notre pays, en demandant qu’un procès équitable soit accordé au détenu d’opinion Mohamed o/ M’hkaitir, position que nous partageons tous.

Le fait d’avoir donné son opinion ne mérite pas cette réaction dangereuse et pour le moins inconcevable dans un Etat de droit. » Mohamed Ould Mkheitir, est en détention préventive pour « propos présumés diffamatoire » a l’encontre du prophète Mohamed (PSL).

La présidente de l’AMSME (association mauritanienne pour la santé de la mere et de l’enfant), Zeinabou Mnt Taleb Moussa, a pris part au sit-in devant la présidence. « Non a l’assassinat des innocents, Nous réclamons un Etat de droit, non a l’extrémisme et non a la loi de la jungle…» étaient, entre autres slogans, brandis par les manifestantes.

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Guerre des bilans : Ould Waghef rattrapé par son passé !

La récupération politique n’est pas une mince affaire, surtout quand la personnalité qui ambitionne la continuité et la popularité, est régulièrement pourchassée par un passif inoubliable et lourd de sa gestion antérieure des affaires publiques et qu’en dépit des préjudices faits à la nation toute entière, elle s’efforce inlassablement pour donner l’image d’un « Monsieur propre ».

Dans la guerre directe ou par chemins détournés que se livrent ardemment les opposants et l’actuel Chef de l’Etat mauritanien candidat à sa propre succession aux élections présidentielles du 21 juin prochain, avec le fort soutien de la majorité présidentielle, Ould Abdel Aziz vient de sortir sa lourde artillerie, pour abattre, suivant une tactique sélective, ses adversaires politiques, en commençant en premier par les plus fragiles.
Comme les opposants ne comptabilisent pas tous des défauts et qu’ils comprennent des personnalités politiquement correctes, à l’instar des leaders du RFD, de l’UFP, de Tawassoul, du RPM et du PLEJ pour ne citer que ces dirigeants sur plusieurs autres, il y a ceux parmi eux qui devaient faire leur retraite politique depuis longtemps et garder profil bas depuis que l’émergence de leurs scandales financiers, qui se sont avérés parmi les plus lourds de l’histoire politique et économique du pays, avaient mis à nu.
C’est dans ce cadre précis que Ould Abdel Aziz, évoquant dimanche dernier son actif de réalisations au cours des 5 dernières années, particulièrement la création de la compagnie aérienne Mauritania Airlines (MAI), a rappelé la faillite de la défunte Air Mauritanie.
Un retour en arrière réactualisé destiné semble-t-il à susciter une prise de conscience des mauritaniens de la duplicité du discours politique de certains opposants, qui malgré leur passif historique, s’exhibent aujourd’hui publiquement, comme s’ils n’ont rien à se reprocher et qu’ils sont à leur grande illusion les hommes qui peuvent tirer le pays du cercle vicieux du sous-développement.
En évoquant la création de la MAI comme compagnie nationale aérienne, la qualifiant de société réussie au capital entièrement détenu par l’Etat mauritanien, Ould Abdel Aziz a indiqué que ce défi n’a pu être relevé qu’après la mise à l’écart des gabegistes.
Jusque-là, l’accusation reste du domaine de généralités, portée contre tous ceux dont le parcours professionnel au cours de ces dernières décennies a été entaché d’irrégularités cruelles dans la gestion de la chose publique.
Mais, quand le Président candidat dit, dans ses déclarations relatives à ses prouesses réalisées dans le secteur du transport aérien, que cette filière est longtemps restée stationnaire, qu’elle est même tombée en faillite, des suites de la gestion catastrophique d’une ancienne personnalité « qui se présente aujourd’hui comme le plus grand opposant et parle, mensongèrement, de corruption et de mauvaise gestion, de transparence des élections et oublie la situation dans laquelle il a laissé la société”, personne n’avait plus besoin de deviner à quel adversaire politique Ould Abdel Aziz fait allusion !
Reste à savoir, quel sera la prochaine cible de Ould Abdel Aziz qui a encore 11 jours pour démasquer sa prochaine victime parmi ses pseudo adversaires politiques qui nuisent considérablement à la lutte objective de leurs frères opposants comme contre-pouvoirs indispensables à la régulation démocratique, mus par l’unique sentiment de patriotisme et de l’intérêt général de la Mauritanie

Md O Md Lemine

Source: Temps Forts

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FLAMNET-RETRO: Droit à l’autonomie du Sud : L’instinct de survie des FLAM !

altIls sont rentrés depuis  quelques jours après des décennies d’exil forcé sinon  vital, loin de leur pays mais tout en restant les coeurs prés de leurs compatriotes mauritaniens de tout acabit, blanc et noir, noir ou blanc.

Malgré les dures peines  vécues par leurs communautés victimes fort malheureusement de leurs sœurs de lait et de sang ainsi que par eux-mêmes pendant une très longue période,  ils sont demeurés fortement attachés à la tolérance, à l’unité, à l’entente et à la refondation de la Mauritanie une et indivisible, juste et développée.

Une Mauritanie à l’abri de de toute obsession de désintégration et de partage.Ils, ce sont les cerveaux des FLAM qui avaient animé dimanche dernier une importante conférence de presse pour faire l’état des lieux de leur lutte continue, de leurs attentes et espoirs, de leur grande ouverture du cœur et  de leur pardon.

L’autonomie du Sud comme l’avaient rapportée des confrères était l’un des points abordés contre son gré par le leader du mouvement SambatThiam, évitant à tout moment de circonscrive cet objectif en une  fatalité incontournable, le limitant plutôt d’instinct de survie pour toute une communauté ainsi que pour ses générations futures,  d’alternative ultime au cas où la Mauritanie continuera sa démission à ses responsabilités d’Etat-nation où les hommes sont égaux nonobstant leur race, leur tribu et leur région. 

Rentré d’un exil de 27 ans avec les membres de la direction du mouvement, le  président des FLAM, Samba Thiam a fait lecture dimanche dernier devant les médias et les invités de tout bord de son message dont ci-après des extraits :

« Nous sommes heureux de revenir chez nous. Comme dit l’adage, l’on n’est bien que chez soi.Nous avons dû, par la force des choses, quitter  la Mauritanie, mais la Mauritanie ne nous a jamais quittés.Nous sommes revenus,  heureux de pouvoir, enfin,  nous recueillir sur les tombes de ces êtres chers, disparus pendant notre long exil (…).

« Nous sommes revenus honorer la mémoire de tous nos martyrs, nous acquitter d’une dette à leur égard, montrer que leur sacrifice, sacré, n’a pas été vain; Zakaria Touré, Tapsirou Djigo,Tene Youssouf Gueye, Alassane Oumar Bâ, Abdoul khoudouss Bâ, Bâ Seydi, Sy Saidou, Sarr Amadou et toutes les victimes de l’intolérance sanguinaire de la dictature raciste.Paix à leurs âmes ! »

« Nous sommes revenus, porteurs du rameau d’olivier,  nourrissant l’espoir  d’une Mauritanie réconciliée, à égale distance de tous ces fils, fondée sur les valeurs de fraternité, de justice, mais aussi de tolérance et de respect mutuel.

« Une autre Mauritanie est possible,- nous en restons fermement convaincus – une Mauritanie où nos enfants auraient les mêmes droits, jouiraient des mêmes chances, des mêmes possibilités, des mêmes opportunités, et  partageraient le même rêve d’un meilleur devenir. Tel était l’esprit du Manifeste de 1986.

Des hommes et des femmes, de plus en plus nombreux, partagent maintenant cette conviction optimiste de  l’avenir. Nous nous en réjouissons; cela  est   heureux (…).

Après avoir rappelé les motifs justifiant le départ des Flam du pays depuis quelques années et faisant un raccourci des objectifs du Manifeste,  Samba Thaim dira comme un véritable patriote toujours attaché à sa nation que « pendant ces 27 ans la Mauritanie » ne l’a jamais quittée lui et ses camarades de lutte !

«  Il fallait internationaliser la question du racisme d’Etat et de l’esclavage à maintenir, en permanence, au devant de cette même actualité. Il fallut médiatiser la question du passif humanitaire et des déportés  que le Système et ses agents internes et externes  s’efforçaient de passer à l’oubli » a-t-il dit.

Evoquant le retour, il ajoute « des  choses ont changé, certes, mais  des problèmes de fond demeurent. Nous revenons aujourd’hui, après tant d’années d’exil, dans l’espoir de pouvoir apporter notre modeste contribution à la refondation, indispensable , de ce pays, à travers un climat de liberté qui permette l’expression et la confrontation d’ idées et de projets, en toute sécurité. Parce que notre peuple ne cesse d’y appeler, nous revenons afin de l’aider à faire face aux problèmes nombreux et multiformes que rencontre notre pays (…).

Evoquant la nécessité de réajustements majeurs, Samba Thiam dira : « il nous faudra bâtir un Etat de droit – socle et condition sine qua non du jeu démocratique véritable qui  reposerait, à la fois, et sur la citoyenneté, et sur la  reconnaissance de l’égalité de toutes nos nationalités et l’égale promotion de leurs langues et cultures . (…).

« Pour tous les mêmes droits et  les mêmes lois, sans exception aucune, voilà les conditions pour jeter les bases d’un réel  changement  du futur. Pour fonder cet Etat de droit, tel que décrit plus haut, nous devons d’abord identifier et reconnaître nos problèmes, pour en débattre sans complexes. Débattre, dialoguer  pour trouver des solutions …

Nous avons aujourd’hui encore la même position ; dialoguons, débattons de nos problèmes cruciaux, en tâchant de rester attentifs aux raisons de l’adversaire! Permettons, au cours de ce dialogue, que nous espérons serein, sérieux et honnête, que chacun puisse s’exprimer librement, dans le respect et l’écoute de l’ autre, mû par la seule volonté de recherche de solutions.

« Si force nous est de reconnaître, en toute honnêteté, que l’Etat central unitaire, dans sa forme actuelle, n’a pas conduit à la formation de l’Etat – nation escompté, Il nous incombe, en conséquence, le devoir d’explorer d’autres voies ; pour la stabilité du pays ; dans l’intérêt supérieur de nos enfants ! .Voilà dans quel cadre s’inscrit la proposition des Flam qui porte sur l’Autonomie.

« Sans jamais prétendre détenir toute la vérité, nous pensons, au niveau des Flam, que l’Etat central unitaire dans sa forme actuelle n’est pas la solution, pour avoir visiblement échoué, nous l’avons déjà dit ; nous demeurons persuadés que la bonne solution à notre problème de cohabitation réside dans l’Autonomie (…).

A propos de l’autonomie le leader des FLAM confie aux médias :  «  l’Autonomie n’est pas une solution inédite, pour avoir cours dans plusieurs parties du monde. Ajoutons qu’elle ne s’oppose ni à l’Etat de droit, ni à l’approche citoyenne, contrairement à certaines thèses simplistes et sans consistance; de nombreux exemples, à travers le monde, l’attestent amplement. 

Mais surtout, pensons-nous, l’Autonomie constituera cette étape première incontournable, ce passage obligé, vers la naissance de l’ Etat- nation ou de la République des citoyens – finalité ultime – pour poser et forcer la reconnaissance et le respect de l’autre, sans lesquels il n’y a pas cet  ‘’Etat de citoyens’’.

« L’homme qu’il faut à la place qu’il faut » restera un slogan creux tant qu’il n’y aura pas ce nivellement des mauritaniens en citoyens égaux que façonnera, justement, à terme, la solution par l’Autonomie!

Md O Md Lemine

 

Source: Le Renovateur

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Le FONADH dénonce des menaces de mort contre Aminetou Mint Moctar

altLe Forum des Organisations Nationales de défense des Droits Humains (FONADH), un collectif d’une quinzaine d’associations, dénonce un appel au meurtre à  l’encontre d’Aminetou Mint Moctar, présidente de l’Association des Femmes Chefs de Familles (AFCF), et militante  très connue des droits de l’homme en Mauritanie, dans une déclaration rendue publique dimanche.

Le collectif fustige « un appel à l’assassinat d’une militante des droits de l’homme lancé par un groupe autoproclamé les amis du Prophète (SAW), qui interpelle la conscience de tous les mauritaniens». Cette menace sous forme de Fatwa, sentence religieuse  « a été transmise à travers les réseaux sociaux par un certain  Yehdhi Ould Dahi, qui s’est présenté en révélant ses contacts téléphoniques et son adresse électronique. Yehdhi appelle à tuer Aminetou et à lui crever les yeux sous le prétexte qu’elle est une mécréante. Depuis la parution de cette Fatwa, des sbires sont lancés à la poursuite de notre camarade » révèle  le FONADH. A l’origine de « la sentence religieuse » contre Aminetou Mint Moctar une déclaration faite à un organe de presse,  à travers laquelle elle parle de la situation générale des droits de l’homme en Mauritanie et du cas particulier de Mohamed Ould M’kheitir. Poursuivi « pour apostasie » à la suite d’une attaque présumée contre le prophète de l’Islam,  ce jeune mauritanien  est  en détention préventive depuis décembre 2013 dans la ville de Nouadhibou (465 kilomètres au Nord de Nouakchott). Dans l’interview à l’origine de la fatwa la présidente de l’Association des Femmes Chefs de Famille (AFCF) réclame « procès équitable et le respect du principe de la présomption d’innocence » en faveur du détenu de Nouadhibou. Le FONADH relève que cette fatwa « constitue une menace grave contre les libertés fondamentales garanties par la constitution, et tient l’Etat mauritanien pour  responsable de tout ce qui pourrait arriver à la militante des droits humains ». Au-delà de la publication de cette fatwa, une partie de l’opinion mauritanienne craint la montée en puissance du discours extrémiste, en rappelant une récente affaire « de profanation du coran » qui a donné lieu à une série de manifestations violentes et qui reste encore à élucider.

 

Source: mauriweb

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