Category Archives: presse
Arrestations à Ngawlé : pour l’avocate Fatimata MBAYE, le transfert des détenus en prison est arbitraire
Alakhbar – Le déferrement des personnes arrêtées sur fond des incidents de Ngawlé, au sud du Trarza, est une décision arbitraire et nulle, a affirmé l’avocate Me Fatimata M’Baye, disant que la défense engagera les procédures nécessaires dans le cas de figure devant les tribunaux.
La Constitution protège le droit de manifester pacifiquement, a-t-elle assuré, soulignant que les autorités auraient dû respecter la loi au lieu de brutaliser les protestataires, qui ont manifesté contre l’expropriation de leurs terres.
Ces manifestants sont des villageois mais sont conscients de leurs droits garantis par la loi, a-t-elle ajouté, accusant les forces de sécurité de les torturer, blessant deux d’entre eux, qui ont été conduits à l’hôpital.
La police de la moughataa de Tékane, dans la wilaya du Trarza, a transféré le mardi dernier, 7 décembre courant devant le procureur de la République de la ville de Rosso, la capitale de la wilaya du Trarza, un groupe de personnes arrêtées, à la suite de manifestations organisées dans le village de Ngawlé.
Les renvoyés, au nombre de 9, furent déférés par la suite, à l’exception des blessés fracturés admis à l’hôpital, en prison.
Les manifestants avaient été arrêtés après avoir organisé un sit-in contre ce qu’ils ont appelé une confiscation de leurs terres arables et les tracasseries subies par leur village, situé près de la zone, relevant de Lexeiba 2.
Les familles des personnes arrêtées ont déclaré dans un bref communiqué, l’existence de pressions exercées par la police sur les interpellés afin de signer les procès-verbaux, où ils avouent avoir commis des actes criminels et vandalisé des biens publics et privés, disant qu’ils ont fermement refusé de les signer.
Traduit de l’Arabe par Cridem
Afrique : les principaux enjeux du 7e Forum sur la paix et la sécurité de Dakar
Le Forum sur la paix et la sécurité en Afrique, 7ème du nom, s’ouvre, pour deux jours, lundi 6 décembre à Dakar, au Sénégal. Grand-messe de la réflexion sécuritaire, il réunira nombre d’acteurs politiques, militaires, de chercheurs, de raisonnables d’organisations publiques et privées.
Organisé sous forme de séances plénières et d’ateliers, l’événement sera centré autour des « enjeux de stabilité et d’émergence en Afrique dans un monde post-Covid ».
Le grand rendez-vous consacré à la défense et la sécurité en Afrique, chapeauté par le ministère sénégalais des Affaires étrangères et des Sénégalais de l’Extérieur et le Centres des Hautes Etudes de Défense et de Sécurité (CHEDS) fait son retour après une année d’interruption en raison de la pandémie de coronavirus.
La crise sanitaire sera d’ailleurs l’une des thématiques centrales de l’événement au même titre que l’aspect sécuritaire. Si le Sénégal n’évolue pas quotidiennement sous le menace djihadiste, il dispose toutefois d’une frontière avec le Mali, en proie au terrorisme.
Enjeu du forum
La première édition de ce rendez-vous, historiquement placé sous l’égide du président sénégalais, Macky Sall, remonte à 2014, au lendemain de l’intervention française « Serval » au Mali.
Cette rencontre est devenue un événement incontournable où interviennent chercheurs, militaires, responsables de grandes organisations et décideurs politiques. Les discussions portent sur les enjeux centraux de la défense et de la sécurité sur le continent africain mais aussi sur la lutte contre la pandémie.
Quels intervenants ?
Plusieurs dizaines de chefs d’Etat et de gouvernement mais également des ministres feront le déplacement. Parmi les plusieurs centaines d’intervenants attendus, les présidents sud-africain, nigérien et bissao-guinéen, respectivement Cyril Ramaphosa, Mohamed Bazoum et Umaro Sissoco Embalo.
Certains dirigeants d’institutions continentales seront également de la partie, à l’instar de Moussa Faki Mahamat, président de l’Union africaine, et de Charles Michel, président du Conseil européen.
Côté français, la ministre des Armées, Florence Parly, et le ministre des Affaires étrangères, Jean-Yves Le Drian feront partie de l’assistance. Interviendront également, entre autres, des représentants de l’administration américaine, la vice-ministre japonaise Takako Suzuki, le ministre nigérian des Affaires étrangères, Geoffrey Onyeama, ou encore le ministre espagnol des Affaires étrangères, José Manuel Albares Bueno.
Le président du Comité international de la Croix Rouge, Peter Maurer, figure également sur la listes des personnes conviées.
Climat, djihadisme et coopération au menu de discussions
Ce grand rassemblera sera scindé en deux blocs, chacun départagé en une séance « plénière » et trois ateliers thématiques. Le premier bloc sera consacré aux « enjeux de stabilité post-Covid-19 : défis sécuritaires et nouvelles menaces ». Le second portera sur la consolidation de la paix et de la sécurité en Afrique « pour favoriser l’émergence. »
Parmi quelques-uns des thèmes abordés au cours des deux journées, la crise sanitaire. Les intervenants s’attarderont notamment sur la place et la contribution de l’Afrique dans la lutte contre les pandémies. Ils mettront également l’accent sur les dynamiques de coopérations internationales et interrégionales pour consolider la résilience ou encore sur la désinformation.
Autre enjeu crucial du moment des années à venir : l’impact de la démographie et du changement climatique. Seront questionnées les stratégies de lutte contre le réchauffement climatique, principal accélérateur des migrations, et le problème du chômage structurel touchant la jeunesse.
La montée des extrémismes violents sera bien évidemment au programme des discussions. Il s’agira de réfléchir aux réponses politico-militaires pour y remédier mais aussi aux façons de mutualiser les moyens et capacités (militaires, renseignements, humanitaires etc.) d’Etats voisins.
Enfin, un atelier sera exclusivement consacré à la maîtrise des espaces maritimes.
TV5 MONDE
Discours du 28 Novembre du President Ghazouani, radioscopie !
Discours du 28 Novembre du President Ghazouani, radioscopie ! J’ai lu le discours d’anniversaire du Président de la république..J’avoue être resté sur ma faim, une fois de plus. J’attendais quelque chose de solennel , de grande portée qui ressemblerait à une annonce qui pose une vision… J’avais espéré un discours du genre , je vous ai compris : ‘’ je reconnais qu’une minorité accapare les ressources et les richesses nationales au détriment de la majorité qui souffre ; je vous promets d’y mettre fin ! Je perçois à sa juste mesure la gravité de la tension sociale et de la fracture dans notre vivre-ensemble ; je m’engage à y faire face, résolument, afin que chaque communauté, chaque citoyen se sente pleinement mauritanien . Je m’engage à mettre fin tant aux pratiques népotistes qu’au désordre général et à l’impunité . Plus jamais des jeunes , des hommes et des femmes ne se verront molestés parcequ’ils ont manifesté, pacifiquement , pour réclamer leurs droits ’’ .Voilà ce que j’aurais aimé entendre .Mais rien de tout cela . Rien sur la question des terres -objet de tensions vives-, rien sur l’esclavage traitée avec complaisance , rien sur la souffrance des populations qui croît chaque jour que Dieu fait. A la place , un bilan sans épaisseur ni couleur , presque chétif ,décliné, comme par excuses , apparaissant , sur bien des plans, sous forme de vœux ou de promesses . Des réalisations plutôt sociales, des perspectives dressées, certes , mais abordées d’une manière décousue , portant sur des aspects sectoriels , sans lien…Je crois , pour ma part , que le Président passe à côté de l’essentiel … Même sur les dossiers qu’il aborde frontalement , telle la lutte contre la corruption , il y a à redire… Ainsi parle-t-il ‘’ d’instaurer la bonne gouvernance et de lutter contre la corruption’’. Notez la conjonction de coordination ….qui laisse supposer que le rapport , profond, entre les deux termes semble échapper …Il parle de cette lutte contre la corruption sans le ton de fermeté nécessaire et pire , réduit la portée de la mesure par un mauvais message envoyé simultanément : ‘’il ne faut pas transformer cette lutte contre la corruption en un règlement de comptes’’. C’est la brèche ouverte qui tempère non seulement la portée de la décision que les filous ne manqueront pas d’exploiter, à fond, pour se protéger, mais qui, surtout , risque de gener les limiers , scrupuleux ou frileux de se voir accusés de partis pris … Bref, la mesure donne l’impression d’être prise, juste pour faire semblant , comme d’habitude , mais sans grande conviction …Au juste , pendant qu’on y est , pour convaincre les sceptiques et rassurer sur le sérieux de l’intention, pourquoi ne commencerait-on pas tout de suite avec ce qui est avéré, dans un passé récent , être de l’argent blanchi, massivement , ou issu de corruption ou de détournement des déniers publics ? Qu’est- ce qui empêche l’exploitation immédiate des derniers rapports de la Cour des Comptes ?Parce qu’il manque de vision d’ensemble , le Président se trompe manifestement de diagnostic sur bien des secteurs … Ainsi, ce n’est pas tant l’indépendance judiciaire qui est en cause, que le matériau ; Ce qui est en cause c’est le manque de sérieux dans ce que nous faisons , le goût, perdu, du travail lui même et du besoin d’ordre, l’absence de scrupules de conscience torturée, c’est tout cela qui a déserté nos administrations ! Il ne perçoit pas , toujours , que c’est le tout qui s’est écroulé , dont le secteur Judiciaire, de la Santé et de l’Education . C’est l’Etat , lui-même, qui est devenu déliquescent ou qui n’existe plus, pour reprendre Isselmou . Il perd de vue qu’il faut, pour redresser les choses , redresser tout l’ensemble en même temps …sinon c’est peine perdue !Je note, enfin, dans ce discours que le Président est, à nouveau, revenu sur le climat d’apaisement ayant prévalu et permis la gestation de l’initiative pour des concertations ; ce climat s’est manifestement évanoui maintenant avec la série de répressions de ces derniers temps qui se sont abattu sur des manifestants pacifiques. Il qualifie ce ‘’dialogue’’ en perspective d’inclusif et sans tabou , mais passe sous silence , à nouveau , le sort réservé aux conclusions qui en découleraient. Omission importante pour ne pas dire capitale qui , pour se répéter, fait tout de même tiquer…
Samba Thiam
29 novembre 2021.
Repression feroce des forces de l’ordre: Reaction du president Samba Thiam
Lorsque j’ai vu hier ces images de jeunes couchés, les pieds dans le plâtre ou sous perfusion, victimes de répression féroce des forces de l’ordre, j’en ai conclu que le Président Ghazouani venait de sacrifier le seul élément tangible dont il pouvait se vanter : le climat d’apaisement ou d’accalmie. Un bon nombre d’opposants reste persuadé maintenant, au vu de la répressions brutale de ces protestations pacifiques qui se sont produites à Bassikounou et Rkiz il y a quelques semaines, puis à Ngawlé dimanche dernier et enfin à Nouakchott, Boghé et Bababé hier, que ce Président est entrain de suivre la trajectoire de Ould ’Abdel Aziz; et que cela pourrait déboucher au pire, au regard de la loi scélerate sur les symboles de l’Etat qui vient d’être votée à l’assemblée nationale, par forcing. L’Opposition doit comprendre que la volonté de dialoguer doit être partagée par deux parties, mais surtout que ce Dialogue suppose, pour réussir, un climat d’apaisement, maintenant compromis pour ne pas dire envolé…Elle doit, tout entière, condamner le comportement brutale des forces de l’ordre et exiger une enquête pour identifier les coupables et les punir .A tous ces protestataires pacifiques, victimes d’une répression injustifée, nous exprimons notre pleine solidarité.
Samba Thiam
Président des FPC
29 Decembre 2021
Communiqué relatif aux évènements de Boghé et Bababé
La CVE/VR suit avec beaucoup d’inquiétude le développement de la situation à Boghé et à Bababé. Des manifestations pacifiques organisées, dans ces deux villes, pour réclamer justice pour les 28 militaires négro-africains pendus à Inal en 1990, ont été sauvagement réprimées. A Bababé, ce sont cinq jeunes manifestants qui ont été arrêtés dont deux aux moins ont été délibérément et grièvement blessés par les forces de l’ordre au moment de leur arrestation. Les séances de torture se poursuivraient encore dans les locaux du commissariat de la ville. A Boghé, deux personnes au moins ont été arrêtées.
La CVE/VR, tout en exprimant sa solidarité pleine et entière à l’endroit des manifestants, exige :
– la libération immédiate et sans conditions des personnes arrêtées et tient les forces de l’ordre responsables de toute atteinte à leur intégrité physique ;
– l’abrogation de la loi 93 – 23 du 14 juin 1993 portant amnistie des crimes imprescriptibles de génocide commis contre la communauté négro-africaine entre janvier 1989 et avril 1992
La CVE/VR rappelle au régime de Mohamed Cheikh Ghazouani que la répression, l’intimidation et la fuite en avent dans le refus du règlement de ces actes de génocide ne feront que creuser davantage le fossé entre nos différentes composantes nationales et mettre en péril l’existence même de notre pays Seul un règlement définitif de la question prenant en compte les devoirs de vérité, de justice, de réparation et de mémoire est à même d’apaiser les souffrances des victimes rescapées et ayant droit et de réconcilier les cœurs.
Nouakchott, le 28 novembre 2021
La Cellule de Communication




