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Le Président de la République reçoit un envoyé spécial de son homologue sénégalais
Le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz, a reçu, mercredi après -midi, au Palais présidentiel, à Nouakchott, M. Youssou N’Dour, ministre conseiller à la présidence de la République et envoyé spécial du président du Sénégal, Monsieur Macky Sall.
A l’issue de cette audience, M.Youssou N’Dour a déclaré à l’Agence mauritanienne d’information (AMI) qu’il est très heureux d’avoir été reçu en audience par son Excellence le Président de la République, Monsieur Mohamed Ould Abdel Aziz à qui il a remis un message écrit de la part de son frère et ami Monsieur Macky Sall, président de la République du Sénégal.
Il a également ajouté que ce message a trait à la consolidation des liens de fraternité et de coopération existant entre les deux pays et leurs deux peuples frères.
D’autre part, il a exprimé sa fierté quant à la considération et l’admiration dont il jouit auprès des mauritaniens en souvenir de sa créativité artistique, soulignant qu’il est content de la cohésion et de l’amour qui unissent les deux peuples frères et les directions des deux pays.
Source: AMI
Burkina Faso : le président Kafando nomme le lieutenant-colonel Zida Premier ministre
Le président Kafando nomme Premier ministre, le lieutenant-colonel Zida qui avait pris le pouvoir peu après la chute de Blaise Compaoré.
Le président de la transition Michel Kafando “décide que (…) M. Yacouba Isaac Zida est nommé Premier ministre“, selon un décret officiel lu à la presse. Les deux hommes s’entretenaient en fin de matinée au palais présidentiel à Ouagadougou, a constaté l’AFP.
Déjà annoncée par plusieurs de ses proches, la nomination du lieutenant-colonel Zida ne faisait quasiment plus aucun doute.
Le président intérimaire Michel Kafando lui-même, dans un entretien à Radio France internationale (RFI) avait laissé entendre qu’il était prêt à ce que l’officier, inconnu il y a encore trois semaines, “puisse jouer un rôle essentiel dans la stabilisation” du pays, insistant sur “la place” nécessaire de l’armée dans la transition, au vu du rôle “essentiel” qu’elle a joué dans la stabilisation.
La désignation du lieutenant-colonel Zida comme chef du nouveau gouvernement semble contraire aux voeux affichés de la communauté internationale, qui souhaitait une transition strictement civile après la chute du président Blaise Compaoré, chassé par la rue le 31 octobre après 27 ans de règne.
Isaac Zida, numéro 2 de la garde présidentielle, avait alors soufflé le pouvoir au chef d’état-major des armées, qui s’était pourtant officiellement déclaré. “Il a fait un vrai coup d’Etat militaire“, remarquait un diplomate.
Au terme d’intenses négociations impliquant l’armée, les partis politiques et la société civile, une charte de transition avait été adoptée en fin de semaine et un nouveau président intérimaire désigné, Michel Kafando, chargé d’organiser des élections générales d’ici novembre 2015.
La désignation de Kafando, un diplomate expérimenté au profil de technocrate -soutenu par ailleurs par l’armée- avait été saluée par la majorité des Burkinabè.
– La révolution ‘confisquée” –
Selon un proche d’Isaac Zida, armée et civils sont parvenus à un “accord” dès mardi sur le partage du pouvoir: le poste de Premier ministre pour M. Zida, celui de président du parlement de transition à un civil.
“Il n’y a pas de problème que Zida soit à la Primature” sachant que la constitution intérimaire “n’interdit pas que le Premier ministre soit un militaire ou un civil“, a commenté Ablassé Ouédrago, l’un des ténors de l’opposition.
“Zida est un Burkinabè comme tout le monde. Si le président pense que c’est l’homme qu’il faut, moi je n’ai pas de difficulté“, a-t-il observé.
Seul Etienne Traoré, un autre leader de l’opposition, disait constater une “récupération du soulèvement populaire“.
La jeunesse, qui a porté la contestation et semble particulièrement hostile à un pouvoir militaire qui serait “une trahison de la révolution“, pourrait cependant réagir avec virulence, avec une possible reprise de la contestation dans la rue.
“Il ne reste plus que Kafando nomme un élément de la garde présidentielle comme Premier ministre pour couronner cette mascarade“, lançait l’un d’eux Philippe Edouard Kaboré, 26 ans, applaudi par un groupe d’étudiants, poing dressé.
Dans les faits, le lieutenant-colonel Isaac Zida, a déjà pris la main dans des domaines publics importants. Les patrons de la Société nationale burkinabè des hydrocarbures (Sonabhy) et d’électricité (Sonabel), proches du clan Compaoré, ont été limogés “pour sabotage“.
Ces mesures s’ajoutent à la suspension des conseils municipaux et régionaux, dans lesquels les pro-Compaoré étaient fortement majoritaires.
Mais le Burkina Faso reste un pays pauvre, aux faibles ressources, qui ne peut se passer de l’aide extérieure. La réaction de la communauté internationale -qui avait fortement contribué à un rapide retour à la transition civile- à la nomination de Zida, sera donc déterminante.
La formation du nouveau gouvernement est prévue pour jeudi. La place qui occuperont les militaires –Zida va-t-il notamment y cumuler les fonctions de ministère de la Défense– devrait dessiner les contours de cette transition civile mais déjà fortement préemptée par l’armée.
AFP
Iba Der Thiam : «Quand Diouf écrivait son livre, il n’était peut-être pas maître de lui-même comme cela lui arrive souvent»
Le livre d’Abdou Diouf continue de susciter moult réactions. Cette fois-ci, c’est Iba Der Thiam qui prend sa plume pour apporter «un démenti». «Il (Diouf) attaque et accuse nombre de ses anciens collaborateurs. Il n’épargne même pas Jean Collin qui a été, pourtant, son mentor. Pour se mettre à l’ère du temps, il tresse des lauriers à tous ceux qu’il a toujours décrits comme ses adversaires implacables», déclare le «député du peuple».Le vent souffle partout
Depuis quelques jours, une rumeur insistante fait état d’un accord entre l’opposition regroupée au sein du FNDU et le pouvoir, pour décrisper une situation politique tendue depuis plus de six ans. Les négociations seraient à un stade avancé entre les deux camps. L’accord prévoirait une dissolution de l’Assemblée nationale, des élections législatives et municipales anticipées et un amendement constitutionnel visant la suppression d’un Sénat sur lequel personne ne verserait une larme, tant la chambre haute du Parlement paraît superflue, dans le contexte mauritanien où l’Assemblée suffit amplement à « applaudir » les lois. Vous aurez sans doute remarqué que tout le paragraphe est au conditionnel, puisque rien ne permet de dire, à l’heure qu’il est, qu’une éclaircie de quelque nature pointe à l’horizon. Qui a, d’ailleurs, la fâcheuse habitude de paraître de plus en plus bouché. Les exemples tunisien, égyptien, libyen et, plus récemment, burkinabé, n’ont apparemment pas fait réfléchir nos képis étoilés. « La Tunisie n’est pas la Libye », disait Kadhafi, après la Révolution de jasmin qui avait remporté Ben Ali. Quelques mois plus tard, c’était à son tour d’être emporté par une bourrasque dont les effets risquent, si l’on n’y prend garde, de déstabiliser, non seulement toute l’Afrique du Nord mais aussi tout le Sahara et le Sahel.
Ould Abdel Aziz ira-t-il jusqu’à paraphraser celui qui, alors président de l’Union Africaine, avait pris fait et cause pour le putsch mauritanien de 2008 ? Certes, le Burkina n’est pas la Mauritanie mais la ressemblance est quand même frappante. Aziz et Compaoré sont tous deux d’anciens militaires arrivés au pouvoir par coups d’Etat. Reconvertis en « démocrates », ils ont gagné des élections présidentielles taillées sur mesure, leur parti respectif régnant en maître sur la scène politique. Leurs clans ont fait main basse sur les maigres économies de leurs pauvres pays et ceux, parmi leurs opposants ou leur presse, qui refusent de courber l’échine n’ont pas voix au chapitre ; sont même diabolisés. Les deux pays caracolent en tête des nations les plus corrompues du monde et leur indice de développement humain ferait honte à la Somalie ou à la Syrie, pourtant en guerre.
Oui, la Mauritanie n’est pas le Burkina. Pas encore. Mais le vent souffle, ici et là. Que lui faut-il pour déraciner les arbres qu’on croit – ou qui se croient – les mieux enracinés ? Comment font ceux-là pour se prémunir, efficacement, contre ses bourrasques ? Voilà des questions très universellement saharo-sahéliennes, par les temps qui courent…
Ahmed Ould Cheikh
le calame
La Mauritanie restructure sa police
Le gouvernement mauritanien souhaite une force de police revitalisée pour répondre aux nouveaux enjeux sécuritaires.
Le directeur général de la sûreté nationale (DGSN), le général Mohamed Ould Meguet, a reçu l’ordre du Président mauritanien Mohamed Ould Abdel de diriger une équipe de personnalités expérimentées dans le domaine de la sécurité et dans le cadre d’une nouvelle commission chargée de revitaliser la police nationale.
“Le fait que la police soit appelée à la rescousse entre dans l’ordre normal des choses”, estime l’analyste Abdou Ould Mohamed. “Elle a été le principal rempart contre le terrorisme au début des années 2000.”
“Dans le contexte régional actuel marqué par une insécurité grandissante et une montée en flèche du terrorisme, le gouvernement mauritanien a tout intérêt à mettre à contribution l’expertise de la police nationale en lui permettant de promouvoir le développement des échanges d’informations avec les pays voisins, notamment dans les domaines du terrorisme et du crime organisé”, a-t-il ajouté.
La mission permanente de la police nationale consiste à maintenir l’ordre public, à protéger la sécurité intérieure et extérieure de l’Etat, et à combattre le terrorisme et la délinquance financière, a-t-il expliqué.
Selon le spécialiste du terrorisme Sidati Ould Cheikh, la police mauritanienne a “toujours été aux avant-postes dans la lutte contre la criminalité transfrontalière et le terrorisme”.
“Ces dernières années, avec le développement du terrorisme, on a assisté à un programme de coopération assez poussé”, a-t-il ajouté, soulignant un projet de renforcement des capacités actuellement en cours en partenariat avec l’Allemagne.
Cette initiative de l’agence allemande pour le développement “consiste à appuyer la police nationale en vue du renforcement de la sécurité aux frontières, avec la construction de postes frontaliers et l’approvisionnement d’autres postes en équipements spécialisés”, a-t-il expliqué.
Selon Ould Cheikh, ce projet vient en appui aux efforts de la DGSN visant à organiser “le programme de formation de la police nationale, en étroite collaboration avec les acteurs nationaux et internationaux”.
“Avec la menace de plus en plus pressante, et qui se précise de jour en jour, la police mauritanienne est condamnée à s’adapter à la nouvelle réalité”, déclare le spécialiste de la sécurité Daha Ould Sidi Ali à Magharebia.
“La région est entièrement menacée et les terroristes ne cessent de perfectionner leur stratégie. Al-Qaida et l’Etat islamique (EIIL) prospèrent et engendrent partout des déstabilisations politiques et sécuritaires”, ajoute-t-il.
Les forces de police de la région du Sahel-Sahara doivent s’adapter à cette “nouvelle réalité, poursuit-il, en partageant “des informations sur les activités et les mouvements des groupes terroristes”.
Source: Magharebia



