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Plusieurs ministres africains aux rencontres de Nouakchott sur la transparence et le développement
ALAKHBAR (Nouakchott)-Plusieurs ministres africains sont arrivés hier et aujourd’hui lundi dans la capitale mauritanienne pour participer à une rencontre de Nouakchott sur la transparence et le développement durable en Afrique. Les rencontres ouvertes aujourd’hui vont se poursuivre jusqu’à demain.
Parmi les présents on note le ministre sénégalais de la justice, Kaba Sidiki, le ministre tunisien de la justice, Hafez Abdesselam Saleh, et les ministres rwandais des affaires étrangères et l’économie respectivement Louise Mushikiwabo et Izilanda Guidimana.
Il y a également la présence du vice-président de la Banque Africaine de Développement Abou Saba Ali.
La CENI entend prendre toutes les dispositions nécessaires pour la régularité, transparence et la crédibilité des élections sénatoriales
La Commission électorale nationale indépendante (CENI) a annoncé, dans un communiqué rendu public samedi et dont une copie est parvenue à l’AMI, son intention de prendre toutes les dispositions nécessaires pour la tenue des élections concernant le renouvellement des groupes B et C du Sénat dans les meilleurs conditions de régularité, de transparence et de crédibilité. Voici le communiqué dans son intégralité :
” Aux termes du Décret de convocation du Collège électoral, rendu public le 31 décembre 2014, le renouvellement des groupes B et C du Sénat aura lieu le samedi 14 mars 2015, pour le premier tour, et le 21 mars 2015, en cas de second tour.
En perspective de cette échéance, la Commission électorale nationale indépendante entend prendre toutes les dispositions nécessaires pour la tenue de ces élections dans les meilleures conditions de régularité, de transparence et de crédibilité.
Elle souhaite pouvoir associer les acteurs politiques aux efforts qui seront déployés à cet effet, de manière à créer les conditions favorables à un scrutin empreint de sérénité et de responsabilité civique.
Concrètement, la CENI envisage l’ouverture de contacts d’information et de concertation avec les formations politiques qui participeront à la compétition, afin d’assurer le bon déroulement des élections, à partir du dépôt des candidatures jusqu’à la proclamation des résultats, en passant par la campagne électorale et les opérations de vote.
Elle espère ainsi entendre les suggestions des uns et des autres et expliquer, en retour, les règles de stricte neutralité qui guident son action.
A cette fin, les Formations Politiques désireuses de prendre part à cette concertation pourront, dès à présent, prendre contact avec les services de la CENI, au siège central de l’Institution à Nouakchott.
En outre, les Antennes Régionales et Locales de la CENI au niveau des circonscriptions électorales concernées ont reçu instruction de rester à la disposition des représentants des Formations Politiques intéressées pour toutes informations utiles “.
AMI
Mauritanie : trois anti-esclavagistes condamnés transférés de Rosso vers Aleg
Trois militants anti-esclavagistes de Mauritanie, condamnés notamment pour appartenance à une organisation non reconnue, ont été transférés de Rosso (sud de la Mauritanie), où ils étaient détenus, à Aleg, plus vers l’est, selon des sources concordantes vendredi.
Il s’agit de Biram Ould Dah Ould Abeid, président de l’Initiative pour la résurgence du mouvement abolitionniste (IRA, anti-esclavagiste) et qui fut candidat à l’élection présidentielle mauritanienne de juin 2014, d’un de ses adjoints, Brahim Ould Bilal Ramdane, et de Djiby Sow, président de l’association de défense de droits civiques et culturels Kawtal Ngam Yellitaare, qui avaient tous trois été condamnés jeudi à Rosso à deux ans de prison ferme.
Les trois condamnés ont été transférés à la prison civile d’Aleg, localité située à 210 km à l’est de Rosso, a affirmé à l’AFP un de leurs avocats, Me Yarba Ould Ahmed Saleh, joint par téléphone. Contactée par l’AFP, une source administrative locale à Rosso a confirmé l’information.
Biram Ould Dah Ould Abeid a été jugé avec neuf co-accusés au total par la Cour correctionnelle de Rosso, qui a rendu son jugement jeudi, bouclant un procès ouvert le 24 décembre.
MM. Ould Dah Ould Abeid, Ould Bilal Ramdane et Sow ont été condamnés à deux ans de prison ferme, les sept autres ont été relaxés. La défense a interjeté appel, a indiqué Me Ould Ahmed Saleh, précisant que le dossier a été déposé hier (jeudi) à Rosso.
L’annonce du jugement avait été suivie jeudi à Rosso d’incidents entre des partisans des anti-esclavagistes, qui ont encerclé le fourgon pénitentiaire emmenant les condamnés en prison, et la police, qui a fait usage de gaz lacrymogènes pour les disperser, selon des témoins et l’ONG Amnesty International.
Me Ould Ahmed Saleh a dénoncé le transfèrement des trois prisonniers, estimant qu’il n’est pas conforme aux règles voulant qu’un détenu en phase de jugement reste dans le territoire de sa juridiction d’origine.
Nos clients devaient rester à Rosso ou, à la rigueur, se trouver à Nouakchott, la capitale, a-t-il ajouté. Il a également regretté le jugement rendu, déjà qualifié la veille de sévère par la défense.
Nous estimons que la décision du juge n’est pas le reflet exact des débats durant le procès, parce qu’il n’a retenu que la violence contre la force publique parmi les chefs d’inculpation des militants anti-esclavagistes et a volontairement omis de parler des autres, a déclaré Me Yarba Ould Ahmed Saleh.
Biram Ould Dah Ould Abeid et ses neuf co-accusés avaient été mis en examen pour appartenance à une organisation non reconnue, rassemblement non autorisé, appel à rassemblement non autorisé et violence contre la force publique, d’après la défense.
Djiby Sow et un autre accusé avaient comparu en liberté sous contrôle judiciaire. Biram Ould Dah Ould Abeid et les sept autres étaient détenus depuis mi-novembre, après avoir été arrêtés à Rosso alors qu’ils menaient une campagne pour dénoncer l’esclavage en Mauritanie.
Le siège de l’IRA à Nouakchott avait été fermé le 12 novembre par la police. Les autorités mauritaniennes ont accusé les responsables de l’IRA d’avoir organisé des rassemblements servant notamment de tribune pour une propagande raciste. Un responsable a affirmé que l’IRA n’était pas autorisée mais tolérée.
Officiellement, l’esclavage a été aboli en 1981 en Mauritanie. Depuis 2007, les personnes reconnues coupables d’esclavagisme y encourent des peines pouvant aller jusqu’à 10 ans de prison. Le phénomène perdure néanmoins, selon des ONG.
(©AFP / 17 janvier 2015 00h28)
Remaniement du gouvernement
La Présidence de la République, par décret en date de ce jour, et sur proposition du Premier ministre, sont nommés :
-Ministre des Affaires Etrangères et de la Coopération : Mme Fatma Vall Mint Soueinae ;
-Ministre des Finances : M. Mokhtar Ould Diay ;
-Ministre du Pétrole, de l’Energie et des Mine ;M..Mohamed Salem Ould Béchir;
-Ministre de l’hydraulique et de l’assainissement M. Mohamed Ould Khouna ;
-Ministre de l’emploi, de la formation professionnelle et des TICs, M. Dia Moktar Malal ;
-Ministre de la culture et de l’artisanat, Mme Hindou Mint Ainina ;
-Ministre de la jeunesse et des sports, Mme Coumba Ba ;
-Ministre déléguée auprès du ministre des affaires étrangères et de la coopération chargée des affaires maghrébines et africaines et des mauritaniens de l’étranger, Mme Khadijetou Mbareck Fall.
AMI
Mouvements bancaires
La nouvelle a fait l’effet d’une bombe. Vendredi, en fin de matinée, les administrations venaient de fermer. Soudain, un communiqué laconique de la présidence de la République annonçait la nomination d’un nouveau gouverneur de la Banque Centrale et, donc, le limogeage de celui dont le mandat avait été pourtant renouvelé, il y a à peine quelques mois. Autre singularité : c’était de tradition que tout haut cadre sous mandat dont on voulait libérer le poste soit, tout simplement, nommé à une autre fonction, mais, apparemment, cela n’a pas été le cas pour Ould Raïss. Aurait-il été « démissionné » ? On susurre, en effet, qu’Ould Abdel Aziz aurait très mal pris l‘anarchie régnant en notre système bancaire et dont la crise, à la Maurisbank, n’est que la pointe émergée. Une façon comme une autre de noyer le poisson et de jeter l’opprobre sur des responsables qui le sont si peu. Notre rectificateur en chef nous a-t-il a dit et répété que c’est lui qui supervise tout, gère tout et garde un œil sur tout ce qui bouge ? N’est-ce pas lui qui délivre les (dés)agréments bancaires ? A tel point qu’on dispose, désormais, d’une vingtaine de banques, pour un pays de trois millions d’habitants, doté d’un très faible taux de bancarisation. Si l’on compte les établissements de micro-crédit et de leasing, neuf nouvelles ont été autorisées à exercer depuis 2008. Qui dit mieux ? Peut-on imaginer, un seul instant, Ould Raïss prendre l’initiative de délivrer le moindre agrément, sans le feu vert d’« En haut » ? Et, a contrario, avait-il la moindre latitude d’en retirer un seul ? Pouvait-il permettre, à la Maurisbank, d’initier ses activités, alors qu’elle n’avait pas libéré la majeure partie de son capital ? Comment expliquer qu’il l’ait laissée continuer à les exercer, alors qu’elle était exclue de la compensation depuis près de dix mois ? La réponse coule de source. Dans un pays comme le nôtre où le Président est omnipotent et le gouverneur de la BCM, même fort d’un mandat, n’est qu’un simple exécutant, certaines interrogations n’ont aucunement lieu d’être.
Il ne s’agit nullement de disculper l’ancien gouverneur dont la gestion fut loin d’être exempte de reproche. Dans l’affaire de la Maurisbank, il a laissé pourrir la situation, sans tirer les signaux d’alarme. Il aurait alors mis le Président devant ses responsabilités et, sait-on jamais, évité que des milliards partent en fumée, après la saignée qu’a connue le Trésor public. Il aurait pu faire preuve d’un tout petit peu de zèle, comme celui qu’il avait mis à tenter de mettre la GBM à genoux, faisant tout pour lui porter l’estocade. Avec, pour seul résultat, de donner l’impression qu’il s’acharnait contre un établissement dont le principal actionnaire n’était pas en odeur de sainteté avec « En-haut ».
La deuxième véritable crise qu’il eût à affronter l’a donc emporté. Responsable ou bouc émissaire ? On ne saura jamais. Comme leurs frères d’alcôve, les secrets bancaires ne sont dévoilés que lorsqu’une des parties s’estime trahie ou trompée. Ould Raïss aura-t-il le courage de franchir le Rubicon ? Sachant qu’un train peut en cacher un autre, on ne peut que lui conseiller de faire très attention, avant de traverser la voie. Mais il est probable que ce conseil lui soit inutile : non seulement, il est trop poli pour cracher dans la soupe mais il doit en avoir conservé quelques soupières, sinon containers, en quelque réserve privée… Il y a bel et bien des limites, aux mouvements bancaires.
Ahmed Ould Cheikh
le calame



