Les Forces Progressistes du Changement (FPC) Mauritanie

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Dialogue politique : Le FNDU rend sa copie

altLe secrétaire exécutif du Forum National de la Démocratie et de l’Unité, Mohamed Vall Ould Bellal a remis au premier ministre, Yahya Ould Hademine la réponse du FNDU relative à un probable dialogue politique inclusif entre le gouvernement de Mauritanie et l‘opposition. La réponse du FNDU, qui intervient suite à des rencontres marathon entre ses composantes, se déclame sous forme de deux correspondances distinctes : L’une contenant sa position sur la disposition du pouvoir à engager un dialogue et l’autre contenant une sorte de feuille de route où est consignée le point de vue du Forum pour l’organisation d’un dialogue productif capable réellement de sortir le pays de la crise qu’il vit depuis plusieurs années. Dans ce document remis au PM, le Forum se permet quand même quelques remarques dont entre autres:

1.       Son entière disposition maintes fois exprimée à participer à un dialogue inclusif sérieux

2.       Le dialogue sera engagé avec le pouvoir exécutif

3.       Le pouvoir s’est habitué à la veille de chaque élection unilatérale  de manifester sa disponibilité à organiser un dialogue. Ce qui en soi constitue une raison de doute et de suspicion

4.       Le FNDU ne fait aucune proposition nouvelle et joint à sa lettre d’acceptation d’un dialogue sérieux, la même plateforme relative à la transparence des élections et qui constitue son point de vue pour l’engagement du dialogue demandé

5.       Le Forum pense que pour garantir à ce dialogue un espoir de tenue et de succès, il devra englober toutes les questions nationales et faire participer tous les acteurs en plus de larges concertations et la préparation nécessaire jusqu’à l’instauration et l’ancrage du sérieux, de la crédibilité et de la confiance entre les parties et éviter es erreurs du passé.

La feuille de route du FNDU contient des suggestions sans lesquelles le Forum ne serait pas partant à un quelconque dialogue dont entre autres :

I. Un gouvernement de consensus disposant de vastes prérogatives lui permettant de respecter et de faire respecter les lois de la république

II. Les institutions de supervision des élections (Conseil constitutionnel, Agence des documents sécurisés, Directions ayant rapport avec les élections du ministère de l’intérieur et de la décentralisation) doivent être refondées et leurs responsables doivent jouir de la confiance de tous

III. Neutralité de l’administration. Pour cela, il faut :

. Elaboration d’une nouvelle loi qui garantisse  la restauration de l’autorité de l’Etat et l’interdiction de l’usage de l’argent public en politique

. Révision des budgets des campagnes électorales et leur plafonnage

. Communiqué officiel du président, chef général des forces armées interdisant  à toutes les forces armées et de sécurité de faire la politique

. Vote militaire en même temps que les civils

. Engagement public des hauts responsables militaires de rester en dehors du jeu politique et l’émergence d’une armée véritablement républicaine.

. Participation de tous les acteurs politiques à l’élaboration de la liste életorale

 

le calame

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Dialogue politique et révision constitutionnelle : L’erreur que l’opposition cherche à éviter

alt– « On ne touche pas à la Constitution ! » Ce refus de tripatouiller le texte fondamental, contenu dans la proposition de Messaoud Ould Boulkheïr pour faire reculer l’âge de candidature à la magistrature suprême, est considéré par l’opposition dite radicale comme la porte à ne pas défoncer.

La feuille de route proposée pour la reprise du dialogue politique entre la majorité et l’opposition, semble pour le moment buter sur un fort refus de l’aile dure de l’opposition d’en entériner deux points essentiels.

Pour le Front national pour la démocratie et l’unité (FNDU) qui regroupe les acteurs irréductibles du pouvoir, il ne sera ni question d’une révision constitutionnelle pour un recul de l’âge maximum pour les présidentiables, ni d’élections anticipées à la magistrature suprême.

Parallèlement, le FNDU pose comme préalable à tout dialogue politique, la création d’une nouvelle Commission électorale nationale indépendante (CENI), la recomposition du Conseil constitutionnel et la neutralité totale de l’administration dans le jeu électoral.

L’opposition dite radicale considère ainsi, qu’à la lumière de toutes les expériences passées, le pouvoir ne s’engage dans un dialogue politique que pour gagner du temps. Cette fois, l’opposition de déclarer qu’elle n’est pas prête à s’engouffrer dans un dialogue inutile qui n’abordera pas toutes les questions qui se posent aujourd’hui et qui ne respecte pas les termes de la Constitution.

C’est surtout la proposition faite par le président du parti APP, Messaoud Ould Boulkheïr, qui semble soulever le plus de polémique. En demandant une révision de la Constitution pour faire reculer l’âge d’accès à la magistrature suprême (fixé à 75 ans), Ould Boulkheïr chercherait à se remettre en selle et à permettre également à Ahmed Ould Daddah, qui seront tous les deux atteints par la limite d’âge en 2019, de se représenter. Une idée d’emblée rejetée par le président du RFD, Ould Daddah, et après lui, les autres leaders du FNDU, qui y perçoivent une porte ouverte à tous les tripatouillages.

Rien en effet ne pourrait empêcher dans ce cadre Mohamed Ould Abdel Aziz de demander lui aussi la révision de l’article 28 de la Constitution qui fixe à deux au maximum le mandat du président de la République, trouvent certains observateurs.

Et cela, malgré les multiples déclarations de Mohamed Ould Abdel Aziz, dont la dernière faite en novembre 2014 où il se serait engagé à ne pas toucher au verrou de cette limitation, et notamment à l’article 29 où il a juré par « Allah, de ne point prendre ni soutenir directement ou indirectement, une initiative qui pourrait conduire à la révision des dispositions constitutionnelles relatives à la durée du mandat présidentiel et au régime de son renouvellement prévu aux articles 26 et 28 de la présente constitution ».

Point échaudé craignant l’eau froide, le FNDU préfère le statu quo en matière constitutionnel, refusant l’idée de toute élection présidentielle qui ne ferait que retarder davantage le départ de Ould Abdel Aziz prévu dans quatre ans.

Le tripatouillage lancé en l’air par Messaoud Ould Boulkheïr, en perspective d’un nouveau round de dialogue, aurait même été mal reçu au sein de sa formation politique. L’un des cadres influents de son entourage, membre du Bureau exécutif du parti et candidat malheureux aux dernières communales au Ksar, Ahmed Ould Samba, aurait même demandé la démission du leader charismatique. Il se serait étonné, dans son compte Facebook, d’une décision unilatérale prise sans consentement du Bureau exécutif et loin des intérêts du parti et de la nation mauritanienne. Il aurait même qualifié cette démarche d’égocentrique car mû par le simple désir du Maximo de briguer de nouveau la magistrature suprême.

JOB

 

L’ Authentique

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Opposition mauritanienne: Les accès de «dialoguite»

Opposition mauritanienne: Les accès de «dialoguite»L’Opposition radicale mauritanienne vient de décider d’étaler au grand jour des détails polémiques au sujet d’un dialogue politique dont l’agenda et les modalités pratiques n’ont pas encore été convenus.

Elle a régulièrement agi ainsi à la veille de chaque échéance électorale nationale. Lorsqu’il s’était agi de renouveler le tiers du sénat, en 2011, cette Opposition avait présenté, par écrit, une doléance au gouvernement en faveur du recul de ces élections et de l’ouverture d’un dialogue national inclusif.

A la veille des élections législatives et municipales de 2013, cette même Opposition avait réclamé, à cor et à cri, l’organisation d’un dialogue inclusif, exigeant, à nouveau, le recul de ces élections. A deux mois des élections présidentielles de juin 2014, elle récidiva en proposant un agenda de dialogue, avec comme préalable …le recul des élections.

Aujourd’hui, à quelques jours du dépôt des listes pour le renouvellement des deux tiers du sénat, l’Opposition mauritanienne produit un document identique à tous points de vue de ceux qu’elle a régulièrement brandis et qui exige, à nouveau, le recul des élections.

Avec un «timing» toujours préélectoral et un contenu immuable et provocateur par bien des aspects, les accès de «dialoguite» de l’Opposition radicale mauritanienne semblent avoir pour unique but d’éviter, à tout prix, l’établissement d’un calendrier électoral normal. Les vieux idéologues de l’Opposition radicale croient «dur comme fer» qu’en maintenant un doute, même très discutable, sur la légalité de telle ou telle institution de la République, ils maintiennent le climat post-Accords de Dakar.

Ces idéologues font une véritable «fixation» sur le fait que le Président de la République ait repoussé leur proposition d’un gouvernement d’union nationale, à la suite de sa victoire électorale en 2009. A la faveur de cette onction démocratique, le Président Aziz était devenu, en son âme et conscience, le seul responsable, institutionnellement parlant, des grandes orientations de l’Etat. Le principal enjeu du verdict des urnes consiste à faire la part des choses, sur ce plan.

L’Opposition radicale a très mal digéré la bérézina électorale du 18 juillet 2009, elle en a développé une phobie des urnes, son «horloge» politique s’en est trouvée gravement bloquée. Malheureusement pour elle, nous sommes bel et bien en 2015, le Président Aziz n’a plus seulement la légitimité irréprochable des élections de 2009, mais celles tout aussi irréprochable de novembre-décembre 2013 et du 21 juin 2014 ; il a également la légitimité d’un style réussi dans l’action publique, celle d’un bilan convaincant sur le terrain et celle de la durée.

Vouloir faire abstraction de tant d’éléments d’appréciation, pour ne retenir que le fantasme obsolète d’un gouvernement d’union nationale que rien, fort heureusement, ne justifie et qui favorise un unanimisme préjudiciable à la démocratie, relève de «la mère des insanités».

Pour aller de l’avant, comme l’ont toujours préconisé le Président Aziz et sa Majorité en n’excluant aucun sujet de discussion, l’Opposition radicale doit impérativement débloquer son «horloge» politique et la faire avancer d’une demi décennie, elle doit aussi comprendre qu’un dialogue politique responsable ne s’effectue pas sous les projecteurs des médias et qu’il y’a une différence sémantique nette entre «dialogue» et «monologue». A ce prix seulement, elle pourra, progressivement, réintégrer le paysage démocratique national dont elle s’est volontairement auto-exclue.

Sidi Ould Ahmed

 

CRIDEM

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Dialogue politique Messoud propose, le pouvoir répond

Depuis quelques jours le microcosme politique nouakchottois est saisi d’une frénésie subite de réunions, de concertations, de consultations et de manœuvres en tout genre. 

Malgré la proximité des élections sénatoriales avec le renouvellement des deux tiers de la Chambre haute, cette agitation inattendue s’explique surtout par les offres de dialogue politique dont personne ne s’explique ni le timing ni l’opportunité.

Acte 1. Le président Messaoud Ould Boulkheir, après avoir rencontré des membres influents de l’opposition, remet au gouvernement une proposition de feuille de route datée du 07 janvier 2015 et intitulée : « Proposition de la démarche à suivre pour engager le dialogue entre le pouvoir et l’opposition ». Dans ce document de 2 pages la démarche est prévue en quatre étapes.

Dans la première étape, le président de la République recevrait individuellement ou en groupe les leaders de l’opposition, leur exprimer sa volonté de garantir au pays une transition : « consensuelle, rassurante, paisible, civilisée et démocratique ».

Ensuite l’opposition s’engagerait à ne pas recourir à des moyens antidémocratiques (violence ou émeutes) pour tenter de provoquer l’alternance au pouvoir. Concomitamment, le président s’engage à ne pas remettre en cause la limitation des mandats présidentiels à deux. Ici transparait clairement la candeur du ou des auteurs du document. 

Un engagement solennel du président devant les membres de l’opposition vaut-il plus qu’un serment prêté devant le Conseil Constitutionnel ? Ensuite, le président s’engagerait à ne pas briguer un troisième mandat et surtout à s’abstenir de vouloir imposer au pays un successeur de son choix. En quatrième point, les deux parties s’engagent à prémunir le pays contre les dérapages et les extrémismes de toute nature en renforçant la législation et la réglementation en vigueur. 

Vient ensuite l’engagement pour la neutralité de l’Administration, pour une justice pour tous indépendante et crédible, pour la reconstruction des organes de supervision des élections CENI et Conseil Constitutionnel, pour la rupture du cordon ombilical entre le parti au Pouvoir et l’administration publique et parapublique, pour une refonte du statut de l’opposition et pour exclure l’armée du jeu politique. 

Les parties s’engageraient aussi dans un processus d’organisation de nouvelles élections municipales et législatives inclusives et le report des élections sénatoriales en vue d’une participation plus large. Enfin les deux parties soutiendraient un amendement de la Constitution pour y supprimer la limitation d’âge des candidats aux présidentielles et y définir les modes de désignation des membres du Conseil Constitutionnel.

Les deux parties désigneraient des représentants qui approfondiront le dialogue et dans un deuxième temps d’autres segments des forces vives de la nation pourraient être invités pour la définition d’un chronogramme pour la mise en œuvre des accords finaux obtenus. Et selon le document tous les chantiers doivent impérativement s’achever au moins un an avant la fin de l’actuel mandat pour permettre l’organisation des élections futures dans la sérénité.

Sept jours plus tard et précisément le 14 Janvier 2015, le Premier Ministre Yahya Ould Hademine remettait au Secrétaire Permanent du FNDU un document d’une seule page et qui est intitulé : « Réponse aux propositions de l’opposition relatives à l’ouverture d’un dialogue global ». Et qui d’emblée réaffirme la disponibilité de la majorité présidentielle à s’inscrire dans la dynamique d’un dialogue constructif auquel serait conviés tous les acteurs politique en vue de créer un climat politique apaisé.

A cette fin la majorité donne son accord de principe pour la discussion des points suivants qui ont été soulevés par l’opposition comme étant des points essentiels de ce dialogue.

– La couverture par les médias officiels des activités de l’opposition

– L’instauration d’un climat de confiance entre l’opposition et la majorité

– Lever « l’embargo » qui frappe les cadres et les hommes d’affaire proches de l’opposition (s’il y en a)

– Revoir la composition du Conseil Constitutionnel

– Organisation d’élections législatives et municipales anticipées et report des sénatoriales.

– Mise en place d’une nouvelle CENI

– Adoption d’un calendrier électoral consensuel

– Reforme constitutionnelle pour supprimer la limitation d’âge des candidats aux présidentielles.

– Interdire à l’armée l’intrusion dans les activités politiques.

– L’organisation d’élections présidentielles anticipées

– Revoir les pouvoirs du Premier ministre et du Parlement

– L’unité nationale

– La Sécurité publique et extérieure

– La loi sur la transparence de la gestion des affaires publiques

– La neutralité de l’administration

– L’indépendance de la Justice

– Les relations du parti au pouvoir avec l’Administration.

– Redéfinition du leadership de l’opposition.

Bien entendu le fait que le gouvernement admette même implicitement que les médias officiels ne couvrent pas les activités de l’opposition, que l’armée intervient dans le jeu politique que les cadres et hommes d’affaires de l’opposition subissent un embargo etc est une faute grave et montre si besoin en était encore que l’on continue à vivre sous un régime d’exception même s’il n’en donne pas toutes les apparences.

Cependant un certain nombre de questions restent posées. Qu’est ce qui justifie que le pouvoir accepte aujourd’hui de discuter de beaucoup plus que ce qu’il avait refusé il ya quelques mois ? Si on touche à l’article 26 de la constitution fixant la limite d’âge des candidats aux présidentielles ne va-t- on pas par la même occasion toucher les articles 28 et 29 qui verrouillent et limitent le renouvellement ? Quand bien même le pouvoir serait sincère dans sa démarche, les différents segments qui le composent le laisseront-ils faire ?

En tout état de cause les composantes de l’opposition n’arrivent pas encore à encaisser le coup et la méfiance est le caractère dominant. On subodore un énième coup fourré du pouvoir, mais on ne voit pas lequel. Et dans cette nébuleuse le RFD semble enclin à rejeter en bloc tout ce qui vient du pouvoir alors que l’UFP et Tawassoul ne voudraient surtout pas perdre une occasion qui a l’air si alléchante. En attendant d’y voir plus clair, les uns et les autres fourbissent leurs armes.

MAURIWEB.

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Prison centrale Nouakchott: libération du dernier otage

altALAKHBAR (Nouakchott)-Les détenus salefistes à la prison centrale de Nouakchott ont relâché le dernier garde pénitentiaire Mohamed Boubacar Sy qu’ils avaient retenu en otage.

En échange deux autres détenus salefistes Taleb Ould Ahmedna et Mohamed Hafedh Ould Cheikhont été remis en liberté.

Deux premiers détenus salefistes, Teyib Ould Saleck et Mohamed Saïd, ont été déjà libérés en échange de Sidi El-Moctar le deuxième garde pénitentiaires qui étaient aussi retenu en otage.

Les détenus salefistes protestaient contre le maintien en détention de certains des leurs dont les peines ont été purgées.

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